Co-voiturage : pourquoi l’État tient tant à savoir qui vous faites voyager et à quel prix

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Co-voiturage : pourquoi l’État tient tant à savoir qui vous faites voyager et à quel prix

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 22 novembre 2014
- A +

La Cour de cassation vient de le rappeler : quand vous faites du co-voiturage, celui-ci doit être gratuit et vous ne pouvez pas faire de bénéfice, autrement dit cette activité ne peut avoir de but lucratif. Décryptage.

Par Erwan Le Noan.
Un article de « Trop Libre »

chien dans une voiture credits scottnj (licence creative commons)

On ne peut pas faire ce que l’on veut avec une voiture, même la sienne. Même s’il s’agit de la prêter (ou juste une place de passager). Et encore moins pour gagner sa vie. Les entreprises de l’économie « du partage » en font l’amère découverte un peu partout dans le monde et notamment en France…

Prenez d’abord le « co-voiturage ». La pratique n’est pas nouvelle : il s’agit de proposer une place vide dans votre véhicule à un autre individu. Le numérique a révolutionné le secteur, comme souvent non en bouleversant totalement les pratiques, mais en les rationalisant. Auparavant, les échanges entre inconnus étant coûteux, longs ou complexes, il était difficile de se faire rencontrer l’offre de conducteurs et la demande de passagers. Grâce à un site internet ou un Smartphone, il est désormais possible d’accéder à une plateforme qui les met en relation rapidement, à moindre coût et efficacement.

Les nouvelles technologies ont rendu plus efficace cette activité, en permettant à l’offre et la demande de se rencontrer. Et, grâce au marché, la vie en devient plus facile.

Dans le co-voiturage, il y a l’idée de voyager plus écolo (dans la novlangue on dit qu’il s’agit « d’une pratique éco-citoyenne » : quatre personnes qui ne se connaissent pas dans une voiture, c’est mieux que quatre voitures qui font le même trajet presque vides), plus convivial (on discute, de tout et de rien) et moins cher (on partage les frais). Certains, naïvement, avaient pu espérer se faire un peu d’argent : après tout, si un conducteur vous emmène dans sa voiture, propre, avec la clim alors qu’il fait 40°C dehors et avec une musique agréable, cela mérite bien rémunération. Eh bien non ! La Cour de cassation a rappelé l’état du droit, dans son immense rigueur : quand vous faites du co-voiturage, celui-ci doit être gratuit et vous ne pouvez pas faire de bénéfice ; il ne peut avoir de but lucratif. Le passager peut participer aux frais, mais pas plus.

L’administration française recense donc deux façons de calculer la participation aux frais. La première ne prend en compte que les frais d’essence et de péage. La seconde intègre d’autres coûts (assurance, amortissement du véhicule, etc.) et s’établit en fonction d’un barème kilométrique établi par le ministère du Budget.

Si ce critère n’est pas respecté, le covoiturage n’en est plus et devient une activité rémunérée. Et pour l’exercer, il faut entrer dans un cadre bien précis et très réglementé. UberPop vient d’en faire l’expérience. Cette déclinaison de l’application Uber est simple : ce sont des particuliers qui font les chauffeurs pendant quelques heures de la journée. Au premier abord, l’initiative semble bonne : elle satisfait les clients qui trouvent une offre complémentaire à celles qui existent, pour un prix abordable ; elle permet aux conducteurs de bénéficier d’un complément de revenu (et donc, d’accroître l’activité, leurs dépenses, etc.). Le problème, c’est que c’est interdit. Le tribunal correctionnel de Paris l’a rappelé récemment : dans une décision d’octobre dernier, il a condamné Uber à 100 000 euros d’amende.

Le fond de l’affaire, pour le dire de manière abrupte, c’est la volonté de l’État de taxer. S’il souhaite réguler, c’est pour mieux prélever. Or, chacun comprend qu’il est difficile de fiscaliser une transaction entre deux particuliers, pour des montants limités. Le plus simple pour la puissance publique est donc d’interdire cette activité et de créer ainsi un statut légal spécifique dont les bénéficiaires sont connus de l’administration. La protection des consommateurs n’est pas vraiment en cause : il serait possible d’imaginer qu’elle soit garantie sans interdiction générale et absolue.

