Bitcoin à la rescousse

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Bitcoin à la rescousse

Publié le 16 novembre 2014
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Hollande passe de la pluie au déluge, Nabilla du plastique à la taule, mais ce n’est pas parce que l’actualité française se remplit à toute vitesse des frasques de nos stars de télé-réalité qu’il ne se passe rien ailleurs. L’actualité économique et monétaire récente me donne à ce sujet l’occasion de revenir un peu sur l’état de l’art en matière de crypto-monnaies en général et sur Bitcoin en particulier.

Il faut dire que, question marché des changes, c’est un peu le monde des bidouilles et des carabistouilles.

Alors qu’il y a quelques années, on découvrait que le marché des taux (le LIBOR) était salement truqué, alors qu’il y a quelques mois, on apprenait (pas trop surpris pour ceux qui suivent ces colonnes) que le marché de l’or était lui aussi suffisamment opaque pour offrir toutes les possibilités de manœuvres de grandes institutions afin d’en manipuler les prix, on s’aperçoit à présent que le marché des monnaies est tout autant que les précédents truqué soumis aux aléas humains de l’honnêteté fluctuante. C’est avec une relative discrétion que la presse nous aura appris que nos amis banquiers, égaux à eux-mêmes, se trouvaient impliqués dans des opérations de manipulation systématique sur le marché des changes, implications qui ont conduit les régulateurs financiers américain, britannique et suisse à condamner ce mercredi 12 novembre six grandes banques à une solide amende de 4,2 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros).

Normalement, cette nouvelle aurait largement dû déclencher un vent de panique et des cris outrés de la part d’à peu près tout le monde. Mais à la faveur de petites actualités locales plus intéressantes (Fillon, Jouyet, Sarkozy et Hollande se chamaillant bruyamment), à peu près personne n’aura cru bon d’épiloguer sur le sujet. C’est dommage parce que ces manipulations de cours illustrent à quel point il devient de plus en plus simple à des organismes, totalement en cheville avec les États (et les Banques centrales, ici), de truquer des marchés à leurs seuls profits.

Mais le plus drôle, ici, est de constater que ce que font les traders au sein d’une conspiration, les États le font ouvertement, au su et au vu de tout le monde, et sous les applaudissements du public qui n’y comprend rien et qu’on aura pris soin de laisser dans l’ignorance la plus crasse. En effet, pendant que quelques banques jouent avec les monnaies en se sucrant au passage, les Etats font exactement la même chose avec leur propre monnaie, soit pour relancer une inflation qui n’en finit pas de ne pas arriver, soit pour la dévaluer discrètement et, comme avec un petit fix de mauvaise qualité, retrouver une compétitivité artificielle de quelques mois et prétendre avoir agi pour l’emploi, la croissance et les chatons affamés. Ainsi, les efforts pour saboter la valeur des monnaies fiat commencent à payer puisque l’euro s’aplatit mollement devant le dollar, tout comme le yen.

Et ces manipulations monétaires des apprentis-sorciers keynésiens ne sont pas prêtes de s’arrêter puisque Mario Draghi l’a clairement expliqué : le Conseil des gouverneurs de la BCE dont il est le président a unanimement décidé, jeudi 6 novembre 2014, d’injecter 1000 milliards d’euros de liquidités supplémentaires dans le circuit monétaire de la zone euro pour soutenir la croissance.

draghi whatever it takes

Lorsqu’on lit ceci, on ne peut aboutir qu’à la conclusion que l’ensemble du marché est sous un contrôle parfait, tenu qu’il est d’un côté par des banques intègres et transparentes, et de l’autre par des institutions sérieuses et pondérées qui ont à cœur le souci du bien-être général. Forcément, tout va bien se passer.

