Professions réglementées : dans le viseur du gouvernement

Chaque profession protégée est un cas particulier. L’intérêt du pays, c’est d’ouvrir ces professions à d’autres métiers, d’améliorer les prestations et, dans la mesure du possible, de faire baisser leur prix pour les consommateurs.

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Professions réglementées : dans le viseur du gouvernement

Publié le 15 octobre 2014
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Par Aurélien Véron.

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Manuel Valls se distingue de ses prédécesseurs en s’attaquant à la réforme des professions protégées. Le carcan des 37 professions épinglées par l’Inspection Générale des Finances pèse 235 milliards d’euros de chiffre d’affaires (soit 11,8% du PIB qui échappent à l’effet favorable de la concurrence ouverte sur l’innovation) et un million d’emplois. Le périmètre s’élargit même à 219 professions réglementées selon le président de la Banque de France.

Chaque profession protégée est un cas particulier. Numerus Clausus, charge, tarifs encadrés, diplôme ou agrément obligatoire, les contraintes prennent de multiples formes. L’intérêt du pays, c’est d’ouvrir ces professions à d’autres métiers, éventuellement à la clientèle d’autres pays, d’améliorer et d’enrichir les prestations proposées et, dans la mesure du possible, de faire baisser leur prix pour les consommateurs. À la clef, des centaines de milliers d’emplois et 0,3% de croissance supplémentaires selon l’IGF.

véron

Plusieurs professions ont interdiction de faire appel à des capitaux extérieurs. Il s’agit d’une restriction au développement et à l’innovation intenable dans une économie de marché. Les cabinets d’avocats du Royaume-Uni ont pu regrouper différentes disciplines et faire appel à des capitaux extérieurs avec le Legal Services Act en 2007. De grands fleurons ont ainsi pu se constituer et partir à la conquête de l’international. Dans un autre secteur, de grands acteurs de santé ont les capitaux nécessaires pour investir dans de nouveaux outils lourds, regrouper des spécialités et soigner leurs patients avec les dernières technologies de pointe. Pourquoi les petites structures ne pourraient-elles pas recourir aux capitaux extérieurs et investir elles aussi? La loi doit permettre le développement de ces professions en les libérant de leurs contraintes absurdes.

Le Numerus Clausus dans les professions médicales oblige la France à faire appel à des médecins étrangers alors que l’économie de la santé prend de l’ampleur et attire un public international prêt à payer cher la qualité de nos cliniques et de nos professionnels de santé. Il manque également entre 2000 et 4000 vétérinaires. Le retard sera long à rattraper une fois cette barrière malthusienne supprimée. Mais cette suppression sera-t-elle au moins à l’ordre du jour du projet de loi du gouvernement ?

Plusieurs signaux indiquent au contraire un durcissement de ces réglementations restrictives. L’arrivée d’entreprises de VTC a soulagé les clients jusque-là captifs de taxis chers et souvent introuvables. Au lieu de laisser l’innovation technologique du leader Uber bénéficier à ses clients, la loi Thévenoud lui a interdit l’emploi de cet outil de repérage GPS pour l’autoriser aux taxis qui n’ont pourtant jamais cherché à améliorer la qualité de leur service aux utilisateurs captifs.

professions réglementées rené le honzecCes VTC répondent à un vrai besoin, et sont créateurs d’emplois utiles par dizaines de milliers. New York dispose du même nombre de taxis qu’à Paris, mais aussi de 50.000 VTC. Le prix de la licence des taxis new yorkais vaut pourtant plusieurs fois celui d’une licence française, preuve que les taxis ne souffrent pas de cette concurrence. Libéraliser l’offre de transports individuels est gagnant-gagnant.

À l’instar de la loi Thévenoud, la loi ALUR a resserré l’étau sur le secteur des agents immobiliers en encadrant leurs honoraires au lieu de les libéraliser. Or, la concurrence existe déjà avec les sites de location et de transactions immobilières sur le net. Le gouvernement ne doit pas se mêler d’un marché locatif déjà lourdement perturbé par ses interventions incohérentes, mais le soulager des multiples contraintes qui nourrissent les tensions sur les prix et le marché locatif.