En protégeant certains modes d’exercice (sommairement : les taxis) et en interdisant d’autres (le co-voiturage rémunéré), le régulateur entretient des rentes. Il garantit à certains ce qu’il refuse à d’autres : le droit de travailler. Ce faisant, il limite la concurrence et assure à un groupe des revenus qui devraient être distribués entre des acteurs plus nombreux.


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  • Dans un monde libéral idéal, les impôts existeraient encore et en particulier les impôts sur les entreprises et les activités commerciales.
    Depuis la guerre des VTC contre les taxis, je boycotte les taxis mais il ne faudrait pas nous faire prendre des vessies pour des lanternes, si des malins tentent de dissimuler des activités commerciales sous l’appellation co-voiturage, ils donnent une mauvaise image de la lutte légitime contre les monopoles.

    • Et pourquoi des impôts sur les entreprises. C’est idiot . faire payer l’impôt a l’entreprise c’est un peu comme pour les charges patronale et salariale… C’est le consommateur final qui paie tout .
      La sensation de vol est plus « douce » voir l’État peut charger un peu plus l’entreprise avec l’assentiment de l’Idiot utile jaloux.
      Dans un monde libéral, les coûts cachés devrait être interdits: l’échange devrait être transparent !
      Aux USA le prix a la consommation sont hors taxe et la sensation de payer des impôts est parfois douloureuse entre l’étiquette et la caisse .

    • La dissimulation des activités est consécutive au poids des taxes et au caractère abusif des réglementations. Lorsqu’elles sont légères et raisonnables, chacun a intérêt à officialiser son activité.

  • Et après on va aller faire croire que c’est l’ultra-vraiment pas super-libéralisme qui crée l’oligarchie de certains corps de métiers, voir de grosses entreprises…

  • Il faudrait ajouter que ces interdits entretiennent la peur du citoyen face à l’état. Sans la peur de l’état et de ses sanctions, le citoyen pourrait « s’arranger » avec la réglementation. Or le citoyen, déjà ruiné par l’état a raison d’avoir des craintes sur son avenir.

    La crise, le déficit et la dette constituent un frein à l’émancipation.
    Il ne reste plus que la révolte !

    • Non! Ce n’est pas le moment de faire la révolution! La France y perdrait sa réputation de « stabilité », avec des conséquences néfastes pour elle-même!

      Il serait temps, par contre que les Français, autorités comme citoyens, ouvrent leurs fenêtres et regardent comment ça se passe ailleurs! À côté de chez vous, vous avez l’Italie qui a été bien plus proche de la faillite et commence déjà à s’en remettre. Elle avait aussi des politiciens « indélicats », des scandales et un premier ministre coureur de jupons, outre une célèbre organisation peu légale! Mais les Italiens ne sont pas tombés dans la misère pour autant! Ils s’en sont bien sortis pour survivre dans un système à deux plateaux, le premier « officiel », le second « underground » qui est bien celui qui les a protégés!

      Il ne faut pas rétribuer le co-voiturage! C’est bien cette transaction qui est, d’après la loi, taxable. Soit on « échange » ce cadeau par un autre cadeau (en nature, de préférence) soit on partage les trajets de façon équivalente: un trajet avec ta voiture contre un trajet avec la mienne. Aucune taxe à payer! Et chacun peut continuer à compter ses trajets si ils sont déductibles. Il ne s’agit pas de fraude, ici, mais d’auto-défense contre une taxation excessive, à mes yeux, en tout cas!

      Le danger d’une rétribution en monnaie est bien qu’il s »agit d’un contrat, même oral et non écrit! Dès lors, en cas d’accident, le passager-client, éventuellement blessé, est légalement en droit de porter plainte contre le chauffeur-vendeur! Et là, les ennuis commencent.

      Comme soignant, je ne prends pas en charge les personnes qui me sont trop proches: ni dossier, ni feuille de soin, ni argent: de bons conseils (trop souvent non-suivis), des noms et des adresses, pas plus … et aucun problème en plus de 35 ans!

  • Il y a toujours des naïfs pour croire que l’on peut faire des économies. Quand toute activité est taxée à plus de 60%, une économie devient un vol manifeste de l’état.

    L’état prendra donc les dispositions nécessaires pour interdire ou taxer toutes vos économies, que ce soit sur le transport, l’énergie, le chauffage, l’accès au media, l’alimentation ou la santé …

    Dans un premier temps, on vous incite à faire des économies pour satisfaire les lubies de certains politiciens, dans un deuxième temps on vous taxe pour « compenser » le manque à gagner. Le problème est que non-seulement cette folie taxatoire est un frein à l’optimisation mais qu’elle alourdit en plus sans-cesse la législation et le poids et inefficacité de l’état.

  • Utiliser un service gratuitement est un avantage en nature, qui doit être déclaré, il me semble.
    Donc la participation aux frais avec facture va être rendu obligatoire dans un second temps, ce qui achèvera de tuer ces initiatives.
    Il n’y a plus d’argent dans les caisses, bientôt le troc et la revente entre particulier vont être interdit car la TVA n’est pas utilisé.

  • Le racket de l’État finira avec l’État…

  • Et si demain, selon la Constitution, le peuple souverain décidait que cette pratique – par exemple majorer le prix de revient de 20 % – est conforme à l’équité et à une bonne justice citoyenne, les gugusses escrocs qui se prévalent de nos votes pour mieux nous plumer, n’aurait plus qu’à s’incliner.

    A la réflexion et constatant ce dictat tyrannique de l’Etats, je crois qu’il est temps de faire valoir la voix du Peuple Souverain, simplement en l’imposant collectivement.

    Le principe, finalement, est d’une extrême simplicité.

    Imaginons un groupement de citoyens très important et qui s’engagerait formellement à voter en masse pour celui – homme, femme, parti politique – qui s’engagerait publiquement et sur signature avec SES BIENS PROPRES EN GARANTIE, à exécuter la politique prescrite par le groupement citoyen.

    Finie la dictature de l’Etat et vive ENFIN le PEUPLE SOUVERAIN, comme cependant prescrit par la Constitution depuis des lustres, mais JAMAIS respectée.

  • pas d’accord avec votre conclusion qui passe sous silence le coût de la licence payée par les taxis officiels ou alors on supprime cette licence et tout le monde peut devenir taxi et on rembourse ceux qui ont du la payer pour faire ce job

    • Cette question a déjà été abordée maintes et maintes fois, en particulier sur ce site. Des solutions existent et ont été expérimentées ailleurs (Royaume-Uni : partage des licences, par exemple). Prétendre que c’est un obstacle révèle un horizon de réflexion assez limité.

    • Comment allez vous demander aux anciens taxis de rembourser l’argent qu’ils ont touchée des licences ? Car ce n’est pas a l’état de payer !

      • Pour évacuer la question des licences, il y a plein de solutions qui ne coûtent pas un centime, ni aux taxis, ni à l’Etat, décrites 100 fois sur ce site et d’autres. En fait, il ne manque plus que la volonté politique de sortir du collectivisme.

    • « …le coût de la licence payée par les taxis officiels… »

      MDR… les taxis se sont revendus entre eux une licence pratiquement gratuite…
      C’est certes l’état qui a permis à ce marché de se développer… mais ce que l’état fait, il peut le défaire. Ce ne sera pas la première fois que l’état dévalorise des actifs sans que personne ne s’en émeuve.

      Je suis plutôt partisan du : « tu as joué avec un tricheur, tu as perdu, bien fait pour toi. »

    • Qui a instauré la vente des licences?

      • Ce sont les taxis eux-mêmes, confortés par le numerus clausus de la Préfecture de Police.
        Le prix très élevé de ces licences professionnelles indique aussi que le job rapporte plus qu’on ne le dit, sinon elles ne vaudraient que le prix du papier et de l’encre !

        • Tout faux comme tout ce qu’on peut lire sur les taxis. La possibilité de revente d’ADS (autorisation de stationnement) est possible depuis 1995 par décret entre autre sous pression de certain lobbies tel G7. Un taxi est un commerçant comme un autre à la différence qu’il est itinérant. Son seul fond de commerce est son Ads. La plupart d’entre vous estime normal de revendre une boulangerie, un salon de coiffure ou même un commerce d’optique et pourtant un taxi doit s’assoir dessus selon vous. Vous tous ici qui êtes accroc au libéralisme vous souhaitez interdire la revente du fond de commerce d’un taxi. Ce pays est schizophrène. Liberté mais pas pour tous.
          Concernant le salaire, là aussi vous faites fausse route. Certains gagnent peut être bien leur vie mais ce n’est pas la majorité des plus de 50000 taxis français. Compte tenu des heures de travail et de l’irrégularité de celui ci je crois qu’on est franchement mal loti.