D’ailleurs, les monnaies fiat ont tellement le vent en poupe que plusieurs acteurs majeurs, comme la Chine et la Russie, ont décidé de montrer leur totale confiance dans la reine d’entre elles, le dollar. C’est ainsi que les Chinois ont récemment signé (là encore, dans la discrétion d’une presse qui avait d’autres Nabilla à fouetter) des accords de swaps avec le Canada et le Qatar, ce qui, si cela ne s’appelle pas officiellement « dédollarisation », en a furieusement la couleur, l’odeur et la saveur. Quant aux Russes, ils ont décidé de se passer de Swift, ce réseau interbancaire d’échange de fonds international, en mettant en place leur propre système. Pour rappel, ils se passent déjà fort bien du système GPS américain, et il n’est pas invraisemblable de penser qu’ils parviendront à réitérer la même chose avec ce nouveau réseau.

bitcoin logoParallèlement à ces nouvelles tout à fait rassurantes dans le monde merveilleux des monnaies en papier, celui des monnaies cryptographiques continue son petit bonhomme de chemin. Peut-être est-ce dû au fait qu’au contraire du papier étatique, qui impose sa valeur par la force et l’interdiction de toute concurrence, les monnaies numériques partent du principe qu’on ne peut jamais faire confiance à un tiers pour stocker de la valeur. Franchement, avec la solidité de nos États et l’honnêteté de nos banquiers, on se demande où les créateurs de ces monnaies sont allés chercher des principes aussi pessimistes…

En tout cas, c’est peut-être à cause de ces principes que Bitcoin (tant la monnaie que son protocole et l’idée qui le sous-tend) gagne tous les jours un peu plus de notoriété et d’appuis de gens qui ont une vision du monde un peu plus large que celle offerte par nos gouvernants. Ainsi, Bill Gates, qui n’a sans doute aucun mal à comprendre la nature extrêmement disruptive (voire « dévastatrice » comme l’envisage ce récent article paru sur Contrepoints) de cette innovation, a récemment exprimé son enthousiasme vis-à-vis de la monnaie numérique :

« Bitcoin shows how cheap it can be. Bitcoin is better than currency in that you don’t have to be physically in the same place and of course for large transactions, currently, it can get pretty inconvenient. »

Et il n’est pas le seul à comprendre les implications profondes de cette invention. Certains sont même prêts à partir à l’aventure entrepreneuriale avec Bitcoin. C’est le cas d’Eric Larchevêque, l’un des fondateurs de la Maison du Bitcoin, récemment interviewé par La Tribune et qui explique ainsi :

« Le bitcoin constitue une rupture technologique comme l’a été Internet. À mon sens c’est véritablement le point de départ d’une nouvelle révolution industrielle. Le protocole mathématique qui le régit est d’une fiabilité absolue. Il permet d’imaginer une nouvelle donne financière, bien au-delà du concept de monnaie. C’est une alternative au système financier actuel, une manière concrète pour le citoyen de devenir sa propre banque en évitant tout intermédiaire. »

Si je ne partage pas tout à fait son assurance sur la fiabilité du protocole (il est suffisamment sûr, certes, mais le croire d’une fiabilité absolue me paraît pour le moins hardi), je rejoins l’opinion émise que les principes sous-jacents offrent un terreau propice à une importante révolution technologique, tout en notant, comme le fait du reste France-Bitcoin, que ces nouveaux services périphériques à la blockchain (vote électronique, gestion de propriété privée, preuve documentaire, etc…) nécessiteront toujours que celle-ci soit étroitement associée à une création de valeur monétaire.

Quant à la prise de conscience que Bitcoin peut modifier drastiquement la façon de comprendre la monnaie, elle s’étend doucement parmi la population, à commencer bien sûr par les sbires de l’Etat qui, sans trop comprendre comment ça fonctionne mais sentant bien une menace sur leur pré-carré, tâtent le terrain à coup de petites questions parlementaires discrètes, histoire de sortir de la bonne grosse régulation le moment venu.

Ailleurs dans le monde, c’est le même mécanisme : Bitcoin apparaît petit-à-petit pour ce qu’il est, à savoir une disruption fondamentale de l’idée qu’on peut se faire d’une monnaie, une alternative crédible à ce monopole d’État et sur laquelle il ne pourra techniquement pas avoir d’emprise sauf à contrôler Internet lui-même au-delà du raisonnable. Et forcément, ça l’irrite et ça déclenche chez lui les habituelles démonstrations de mauvaise humeur.

When in doubt, inflate !

Au passage, pour un bricolage numérique qui a longtemps été vu comme incapable de faire la moindre ombre aux monnaies officielles, on s’étonnera de voir les États monter aussi rapidement dans les tours … Mais voilà : tant les banques que les politiciens commencent à comprendre que le monde qui s’ouvre à présent n’est vraiment plus tendre pour eux. En effet, pour chaque service qu’une banque rend, il y a maintenant au moins une technologie qui peut le faire mieux, plus vite et moins cher. Et pour chaque pouvoir que l’État prétend avoir, il en est déjà de même pour une partie et l’avenir de ce qui reste est tracé.

Bref, si peu peuvent se permettre d’affirmer de quoi l’avenir sera fait, et encore moins en ce qui concerne Bitcoin, en tout cas, les récents développements, tant du côté européen avec ces nouvelles injections que du côté chinois avec ces nouveaux accords de swaps, n’augurent rien de bon pour les monnaies fiat comme l’Euro et le Dollar. L’euro, en baisse marquée, ne séduit plus face au dollar, et ce dernier n’inspire manifestement plus confiance aux Chinois.

À mesure que les applications innovantes se multiplient pour utiliser aussi bien la monnaie numérique que son épine dorsale, la blockchain, la position prudente consiste donc à conserver ouverte toutes les options, y compris celle d’une utilisation croissante de Bitcoin par les individus, notamment pour se prémunir des bidouilles de plus en plus dangereuses des États et de leurs dirigeants sur les monnaies qu’ils nous imposent.

On doit surtout conserver à l’esprit les performances historiques de la monnaie fiat, pour laquelle l’Histoire a démontré plus d’une centaine de fois qu’elle retombe toujours à sa valeur intrinsèque, zéro.
—-
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  • Donc ?

    Il ne reste plus qu’une petite guerre mondiale pour repartir à zéro ?

    Mon opinion est celui-ci:

    Quand des cyniques du monde entier se cachent derrière de gros mensonges, le plus simple est de zigouiller du peuple.

    Très simple !

    • Quand les poules édentées du fermier Hollande apprendront à se servir de leurs ergots, elles ne seront peut-être pas plus dodues, mais éviteront de passer à la casserole l’une après l’autre. (Et le fermier retrouvera la ligne et une meilleure digestion).

      • Non, vous n’avez pas bien compris:

        Quand la poule ne pond plus d’oeufs, on la zigouille. Point.

        Le fermier est une mauvaise image, car il doit s’assurer du minimum de confort pour ses poules….

        L’Etat lui en revanche sait se détacher physiquement, légalement des poules. Il sait mettre des distances avec des lois et des taxes.

        L’Etat peut ainsi manger les œufs sans avoir besoin de nourrir les poules, ni même de ramasser les œufs.
        (Nous éviterons de parler du RSa, etc….qui sont mangés par les souris=perte sèche)

        Finalement, il suffit de devenir Etat, ou renard, mais surtout pas poule.

  • J’utilise beaucoup bitcoin, cette technologie a vraiment de l’avenir mais je ne crois pas trop à ces histoires de « dédollarisation ». Les pays émergents se sont servis des QE pour eux aussi augmenter leur masse monétaire sans que leur monnaie baisse face au dollar et les swap ne sont qu’une forme de création monétaire cachée.

    Je troquerais volontiers mes euros ou mes dollars contre le bitcoin ou une autre crypto, mais sûrement pas pour un truc géré par le gouvernement russe ou chinois…

    • je ne suis pas très connaisseur du bitcoin mais il me semble que d’autres monnaies du même genre sont apparues comme le darkcoin et d’autres vont encore appaître. il y a fort à parier que de nouvelles monnaies du même genre font apparaître en supprimant les défauts du bitcoin . n’oublions pas que le bitcoin est la première cryptomonnaie, il est normal qu’elle ait des défauts et des faiblesses et que de nouvelles cryptomonnaies améliorées apparaissent

      • Le darkcoin se vante de choses qu’il n’a pas, sinon il y a plusieurs défauts à corriger et il faut faire des compromis, par exemple le POS est impossible avec les ring signatures.

