OGM : la recherche publique à la dérive

La recherche publique est prise en otage par des manœuvriers politiques et le syndrome de Stockholm n’est pas loin.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Manifestation anti OGM (Crédits : alter1fo, CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

OGM : la recherche publique à la dérive

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 20 novembre 2014
- A +

Par Marcel Kuntz.

anti ogm credits alter1fo (licence creative commons)

Les destructions d’expérimentations au champ d’OGM ont été initiées en France en 1997. Il s’agissait d’un essai de Monsanto. Ce qui n’a pas incité la recherche publique à protester. Elle a eu tort, car dès 1999 elle fut attaquée elle-aussi. Le 2 juin 1999 et le 13 avril 2000 des essais de l’INRA, en collaboration avec le CETIOM, furent détruits à Gaudiès en Ariège.

Ces expérimentations au champ étaient destinées à évaluer les possibilités de croisements entre le colza et une espèce sauvage apparentée. J’ai répertorié dans OGM, la question politique (PUG, 2014) environ 80 actes de destructions contre des expérimentations de la recherche publique en Europe. La plupart examinaient des questions utiles pour l’évaluation des risques. On peut en déduire que les opposants ne voulaient pas connaitre les réponses.

Dans un certain nombre de cas, d’autres dommages à des propriétés, des menaces ou des violences contre des personnes ont été constatés. Aucune destruction n’a pu être empêchée par des tentatives de dialogue engagées par les chercheurs.

Derrière cette violence, une idéologie anti-science

Ces destructions ne se sont pas limitées à des essais en champ. Le 5 juin 1999, un groupe emmené par José Bové pénétrait par effraction dans une serre du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), où furent détruits des cultures de riz et des ordinateurs. Dans la rhétorique des anti-OGM, cette action « visait à dénoncer les dérives de la recherche publique française en matière d’OGM ». Les affiches collées par les assaillants étaient explicites : « Démasquons les chercheurs. Vidons les laboratoires »

Le Cirad a aujourd’hui abandonné ses recherches en matière d’OGM. Le 13 juillet 2013, l’INRA a du détruire le dernier essai au champ d’OGM en France, en l’occurrence des peupliers, faute de réponse du Ministre de l’Agriculture à une demande de prolongation de l’essai.

Intrusions dans les laboratoires

Une nouvelle phase vers un contrôle de la recherche publique sur les OGM par des groupes politisés s’est ouverte le 23 mai 2011 : des activistes ont investi le Centre INRA d’Angers pour s’opposer à des expérimentations en milieu confiné de poiriers transgéniques résistants au feu bactérien. Cette intrusion était qualifiée, dans la phraséologie anti-OGM, d’« inspection citoyenne ».

Le 25 juin 2014, une nouvelle intrusion a eu lieu dans un laboratoire de l’ENS de Lyon associé à l’INRA pour s’opposer au projet Genius. Ce projet de recherche porte sur « la technologie des nucléases [qui] permet désormais des modifications du génome végétal d’une très grande précision ». Le 2 octobre 2014, une nouvelle intrusion a eu lieu à l’INRA d’Avignon, toujours en opposition au projet Genius.

Une recherche publique dépassée par les événements

Sur le site de Genius on peut lire que « des avancées récentes en transgénèse proposent maintenant des réponses à certaines craintes citoyennes ». Peut-on réellement penser qu’une avancée technique va dissiper les « craintes » ? Ces peurs ont été politiquement construites et il n’est pas question pour les opposants de les laisser s’éteindre.

Lors de l’intrusion à Angers, la seule réaction de l’INRA a été d’organiser des « débats ». Le premier a impliqué une chercheuse responsable du projet face à un scientifique anti-OGM notoire. Dès le second débat les lobbies de l’écologie politique invités étaient en surnombre. Lors du troisième débat le logo du « collectif nos campagnes sans OGM » figurait à côté de celui de l’INRA ! Peut-on réellement croire qu’une telle approche relativiste, pour ne pas dire de capitulation en rase campagne, va avoir d’autres effets que celui d’encourager les opposants à s’en prendre à d’autres cibles.

L’INRA, sous la houlette de sociologues « des controverses », s’est même essayé à un projet participatif pour un essai de vigne à Colmar : ce fut un coûteux fiasco (l’essai a été vandalisé par deux fois et abandonné).

