Le Mur dans nos têtes 25 ans après

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
mur de berlin rené le honzec

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

Le Mur dans nos têtes 25 ans après

Publié le 10 novembre 2014
- A +

Le regard de René Le Honzec.

mur de berlin rené le honzec

L’actualité française, c’est Nabilla qui surine plus ou moins son copain et Fillon qui surine plus ou moins son ex-copain, si l’on en croit son ancien copain qui l’a cafté à deux pions zélés qui ont une garde citoyenne dans les Vosges face à la menace des divisions soviétiques : 8 millions d’hommes, 50 000 chars, 65 000 canons, 8000 systèmes AA. J’étais convaincu que nous serions, un jour, attaqués. Encore plus maintenant que j’ai vu des documentaires télé avec ces cartes d’invasions colorées, tenant compte des impacts des bombes tactiques nucléaires utilisées sur les murs des QG bunkérisés sous Varsovie. J’étais aussi convaincu que nous avions une cinquième colonne, le Parti Communiste Français, sous le knout du camarade Marchais, ancien du STO, à la tête d’un parti qui n’avait pas hésité à tenter de pactiser en 1940 avec l’occupant nazi.

Avec ce Mur tombé en morceau, le Mur érigé dans les consciences (de classe ?), lui, est toujours présent, relooké sous des couleurs plus acceptables, qui vont des verts zadistes aux roses ex-trotskystes qui peuplent État, gouvernements, ministères, partis (Cambadélis, Dray,..), Europe (hein, Désir), Éducation Nationale (Hein, Peillon ?), administrations, mutuelles, syndicats, « société civile », genre DAL, RESF. Avec des actions directes (!), des campagnes de presses, des programmes scolaires, une mainmise sur le socio-culturel, etc. Pourquoi cette prégnance du marxisme dans notre culture ? Parce que le Nuremberg du Communisme n’a pas eu lieu.

Zemmour a cette qualité de pointer les limites de ses interlocuteurs et leurs œuvres. Revel en son temps, non remplacé hélas, alliait prose et talent pour ridiculiser ces communistes d’ici et de là-bas et leur dictature de la « pensée » en France. Maurice Druon s’en est allé après son livre La France aux ordres d’un cadavre. Mais un consensus flou, lâche, conformiste empêche toute attaque sérieuse, aussi parce que les gardiens du temple veillent, espérant toujours le grand soir, balançant des cocktails molotovs ou des articles enflammés pour entretenir la flamme rouge de la faucille et du marteau. Et nous, libéraux, devrions plus souvent nous en souvenir dans nos analyses politiques.

Voir les commentaires (3)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (3)

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

Spoiler alert : Alexandre Zinoviev a fini fou à lier. Mais cette triste conclusion éclaire sur le parcours extraordinaire de cet écrivain à nul autre pareil, un des plus grands dissidents du XXe siècle, certainement le plus drôle et le plus étrange. Elle guidera notre visite de sa grande aventure intérieure, politique et idéologique.

Si l’on considère que la tragédie se définit par une belle intention qui dégénère en catastrophe, Alexandre Alexandrovitch Zinoviev en est l’incarnation dans la sphère intellectuelle. Il est un héros et un... Poursuivre la lecture

3
Sauvegarder cet article

François Kersaudy est un auteur, historien reconnu, spécialiste de la Deuxième Guerre mondiale et de l’histoire diplomatique. Auteur de De Gaulle et Churchill (Perrin, 2002), De Gaulle et Roosevelt (Perrin, 2004), il a aussi écrit une biographie de Churchill pour Tallandier, et une autre consacrée à Lord Mountbatten pour Payot. Il est aussi l’auteur d’ouvrages consacrés à l’Allemagne nazie.

Tout au long de Dix faces cachées du communisme, Kersaudy explore une série de dix questions variées, principalement liées aux actions de l'URSS de... Poursuivre la lecture

0
Sauvegarder cet article

Le lourd bilan humain du « socialisme réel » n’a visiblement servi à rien. Les vieux débris d’extrême gauche mêlant leurs voix aux tendres générations « insoumises » et « antifa » n’en démordent pas. Octobre 1917 fut un moment radieux. Le mythe révolutionnaire continue d’exercer sa fascination même s’il rayonne sur un cercle plus restreint qu’autrefois.

Mais au fond que s’est-il passé le 25 octobre 1917 ? Peu de choses, si on considère les événements en eux-mêmes, d’une squelettique indigence. Mais ces péripéties, médiocres en soi, dev... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles