Un remède miracle à l’abstentionnisme ? L’optimisme économique !

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Un remède miracle à l’abstentionnisme ? L’optimisme économique !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 25 novembre 2014
- A +

Par Marine Caron.

optimisme credits gonzalo merat (licence creative commons)

La participation électorale décline dans les démocraties modernes, en France, en Europe et partout ailleurs dans le monde. Cette tendance, issue d’un désintérêt et d’un désamour croissant pour les mécanismes électoraux, se traduit par des taux d’abstention grimpant : en France, les élections législatives de 1958 enregistraient une participation de 77.18% contre 57.12% en 2012, soit une augmentation de l’abstention de 20 points. Étant donné que la participation est un indicateur de l’implication des citoyens vis-à-vis des institutions et des grands débats collectifs, ces chiffres illustrent clairement la problématique actuelle du déficit démocratique.

Alors, quelles solutions pour pallier ce déclin ?

Un facteur clé semble se dégager. Étudiant à the Australian National University, Troy Cruickshank a mis en évidence la corrélation entre participation électorale et optimisme économique. Selon ses études, la participation électorale peut s’expliquer par les conditions économiques présentes au moment de l’élection.

optimisme éonomique rené le honzecTroy Cruickshank utilise le critère de la « perception » de la conjoncture économique pour mesurer l’intention de participer au scrutin. L’idée est que plus une personne est optimiste sur l’avenir de l’économie, plus il est probable qu’elle aille voter, et inversement. En prenant l’exemple du Royaume-Uni, Troy Cruickshank démontre que ce mécanisme peut expliquer l’augmentation de la participation entre les élections de 2005 et 2010. En situation de crise – comme celle des subprimes qui a éclatée en 2008 et dont la contagion a été internationale – le refus de voter des électeurs peut s’interpréter logiquement comme une sanction à l’encontre d’un gouvernement ou comme le rejet d’un système politique qui ne répond pas à leurs attentes. Le sursaut de participation que l’on constate toutefois au Royaume-Uni (65.1% de participation en 2010 contre 61.4% en 2005) montre que la croyance et les prévisions fondées sur un sursaut de l’économie encouragent le retour aux urnes. Finalement, si la récession provoque découragement et retrait du processus électoral chez certains électeurs, l’espoir d’une amélioration future de la situation économique favorise les regains de participation.

La solution au problème de l’abstentionnisme résiderait donc dans l’état d’esprit des électeurs. Le fait d’être optimiste sur les perspectives économiques de son pays a un effet positif sur le taux de participation. Une théorie qui se doit encore d’être vérifiée à l’aune des futures échéances électorales… Mais qui montre plus que jamais l’importance d’une économie saine pour une démocratie forte.

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