Disons le clairement : la recherche publique est prise en otage par des manœuvriers politiques et le syndrome de Stockholm n’est pas loin.

Un autre exemple, l’INRA de la Région PACA a accepté la proposition d’un lobby de l’écologie politique (Fondation Sciences Citoyennes, FSC) d’un « partenariat » sensé amener les chercheurs à réfléchir sur « leur responsabilité sociale et environnementale » (une convention a même été signée). Ironie de l’histoire, à quelques jours de l’intrusion à Avignon a eu lieu un Café des Sciences « Citoyen » dans la même ville, afin de présenter un autre dispositif, un « partenariat Institutions-Citoyens pour la recherche et l’innovation » (PICRI). Son annonce porte le logo de FSC et de l’INRA ! Dans son Comité d’organisation cohabite (entre autres) le Président du Centre de Recherche INRA-PACA et un militant de FSC, pétitionnaire habituel du lobby écologiste et soutien d’« Appel public à la solidarité financière avec les faucheurs volontaires »…

Une recherche publique abandonnée par les pouvoirs publics

Quel sens peut avoir, pour la recherche publique, de débattre avec des militants politiques dont le but réel est de mettre des bâtons dans les roues de l’économie, en sabotant les innovations techniques ? Qu’y a-t-il à négocier sinon reculer toujours plus ?

En fait, les débats sur les OGM ont déjà eu lieu, notamment sous l’égide de parlementaires entre 1998 et 2005, qui ont auditionné toutes les parties intéressées. Leurs rapports ont été oubliés… Également symptomatique : le renoncement des hommes politiques français devant les difficultés. En l’occurrence dans le cas des biotechnologies végétales…

Dans un tel contexte, en parallèle à l’abandon des dernières recherches dans ce domaine et à l’autocensure déjà présente, viendra de manière prévisible l’étape ultime : l’impossibilité pour les chercheurs de simplement s’exprimer sur ce sujet en raison des menaces.

Sur le web

Voir les commentaires (33)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (33)
  • Ils croient avoir affaire avec des gens raisonnables, les pauvres…

  • C’est exactement du même jus que le climat : l’humanité de l’ère internet régresse et s’engouffre dans l’obscurantisme. Très mauvais présage pour l’avenir.

  • Les luddites sont de retour…

  • L’INRA a abandonné son rôle de moteur de la recherche fondamentale agronomique pour se limiter à des approches sociologiques de l’agriculture, aux études sur le réchauffement climatiques et autres fadaises.
    Actu du 20 novembre 2014 « Dix ans de recherches pour une agriculture écolo « . Pauvre France.

  • Oups :Actu du site INRA bien sûr

  • bonjour, pourtant il y a belle lurette que les manipulations (ou appelez-les comme vous voudrez ) se produisent : Voyez les croisements de fruits & légumes ,de fleurs ,ce par greffes ou par boutures .
    Evidemment il y eût ensuite la chimie ,qui j’ose espérer n’avait pour but que d’enrayer les pertes de production dues aux maladies , aux insectes destructeurs . Mais j’ai surement tort , n’ayant pas pris en compte la rapacité et la bêtise humaine ….

  • On ne négocie pas avec des terroristes, même quand il s’agit de terrorisme intellectuel (assorti en plus d’exactions notoires)!

  • Ne jamais oubliait le passé pour comprendre l’évolution du présent ! Rien n’est dû au hasard !

    – 06/12/2010 – Marie-Monique Robin : Le procès Séralini/ Fellous et les conflits d’intérêt de l’AFBV

     » f. Marcel KUNTZ, membre fondateur de l’AFBV et l’un de ses 9 administrateurs, Directeur de Recherche au CNRS, est en relation d’affaires avec SYNGENTA, un des leaders mondiaux sur le marché de la protection des plantes et n°3 sur le marché des semences. En 2004, l’entreprise a réalisé 7,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires. « 

    • http://imposteurs.over-blog.com/article-retour-sur-les-brevets-fellous-houdebine-kuntz-et-seralini-par-wackes-seppi-121946021.html
      Retour sur les brevets Fellous, Houdebine, Kuntz… et Séralini, par Wackes Seppi

      en faites, vous vous trompez sur votre diffamation, il est accusé par le mouvement anti-scienc d’avoir des liens avec le diable Monsanto.

      enfin, que vous importe le discours rationnel, du moment que vous pouvez répétez les mensonges de vos gourous.

      • @aatea

        J’adore les mensonges surtout quand ils proviennent d’une discision de justice ! On ne compte plus le nombre de conflits d’intérêts sur tous sujets en France, au niveau de l’Union Européenne (EFSA, l’ILSI (International Life Sciences Institute)) même au pays de Monsanto (FDA : « revolving doors ») ! Et si en plus les pays sont sous-développés, alors là, c’est un boulevard pour imposer quoi que ce soit !

        A le fameux ingénieur agrochimiste Wackes Seppi ! Il a beau écumer depuis des années internet (forums, presses, harceler les lanceurs d’alertes dans l’ombre ) et plus l’histoire l’enfonce ! Il aurait été plus judicieux pour lui de militer pour un référendum car aujourd’hui la majorité des Français sont contre les OGM ! Et comme Monsanto qui cache la forêt est un étendard historiquement controversé connu dans le monde entier, je l’encourage à ne rien changer !!!

        Retour sur un procès très pédagogique : http://www.arte.tv/sites/fr/robin/2010/12/06/le-proces-seralini-fellous-et-les-conflits-dinteret-de-lafbv/

        • oui, on peut parler de la décision de justice
          donc, le tribunal a a rejeté le grief de diffamation fondé sur les expressions suivantes (en italiques) :

          l « Marchands de peur » et « « marchands de peur » d’organisations militantes »
          l « Ses déclarations médiatiques sont systématiquement contestées par la communauté scientifique »
          l « Campagne de dénigrement d’une technologie d’avenir répondant aux grands défis de notre siècle »
          l « Le sujet évoqué méritait pour le moins un débat sérieux avec des experts compétents »
          l « En réponse à cette émission, nous souhaiterions, Madame, Messieurs, que l’AFBV puisse à son tour s’exprimer sur France 5, en aucun cas dans un esprit polémique mais pour donner son point de vue toujours étayé sur une base scientifique »
          l « Les réalisateurs de l’émission se sont contentés en effet de reprendre, sans aucun esprit critique, les idées couramment diffusées par des militants anti-OGM et qui sont pourtant dénigrées par les plus hautes instances scientifiques de notre pays »
          l « Nous constatons aussi qu’en rediffusant le discours de G.E. Séralini, la chaîne de télévision France 5 s’associe de fait à la médiatisation d’un militant-chercheur très controversé qui met en cause les plus hautes autorités scientifiques de notre pays. »
          l « Le sujet évoqué et la crédibilité de cette chaîne et de cette émission méritaient pour le moins un débat sérieux avec des scientifiques reconnus qui ne manquent pas dans notre pays. »
          vous croyez que séralini est vraiment le vainqueur de ce jugement?

    • et alors?
      Marcel Kuntz est un spécialiste dans son domaine, normal qu’il collabore avec des industriels du secteur.
      Quant au fait qu’il soit membre de l’AFBV, c’est la moindre des choses.
      Remarquez, à ce rythme, il ne restera plus beaucoup d’experts en France d’ici peu de temps.
      Déjà qu’en Europe, la France met la pression:
      http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/eu/11229774/Jean-Claude-Juncker-sacks-EU-scientific-adviser-over-her-pro-GM-views.html

      Pas de quoi pavoiser

      • Ça s’appelle comment quand un expert non désintéressé qui a un pied dans le privé et un dans les institutions publiques de l’État ! Si pour toi être juge et partie, c’est être crédible scientifiquement, c’est sûr que les OGM seront toujours rejetés par l’opinion publique !

        Par contre qu’il soit membre de l’AFBV ne me dérange en rien ! Les groupes de pressions (lobbys et parti politique) n’existent pas d’aujourd’hui ! Après y’a ceux qui agissent en direction d’intérêts privés et les autres désintéressés à la place d’une république corrompue en direction de l’intérêt général !

        Nous avons en France l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) ou pour l’instant aucun nouveau scandale n’est encore apparue !

        Concernant votre lien ! Quand on sait que se poste a été créé à l’époque de Mr. Barroso ouvertement Pro OGM,…..malgré des conflits d’intérêts récurrents en flagrant délit à l’EFSA, on peut supposer que Mr. Juncker pourtant loin d’être intègre lui-même (paradis fiscaux) fait le maximum pour que son image ne soit pas de nouveau ternie !

        Mais l’heure de vérité approche : http://www.journaldelenvironnement.net/article/ogm-une-etude-de-toxicite-a-l-ame-russe,52144

        • « L’heure de vérité approche »
          Comme c’est étrange: maintenant, c’est la Russie qui va devenir le soutien des anti OGM.
          heureusement qu’ils n’utilisent pas leurs armes favorites comme en Géorgie, Ukraine.
          Remarquez, les russes ne sont pas à leur coup d’essai pour saboter des velléités européennes d’indépendance comme pour le gaz de schiste.
          Quel bonheur de voir l’alliance entre Poutine et les verts européens: les masques tombent.

          • Je dirais plutôt que la Russie dictaturienne néolibérale capitaliste et les Etats-Unis dictaturien néolibérale capitaliste sont les meilleurs ennemis du monde depuis toujours et concernant leurs crimes contre l’humanité, ils sont tous les deux sur la première marche et de très loin !

            Concernant les coups d’essai dans un pays ou la corruption est la règle, la Russie et pro pétrolent, contre le réchauffement climatique (déforestation) et la contamination chimique de nappes et de l’air n’est pas un mirage ! Concernant les militants écologistes présents en Russie, y’a cas se remémorer l’affaire  » Evgueni Vitichko  » comprendre comment fonctionne la démocratie des multinationales lobbyistes ! Donc quand tu verras Poutine serré la main d’écologistes quelconques fait moi signe !

            Par contre quel bonheur de voir l’alliance entre l’AFBV et : EuropaBio, les Personnalités françaises qui parrainent l’association, la liste des Membres fondateurs, les Personnalités européennes et africaines soutenant l’AFBV, les maques ne tombent plus depuis longtemps car l’opinion publique n’est pas illettrée !

            http://agrocon.blog4ever.com/lobby-afbv-europabioles-pro-ogm-qui-contaminent-les-boites-aux-lettres-des-elus-et-partis-politiques-et-bruxelles

            • poutine et séralini qui s’allient …
              Poutine a une réputation de travestir la vérité, Séralini a « produit » une étude qui a été totalement discrédité par le monde scientifique.
              il est effectivement pas surprenant de voir une association entre ces deux personnes.

              • Je suppose que tu voulais dire  » étude qui a été totalement discrédité par les conflits d’intérêts récurant ! D’ailleurs que l’EFSA dise le contraire aurait été un miracle ! Et puis le retrait de l’étude dans la revue Food and Chemical Toxicology (FCT) n’a rien de surprenant puisque avec l’arrivée, en février 2013, d’un ex-cadre de Monsanto au sein du comité éditorial de la revue ! Un dénommé Richard E. Goodman, biologiste de l’université du Nebraska qui est désormais chargé de donner son avis IMPARTIAL sur les articles concernant les biotechnologies brevetés sonnant et trébuchant ! Un poste qu’il est le premier à occuper au sein du journal suite à l’étude Séralini désintéressée ! Celui-ci a été employé par Monsanto entre 1997 et 2004 ! Ses accointances avec les industriels ne s’arrêteraient pas là puisqu’il contribue régulièrement aux activités de l’International Life Science Institute ! Lobby bien connue par le grand public pour ses nombreux conflit d’intérêts qui cherche à convaincre les gouvernements d’adopter des méthodes d’évaluations des risques peu contraignantes pour les firmes commercialisant des aliments génétiquement modifiés, et est financé entre autres par les pétitionnaires lobbys que l’on ne pressentent plus (BASF, Bayer et Monsanto, Limagrain,…) !!!!

                http://www.actu-environnement.com/ae/news/efsa-conflits-interets-ogm-diana-banati-15643.php4

            • Eau Pure: « Je dirais plutôt que la Russie dictaturienne néolibérale capitaliste et les Etats-Unis dictaturien néolibérale »

              Celle-là est une révision amusante de l’histoire, vous avez oublié « a la botte de la finance apatride ».
              Bon vous confirmez que le communisme se recycle dans le vert en Europe, quoi d’autres ?
              Que vous étiez nuisibles hier, êtes nuisibles aujourd’hui, et serez nuisibles demain.