          • L’ADS n’est pas un fond de commerce.

            Partant de là, toute votre démonstration est fausse.

            • Vous ne faites même pas la différence entre une analogie et une définition, je doute ainsi que vous compreniez toute démonstration.

              • 1/ Vous avez présenté une définition et non une analogie. (cf.  » Son seul fond de commerce est son Ads. »).
                2/ Quand bien même : cette analogie était stupide.
                3/ Bâtir une démonstration sur une analogie est stupide.

                • 1/ pas du tout, c’est votre interprétation puisqu’une analogie est un rapport de ressemblance partielle et non essentielle entre deux choses.
                  2/ Encore une fois c’est votre interprétation, lorsqu’un transporteur a construit toute une clientèle, que peut il tiré de son entreprise lorsqu’il arrête ? Dans votre pensée socialiste il ne doit rien en retirer mais tout redonner à l’administration locale. Dans ma pensée libertaire il peut vendre quelque chose à un successeur qui voudra bien le lui acheté et comme il n’a pas forcément de locaux la seule chose qui peut représenter son métier ou sa clientèle est sa licence comme le serait un fond de commerce pour un boulanger.
                  3/ Me répondre est stupide si c’est pour promouvoir votre socialisme à 2 sous.

                  • 1/ vous avez utilisé le verbe être et non le verbe pouvoir. Vous posez donc une definition et non une abalogie.

                    2/ en liberalie, vous pouvez parfaitement revendre votre clientèle si cela vous sied. Vous ne pouvez en revanche revendre votre autorisation administrative puisque cette dernière ne doit ou pas existé ou être délivré a qui la demande et rempli les conditions de compétences. Parler de fond de commerce est donc aberrant.

                    3/ c’est bien vous le petit collectiviste autoritaire prêt à toutes les compromissions avec le leviathan pour protéger son petit bout de capitalisme de connivence. Inutile donc de m’insulter vous ne duper personne ici. D’ailleurs tantôt vous me traitez d’anarchiste tantôt de socialiste, manifestement la contradictoon semble être votre principale caractéristique …

                    • 1/ Vous êtes toujours dans l’interprétation, c’est malheureux d’être à ce point obtu

                      2/ La France n’est pas la libéralie mais la socialie, vous vivez dans une utopie. En attendant nous faisons avec ce que l’on a et l’ADS est la seule chose que nous pouvons vendre. Parler de fond de commerce n’a rien d’aberrant puisque nous devons payer un droit de mutation comme n’importe quel commerce, le cerfa est exactement le même mais je préfère l’analogie que vous ne comprenez pas à la définition telle que l’état l’applique, et vous aussi par la même occasion.

                      3/Malheureusement pour vous, le terme « stupide » vous revient de prime abord, celui qui a commencé à insulté l’autre est bien vous dans ce petit morceau de discussion, marque certainement de votre limitation en terme de compréhension d’autrui et surtout de débat. Vous me pensez prêt à toute les compromissions or la réalité de mon activité actuelle montre tous le contraire. Enfin pour votre gouverne anarchisme et socialisme ne sont pas contradictoire et peuvent même avoir des liens avec des mouvements libertaires, cela expliquerait votre présence.

                    • 1/ Si vous ne mesurez pas le sens des mots que vous utilisez cela n’est point ma faute. Il n’y a aucune interprétation de ma part, seulement la constatation des définitions des mots que vous utilisez.

                      2a/ Nous sommes sur un site libéral et parlons donc de solutions libérales. Si vous ne comprenez pas cela, encore une fois, cela n’est point ma faute. Il n’y a donc aucune utopie, seulement votre incompréhension.
                      2b/ L’ADS est la seule chose que vous avez choisi de vendre, tout simplement parce que vous savez très bien que votre « clientèle » ne vaut pas un cent. Vous prenez les lecteurs pour des imbéciles en essayant d’associer ADS avec fond de commerce par l’intermédiaire de l’argument de l’existence d’une pseudo clientèle alors que vous savez très bien qu’elle ne vaut rien.
                      2c/ L’argument étatique n’a aucune valeur ici. Je me fous de savoir ce que l’Etat français considère d’une chose pour la juger selon la philosophie libérale.

