L’inéligibilité à vie pour nettoyer les écuries d’Augias politiques ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’inéligibilité à vie pour nettoyer les écuries d’Augias politiques ?

Publié le 28 novembre 2014
- A +

Il y aurait beaucoup à dire, et beaucoup à faire pour remettre la France sur un chemin économique qui ne l’emmène pas droit au gouffre. J’ai déjà tenté d’apporter quelques modestes pistes ici ou . Pour ce qui est de la vie politique, cependant, l’ampleur de la tâche nécessiterait plus qu’un peu de courage.

Et finalement, peut-être sont-ce les Français eux-mêmes qui détiennent quelques idées intéressantes, profondément cachées dans la confusion générale entretenue dans leurs esprits par les barbouillages de niaiseries télévisuelles et de gimmicks politiques tous aussi cons les uns que les autres qu’une petite élite s’emploie à leur fournir à toutes heures du jour et de la nuit. Parce qu’après tout, lorsqu’on leur pose quelques questions pertinentes, on obtient, chose étonnante, des réponses sans ambiguïté.

C’est ce qui a été fait au travers d’un sondage OpinionWay réalisé les 19 et 20 novembre auprès d’un échantillon de 1016 personnes, et que relate, avec une magnifique faute dans le titre, l’une de ces inénarrables notules AFP dont Libération est friande pour gaver ses colonnes par un pigiste à peu de frais. L’initiative a été lancée par un « nouveau mouvement citoyen », PowerFoule, que je ne connaissais pas mais dont l’idée mérite un petit développement dans ces colonnes.

Et c’est ainsi que l’on découvre, assez étonné, que 85% des Français se déclarent favorables à une inéligibilité à vie des élus véreux. Apparemment, il semble assez communément admis qu’être élu nécessite une certaine probité, et que le détournement de fonds, la corruption, la fraude fiscale et, de façon générale, cette souplesse assez phénoménale avec la loi et la morale d’une quantité toujours plus grande d’élus ne font pas bon ménage avec la vie politique.

corruption.jpg

Bien sûr, on peut tout à fait apprécier qu’en grande majorité, les Français aient finalement conservé une saine vision de la probité et de sa nécessité pour tenir un office public. Il n’en reste cependant pas moins que le décalage avec la vie réelle est assez stupéfiant puisque nos élus comptent un nombre assez consternant de repris de justice, de personnes coupables ou, au moins, jugées responsables d’exactions dont certaines entraînèrent la mort de leurs concitoyens. Manifestement, cette volonté de valeur morale décelée dans le sondage s’arrête dans l’isoloir où il semble admis qu’on puisse voter pour un homme ou une femme qu’on sait malhonnête, si cela peut faire barrage à un individu dont on n’aime pas les idées.

Puisqu’apparemment, la publicité qui est faite des casiers judiciaires de nos élus ne semble pas effaroucher le Français qui, paradoxalement, semble vouloir des élus plus honnêtes, proposer dès lors que par la loi soient rendus inéligibles à vie ces élus qui furent chopés les mains dans le pot de confiture semble être une proposition intéressante, peut-être à même de nettoyer les véritables écuries d’Augias qu’est devenue la politique française où l’authentique parrain mafieux aurait sûrement des trucs et astuces à apprendre sur les bancs de l’Assemblée.

Et de façon tout aussi intéressante, si l’on était étonné du résultat, plutôt rassurant sur le sens moral des Français, on est en revanche moins étonné de lire certains commentaires de l’article en question, sur l’aspect punitif de la sanction d’inéligibilité à vie qui semble, pour certains, un peu trop dure (oh, pauvres petits choux élus qui se font attraper, ils ont, eux aussi, droit à un second tour de manège une seconde chance), qui pourrait aboutir, pour d’autres, à une République des Juges où le moindre élu serait débarqué dès qu’un soupçon planerait sur son honnêteté (car l’inverse, apparemment, c’est tout à fait supportable) ou qui, pour d’autres enfin, serait de toute façon anticonstitutionnel puisque annulant le droit de certains citoyens à prendre part, active, aux fonctions politiques du pays (snif, snif).