  • pour saboter une économie on s’attaque , aux transports, à l’énergie, à la recherche, à son système éducatif et on noyaute son administration ..j’espère que les écolos ,dignes remplaçants du parti communiste écrasé accidentellement par un mur , sont payés en dollars et en conséquence de leurs actes .

  • perso, je ne suis pas spécialiste en OGM donc j’ai pas vraiment d’avis sur la question mais une chose m’interpelle: pourquoi les écolos refusent les études sur les OGM ??? je veux dire le meilleur moyen de montrer que les OGM sont nocifs c’est justement faire des études sur ceux ci surtout des études venant de la recherche publique qui est plus impartiale (même si elle n’est pas totalement impartial). ces gens sont illogiques si les ogm sont si nocifs il faut encourager les études sur les OGM. le lobby vert est un des lobbys les plus puissants alors concernant l’argumentation comme quoi Monsanto est tout puissant, que Monsento manipule tout le monde. c’est risible, c’est même l’hopital qui se fout de la charité. le lobby vert est extrêmment puissant

  • Le comité de Direction de l’INRA ( bien payé) n’a pas fait son job et a manqué de leadership: qu’a t il fait pour défendre ses chercheurs généticiens et pour les motiver? Qu’a t il fait concrètement pour se protéger du pouvoir de nuisances des quelques extrémistes? La Direction INRA a fait une énorme erreur de stratégie: elle n’a pas compris qu’il ne fallait pas se battre sur le terrain de ses adversaires ( vis des soi- disant débats). C’est clair qu’ils n’ont pas lu Machiavel!Lorsque la Direction montre son incapacité c’est très dur de resté motivé pour les bons chercheurs qui veulent avancer. La Direction a donc failli mais il n’y a pas eu de conséquence sur ses salaires, primes et autres avantages. pour un institut structuré et organisé de presque 10 000 personnes cela n’a pas de sens de se plaindre des actions d’une poignée d’idéologues . Concrètement le plan d’actions pour défendre le métier de généticien était minable et inapproprié.Les responsables ne sont donc pas ceux que l’on croit.

  • L’attitude des français vis à vis des OGM est un indice tendant à démonter que la France est fichue.
    C’est , depuis le 15ème siècle, le retour à un rejet de la science; un obscurantisme avoué et assumé.
    Comment réanimer un peuple en pleine régression et comateux ?

    • Les Français ne sont pas plus bêtes que les autres mais les médias ont jouer à leur faire peur au lieu de les informer honnêtement.Dans la quasi totalité des émissions de télé sur les OGM il n’y avait que des opposants! ( = dossier à charge). Mon expérience personnelle montre qu’il est possible de convaincre une bonne partie des citoyens de l’intérêt de la technologie mais cela prend du temps et réclame des efforts sur le plan pédagogique.

      • Dans l’état actuel de la législation, avoir autorisé des fabricants à marquer sur des produits « bio », « garantie sans OGM », « sans huile de palme » etc… c’est sous-entendre que les autres produits sont dangereux, ce qui n’est absolument pas prouvé. C’est une façon détournée de donner des propriétés à un produit qui n’en a pas (ça s’appelle une allégation) et c’est équivalent à marquer qu’un produit soigne le cancer : du charlatanisme.

        • De plus ce type d’allégation non ogm est de nature à tromper sciemment le consommateur car la quasi totalité de nos animaux sont nourris au soja ogm depuis des années.

      • Dépêches-toi de donner tes conseils de désinformation à Monsanto ! Plus il communique et plus il s’enfonce ! À croire qu’ils prennent les Français pour des illettrés comme dans les pays sous-développés !!!

        http://www.pltv.fr/fr/les-attaques-de-monsanto-contre-le-documentaire-de-paul-moreira-2/

        • Oui c’est vrai qu’il est impossible de convaincre tout le monde :il est facile de demander toujours plus d’études. Avec ce principe de précaution on tue toute l’innovation dans tous les domaines ( y compris médicaux).Dans l’article de votre lien les questions sont surtout sur les pesticides et l’effet de leurs mélanges ( impossible à étudier vu les millions de combinaisons possibles avec d’autres molécules )et les critiques OGM ne concernent aucunement la technologie mais plutôt l’attitude de Monsanto et un de leurs OGM ( résistance au glyphosate).Avec les OGM l’homme ne fait que faire ce que fait la nature ( le blé est hexaploide et il est transgénique car issu du croisement de 3 espèces différentes )mais en plus efficace et plus rapide.