                      3a/ C’est bien à vous que le terme s’applique. Et c’est bien vous qui tombez systématiquement dans l’attaque ad hominem et ad personam dans les débats auxquelles vous participez ici depuis quelques semaines. Cela ne fait que témoigner de votre incapacité à argumenter et de la faiblesse de vos positions.
                      3b/ Pour votre gouverne vous racontez encore absolument n’importe quoi, mon cher. Nous sommes habitué cela dit. Allez donc lire les définitions des mots que vous utilisez avant de venir vous ridiculiser ici.

                    • 1/ Vous confondez toujours « une Ads est un fond de commerce » avec « son fond de commerce est son ADS », si vous ne voyez pas la différence je ne peux rien faire pour vous.

                      2/ Je vous le répète, vous n’avez rien de libéral lorsque vous voulez empêchez toute vente de clientèle, vous êtes à ce point aveuglé par votre socialisme ?

                      3/ Vous avez attaquez, malheureusement pour vous, le premier montrant votre incapacité à débattre d’une profession que vous ne connaissez pas. Votre prose sur le n’importe quoi n’apporte rien, personne ne se ridiculise ici, mais de grâce élevez un peu le débat au delà des petites insultes ou propos personnels, ça n’avance à rien et vous réduit inévitablement.

                    • 1/ Les deux propositions sont toutes aussi fausses l’une que l’autre et correspondantes toutes les deux à des définitions. Si vous ne le voyez pas : je ne peux rien faire pour vous.

                      2/ Soit vous ne savez pas lire, soit vous être bouché. Donc je repète : Revendez votre clientèle si ça vous chante et, surtout, si vous arrivez à trouver un pigeon pour vous la racheter.
                      L’ADS étant une autorisation administrative : vous n’avez aucune légitimité libérale à la revendre. Pas plus que vous n’en avez à revendre votre permis de conduire qui constitue une autorisation administrative à utiliser une voiture, ou votre permis de chasse ou de pèche.
                      Mais comme vous savez très bien que la « clientèle » d’un taxi est invendable (et non « non vendable », ce qui est très différent), vous essayez de faire croire que l’ADS et la clientèle ne font qu’un et constituent un fond de commerce, pour justifier votre droit libéral à revendre des ADS.
                      Malheureusement pour vous, votre petite escroquerie intellectuelle ne fonctionne pas ici, comme les commentaires le prouvent.

                      3/ C’est bien vous qui usez :
                      – d’argumentum ad hominem : je cite votre commentaire sur ce fil : http://www.contrepoints.org/2014/12/15/191448-ce-quuberpop-montre-de-la-calcification-francaise
                      « « Mon activité n’a pas de rapport avec le sujet. »
                      C’est dommage, ça explique souvent l’argumentaire des gens, selon qu’ils sont planqués ou non, salariés ou entrepreneurs, ainsi que le domaine d’activité. Il y a des personnes qui ne comprendront jamais la situation de leur semblable sans l’avoir vécu. »
                      – et d’argumentum ad personam : « Vous ne faites même pas la différence entre une analogie et une définition, je doute ainsi que vous compreniez toute démonstration. » => votre première réponse !

                      Je n’y peux rien si vous oubliez vos propres propos quelques jours, seulement, après les avoir lancé.

                    • Revenons au sujet, cette discussion de cours de récréation est infantile, vos attaques personnelles insensées ne m’intéresse pas.

                      « vous essayez de faire croire que l’ADS et la clientèle ne font qu’un et constituent un fond de commerce »
                      C’est actuellement le cas par l’intermédiaire des lois actuelles. Que cela ne représente pas l’idée du libéralisme importe peu aujourd’hui. Si cette ADS devient invendable (d’ailleurs c’est le cas depuis le 1er Octobre) ils vendront autre chose et mais il y aura toujours un gus prêt à acheter une clientèle clé en main plus tôt que d’investir dans du matos sans perspective de travail à moyen terme.

  • Votre article fait (volontairement?) un amalgame entre 2 pratiques très différentes.
    Il y a d’une part le covoiturage proprement dit, tel que organisé par exemple par blablacar, ou vous faites profiter d’autre personnes de votre trajet personnel, moyennant une petite somme qui de toute façon ne couvre qu’une partie des frais. Il ne peut donc s’agir d’une activité lucrative de laquelle vous pourriez vivre. Et de l’autre les VTC et autres chauffeurs qui le font dans le but unique de transporter des personnes, et si possible d’en vivre.
    Ceci dit, cela n’empêche pas de s’interroger sur le système des taxis ultra rigide et protégé, qui bloque la concurrence, professionnelle et déclarée.

    • C’est vous qui tombez dans le piège… il y aurait des transports légitimes et d’autres illégitimes alors qu’ils sont fait dans les mêmes conditions ?

      Va-t-il falloir remplir un CERFA avant de faire un trajet ou un voyage ?
      Quel est le but de votre voyage ? familles, amis, travail (y inclus trafic de drogues, go fast), autres ?
      ….

      • Tout a fait d’accord !
        Pourquoi devrait on absolument tout catégoriser, en différents petits tas qui sont régit chacun par une législation et une reglementation propre…?
        Entre la personne qui vend son service est qui est donc rémunérée et l’autre pesonne qui bénéficie du service (de son propre choix), il n’y a que l’Etat qui est perdant si il n’intervient pas selon ses critères. Les deux autres sont tous les deux bénéficiaires selon leurs interets propres.

        • D’ailleurs demain je vais ouvrir une boulangerie, après tout pourquoi être boulanger pour faire du pain, non mais ohh ! Et comme je serai nul je vendrai pas cher, genre moitié prix d’une boulangerie traditionnelle. Et comme les français n’ont que faire de la qualité, ce n’est pas les quelques irréductibles épicuriens qui sauveront la boulangerie traditionnelle du coin. Devant mon succès commercial, il ne tardera pas à apparaître 3 ou 4 boulangeries (de nul comme moi) dans mon petit bourg mais aucune n’aura de quoi faire vivre son entrepreneur à force de baisser les prix. Conclusion, nous aurons du pain pas cher, dégueulasse et ça ne permettra même pas d’assurer sa santé et sa retraite.
          Pour les taxis c’est pareil, bon d’accord vous allez me parler des taxis parisiens médiocres mais là bas il donne le permis à tous le monde ou presque mais dans les autres départements de france c’est différent. Dans le mien le taux de réussite à l’examen de taxi est d’à peine 25%. Il suffit pas d’avoir son permis pour être taxi. Permettre à quiconque de faire ce boulot entraînera la disparition des professionnels au profit de n’importe qui, qui fera n’importe quoi pour un cout qui ne le fera même pas vivre.

          • Haha, c’est mignon comme raisonnement…
            Faut faire confiance aux gens un peu hein !

            « la disparition des professionnels » qu’est ce qu’il faut pas entendre… Vous croyez que si les gens se sont spécialisés dans un domaine (style boulangerie) c’était juste pour se faire plaisir ? faut arreter un peu, c’est simplement pour lutter contre la concurrence, et donner un service qui vaut la rémunération.
            Et dire que les gens ne cherchent que ce qu’il y a de moins cher quitte à ne plus avoir de qualité du tout, c’est pareil, c’est juste une généralisation énorme.

            Vous croyez donc que si on vit dans un pays au mode de vie avancé et agréable ce n’est pas grace à la liberté de choix des consommateurs et à la liberté d’entreprendre des producteurs, mais surtout grace aux reglementations et interventions de l’Etat, qui sans lui, on aurait que du top budget et des maisons en tôle ?

            Allez lire un peu du Bastiat ou même juste un peu de bases sur l’économie de marché 😉

            • Hyon D : « Faut faire confiance aux gens un peu hein ! »
              Justement non, faire confiance est le meilleur moyen de vous faire avoir (c’est pas moi qui le dit mais des entrepreneurs ayant réussi dans leur domaine)

              Hyon D : « faut arreter un peu, c’est simplement pour lutter contre la concurrence »
              La concurrence dans le transport de personne existe, bus, train, voiture perso, taxi, avion, etc … Il n’y pas de problème de concurrence.

              Hyon D : « Et dire que les gens ne cherchent que ce qu’il y a de moins cher quitte à ne plus avoir de qualité du tout, c’est pareil, c’est juste une généralisation énorme. »
              Lidl élue meilleure enseigne de grande surface de France. Je l’entend 10 fois par jour dans mon autoradio. Rien que ça me suffit à généraliser.

              Hyon D: « Vous croyez donc que si on vit dans un pays au mode de vie avancé et agréable ce n’est pas grace à la liberté de choix des consommateurs et à la liberté d’entreprendre des producteurs, mais surtout grace aux reglementations et interventions de l’Etat, qui sans lui, on aurait que du top budget et des maisons en tôle ? »
              Non c’est tout le contraire, je pense que si les français préfèrent aujourd’hui acheter chinois c’est à cause de la gestion économique de ce pays. Il n’y a pas le liberté. Mon exemple du boulanger était caricatural mais montrais juste que dans un pays sur réglementé les gens sont en mode survie et dans ce cas la qualité ne fait plus du tout recette. Des exemples industriels sont légions, automobile, textile, informatique, etc … rien ne fonctionne en France.

              Maintenant dans ma clientèle rurale, mon expérience me prouve que les gens n’en ont rien à foutre de la qualité du service, la petite bouteille d’eau, ils n’en veulent pas, choisir leur station radio non plus, la grosse merco inutile, tout ce qui les intéressent c’est le prix, voilà pourquoi par chez moi on voit de plus en plus de taxis en Dacia ou en citadine.

              • Quand je dis que c’est une généralisation de dire que les gens ne veulent qu’un prix bas et ne regardent même plus la qualité, je parle évidemment fondamentalement, je m’en fous de la France.
                Evidemment, le système interventionniste et sur régulé français déforme complètement le marché et c’est donc impossible d’avoir une analyse réelle de celui ci. Je suis d’accord sur ce que vous dites, mais seulement pour la france et tout autre système économique aussi faux.

                Pour ce qui est de mon idée fondamentale, oui les gens sont libres et doivent l’être en tant que consommateurs, et oui le prix, comme la qualité du service sont des critères qui influent sur ce choix.

                Donc je réitère (vous pouvez tout à fait ne pas avoir le même avis), le marché n’a pas forcément besoin d’être sur régulé et plannifié (selon les exemples de l’article) pour fonctionner efficacement et donner entière satisfaction aux consommateurs comme aux producteurs. La simple préservation de leur liberté de choix vis à vis de leurs échanges peut être un garant extremement solide de l’efficacité du système économique.

  • Quand certains députés sont prêt à taxer les transactions immobilières faites sur le bon coin parce quelles n’engendrent pas les taxes que l’État percevait sinon sur les agents immobiliers, on voit la sale mentalité d’esprit qui est derrière toutes ces interdictions. Ce texte est tout ce qu’il y a de plus fondé.

  • Rien de neuf, la France n’est pas le pays des libertés.

  • Si l’ADS n’est pas considérée comme un fond de commerce, pourquoi devons-nous payer au trésor public des droits de mutation dans le mois qui suit l’achat de cette ADS??? Avec pénalités de retard si on va payer plus tard.
    Il y a aussi dans cette profession sous contrôle strict des ministères de l’intérieur et des transports ainsi que sous contrôle des préfectures et des communes, une obligation de mission de service public règlementée avec des stations de taxis places réservées sur les communes pour où nous avons obligation de stationner entre deux course, places pour lesquelles nous devons aussi payer à l’ordre du trésor public des droits de stationnement annuels de l’ordre de 600€ pour exercer cette mission.
    Et je vous fais grâce des autres frais inérants au matériel taxi obligatoire pour servir aux lobbing des installateurs agréés par les préfectures etc….

  • Maintenant, il existe même un site pour le transport de colis entre particulier. Tout ça aurait un bel avenir sans l’intervention de l’état.

  • Les commentaires sont fermés.

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Par Philippe Lacoude.

Au risque de surprendre, quand j’habitais Paris, j’adorais prendre le taxi. Bien sûr, ils sont chers, parfois dans un état discutable, mais avant les réseaux sociaux, ils étaient l’occasion de faire un vrai sondage de l’opinion publique et d’apprendre les théories les plus farfelues, sur tous les sujets.

C’était également un formidable réservoir d’exemples concrets des mécanismes micro-économiques.

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