Le Mur dans nos têtes 25 ans après

mur de berlin rené le honzec

Le regard de René Le Honzec.

mur de berlin rené le honzec

L’actualité française, c’est Nabilla qui surine plus ou moins son copain et Fillon qui surine plus ou moins son ex-copain, si l’on en croit son ancien copain qui l’a cafté à deux pions zélés qui ont une garde citoyenne dans les Vosges face à la menace des divisions soviétiques : 8 millions d’hommes, 50 000 chars, 65 000 canons, 8000 systèmes AA. J’étais convaincu que nous serions, un jour, attaqués. Encore plus maintenant que j’ai vu des documentaires télé avec ces cartes d’invasions colorées, tenant compte des impacts des bombes tactiques nucléaires utilisées sur les murs des QG bunkérisés sous Varsovie. J’étais aussi convaincu que nous avions une cinquième colonne, le Parti Communiste Français, sous le knout du camarade Marchais, ancien du STO, à la tête d’un parti qui n’avait pas hésité à tenter de pactiser en 1940 avec l’occupant nazi.

Avec ce Mur tombé en morceau, le Mur érigé dans les consciences (de classe ?), lui, est toujours présent, relooké sous des couleurs plus acceptables, qui vont des verts zadistes aux roses ex-trotskystes qui peuplent État, gouvernements, ministères, partis (Cambadélis, Dray,..), Europe (hein, Désir), Éducation Nationale (Hein, Peillon ?), administrations, mutuelles, syndicats, « société civile », genre DAL, RESF. Avec des actions directes (!), des campagnes de presses, des programmes scolaires, une mainmise sur le socio-culturel, etc. Pourquoi cette prégnance du marxisme dans notre culture ? Parce que le Nuremberg du Communisme n’a pas eu lieu.

Zemmour a cette qualité de pointer les limites de ses interlocuteurs et leurs œuvres. Revel en son temps, non remplacé hélas, alliait prose et talent pour ridiculiser ces communistes d’ici et de là-bas et leur dictature de la « pensée » en France. Maurice Druon s’en est allé après son livre La France aux ordres d’un cadavre. Mais un consensus flou, lâche, conformiste empêche toute attaque sérieuse, aussi parce que les gardiens du temple veillent, espérant toujours le grand soir, balançant des cocktails molotovs ou des articles enflammés pour entretenir la flamme rouge de la faucille et du marteau. Et nous, libéraux, devrions plus souvent nous en souvenir dans nos analyses politiques.