Emploi à domicile : cette opportunité économique sous-exploitée

Le secteur s’effondre alors que les perspectives de développement sont énormes. Pourquoi ?

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Emploi à domicile : cette opportunité économique sous-exploitée

Publié le 24 décembre 2014
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Selon les dernières statistiques de la Fédération des particuliers employeurs de France, le secteur s’effondre sous les coups de boutoir fiscaux que lui infligent avec violence les gouvernements successifs depuis le début de la décennie.

Par Erwan Le Noan.
Un article de Trop Libre

jeune et vieux credits Spyros Petrogiannis (licence creative commons)

Cette semaine, la Fédération des particuliers employeurs de France a publié de nouvelles statistiques relatives à l’emploi à domicile. Sans grande surprise, le secteur s’effondre sous les coups de boutoir fiscaux que lui infligent avec violence les gouvernements successifs depuis le début de la décennie. Un impôt par ici, une taxe par-là, et voilà tout un pan d’activité qui disparaît, soit réellement, soit dans la pénombre du travail non déclaré.

C’est d’autant plus dommage que les services à la personne sont une opportunité économique (comme l’avait décrit l’économiste Michèle Debonneuil) et un moyen d’assurer une relation humaine de proximité dans une société que l’on dit toujours plus éclatée et en perte de repères de solidarité.

Pourtant, pour qui prend le temps de regarder un peu ce qu’il se passe réellement, la proximité revient plus que jamais à l’honneur, grâce à Internet et à la concurrence !

Confrontée à la compétition, une entreprise a grossièrement deux stratégies possibles : le low-cost (couper ses coûts) ou le luxe (monter en gamme pour proposer une valeur ajoutée unique).

La première solution est toujours complexe pour les activités traditionnelles, car dans une économie développée et fiscalisée comme la nôtre, la réduction des coûts de production a toujours un plancher assez haut. La piste la plus rentable, c’est internet qui réduit très fortement les charges : pas de boutique, des processus informatisés et rapides, une gestion plus efficace de la relation client. Internet est la voie royale pour le « low-cost » (ce qui, évidemment, ne veut pas dire low-quality, bien au contraire).

L’autre stratégie, celle du « luxe », consiste à proposer une attention rare et donc valorisable. À l’heure de la dématérialisation, c’est notamment la possibilité d’accéder à des conseils personnalisés, à une prise en charge humaine et non automatisée, à une attention personnelle. Face à internet, le luxe, c’est d’avoir un vendeur en face de vous, une personne qui vous parle et vous accompagne, un sourire et du temps qui vous est consacré.

Cette stratégie du « luxe » n’est pas qu’une question marketing. C’est une révolution stratégique et managériale, un état d’esprit nouveau. Xavier Quérat-Hément, le Directeur qualité du groupe La Poste, l’explique brillamment dans un livre passionnant : Esprit de service. Cette attention aux clients, qui est aussi un soin apporté aux salariés et à l’entreprise, a permis de révolutionner la grande maison de nos facteurs, sans heurt et avec des résultats immédiats.

Ce bouleversement est en cours ailleurs. Dans les commerces de nos grands-mères, par exemple. Ici, ce sont les taxis traditionnels qui se mettent à développer des services (comme le Wifi), stimulés par la concurrence des VTC ; là ce sont les cours particuliers qui se distinguent du e-learning, comme on le faisait remarquer à la conférence French Touch de l’éducation ; là encore ce sont les grandes surfaces qui se révolutionnent en proposant de tester les produits, pour faire valoir une valeur ajoutée par rapport aux sites de distribution ; là enfin, ce sont les libraires qui bouleversent leurs pratiques en proposant des services toujours plus différenciés des plateformes internet.

Ce n’est que le début ! Demain, peut-être, nous pourrons avoir des consultations d’avocats sur Internet, mais nous paierons plus cher le service de « présentiel » pour en rencontrer un. Demain peut-être, nous aurons accès à tous les jeux en ligne sur Internet, mais nous paierons le confort de profiter d’un moment agréable dans un café avec des amis. Les consommateurs auront plus de choix, plus d’opportunités.

Le consommateur qui peut accéder à tout depuis chez lui, sur son ordinateur ou son smartphone à moindre prix, est aussi prêt aujourd’hui à payer pour un contact de proximité, pour vivre une « expérience ». Par un paradoxe trop ignoré, Internet revalorise la proximité. Par une logique évidente et toujours vérifiée, la concurrence encourage la création de valeur et le luxe !


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  • Isoler pour régner. Le contact humain doit devenir hors de prix pour assurer la pérennité de l’état qui s’y substitue.

  • service à la personne…des charges moins lourdes pour l’employeur me perméttrait de déclarer un temps partiel et donc de cotiser pour les retraités actuels entre autre cotisation ; mais bon , avec les incompétents d’en haut , je peux m’assoir sur ce boulot déclaré……

    • Et il ne faut pas oublier que des millions de jeunes filles de l’Est sont prètes à servir de bonne à tout faire avec un salaire de mi temps pour un travail à plein temps. Pouerelles, il n’est pas question de se plaindre contrairement aux françaises, pour des raisons de survie La peur du plombier polonais pourrait mème amener à une augmentation des mariages chex les retraités. Mais l’auteur n’a toujours pas de vision européenne, mais peut-on lui en vouloir quand on est un français

      • Je ne suis pas sûr de comprendre votre commentaire. Êtes-vous favorable à ce que des « jeunes filles de l’Est » puisse venir travailler ici « pour des raisons de survie », ou préférez vous à l’opposé protéger les Français de cette concurrence, ce qui a l’inconvénient de « laisser mourir » (inverse de les autoriser à travailler ici pour survivre, selon vos propres mots) les gens qui veulent veni, (tout en étant une absurdité écôomique)

        • Quand il est question de favoriser ou pas un type d’emploi, il faut aussi penser qu’il n’y a pas que des français qui y trouvent ou non de l’interet. Il est difficile d’obtenir des documents pour faire travailler un extra communautaire, à part la fillière de certains ministres! . Et pour l’administration, il est difficile de refuser le droit de travailler à un européen. Dans le cadre des emplois à domicile, la disponibilité des jeunes filles venant de l’Est est connue en Italie, et je me demande comment un retraité italien arrive à payer une  » badante » qui est à plein temps à la maison. Ce qui me fait dire que ce genre de travail n’attire pas des italiennes au regard de leur disponibilité! Concernant mon avis sur etre favorable ou non, je regrette de dire que le Traité européen et les directives ne sont pas des textes d’opinions. Pour moi les français aiment optimiser leur ressources mème dans un règime socialiste qui gère 60% de la richesse de la France. Venir de sa ferme pour survivre en ville pour un travail moins salissant et un bon salaire, avec l’espoirt de trouver l’àme soeur, cela permet de faire des concessions qui peuvent dèpasser le cadre lègal des règles sur le travail. Quand aux français,ils ont l’avantage de connaitre la Loi, et s’en arrangent. La France dèpense 600 milliards pour le social, c’est bien plus que les revenus des pays de l’Est. ICe qui se dit c’est que la France fait mieux à ce niveau que dans l’ancien bloc soviètique. La France est donc un rève pour s’y installer quand on a rien.

  • Sérieusement, quand on connait si mal un sujet, on évite de pondre un article dessus.

    • Pouvez vous argumenter SVP ?

      • Je ne peux pas argumenter à la place de SFAD, mais je peux dire ceci : outre que l’article n’aborde que de manière très superficielle la question de l’emploi à domicile, il est à noter que celui-ci est en majorité le fait d’individus indépendants, donc non lié à une société qui cherchera à aller vers « le luxe » ou le « low-cost ».
        Puis, la réflexion engagée sur ce sujet (luxe ou low cost) est, grosso modo, ce que l’on pourrait lire chez un élève de terminale ES (doué, mais jeune), qui ressortirait un cours en par cœur sans tenter de l’adapter au contexte.
        Bref, au final, article peu intéressant et mal argumenté, qui suppose un sujet (l’emploi à domicile) pour en développer un autre (le modèle d’une entreprise), et retomber maladroitement sur ses pattes sur le premier sujet, sans que l’on comprenne vraiment le rapport.
        Ceci dit, c’est moins pire que d’autres articles lus ici.

  • Cherchez pas, le SMIC est trop élevé en France.

    • C’est pas seulement le SMIC. Le niveau de la ponction de l’état sur toute activité rend tout simplement impossible le service d’une façon générale : on ne peut pas travailler 5 heures pour ce payer 1 heure de service d’une autre personne !

      • Le problème de l’emploi à domicile c’est que l’on fait croire à des cadeaux fiscaux (mot virus) sur de l’éxonération partielle de charges sociales alors qu’en fait la logique fiscale actuelle devrait permettre la déduction directement de ses revenus et avant imposition les salaires et charges des employés à domicile… comme pour une entreprise.

        Dans la situation actuelle, mes revenus, si j’emploie un salarié à domicile, sont taxés 3 fois en plein et à la chaîne : l’IR de mes revenus complets, les charges de l’employé, l’IR des revenus de mon employé…

  • les emplois de services ne peuvent pas se créer sans emplois produisant de la richesse, internet ne sera pas mieux que des petites annonces chez le boulanger a part augmenter les choix et la distance donc le cout . alors , abandonnez l’idée que l’avenir sera le service quel qu’en soit le moyen d’y accéder mais il sera le ‘do it yourself’ tant que l’état se gavera sur les emplois a fort potentiel (revenus) ,les charges proportionnelles aux revenus sont tueuses d’emplois et de richesse.

    • « les emplois de services ne peuvent pas se créer sans emplois produisant de la richesse »
      Les emplois de service peuvent liberer du temps a certains pour produire plus de richesse, donc c’est gagnant-gagnant, sauf quand l’obese decide d’y mettre des batons dans les roues (impot, cotisations, mais aussi toute une reglementation absurde)

  • Et si l’opportunité inexploitée était de se passer des règles de l’Etat ?La prospérité par le travail au noir, le marché noir. Dans ce cas localement, il faut être plus fort que l’Etat. C’est le cas si vous formez localement une communauté assez soudée. Les exemples qui existent déjà sont les communautés soudées par un héritage : terroirs, ethnie, religion, mais rien n’empêche de se constituer localement comme communauté réfractaire à l’impôt. Se mettre en situation de refuser l’impôt n’est pas donné à n’importe quelle communauté, il faut qu’elle soit assez soudée pour défendre ses intérêts malgré les tentatives prévisibles de répression par l’Etat.

  • Pourquoi mes enfants devraient ils s’occuper de ceux qui les ont sacrifiés ? Les responsables de cette tragédie continuent d’abuser et il faudrait qu’ils « emploient du jeune » pour un salaire de misère payé par la dette ? Non merci !

      • back-facepalm !

        Ouep, moi aussi j’ai choisi de bouger en UK puis en Suisse, justement pour éviter l’esclavagisme de mes enfants, condamnés à rembourser la dette sociale ad-vitam-aeternam ! Le libéralisme c’est aussi consommer la nationalité comme bon me semble. Ils sont Suisses depuis toujours, alors pourquoi leur faire supporter le fardeau français ? 80% de la richesse française est détenue par les plus de 65 ans ! On est maintenant dans la lute des classes d’ages. Enfin, c’est mon avis.

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