    • Je ne serais pas aussi certains que vous sur la perennité du dollar en tant valeur de référence mondiale .
      Il est clair que les USA perdent du terrain sur la domination économique au profit de la chine de russie pour ne citer qu’eux. Au final les victimes de cette guerre des monnaies seront les epargnants . Certains anticipent d ou les volumes d achats de bitcoin sur des plateformes comme OKCOIN (plateforme chinoise)

      • De la Chine surtout, mais je ne pense pas qu’a long terme le dollar perdra grand chose, la monnaie chinoise est bien plus trafiqué que le dollar. Quand à la Russie, Poutine aime se faire mousser.

        Sinon les plate-formes chinoises ont manipulé le prix du bitcoin récemment.

  • Navré, vous encensez Bitcoin car il n’a pas été crée par un systeme etatique, cela n’en fait pas pour autant un bon systeme.

    Le principe d’une monnaie, c’est que sa quantité doit s’accroître pour créer de la richesse. Une banque crée de l’argent lorsque elle propose un crédit à qqun ou à une boîte. Cela participe au dynamisme d’une société.

    Bitcoin est un systeme borné, la quantité de bitcoins est fixé et limité à l’avance. Il est donc entierement spéculatif (lié à la rareté) et ne peut participer à accroître les richesses.

    • Comme si la richesse se créait en accroissant la quantité de monnaie… Le principe d’une monnaie, c’est de servir d’intermédiaire de confiance dans les échanges de richesses créées par ailleurs. Et quelle confiance avoir dans une monnaie dont un état peut émettre des billets quand ça l’arrange ?

      • Pour vous convaincre regardez les pays où les prêts (donc creation de monnaie on est d’accord au moins sur ce point j’espere?) sont autorisés et ceux où ils sont interdits (les pays arabes par exemple). Et regardez les niveaux de vie des populations.

        Sans creation monetaire, point de possibilité d’emprunter pour acheter votre maison. Comment vous feriez pour acquerir votre logement? Vous allez attendre d’avoir economisé la somme à 65 ans pour enfin être proprietaire?

        Si la somme de monnaie est fixe alors aucune croissance n’est possible. On se partage un stock.

        • On peut très bien emprunter sans monnaie ni monopole bancaire. Je te cède le champ près de la rivière, et chaque année pendant 20 ans tu me donneras un cochon et cinquante livres de beurre. Comme je l’ai dit, la monnaie n’est qu’un intermédiaire de confiance. Si vous croyez loger plus de gens en créant de la monnaie pour leur permettre d’emprunter, vous avez la crise des subprime. Subprime : auquel on ne peut accorder la confiance qu’on accorderait à quelqu’un classé prime.

        • Contrairement à ce que vous dites, il est possible d’emprunter même sans créer de la monnaie. Il suffit qu’un créditeur et un débiteur se rencontrent. (Mais le prix de l’argent serai certainement plus élevé)
          Sur ce point, le Bitcoin à les même propriétés que l’or.

          • Votre exemple est mal choisi car le nombre de cochons (ou de beurre) n’est pas limité (il peut croître). Donc il s’agit en quelque sorte de creation monetaire. Je rappelle que le NOMBRE DE BITCOINS EST FINI. Et pour accorder un emprunt on doit s’assurer que l’on sera remboursé (sinon Subprime comme vous dites mais ce n’est pas parce que des criminels ont tués à l’aide d’un couteau qu’il faille interdire les couteaux).

            @anod1 Veuillez me donner un exemple concret car j’aimerai comprendre (c’est possible mais je vous donnerai les inconvénients après votre réponse).

            • Un exemple concret ? Je veux acheter une maison, j’emprunte 100 000 € à une banque, qui a recu ses 100 000 € d’épargnants. Je rembourse avec des intérêts, la banque reverse le principal et une partie des intérêts aux épargnants.

            • Les cochons, je veux bien, mais le kilo de beurre, on peut très bien faire l’analogie avec le bitcoin : s’il n’y a que 21 tonnes de beurre dans le monde, vous achetez une balance de précision et vous vendez en cent-millionièmes de gramme.

    • « Une banque crée de l’argent lorsque elle propose un crédit à qqun » : uniquement si on admet le principe des réserves fractionnaires. Dans le cas contraire, un prêt ne crée aucune monnaie supplémentaire.

      « Il est donc entierement spéculatif » : le terme « spéculatif » est inapproprié puisqu’on connaît le nombre total de bitcoins. Aucune spéculation n’est possible puisqu’il n’y a pas besoin d’anticiper un avenir incertain.

    • C’est faux ca ! Pas besoin d’avoir une quantité de monnaie qui croit avec l’économie.
      Les exemples de niveaux de vie ont tout à voir avec la liberté de ces peuples et non à leur système monétaire.
      Au 19ème, sous des régimes d’étalon or (avec donc une quantité de monnaie qui croit beaucoup moins vite que l’économie), on a eu droit à une explosion de la richesse.

  • « éviter tout intermédiaire « ..Ok .. et même la belle mère ? LOL

  • La monnaie numérique risque fort de suivre le même chemin que les monnaies traditionnelles !!!! Quant à ses vertus de fiabilité inattaquable je veux bien mais est ce du déclaratif ou est ce démontré ????? Qui connait le fameux protocole et peut l’expliquer au citoyen ordinaire ???? Si cette monnaie est si sure ce devrait être un raz de marée ou l’on devrait voir les états monter au créneau de façon très vigoureuse !!!!!Ne peut-on avoir un doute raisonnable même limité ????

    • si vous vouler comprendre le bitcoin un peu mieux , il y a le document original qui est ici :
      https://bitcoin.org/bitcoin.pdf

      effectivement c’est en anglais et un peu obscur pour le citoyen lambda .
      En simplifiant chaque transactions est signée , verfiée en enregistrée par un reseau distribué de par le monde. Un fois que c est fait vous ne pouvez plus changer la transactions . Si vous tenter une telle manipulation votre transactions sera rejetée par le reste du reseau .
      On pourrait dire que c est l llustration de : si tout le monde a le pouvoir alors personne n a le pouvoir .

      Quand au phenomène raz de marée , il en etait de même pour internet en France .
      Et c’est la l erreur : Ne voyer pas ce phenomène a l echelle de la France , mais à l echelle Mondiale .
      Si Paris n’est pas la France , alors la France n’est pas le monde .

  • « ces nouveaux services périphériques à la blockchain nécessiteront toujours que celle-ci soit étroitement associée à une création de valeur monétaire. » Pas seulement car la création de valeur monétaire dépend également du fait que Bitcoin est une monnaie réputée déflationniste (quantité totale d’unités de compte en augmentation plus lente que les richesses à échanger). Or, cela ne tient pas compte de la multiplication des monnaies concurrentes de Bitcoin, la somme de toutes ces monnaies étant intrinsèquement inflationniste (quantité totale d’unités de compte en augmentation plus rapide que les richesses à échanger). Si la blockchain dépend effectivement de la création de valeur monétaire, alors cela signifie que cette innovation ne permet de pas de résoudre la question de la synchronisation décentralisée de données. C’est donc un enjeu majeur de vérifier que ce n’est pas le cas, par une application pratique testée avec succès hors toute notion de monnaie.

    • Attention : il y a un blockchain pour chaque crypto monnaie.

      Les fichiers du blockchain sont synchronisées via un reseau p2p. Voyez ca comme un registre des transactions .

      Enfin derrière les cryptomonnaies il y a une grosse communauté de gens qui n hesite pas a tirer le signal d alarme si une de ces nouvelles monnaies n est pas viable ou est une arnaque (monnaie pré-minnée par exemple).
      Ce qui explique qu’un nombre limité de ces monnaies sont reconnues (comme le litecoin ou le darkcoin)

      Mais le bitcoin reste la reference de part son ancienneté, son volume et la puissance de calcul associée.

      • « il y a un blockchain pour chaque crypto monnaie » : tout à fait. C’est la somme des unités disponibles des diverses monnaies qui devient inflationniste si le cumul des unités en circulation augmente plus vite que le flux de richesses nouvelles, quand bien même chaque monnaie indépendante serait construite pour être déflationniste.

        • sur le coté théoriquement inflationniste, mathématiquement, ça peut être juste. maintenant et jusqu’à aujourd’hui, ce n’est pas le cas.
          par exemple, il y a 6 semaines (avant, je n’avais pas eu l’idée de regarder ça), il y avait 492 monnaies, et le btc représentait 90 % de la capitalisation boursière de l’ensemble.
          aujourd’hui, il y a 530 monnaies, et le btc représente 91,2 % de l’ensemble.
          peut être dans 10 ans, il y aura 5 000 monnaies, mais si le btc fait 95 % à lui tout seul, l’inflation n’aura pas eu lieu.
          http://coinmarketcap.com/currencies/views/all/

  • J’ était assez sceptique au départ sur les crypto-monnaies en pensant que l’état allez foutre son nez dedans.

    Mais comme je suis encore plus dégoutés de l’état j’aimerais avoir quelques renseignement sur boitcoins et autres.

    Le soucis ce n’est pas de comprendre le fonctionnement. Ca ça va…
    J’aimerais savoir si il est possible d’avoir des services associés au bitcoin équivalent à ceux d’une banque pour ce qui est des dépenses courantes. J’aimerais savoir aussi si mes clients pourraient me payer en bitcoin ( ou autre ) d’une quelconque manière que ce soit. Sachant que mes clients n’ont pas de bitcoins pour les 99%. Peuvent-ils faire des virements avec conversions automatique euros/bitcoins ou un truc du genre ?

    Merci, si vous avez des liens !

    • Il y a plusieurs centaines d’entreprise dans les cryptos qui offrent toute sorte de produits:
      https://angel.co/bitcoin

    • Pour comprendre le fonctionnement, je vous conseille cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=Lx9zgZCMqXE

      Sinon, oui le bitcoin permet d’accéder à une myriade de services de type bancaire. Des sociétés comme Paymium en France, Coinbase ou Bitpay permettent à vos clients de vous payer en bitcoins. C’est extrêment bon marché et la conversion est automatique si vous le souhaitez.
      Il existe actuellement tout un ecosystème dans le monde du bitcoin qui fonctionne sans le moindre intermédiaire bancaire. (Il y a 3 mois, on comptait une douzaine de sociétés avec des comptabilités exclusivement en bitcoin, salaires compris).
      Vous pouvez même émettre des actions grâce au protocole, garantir la propriété de documents, effectuer des prêts, …

    • Si tu veux poser des questions sur le Bitcoin et autres crypto-monnaies n’hésites pas à passer sur CryptoFr, le seul forum francophone généraliste actuel sur les cryptos.

      http://www.cryptofr.com/

      Le forum utilise d’ailleurs un logiciel très différents de la moyenne des forums, les conversations se déroulent de manière instantanée, il est possible d’utiliser des tags et tout un tas d’autres choses.

  • Les volumes déchanges en bitcoin ont dépassé les volumes de transactions deWestern Union et sont à plus ou moins 20 % du volume des transactions PayPal…

    • Vous avez une source ? Ca m’intéresse beaucoup.

    • on ne parle pas de la même chose :
      pour moi, et j’imagine pour une quantité de gens, j’ achète des btc pour les vendre en euros et en chf. et j’utilise ensuite ces euros et ces chf pour racheter des btc. j’ai déjà acheté environ 100 btc, à différents cours, que j’ai revendu, généralement à un cours un peu plus élevé.
      dans l’économie réelle (pour parler comme un gauchiste), je n’ai acheté sur le net par correspondance qu’un petit objet de 0,17 btc.
      à mon avis, bitcoin est encore loin de faire de l’ombre à western union. d’ailleurs, le chiffre d’affaire de wu a t’il baissé depuis 1 an ?

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