          • A force de tirer sur la corde de la désinformation, manipulation, (tabac, amiante, pesticides,…) jusqu’à ce que le scandale sanitaire récurant explose, c’est vrai qu’il est logiquement impossible de convaincre des populations éduqués ! Je comprends que tu préfères la suppression par l’UMP FNSEA GNIS UIPP… du « principe de précaution » car les études des lobbys pétitionnaires d’OGM, de pesticides et d’additifs alimentaires, nanoparticules,……. qui conduisent eux-mêmes les études de risques avec l’appui de conflit d’intérêts récurant (Diana Banati,…) à l’EFSA et ou la transparence est assortie d’exceptions (protection des intérêts économiques et des droits de propriété intellectuelle) sont d’une intégrité redoutable ! C’est bizarre ! Pendant des millénaires, des paysans de génération en génération ont sélectionnés et multipliés des semences paysannes de variété-population sans COV ou brevet permettant de maintenir grâce à leurs sols fertiles une diversité interne à la variété qui lui assure ainsi une plus grande résilience et une meilleure capacité adaptative, notamment dans la perspective du changement climatique !!!

            Rien de t’elle que un lien pédagogique : http://www.dailymotion.com/video/x1y3elt_doc-la-guerre-des-graines-officiel_news

            • Rien n’empêche ceux qui le souhaitent de continuer comme il y a 10000 ans! Chaque agriculteur peut garder ses graines ancestrales et les multiplier et il peut même les croiser avec des variétés commerciales protégées par un COV pour faire une nouvelle variété sans payer de royalty!! Il ne faut donc pas délirer sur la main mise sur le vivant. Les graines ancestrales ne permettaient même pas de nourrir 1 milliard de personnes ( famines,malnutrition…) . Grâce à l’agriculture moderne on peut en nourrir 10 et même 15 milliards. Vous semblez le déplorer mais il n’y aura bientôt plus aucun paysan qui refusera la technologie moderne ( génétique, pesticide, mécanisation, engrais..). Vous êtes contre toute protection dans le domaine du vivant : croyez vous qu’il y aurait des sociétés pour investir des milliards $ dans la recherche pour les médicaments ( de l’homme, de l’animal ou des plantes) si les découvertes étaient pillées par ceux qui  » font de la résistance » ? Le lien dans votre commentaire n’est que de la propagande inefficace , car le modèle productif gagne des parts de marché tous les jours … parce qu’il marche et qu’il est le seul à pouvoir nourrir correctement et à un prix raisonnable l’humanité.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
pesticides
1
Sauvegarder cet article

https://twitter.com/INRAE_France/status/1522237719799382018

 

L'Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'Alimentation et l'Environnement (INRAE) et l'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (IFREMER) ont organisé une conférence de presse – à moins que ce ne fut un « colloque de restitution » d'à peine une demi-journée – le 5 mai 2022 pour présenter les principales conclusions de leur expertise scientifique collective relative à l’impact des produits phytopharmaceutiques (« pesticides ») sur ... Poursuivre la lecture

La campagne de vaccination impérative visant à réduire la transmission du virus a un petit défaut, en sus d’avoir un peu piétiné droits et libertés de se déplacer, prendre un café, ou travailler : elle s’appuie sur des bases médicales très minces.

"Je me vaccine pour ne pas contaminer papy." "Les réfractaires sont des monstres, des bombes ambulantes, des fumiers, voire, pire, des anti-Science."

Tel est, depuis l'homologation des vaccins contre le Covid il y a treize mois, le message martelé dans la plupart des pays occidentaux, ... Poursuivre la lecture

crise sanitaire fin servitude volontaire covid pouvoir
1
Sauvegarder cet article

À l’aube de cette année 2022, les temps sont plus que jamais incertains. L’ambiance générale est morose, et le pays peine à retrouver ses repères mis à mal par une crise sanitaire qui n’en finit pas. Sur fond de désenchantement, pourtant, jamais les clivages suscités par les évènements et exprimés tant sur la scène publique que dans le domaine privé, ne l’ont été avec autant de violence sinon de haine.

Excès de toutes sortes voire même déraison ont envahi les lieux d’information, favorisant une dérive des esprits abreuvés quotidienneme... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles