Suisse : 15 raisons de voter oui à l’initiative populaire « Sauvons l’or de la Suisse »

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Suisses, Sauvez votre or le 30 novembre prochain !

Par Ludovic Malot.

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Le 30 novembre prochain le peuple Suisse se rendra aux urnes pour voter sur l’initiative populaire « Sauvons l’or de la Suisse ».

De quoi parle-t-on ?

La Suisse, par l’intermédiaire de sa banque centrale, a été l’un des plus importants détenteurs d’or physique au monde avec des réserves avoisinant les 2600 tonnes jusqu’au début des années 90. Historiquement, le Franc Suisse a été couvert à hauteur de 40% par des réserves d’or métallique, ce qui a permis à la Suisse de construire non seulement une place financière solide et digne de confiance mais aussi de développer une économie prospère, stable et d’être à la fois enviée et respectée à l’étranger.

À qui appartiennent ces réserves d’or ?

La Banque Nationale Suisse (BNS) est un gestionnaire de fonds au même titre que n’importe quelle autre banque. L’argent et l’or dont elle dispose librement sont la propriété pour 2/3 des cantons, c’est-à-dire du peuple et le solde est détenu par des privés notamment des caisses de pension. À ce titre, il n’y a donc aucune raison de lui faire plus confiance qu’à UBS ou Crédit Suisse.

Que s’est-il passé à la fin des années 80 et au début des années 90 ?

Le Conseil Fédéral (sous l’impulsion et le lobbying de personnes extrêmement influentes) décide que la Suisse doit adhérer au Fonds Monétaire International (FMI). Une clause du FMI (Article IV, Sec 2b) oblige la Suisse à supprimer le rattachement du franc à l’or. Ce faisant la Constitution est hâtivement modifiée en 1999 ainsi que la loi sur la Banque nationale révisée en 97, 2002 et 2003. Sans réel débat populaire sur les implications de rejoindre cette organisation internationale, le Conseil Fédéral entérine l’adhésion de la Suisse au FMI en 1992.

Dans quelles circonstances la BNS vend-elle les réserves d’or ?

Dès 2000, et suite à l’adoption de la nouvelle constitution, la BNS croit nécessaire de se débarrasser de son or « excédentaire » et brade 1560 tonnes de son stock pour 24,3 milliards (cours au plus bas et par des effets d’annonces comme étrangement d’autres banques centrales que nous mentionnions dans un article ultérieur) Valeur des 1560 tonnes au cours d’aujourd’hui: 60,5 milliards soit une perte colossale de 36.7 milliards de francs.

Comment, dans les faits, les réserves d’or sont-elles utilisées pour soutenir artificiellement le dollar américain et le système de « monnaie-fiat » qui en est la pierre angulaire ?

En 1971, Nixon déclare la fin de la convertibilité du dollar en or parce que les États-Unis ne peuvent plus honorer leurs dettes – leurs interventions militaires incessantes sont ruineuses. Rapidement le gouvernement américain se libère de toute contrainte budgétaire et bascule à 100 % sur un système de monnaie-fiat (monnaie papier et scripturale sans aucune couverture de valeur réelle) qui s’imposera au niveau international. Ce système leur permet de monétiser des dettes illimitées (la FED comme prêteur en dernier ressort et par l’émission de bons du trésor) et de les faire naturellement financer par le reste du monde. Par le biais de diverses organisations internationales notamment le FMI et la Banque des Règlements Internationaux ce système démonétise l’or métallique de force.

Au printemps 2011, le dollar américain dévisse – les États-Unis croulent sous les dettes, ce pays est en réalité en faillite – l’once d’or passe de $1500 à $1900 en seulement 8 semaines. Le 6 septembre 2011, ces événements engendrent une forte appréciation du Franc Suisse. La BNS semble alors vouloir hypothéquer l’intégralité de son or et impose un taux plancher avec l’euro ce qui marque l’entrée définitive du Franc Suisse dans le bal des monnaies 100% fiat (monnaies sans valeur intrinsèque, non couvertes par un bien réel et précieux comme l’or). Nous soupçonnons d’ailleurs fortement la BNS de ne plus détenir d’or physique mais des comptes sur métaux ou des titres (qui s’apparentent à des réserves virtuelles, à « l’or papier » ou certificats que les banques réussissent d’ailleurs brillamment à vendre à leurs clients peu informés).

Quel rôle l’or joue-t-il dans le système monétaire et en quoi il dérange l’élite bancaire et sa monnaie fiat ?

L’or est un indicateur de la valeur d’une monnaie. Une hausse du cours de l’or dans la devise dans laquelle il est libellé indique une perte de valeur de cette même monnaie (il agit comme révélateur d’inflation monétaire). Pour maintenir l’illusion que les monnaies fiat sont dignes de confiance, il est donc essentiel de contrôler et manipuler son cours. Voir le mémorandum déclassifié du 3 Juin 1975 publié sur le site du GATA et rédigé par l’économiste Arthur Burns, envoyé au président Gerald Ford ainsi qu’à plusieurs hauts responsables gouvernementaux, y compris le Secrétaire d’État Henry Kissinger. On retiendra par principe que toutes les monnaies-fiat (fondamentalement illégitimes et responsables de l’appauvrissement général) ne peuvent être imposées que par coercition et en surestimant leur valeur réelle par rapport à l’or. Le cours de l’or est donc maintenu au plus bas par diverses techniques frauduleuses et ce depuis plusieurs décennies pour dissimuler la non-valeur des monnaies-fiat. Voir le GATA (Gold-Anti Trust Committee) et l’article de Chris Powell ainsi que l’ouvrage du spécialiste Suisse Ferdinand Lips, Gold Wars, The Battle Against Sound Money Seen from a Swiss perspective.

Que demande exactement cette initiative ?

Cette initiative si elle devait être approuvée par le peuple exige au niveau constitutionnel (double majorité du peuple et des cantons pour quelle soit recevable) que :
1. Les réserves d’or de la BNS soient inaliénables
2. Ces réserves devraient obligatoirement être stockées en Suisse
3. La BNS devrait détenir au moins 20% de ses actifs en or.

Que disent les politiciens qui s’opposent à l’initiative ?

Eveline Widmer-Schlumpf, Conseillère Fédérale : « L’or figure parmi les placements les plus volatils et donc les plus risqués dans le bilan de la BNS. »

Le cours de l’or était à $35 l’once au début des années 60 et n’a cessé d’augmenté au fil des décennies pour être à $1230 l’once aujourd’hui. La BNS est responsable de la perte de 36,2 milliards de francs due à la vente de 1560 tonnes d’or début 2000 – ventes opérées sans aucune justifications valables – par rapport au cours actuel. D’autre part, l’or ne peut pas être considéré comme un placement spéculatif mais comme une ultime réserve de valeur, pour couvrir l’émission de monnaie fiduciaire et scripturale qui intrinsèquement ne valent rien. C’est oublier aussi que toutes les monnaies fiat – basées sur de l’argent dette – retournent systématiquement à leur valeur intrinsèque, c’est à dire zéro.

Serge Gaillard, directeur de l’Administration fédérale des finances, « Selon les initiants, le maintien du stock de la banque centrale – actuellement à 1040 tonnes d’or – est indispensable pour garantir la stabilité du franc suisse » « Faux, rétorque le Conseil fédéral. Cela fait longtemps que l’or n’a plus d’incidence directe sur la stabilité des monnaies. »

En vendant son or (seule vraie réserve de valeur) et en accumulant des réserves massives d’euro (une monnaie-fiat dette) la BNS a littéralement liquidé les bijoux de famille et divorcé le franc suisse de toute crédibilité lorsque la crise de la dette reviendra sur la scène. On a jamais résolu un problème de dettes par plus de dettes, les politiciens et technocrates illusionnistes cherchent juste à gagner du temps – mais l’écran de fumée ne durera qu’un temps.

Serge Gaillard poursuit : « Miser sur l’or est extrêmement risqué et pourrait avoir des effets secondaires très inquiétants pour les finances des cantons »

L’or est de loin l’actif le plus sûr dans un système internationalisé de monnaie-fiat, creusant un puits de dettes sans fond et imposé par coercition (d’où maintenant la possibilité de la BNS, et ce sans le moindre contrôle, d’accumuler des réserves illimitées de devises – qui ne sont rien d’autre que des dettes, en l’occurrence européenne, par la dilution du franc Suisse. Dans l’hypothèse d’un libre marché en matière monétaire (ce qui devrait être le cas dans des pays qui se disent libres et démocratiques) seul l’or s’imposerait naturellement (l’or métallique est la seule monnaie véritable) et les banques centrales n’auraient aucune utilité. (elles sont d’ailleurs responsables des crises, récessions, dépressions et bulles ce que nous expliquions ici).

D’où les actions répétées depuis des années du représentant républicain Ron Paul (Texas) pour faire auditer la Fed – ce qui de facto prouverait que cette institution agit contre l’intérêt public et marquerait son abolition. Ron Paul soutient d’ailleurs l’initiative « Sauvons l’or de la Suisse » dans cet article. Ce qui signifie que non seulement les banques centrales n’ont pas à vocation à apporter des dividendes à qui que ce soit mais que leur existence dans un système monétaire libre, honnête et dans l’intérêt public est tout simplement injustifiable.

Thomas Maier (Verts lib’) : « l’initiative remet en cause les fondements de notre système actuel. Si la BNS ne peut pas vendre son or, il devient un élément qui n’a aucune valeur. »

Le système actuel n’est pas dans l’intérêt public et conduira chacun d’entre nous à la ruine s’il n’est pas réformé. L’or est la seule vraie monnaie depuis 6000 ans, sa seule vocation est de couvrir de la monnaie fiduciaire et scripturale. Vouloir vendre l’or est une escroquerie et revient à vendre la fortune du peuple durement acquise au fil des générations.

Dominique de Buman (FR/PDC) : « le texte est pervers. En cas de chute du cours de l’or, la BNS devrait alors racheter des réserves qu’elle n’aurait plus le droit d’aliéner. Elle se verrait prise dans un corset dangereux dans sa capacité de réaction et de rendement »

Dans un système de monnaie-fiat, le cours de l’or ne peut évoluer qu’à la hausse à moyen et long terme (prouvé par l’évolution du cours ces 50 dernières années, ce que nous mentionnions plus haut) d’autre part parce que cette monnaie-fiat intoxique progressivement les marchés, érode la confiance de personnes d’abord initiées qui, elles, ne peuvent pas être trompées et révèle ensuite aux yeux de tous son caractère frauduleux. (les baisses et variations soudaines ne sont que des tentatives de manipulation de son cours)

« Aujourd’hui, l’or représente 7,34% des actifs. Si à terme, la BNS doit avoir 20% de ses actifs en or, cela couterait 63 milliards de francs à la Suisse. L’initiative ne dit pas comment on financerait ceci. »

Si la BNS n’avait pas vendu son or – soit 60,5 milliards – avec une perte nette de plus de 32 milliards – elle n’aurait certainement pas à en acheter à nouveau aujourd’hui. Cette perte ne fait pas l’objet de publicité, ni de la BNS ni de la part des politiciens qui n’ont pas pris leurs responsabilités. Ferdinand Lips, spécialiste de l’or et banquier Suisse les avait pourtant mis en garde au vu de l’escroquerie que consistait la vente des réserves d’or. D’autre part, la BNS s’est massivement exposée en achetant pour un montant insensé de plus de 450 milliards de devises (rappelons-le des monnaies-fiat qui ne sont en réalité que de la dette) à hauteur de 90% de son bilan et cela sans déranger le moins du monde les politiciens ni le Conseil Fédéral.

Jacques-André Maire (NE), au nom du Parti Socialiste, « le texte repose sur un mythe: celui qui dit que l’or est sûr. Or, on s’apercoit que l’or est très volatile et qu’il a perdu 30% de sa valeur en une année, rappelle-t-il. L’autre mythe, c’est que la Suisse serait un lieu sûr pour l’or. Ce qui est faux. »

L’or est une valeur extrêmement sûre. Nier ce principe revient à remettre en cause que la terre est ronde. Le phénomène de volatilité n’est pas la résultante d’une libre confrontation de l’offre et de la demande mais de la manipulation de son cours. D’autre part, parce qu’un bien – manipulé ou pas – est volatile à court terme ne remet pas en doute sa caractéristique de réserve de valeur à moyen et long terme.

La Suisse est un lieu sûr pour le stockage de l’or – pour autant qu’il soit entreposé en dehors du système bancaire – et ceci n’est pas un mythe. Entre 2009 et 2013, plus de 1500 tonnes d’or physique en provenance de l’étranger est arrivé dans notre pays, ce n’est pas un hasard. On sait que – dans des périodes de crises similaires à ce que nous vivons au niveau mondial aujourd’hui – des états ont spolié leurs citoyens (comme aux États-Unis en 1933). La Suisse est aujourd’hui un des seuls pays au monde à être recommandé pour le stockage d’or physique car une confiscation par les autorités est improbable, étant donné son système de démocratie directe. Il est d’ailleurs inquiétant de constater que des pays comme la France et les États-Unis ont déjà pris des mesures législatives discrètes pour pouvoir identifier les acheteurs d’or physique.

Prisca Birrer-Heimo (PS/UR) affirme que « les auteurs de l’initiative compromettent la crédibilité de la BNS. Plus celle-ci a une grosse part d’or, plus cela devient difficile de redistribuer des bénéfices aux cantons ».

Comme nous l’avons mentionné à plusieurs reprises, le but essentiel de posséder des réserves d’or est de couvrir la monnaie fiduciaire et scripturale qui intrinsèquement n’ont absolument aucune valeur. Il n’y a pas lieu de faire des bénéfices ou de spéculer avec l’argent du peuple et de les distribuer aux cantons, ceci est une absurdité qui malheureusement semble rentrée dans les moeurs. La monnaie est une réserve de valeur qui doit être stable et qui constitue une contre partie productive à celui qui en reçoit (par le fruit de son travail, par la production d’un produit, d’un service qui apporte une valeur ajoutée).

Jean-René Germanier (PLR) « l’or fait partie des placements les plus volatils et les les plus risqués de la BNS. L’or est un instrument de la diversification des réserves monétaires. Il n’a plus aucune importance sur les marchés ».

L’or a été démonétisé de force après la deuxième guerre mondiale pour imposer un système de monnaie-fiat qui profite à une petite élite et un cartel de banques qui s’enrichit au détriment de chacun d’entre nous. Ce système a basculé l’humanité dans un esclavagisme économique et fiscal sans précédent. (l’inflation monétaire propre à la monnaie-fiat confisque la valeur produite par chacun d’entre nous, créé de la dette à jamais remboursable, détruit la souveraineté et rend possible des guerres ruineuses et interminables) Seuls ceux qui comprennent le fonctionnement de la monnaie-fiat peuvent saisir les conséquences d’un système qui est voué à l’autodestruction et ainsi se préparer au pire.

« Pour servir la Suisse, il faut une institution indépendante qui puisse développer son action pour une stabilité des prix et des changes, afin d’obtenir des bénéfices profitables aux collectivités publiques »

La stabilité des prix et la lutte contre la déflation – rhétorique bien connue des banques centrales et leurs pseudos experts – répétée en boucle par les politiciens ignorants n’est rien d’autre qu’une manipulation de la monnaie, des taux d’intérêts pour maintenir le plus longtemps possible un système de monnaie-fiat. (en réalité la déflation doit librement s’opérer car elle agit comme correction naturelle à un excès de monnaie et détruit la dette (les investissements non rentables) eux-mêmes révélés au grand jour dans une situation de taux d’intérêts plus élevés). Raison pour laquelle toutes les banques centrales luttent avec acharnement contre la déflation qui est la conséquence de leurs propres interventions illégitimes (croissance exponentielle et artificielle de la masse monétaire). Le cas du Japon est emblématique – la déflation est causée par une inflation monétaire débridée. Autrement dit, les banques centrales jouent un double jeu : celui du pompier (en faisant croire que leurs interventions peuvent rétablir la croissance et l’emploi) et du pyromane (inonder les marchés de fausse-monnaie, opérations diplomatiquement appelées « quantitative easing »).

Ueli Leuenberger (Verts/GE) : « les initiants veulent imposer à la BNS des contraintes économiques irresponsables. En cas d’acceptation de l’initiative, il sera impossible d’appliquer le taux plancher de 1,20 pour l’euro par rapport au franc ».

Le taux plancher de l’euro n’a aucune raison d’être et cela est une grave manipulation du marché de la part d’une institution qui n’a aucune légitimité pour agir de la sorte et dont ses représentants ne sont d’ailleurs pas élus. Dans un système sain et honnête (100% de couverture or de la monnaie) si la valeur du franc Suisse augmente (contraction de la masse monétaire) cela veut dire notamment que la confiance des acteurs du marché (quels qu’ils soient) se dirige vers le franc Suisse par rapport à d’autres monnaies. (notons que les hedge funds et autres spéculateurs de tous poils sont éradiqués dans un système de couverture métallique or. L’oxygène des spéculateurs n’est autre que la monnaie-fiat) Cette hausse de la valeur du franc – donc une augmentation du pouvoir d’achat – doit bénéficier aux utilisateurs de cette même monnaie et un correctif nécessaire de déflation doit naturellement apparaître dans l’économie. (baisse des prix au niveau national et baisse des prix à l’importation, baisse des salaires, mais aussi baisse des coûts de production – donc conservation des marges) Le système de monnaie-fiat et les réserves fractionnaires expliquent à eux deux le fait que le franc suisse a perdu 95% de sa valeur depuis 1913. Inversement, un retour à un système de couverture métallique or à 100% – qui empêcherait toute manipulation des états et des banquiers centraux – ferait chuter de manière bénéfique les prix de l’ordre de 90%.

Roland Fischer (Verts ‘lib/LU) : « avoir de l’or inaliénable, donc invendable, est incompatible avec la mission de la BNS puisqu’elle ne pourrait pas le vendre et en tirer du bénéfice ? »

Nous répétons à nouveau que l’or est la seule vraie monnaie librement choisie par l’humanité depuis des temps immémoriaux. Qu’une institution qui opère comme gestionnaire de fonds et banque d’émission veuille vouloir en tirer des bénéfices est incompatible avec l’intérêt public. Non seulement cet or ne lui appartient pas mais la détention de réserves d’or métallique justifie l’émission de monnaie fiduciaire et scripturale qui eux – n’ont intrinsèquement aucune valeur. Raison pour laquelle ils doivent impérativement être adossés à un bien, à une valeur réelle.

Pourquoi voter OUI à cette initiative ?

1. L’or est la seule vraie monnaie légitime et digne de confiance qui est à même de couvrir la monnaie fiduciaire et scripturale. (ces deux médiums étant utilisés uniquement pour des raisons pratiques). Les monnaies-fiat sont des suppôts de confiscation qui ont été imposées par les élites pour servir leurs propres intérêts à défaut de l’intérêt public avec la collusion des états et gouvernements. Toute monnaie-fiat retourne inéluctablement un jour ou l’autre à sa valeur intrinsèque, c’est à dire zéro. (Voltaire)

2. L’or est la seule monnaie de réserve ultime. Il a été choisi librement par les hommes depuis des millénaires parce que lui seul remplit les critères requis d’une monnaie : rareté, divisibilité, multi-usages, universellement reconnu et accepté. Affirmer le contraire n’est rien d’autre qu’une imposture. En affirmant que l’or est une « relique barbare » John Maynard Keynes s’est certes rendu célèbre, mais il est le plus grand imposteur de l’histoire économique récente. Ce personnage est le principal instigateur du système monétaire d’après guerre articulé autour de la monnaie-fiat. Il s’est naturellement servi des caractéristiques de cette monnaie frauduleuse pour échafauder ses théories économiques fallacieuses qui ont causé un dommage considérable à l’humanité – théories, qui malheureusement, continuent d’être promues aujourd’hui par toute une horde d’économistes Keynésiens, naturellement payés par l’appareil étatique !

3. La Banque Nationale Suisse est une institution qui a gravement fauté et outrepassé ses attributions et dont les responsables n’auront jamais à rendre compte de leurs actes lorsque le système de monnaie-fiat qui s’est internationalisé sous la houlette de la Fed et du FMI notamment s’effondrera sur lui-même.

4. L’or est la seule vraie monnaie qui peut agir comme amortisseur de choc et contrer une crise grave, un effondrement du marché obligataire et un krach monétaire à grande échelle – qui ne peuvent être causés que par une monnaie-fiat – car ils sont inscrits dans son ADN.

5. La Banque Nationale Suisse est auditée par une société américaine, en l’occurrence Price Waters Coopers (PWC) la même société qui auditait la compagnie Swissair et qui a réussi à échapper à des poursuites pénales des actionnaires.

6. La Banque Nationale Suisse est devenue une filiale offshore de la Fed, raison pour laquelle la Suisse capitule maintenant sur tous les fronts en matière fiscale et financière, sous les moindres menaces et le chantage des États-Unis et des pays européens.

7. Le Franc Suisse a perdu plus de 95% de sa valeur depuis 1913 date à laquelle a été créée la FED et depuis l’introduction d’un système de réserves fractionnaires au niveau international (fractional banking). La glissement vers une monnaie-fiat – sans aucune valeur intrinsèque – chemin qu’a pris la Banque Nationale Suisse depuis son adhésion au FMI en 1992 marque la fin de sa souveraineté et son asservissement au gestionnaire des gestionnaires de la monnaie-fiat : les États-Unis.

8. Toutes les monnaies actuelles (dollar, euro, franc suisse, yen etc) sont des monnaies imposées par coercition, à cours forcé, sans valeur intrinsèques et contrôlées par un cartel de banques centrales qui se coordonnent en coulisses pour maintenir « leur » système de monnaie-fiat. Ces banques centrales dont la FED est la pierre angulaire vont à l’encontre de l’intérêt public (voir l’édifiant ouvrage d’Eustace Mullins, « Les Secrets de la Réserve Fédérale » et le documentaire d’Aron Russo « America from Freedom to Fascism ».

9. Les Suisses sont aujourd’hui le seul peuple au monde qui peut encore reprendre en mains sa destinée et exiger par le biais d’une initiative populaire de rétablir une monnaie couverte par l’or métallique et ainsi empêcher une ruine et spoliation à grande échelle.

10. L’accumulation colossale de dettes – caractéristique des monnaies-fiat – finira par un effondrement généralisé de ces mêmes monnaies, ruinera les épargnants et plongera l’économie mondiale dans une profonde dépression. Seuls les détenteurs de biens physiques et d’or métallique seront à même de préserver leur capital. La monnaie fiduciaire et scripturale doit obligatoirement être couverte par un bien tangible et de valeur pour jouer pleinement son rôle. (seul l’or métallique peut jouer ce rôle)

11. Par son glissement dans une monnaie-fiat, par son adhésion au FMI et au cartel des banques centrales, la Suisse finance indirectement les guerres fabriquées par la machine impérialiste américaine et le complexe militaro-industriel.

12. La monnaie-fiat est une fraude perpétrée contre l’ensemble des peuples, c’est un obstacle majeur à la paix dans le monde.

13. La monnaie-fiat conduit invariablement à la tyrannie, à la perte progressive des libertés, à l’asservissement économique et à l’esclavagisme fiscal.

14. La monnaie-fiat est comme un pesticide: elle empoisonne progressivement l’économie et fini par appauvrir et tuer l’écosystème.

15. La monnaie-fiat et les réserves fractionnaires (qui sont une violation des droits de propriétés) sont le terreau de la misère économique, financière, politique et sociale. Voir les conséquences détaillées de l’inflation monétaire perpétrées par ces deux abominations dans notre article « Fausse-monnaie et réserves fractionnaires: la descente en enfer ».

Quels sont les points faibles de cette initiative ?

La monnaie devrait être couverte à 100% par des réserves d’or métallique et pas seulement 20% comme le prévoit l’initiative.

Cette initiative ne prévoit pas d’interdire les réserves fractionnaires. Les banques commerciales peuvent continuer à créer de la monnaie ex nihilo en gonflant toujours plus la masse monétaire ce qui lamine le pouvoir d’achat (expropriation cachée)

Cette initiative n’empêche pas la BNS d’accumuler des réserves monétaires fiat (de la dette étrangère qui ne sera jamais remboursée).


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