les meilleurs d'entre nous

En pratique, et foin de toute inconstitutionnalité puisqu’il suffirait d’ajouter aux lois électorales la contrainte d’un casier judiciaire impeccablement vierge pour être élu, chose qui est déjà indispensable pour devenir fonctionnaire par exemple, l’inéligibilité à vie aurait dans un premier temps le bénéfice évident de renouveler grandement la vie politique française. Elle aurait aussi un autre effet, celui d’amener aux postes de pouvoir des gens certainement plus attentifs aux lois qu’ils passent, et aussi, des individus bien plus fins dans leurs détournements. Il n’est pas certain qu’au final, la vie politique en serait plus propre, mais elle serait certainement plus violente, et le changement des têtes bien plus rapide. Du reste, il semble qu’aucune autre démocratie dans le monde n’ait fait rentrer ceci en vigueur, ce qui laisse supposer quelques difficultés d’application. La plupart du temps, l’opinion publique suffit à faire fuir les profiteurs, les corrompus et les cancrelats hors des fonctions électives ; c’est donc peut-être plutôt du côté de la formation de cette opinion publique qu’il faut chercher, celle-ci, pilotée par un quatrième pouvoir (médiatique) largement subventionné par le politique, laissant fortement à désirer en France…

En tout cas, ça n’empêche pas le sujet de monter, doucement, dans l’actualité puisque, déjà, un député (du Languedoc) a saisi la balle au bond et a été jusqu’à proposer une loi en ce sens. Cette proposition viendra s’ajouter à la pétition actuellement lancée par Contribuables Associés ainsi que celle de PowerFoule. Avec le non-cumul des mandats, le nettoyage du mode de calcul des indemnités électives à commencer par l’indemnité parlementaire (par exemple en supprimant tout cumul), voire, soyons fou, à la suppression de la professionnalisation de la vie politique, comme ce fut le cas dans bien des démocraties (par exemple en Belgique à sa constitution), plusieurs pistes sont donc possibles pour revoir de fond en comble la façon dont les individus pourraient prendre part à la vie politique sans que cela devienne, comme actuellement, une sinécure arrosée de l’argent gratuit des poches des autres…

Usual-Suspects-Contribuables-Associés

Cependant, au final, je me demande vraiment si cette idée en est une bonne.

Séduisante sur le papier, elle n’empêche pas de questionner sur ce qui est préférable : un politicien au casier vierge, incorruptible, mais au dogme inflexible et (manque de bol) aux idées catastrophiques, ou un politicien véreux mais aux idées inoffensives, justement parce qu’achetables ? Et plutôt que d’éliminer le politicien qu’on jugerait corrompu par une nouvelle loi, ne vaudrait-il mieux pas trouver un système où l’élu aurait la main tremblante à chaque fois qu’il lui faudrait agir au nom de tous, écrire ou changer une loi, se présenter devant le peuple qu’il saurait impitoyable ?

Et plutôt que toute autre tentative probablement chimérique de moraliser la vie politique, ne serait-ce pas par la peur et le respect profond du peuple qu’on pourra enfin tenir les gouvernements, en leur rappelant qu’il n’est point de peuple libre sans un gouvernement craintif ?

—-
Sur le web

Voir les commentaires (39)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (39)
  • Et ces 85% favorables à l’inéligibilité des malfrats, ils votent pour qui ?

  • Thevenoud est toujours député : ça veut donc dire que tous les autres députés sont complices puisqu’ils n’ont rien fait pour éliminer un de leurs pairs. On voit donc que le monde politique est fondamentalement corrompu et ce n’est pas une particularité française. La question est : a-t-on besoin de politiciens pour faire fonctionner un pays ? La Belgique, que vous mentionnez, a bien continué à fonctionner pendant un an sans gouvernement !!!

  • et le ‘ seconde chance’ , uniquement pour les malfrats de la populace ?
    attention , si le risque devient trop grand , il n’y aura plus que de très gros délits, des délits qui valent le cout du risque !

  • Pour être instit ou chauffeur de taxi, il faut un casier judiciaire vierge. Votre casier peut être vérifié aussi pour d’autres métier comme les professions réglementées (architecte, pharmacien…) afin de s’assurer que vous n’avez pas de condamnation incompatible avec votre métier.
    Réclamons la même règle pour les élus, c’est quand même la moindre des choses !

    • ce n’est pas la même chose , un politique pourrait très facilement tomber dans un traquenard politico-médiatique ou alors il faut avoir une confiance aveugle dans la justice..mais elle est aveugle et longue dans certains cas !
      ce que tu demandes n’est pas la solution , il faut responsabiliser les partis pour qu’ils fassent eux mêmes leur police , ce qu’ils font en général lorsque le risque est trop gros , il faut rendre ce risque insupportable et étendre inéligibilité a tous les membres responsables du parti

      • C’est aussi délicat! Un parti politique est-il « une personne morale » en droit, capable de responsabilité en droit civil et de culpabilité de crimes ou délits au pénal? Je ne crois pas (pas plus qu’un syndicat). Au pénal seule une personne physique jugée coupable peut évidemment écoper d’une peine de prison. Et il n’est pas juste de punir globalement un groupe pour des faits délictueux de certains individus.
        (C’est bien pour ça que si les frais de campagne de N. Sarkozy ont dépassé (l’entendement!!! mais aussi) le plafond légal, la sanction administrative de non remboursement de ces frais concerne le parti, la peine d’amende punitive était à la charge du seul candidat, en devoir de vérifier sa comptabilité de campagne. Et en cas de « faux en écriture », éventuellement, avec ceux qui y ont participé (comptables …).
        Le problème est bien de savoir jusqu’où, les députés de l’Assemblée Nationale iront dans le vote d’une loi prévoyant des peines nouvelles contre des membres de la « corporation politicienne »! Ce qui illustre bien le « conflit d’intérêt »: des politiciens vont-ils voter une loi qui va spécialement les viser? Je n’y crois pas! Quoi que désirent les Français!
        On sait bien que ces gens n’ont pas « d’honneur »: déjà leur déclaration de patrimoine se fait sur parole, sans vérification. Le jour où Bercy ne contrôlera plus de déclaration d’impôts pourtant certifiées sincères et véridiques n’est pas pour demain! Donc, Françaises, Français: « sachez bien qui a le pouvoir et faites donc ce qu’ils vous disent sans vouloir singer ce qu’eux se permettent! » Il ne faut pas « confondre les serviettes et les torchons! » Tout de même!
        Tout le monde sait, par exemple, que tant que Laurent Fabius (et d’autres, peut-être), collectionneur, fera partie de la sphère du pouvoir, les oeuvres d’art ne seront pas prises en compte pour l’I.S.F. (Exception sur mesure!). Que ceux qui croient que tous les Français sont égaux, lèvent la main!

        • Sur L . Fabius , les objets d’ art et l ‘isf : justement Contribuable Ass a un avis différent du votre
          voir l ‘ intéressant Dossiers du contribuable » folies de la culture bobo  » n°8 de 2012 page 39

        • l’inéligibilité n’empêche pas de faire de la politique , c’est une sanction ‘populaire’ retirant un droit de représentation de la population pour une faute inacceptable pour les électeurs . bien entendu , inéligibilité ne doit etre décidé que pour un ‘crime’ de droit commun envers l’électeur , voler son parti ,comme pour l’affaire bigmillion, c’est interne au parti donc peine de prison et amende uniquement. mais détourner des fonds publics concerne tous les électeurs , inéligibilité a vie obligatoire.

      • Reactitude: « il faut responsabiliser les partis pour qu’ils fassent eux mêmes leur police »

        lol !

        • c’est ce qu’est censé faire l’ordre des médecins, l’ordre des avocats …les prud’hommes ont aussi ce pouvoir . la justice ‘normale’ ne doit s’occuper que des crimes et délits des individus ou contre les individus . lorsqu’il s’agit d’une entreprise les lois doivent être édictées par les entreprises pour régler leurs problèmes spécifiques ( affaire Tapi ?) …pour les politiques , c’est la même chose et ils appliquent ce principe que nous appelons l’entente entre parti pour détourner la loi commune inadaptée a leur bon fonctionnement

  • Sur le papier, l’inéligibilité à est une idée séduisante…

    Mais ce pouvoir sera exercé par les courroies de transmission de l’état: police, justice, fisc.
    Est-il donc raisonnable d’accroître encore le pouvoir des hommes de l’Etat ?

    Dans la réalité, l’inéligibilité sera très vite dévoyée pour devenir un instrument politique permettant au parti dominant d’exclure très facilement les concurrents dangereux. Nos 400 000 lois et textes rendent en effet strictement impossible à qui que ce soit avec un minimum de vécu et de responsabilités derrière lui d’avoir un passé parfaitement conforme à ce cancer du droit qu’est la législation française.
    L’Obèse a donc déjà tout mis en place: les lois touffues, contradictoires et parfois incompréhensibles même pour les conseils juridiques ; une justice et un fisc à géométrie variable qui poursuivent ceux qu’ils veulent ou classent sans suite…

    Il n’y a plus qu’à lui offrir sur un plateau la possibilité d’exclure tout ceux que le syndicat de la magistrature trouvera trop cons…….

    • C’est déjà le cas avec la soi-disant affaire Tapie (mais vraie affaire Sapin1-Sapin2), où seul UN spécialiste de l’arbitrage, très proche du PS, voit un scandale.

    • Vous avez évidemment raison! Outre les causes d’improbabilité d’une telle législation dénoncée plus haut, je me souviens de l’histoire d’un médecin que j’ai connu qui, exceptionnellement, refusait d’assurer une garde médicale (pendant son service militaire), à une certaine date. Il l’a donc signalé à son chef de corps qui ne l’a pas écouté. Après avoir potassé le règlement de son régiment au passé historique, il est allé exiger au même chef de corps, un cheval, une cape et une lanterne à fournir au médecin du régiment, selon ce règlement: il a été remplacé pour sa garde, bien sûr.
      À la place d’E. Vals, j’aurais créé un ministère « de l’abrogation des lois et règlements désuets, de la simplification (drastique )administrative et de l’informatisation (et mise en ligne) des droits et devoirs des citoyens (en termes compréhensibles) ».
      Jusqu’à présent, cela existe pour les impôts, bien sûr (où le pouvoir y a un intérêt certain), mais pour le reste…!

  • On pourrait aussi rendre les partis politiques financièrement responsables des indélicatesses de leurs élus, et ce sans prescription des faits sur la durée ou le décès du responsable. Les partis seraient ainsi obligés de faire eux-mêmes le tri au risque de disparaître purement et simplement s’ils adoubent des voyous « banckable » plutôt que des élus responsables.

    Cependant il faut une bonne dose d’optimisme pour espérer que cette clique va voter des lois à son détriment.

  • @ jacqueshenry: Ce n’est pas exact: la Belgique n’a « jamais » été sans gouvernement! Quand le gouvernement n’obtient plus la confiance du parlement (s’exprimant par un vote ou par démission du gouvernement suite à une rupture de la coalition au pouvoir, acceptée par le roi (qui peut la refuser si les choses semblent « réparables » en peu de temps), ou simplement, en fin de législature, quand une nouvelle coalition et donc un nouveau gouvernement ne peut se mettre en place, le gouvernement en activité jusque là, est chargé des « affaires courantes », c’est à dire, en gros, la gestion quotidienne, sans législation nouvelle.
    Mais lors de la crise gouvernementale précédente qui a duré 541 jours, il y a même eu une entorse inhabituelle concernant le budget, avec l’assentiment de la majorité de la nouvelle assemblée parlementaire, issue des élections. Ce gouvernement en prolongation provisoire s’est d’ailleurs montré moins gourmand financièrement, par cette absence de nouvelles lois.
    Il y a, je crois, une différence culturelle fondamentale entre la France, très attachée au discours et à la lettre de la loi, et la Belgique où, par pragmatisme, « la nécessité fait loi », quitte à « tordre un peu le bras » à la constitution, ce qui permet des rares moments d’hypocrisie transparente et exceptionnellement consentie, qui permettent, en fait (si pas dans les mots), d’assurer l’esprit de la constitution, avec, bien sûr, l’assentiment de la majorités des représentants du peuple.
    (Ce fut aussi le cas lors de la loi sur l’avortement, que le roi refusait, en conscience, de signer, ce qui l’aurait rendue nulle et non avenue. Un « arrangement » mettant le Roi Baudouin 24 heures dans « l’impossibilité de régner » permit de la rendre valide sans sa signature, par la satisfaction démocratique respectée, avec l’accord de toutes les parties.)

  • La question c’est pourquoi ceux qui devraient faire de la politique: entrepreneurs accomplis et richissimes, plus en mal de reconnaissance et d’ambition que d’affaires pécuniaires- preferent s’ exiler que se lancer en politique? La France n’a t’elle plus rien de sexy qu’il n’y ait aucun chevalier competent d’intéresse ?

    • Il semble que tu ne sais rien de ce qui meut un entrepreneur… c’est complètement différent de ce qui meut un politique. C’est bien pour cela qu’il n’y a que très peu d’entrepreneurs en politique et ce sont souvent ceux qui ont échoué (ou hérité).

  • Je crois que ça changerais rien, il y aurais toujours entente entre les partis et la justice comme d’hab.

    Par contre plus de cumul d’aucune sorte.
    Retraite aligné sur le privé.
    Député aligné sur leur présence et non pas du groupe
    Mandat 2 fois
    Interdiction de garder sont postes de fonctionnaire

    Enfin on supprimerait tous les avantages fiscaux retraites charges logement repas et j’en passe et la comme par hasard ça intéresserait plus grand monde.

    Bref ils seraient en pleine corrélation avec la vie public du commun des mortels.

    • @ Doc et @ Borlo: la conjonction de vos deux commentaires est un heureux hasard: si l’on suit BORLO, on va bien sûr sélectionner des riches, grands entrepreneurs ou proches d’eux, qui peuvent distraire quelques années de leur vie (sans grand profit, selon la formule de DOC) pour goûter au plaisirs du pouvoir public et aux ors de la république. Et ce ne sera pas très démocratique ni très varié, sans beaucoup plus de connaissance par le vécu, des problèmes populaires. Sans compter, sans doute, autrement que pour une priorité économique et commerciale en faveur de la production.
      Reconnaissons qu’actuellement, il est nécessaire d’avoir des politiciens professionnels, avec un réseau relationnel à tisser, une connaissance des législations, un ancrage géographique préférable etc … Et ce système s’autoentretient avec plus ou moins de bonnes raisons.
      Enfin, n’oublions pas que les riches le sont devenus en donnant à l’argent une plus grande valeur que la moyenne des citoyens qu’il faudra donc convaincre ces derniers de leur but.

      • @mikylux
        « Les riches le sont devenus en donnant une plus grande valeur à l’argent » C’est ça le problème français, croire qu’il y a les méchants riches et les gentils pauvres, il y a juste une politique qui dévalorise la valeur travail dont la seule échelle de mesure est l’argent et qui n’autorise pas les gentils pauvres à devenir de méchants riches, de toute façon l’argent c’est pas bien sauf pour l’état social
        Je vous invite à lire la grève d’Ayn Rand si ce n’est déjà fait et en particulier la tirade sur l’argent :
        http://www.contrepoints.org/2012/03/27/74818-franscico-daconia-sur-largent

        • @ AynRand Je me suis mal exprimé. Je ne pense pas qu’il y a des méchants riches et de bons pauvres. Mais les entrepreneurs actuels sont responsables de la gestion de leur entreprise. (je ne suis ni Français ni « de gauche »!) Et je crois que même si la gestion de l’état bénéficierait certainement de personnes venus du « monde civil », ces personnes venues de l’entreprise auraient du mal à se faire aux us et coutume de la politique et ne résisteraient sans doute pas longtemps.

  • Bonjour h16,
    Bel article comme d’habitude, mais j’ai trouvé ça onfaitcommeonadit.com, un lien avec powerfoule.org, est-ce bien libéral… (entre nous soit dit ça fait un peu peur le sondage powerfoule : décapitation, tapez 1, trépanation tapez 2, goulag tapez 3)
    Mais je te retrouve dans ta conclusion
    🙂

  • L’inéligibilité à vie c’est séduisant sur le papier mais c’est très difficile à appliquer. Quand on demande aux français s’il faut punir les délinquants ils sont toujours prêts à brandir des sanctions exemplaires. Tous ceux qui ont fréquenté les tribunaux savent que c’est beaucoup plus compliqué que ça.

    Une fois leur peine purgée, les délinquants ont le droit de revenir dans la société. Faire une exception pour les politiques me semble exagéré.

    Je suis plutôt favorable à des peines d’inéligibilité temporaire, avec interdiction d’occuper un emploi public ou de se recaser dans une commission Théodule. Pour des politiciens de métier, rien de tel que de retourner au boulot dans la vraie vie.

    • Retourner au boulot dans la vraie vie ????? mais pour retourner quelque part il faut y être déjà aller !!!et pour nos politiques ce serait une grande première !!!! Ok avec vous pour ne pas avoir de parachute mais est-ce réaliste ??? ces gens là ont un réseau de connaissances qui leur permet de trouver refuge dans des emplois de connivences sans parler des possibilités de chantage entre les exclus et ceux qui pourraient l’être !!!!
      La confraternité marchera à plein sans frontière entre les partis !!!!

  • L’Inéligibilité à vie – de même que toute forme d’inéligibilité – est une très mauvaise idée. Elle est séduisante sur le papier, mais elle a deux inconvénients rédhibitoires:

    1. Elle impose une sélection a-priori aux candidats d’une démocratie. Certains diront que c’est très bien et même le but, mais cette sélection-là ne devrait-elle pas être le fait des électeurs eux-mêmes, à travers le scrutin? Et on réalise alors qu’en fait l’inéligibilité est une présélection imposée diminuant la liberté de l’électeur.

    2. Elle sera instantanément instrumentalisée par le pouvoir en place pour écarter des adversaires politiques sur des prétextes. M. Le Pen en a fait l’expérience à de nombreuses reprises, alors que des politiciens plus proches du pouvoir et coupables d’agissements autrement plus répréhensibles n’ont jamais été inquiétés.

    Rappelons qu’une des conditions qui fait que l’Iran n’est pas une démocratie est la présélection des candidats par le « conseil de la révolution islamique ». On pourra être outré du parallèle pourtant il est du même tonneau. Car pourquoi une inéligibilité seulement sur la base du casier? On peut en faire d’autres sur la base de bonne mœurs, d’un niveau de patrimoine, d’une expérience politique locale préalable…

    Le peuple ne peut voter que sur les gens à qui le régime a offert son blanc-seing, ce qui pervertit totalement le sens du vote.

    Informer les gens sur le casier judiciaire d’un candidat oui, l’empêcher de se présenter, non.

    • La présélection existe déjà au moins pour la présidentielle avec le système de parrainage par les ELUS (et non des citoyens). Vous n’avez donc le choix que parmi une liste de personnes cooptées par le système.

      La véritable solution est le système de votation Suisse et la création d’une procédure de destitution par la votation. Changer le système des parrainages en remplaçant les signatures d’élus par celles de citoyens permettrait aussi de favoriser les renouvellement de la classe politique.

      • Virer le système des parrainages me parait plus simple et efficace. Ça sert juste à bloquer les petits partis et à perpétuer plus facilement le statut quo.

    • Informer les gens sur le casier judiciaire d’un candidat oui

      D’accord avec vous. L’information, la transparence, cela peut être une grosse casserole dont il est difficile de se débarrasser.

    • Votre argument de l’information sur le casier est suffisante serait valable uniquement pour les suffrages universels directs, le probleme vient de tout ceux qui ont été placés sans nous demander notre avis, senateurs, ministres et conseillers divers…

      • Si le casier judiciaire de tout nommé dans la fonction publique devient accessible à tous, quel serait le problème ❓
        La transparence poussée à fond ❗

  • « qui est préférable : un politicien au casier vierge, incorruptible, mais au dogme inflexible et (manque de bol) aux idées catastrophiques, ou un politicien véreux mais aux idées inoffensives, justement parce qu’achetables » bonne question que je me suis déjà posée et a laquelle j’ai répondu: mieux vaut le corrompu plutôt que l’incorruptible du genre robespierre, savonarole et autres fondus.

  • Essayez de faire boire un âne qui n’a pas soif…

  • Ces gouvernements qui multiplient à loisir les répressions de tout genre mériteraient efVous rendez vous fectivement que leur soit appliqué une loi simple et claire : coupable de malhonnêteté ou abus de confiance ou tricherie avec les lois
    inéligibilité à vie et remboursement jusqu’au dernier euro des profits indus .
    Bien sur il faudrait que les magistrats soient eux-mêmes irréprochables !!!! mais le plus difficile serait que la mémoire des français ne flanche pas entre 2 élections !!!En effet la mise en application d’une telle loi aurait éliminé de la vie publique monsieur François Mitterand et nous aurions perdu le bénéfice de l’avoir 14 ans comme président !!!!!
    Vous rendez-vous compte de la perte … on ne s’en serait pas encore remis !!!!!!

    • L’inéligibilité, c’est débile. D’abord parce que, comme dit plus haut, ça va être instrumentaliser pour écarter les adversaires dangereux, par les plus gros partis et surtout par ceux qui sont bien représentés dans la magistrature, ensuite parce que ça va faire le parfait alibi pour les politicards en place (« je suis honnête, je ne suis pas inéligible! » et toutes les variantes).

      C’est le meilleur moyen pour que le système se perpétue tel quel sans qu’il soit possible d’y changer quoique ce soit.

      @h16:

      « Et plutôt que toute autre tentative probablement chimérique de moraliser la vie politique, ne serait-ce pas par la peur et le respect profond du peuple qu’on pourra enfin tenir les gouvernements, en leur rappelant qu’il n’est point de peuple libre sans un gouvernement craintif ? »

      Cela commence par la lutte pour regagner le droit de détention et port d’armes, ainsi que la reconnaissance réelle du droit à la légitime défense, qui sont les droits le plus importants, vu qu’ils sont les garants de tous les autres.

    • Reconnaissance du vote blanc et si ce dernier obtient le plus grand nombre de voix, changement des candidats et nouvelle élection.

  • je veux pouvoir voter eventuellement pour une crapule efficace et intelligente plutôt que pour un parangon de vertu, impuissant et benet

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
0
Sauvegarder cet article

Par Jean-Michel Arnaud.

La loi pour la confiance dans la vie politique, entrée en vigueur le 15 septembre, était une des promesses phare du Président Macron, censée retisser les liens entre une classe politique frappée par les scandales à répétition et une population échaudée. Les avancées qu’elle propose, notamment en matière de prévention des conflits d’intérêts, méritent d’être saluées. Mais elle contient une disposition d’apparence anodine qui n’est pas sans poser de graves questions. Désormais, sauf décision motivée du tribunal, l’... Poursuivre la lecture

Médias : y a-t-il lieu de se lamenter, tel un chœur de tragédie antique, sur la fermeture de la télévision d’État grecque ?

Par Nick de Cusa depuis la Belgique.

La presse et les médias retentissent, depuis hier, d'alarme et de lamentations sur l'interruption "brutale" du travail à la télévision publique grecque ERT. On voit, entre autre, passer l'expression "coup d’État". Que penser de cet événement ?

Faisons une courte pause, et méditons un instant sur la responsabilité des médias et de la presse. Ces organisatio... Poursuivre la lecture