Dans chaque cas, il est vrai que l’abolition des protections oblige les professionnels concernés à se remettre en question, à se pencher sur les attentes de leurs clients et sur l’évolution de leur marché. Mais elle multiplie aussi leurs perspectives de développement dont les premiers bénéficiaires seront les consommateurs. C’est pourquoi le gouvernement doit s’appuyer sur les vertus universelles de la concurrence auxquelles aucun métier, aucun talent ne doit échapper. Ce débat promet de tourner une fois de plus à la guerre de tranchées. Le gouvernement doit tenir bon et faire de cette réforme l’un des piliers de sa stratégie de croissance.

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  • article un peu plus ouvert…..concernant les professions de santé,sachant que l’état ne reviendra jamais sur:la gratuité des études,l’encadrement des tarifs,les dérives financières des hopitaux et de la sécu,notamment branche assurance maladie)le numérus clausus,ame,cmu….j’en oublie certainement….il reste le populisme(faire moins cher) »dans l’intéret du pays »….pas forcément en accord avec les textes européens(libre circulation des biens,des services,des personnes).Drole de présentation libérale,à mon sens!

  • Il est au contraire urgent de proposer une réforme alternative à celle du gouvernement, dont tout indique qu’elle n’est qu’une désignation de boucs émissaires supplémentaire. Une réforme fondée sur de grands principes rendant illégaux les numerus clausus et les autorisations administratives d’installation non fondées sur des questions de sécurité, instaurant la libre concurrence aux services publics, rétablissant la liberté d’association capitalistique, etc.
    Soutenir le gouvernement dans cette affaire va conduire à la fonctionnarisation des « professions libérales » en question, comment peut-on être naïf au point d’imaginer autre chose ?

  • Et pendant ce temps là, campagne de pub massive affiches et télé en faveur des notaires…

    De la propagande ? Non…

    • Cela ne vous gène pas quand c’est le PSG ou Danone, ou le Conseil général ou la Mairie de Paris, qui inonde les couloirs du métro de publicité, non ? Par contre, les professions réglementées qui font de la pub ou qui manifestent, quelle horreur ! Y’a qu’la gauche qu’a l’droit d’défiler dans c’pays, enfin ! Depuis l’temps, on devrait l’savoir !

    • Que les notaires se fassent de la pub me choque autant que les pubs EDF, SNCF, GDF ou de la Poste.
      Quand on a pas le choix, que les tarifs sont soumis aux aléas des politiques, savoir qu’en plus dans ce qui nous est extorqué sert à financer de l’auto promo, oui ça m’énerve.

      • En quoi les notaires t’extorquent ils?
        Ce ne serait pas moins cher avec d’autres, sauf pour les gros patrimoines qui, d’après ce que j’ai compris sont ceux qui assurent la rentabilité des offices…
        Et, Il y aurait rapidement création d’un « chèque notaire » pour soulager les petits patrimoines des honoraires, mais les taxes seraient conservées. Avec une petite taxe sur « les autres » pour alimenter les chèques des investisseurs pauvres.
        Il suffit de ne plus freiner la concurrence ou de supprimer toutes ces taxes sur l’immobilier qui ,elles, perturbent grandement le marché. Le problème, c’est l’état.
        Les agents immobiliers dont le marché est totalement libre se sucrent un peu plus je crois sans parler du ministère du budget qui facture jusqu’à 8% de la note sa facture d’impôt (foncier et th)

        • Je suis d’accord avec votre commentaire. On l’a vu dans la musique avec les dogmatiques de la gratuité afin de faire baisse les tarifs, par une « concurrence » sans foi ni loi, sur l’Internet. Le nouveau marché n’est pas celui que prône leurs thuriféraires. De faux libéraux, des libertaires en fait, de vulgaires anarchistes à la petite semaine. Sous prétexte de libérer le marché et ses pratiques, le nouveau marché informatique dont ils croyaient détenir à eux seuls les clés et les secrets d’alcôve comme les techniques, basé quand même il fait le rappeler sur une spoliation notoire à la base, créa un nouveau paradigme afin d’assécher les anciennes pratiques soi-disant non libérales, et une fois la pratique gratuite instaurée de manière dictatoriale et unilatérale par spoliation, instaura de nouveaux tarifs alléchants, mais totalement déconnectés du réel, sans rapport avec la réalité du marché, qui elle fonctionne toujours sur des points morts, des échelons de production et de distribution successifs, survit par la valeur ajoutée. Par ailleurs, ces prescripteurs de musique gratuite (qui prônaient comme dans le discours sur les professions réglementées dites « libérales » – dans une publication libérale, le mot fait tilt – une baisse des tarifs, « parce que ces professions s’en mettaient plein les pognes », le bon vieux discours socialiste et communiste sur les « profiteurs », qui d’ailleurs soutint cette spoliation à l’Assemblée Nationale, on connait les noms, l’extrême gauche de la gauche) n’étaient en aucun cas, ni propriétaire des oeuvres, ni ayant droits, ni fabricants, ni industriels de supports. C’étaient des pirates, qui ont été traités par les institutions internationales comme il se doit. La libéralisation que prône ici certains s’apparente de toute évidence à une anarchie de fait.

          Car ne nous voilons pas la face, derrière cette attaque de face contre les professions réglementées, comme les attaques précédentes contre les créateurs fomentées à l’extrême gauche par les Anonymous, feu entretenu non par des libéraux mais par des libertaires, il y a une attaque de biais contre ce qui déplait fondamentalement au socialisme, à la gauche : la propriété privée, des biens et des moyens de production. Qui dans les fondamentaux de son dogme n’est qu’une tolérance de l’État, comme le reste, la liberté individuelle, par ailleurs.

          Ne soyons pas dupe de ces marchés de dupes ! Comme pour les trains, un socialisme en cache toujours un autre. Ce que je constate, c’est que la fausse libéralisation dans la musique et le cinéma prônée par les libertaires à coup de spoliation de la manne créative via le piratage sur Internet n’a fait que renforcer les anciennes positions, celles qui étaient montrées du doigt à l’origine. En aucun cas, le marché s’est libéralisé. Il s’est juste contracté au bénéfice des plus gros.

        • On peut critiquer les notaires ET les droits de mutation extravagants ET la nullité des agents immobiliers ET la réglementation délirante de la construction (normes accessibilité aux handicapés, isolation, etc.)…

  • Il y a une réforme TRES simple a faire.
    La liberté d’installation. Pour chaque profession. TOTALE.
    Pourquoi X , qui a les compétences nécessaires ne peut concurrencer Y , déjà installé
    et cela seulement dans certaines professions , je ne comprends pas.
    J’ai été dans l’informatique. En concurrence frontale avec le reste du monde.
    Et certains en France n’acceptent même pas la concurrence de leur concitoyens.
    Ils devraient avoir honte, mais tous le contraire, ils sont protégés pas des numerus clausus.

    • Pour les vétérinaires, voir ci-dessous. Ça existe déjà, contrairement à ce que prétend la légende. Tout à fait d’accord.

    • Entièrement d’accord avec vous @bobomede.

      Je pense que les professions libérales ont les compétences et l’énergie pour affronter la concurrence, innover, bouger.

      Mais pour être accepter, pour être efficace, il ne faut pas limiter les efforts à une partie de la population.

      – liberté totale de créer une entreprise, responsable de la santé et sécurité des clients, employés et riverains.
      Cela vaut bien
      – fusion de TOUS les statut s et contrat de travail: tous en Cdi
      – liberté d’embauche et de licenciement
      – liberté des salariés dde s’assurer aux assurances sociales de leur choix
      – baisse de 10% des retraites ( et oui, tous le monde doit etre concerné)

    • « Ils sont protégés pas des numerus clausus. » êtes vous sur ?
      http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/exercice/les-medecins-diplome-etranger-bouchent-les-trous-loin-des-chu
      Sans parler des médecins dont le diplôme n’est pas « entièrement » reconnu et qui n’ont le droit d’exercer que dans les hôpitaux publics (avec un statut qui, j’imagine, ne doit pas être le meilleur)

  • Le nombre important de professions concernées par cette « réforme » est tel qu’il conduit à comparer des courgettes avec des alternateurs.
    Je ne réagis pas à la plupart des articles, mais pour une fois ma profession est citée : où avez-vous pêché les nombres de 2000 à 4000 vétérinaires « manquants » ? Il faut 3 à 6 mois pour avoir un rendez-vous chez un ophtalmo, alors oui, il manque des ophtalmos. Vous avez un animal ? Et on vous donne des rendez-vous sur plusieurs mois ? Non. Il manque peut-être de-ci de-là des vétérinaires ruraux dans certaines contrées reculées, comme il y manque aussi tout le reste.
    Le numerus clausus existe au concours, il ne fait que mettre en adéquation les places offertes et les places disponibles dans les écoles (et les budgets riquiquis qui vont avec). Depuis 1982, les vétérinaires européens peuvent s’installer librement en France, et les Français peuvent étudier à l’étranger. Et ils ne s’en privent pas puisque plus de la moitié des vétérinaires installés l’an dernier sont dans ces cas. Il n’y a aucun numerus clausus à l’installation (vs pharmaciens), et toute liberté géographique d’installation.
    L’argument d’ouverture des capitaux vaut peut-être pour les pharmacies, les cabinets d’avocats ou les études de notaires mais, croyez-moi, à part pour quelques très grosses structures (pour lesquelles c’est déjà possible à hauteur de 25 %), la rentabilité de ces capitaux dans les cabinets vétérinaires est fantasmatique.
    Ce catalogue d’arguments est un prétexte à désigner de nouveaux boucs émissaires, forcément « riches » puisque gagnant plus que la moyenne. J’ai une idée : tout le monde au revenu moyen, et les moutons seront bien soignés. Ou pas…

    • Et à propos de budgets, si vous voulez préconiser une vraie réforme des études vétérinaires, il « suffit » de privatiser les écoles, d’autoriser l’ouverture d’écoles privées, sans numerus clausus, mais avec de vrais frais de scolarité, quitte à subventionner l’installation de ruraux dans les zones où ils « manquent ».
      Mais il n’est pas sûr que le pouvoir d’achat des consommateurs y gagne.
      Pour ce faire, à l’inverse, former deux fois plus de vétérinaires au rabais aux frais de la princesse, leur imposer des tarifs bas et bien surveiller tout ça.
      Autre option, très libérale celle-là : ne pas financer les études, ne pas contrôler les études, laisser tout un chacun s’installer comme vétérinaire et compter les cadavres. Prévoir tout de même un renforcement de réseau d’équarrissage…

      • On a payé vos études avec nos impôts

        A l’heure d’internet, un véto incompétent serai très vite connu et il ferait faillite rapidement.

        • Toutes les études sans aucune exception ont été payées, en France, sauf écoles privées et subventions qu’elles obtiennent – sauf les frais de scolarité que doivent payer ces étudiants d’écoles privées, que ceux des écoles publiques ne payent pas – par les impôts des autres, « les nôtres et les vôtres », les impôts de tous. Par ailleurs les professions réglementées crachent toutes doublement ou triplement au bassinet : elles financent une part importante des impôts, payent pour la scolarité des autres, payent pour la scolarité de leurs enfants qui vont souvent dans des structures privées, mais dont les professeurs sont payés par l’État dans les cas du primaire et secondaire, pas ou peu dans le cas des écoles supérieures.

          Et les professions réglementées en payent un paquet, d’impôts et de taxes. C’est même un des meilleurs rendement du Ministère du Budget par tête !

          Quand à la faillite d’un véto incompétent qui ferait faillite à l’heure d’Internet, je n’en suis plus totalement convaincu. Tout le monde commence à savoir qu’Internet est le règne de la communication, vraie ou fausse. Dans ces cas de figure, la bonne vieille méthode revient à la surface « chassez le naturel, il revient au galop » : le bouche à oreille. Il n’y a jamais eu autant de diffamation que depuis l’apparition d’Internet. Pour une personne qui dit une vérité incontournable, combien d’hurluberlus qui lancent d’infâmes propos dénués de toute réalité. L’Internet est en train de perdre ce qui faisait à l’origine toute sa crédibilité. Il est parcouru d’escrocs, de sans foi ni loi, de menteurs et de spoliateurs. Ce sont d’ailleurs ces catégories qui maîtrisent le mieux l’outil d’Internet. C’est devenu un univers en qui personne n’a plus aucune confiance. Quand je dis personne, je dis bien personne ! C’est devenu pire comme ambiance que celle des océans à l’époque des pirates et des corsaires. Le pire, c’est que ce sont les promoteurs de cette pratique eux-mêmes, à la source des fabricants, par la triple pratique (discours sur la liberté – spoliation des créations, des pratiques et des biens – inventions de procédés techniques pour tricher, voler, espionner), et le triple langage qui va avec, qui ont créé cette ambiance.

          Je ne pensais pas sincèrement qu’en moins de 20 ans, l’lnternet tournerait à ce point au vinaigre, au chaos. Nous avions oublié un détail : l’Internet a une origine militaire, essentiellement. C’est donc avant tout un outil de surveillance des masses et au passage de spoliation de leurs créativité et de leurs identités. J’étais pourtant un des premiers soutiens enthousiastes. Désormais, hors connexion sur Internet pour communiquer sur des forums ou relever mes émails ou télécharger les updates de mon site, je déconnecte physiquement mon ordinateur. Je débranche le câble. Je n’ai plus AUCUNE confiance dans ce moyen de communication (Facebook, NSA, …). Il faut dire, entre la diffamation, les messages d’insultes, l’espionnage, la surveillance et l’argent pris par des pirates sur les comptes bancaires, j’ai donné.

          C’est bien loin du royaume de liberté nouvelle dont nous avons tous rêvé.

          http://www.lepoint.fr/invites-du-point/idriss-j-aberkane/aberkane-comment-la-nsa-nuit-aux-entreprises-americaines-14-10-2014-1872112_2308.php

        • Bien sûr. Et selon votre âge, mes parents ou mes grands-parents ont payé pour les vôtres. Et je paye celles de vos enfants ou petits-enfants.
          C’est pourquoi ma faveur va à la première de mes propositions : études payantes pour tout le monde, quitte à subventionner ce qui est « utile ». Avec toutes les difficultés de définition que ça représente.
          Quand à Internet, même chose que fraserve. J’ai beau avoir pignon sur rue, je n’ai ni site web (malgré les sirènes du marketing), ni fesse bouc, ni twitter, ni rien. A tel point que je ne suis même pas sur l’annuaire !

          • Études payantes pour tout le monde ça me va. On verra alors des offres très diversifiées poindre leurs nez.

            Pour « l’utile » ça va être dur de se mettre d’accord. Un véto est-il utile ? Sûrement pas pour tout le monde vu comment on traite parfois les animaux.

            Internet malgré tout reste une source d’information supplémentaire assez fiable si on sait tomber sur les bons sites et qu’on ne répond pas aux sirènes du trollisme/hoax et compagnie.
            Il serait par exemple envisageable de créer des annuaires de professionnels modérés.

  • Le problème n’est pas les professions réglementées (pointées du doigt comme toutes les professions en France qui ont l’outrecuidance de faire ENCORE des bénéfices) mais bien le système socialo-communiste généralisé en notre pays qui adore trouver des boucs-émissaires pour mettre la responsabilité de la baisse du pouvoir d’achat sur les professions qui osent encore tirer leur épingle du jeu dans ce marigot de gauche. Car que faisons nous depuis 33 ans de socialisme insupportable, baisser nos revenus sans cesse, payer de plus en plus de taxes, de charges, d’impôts, pour un bénéfice et un niveau de vie qui baisse de plus en plus. Est-ce la faute des professions réglementées ou dites « libérales » ? Non, bien entendu.

    Il faudrait dorénavant, au lieu d’accuser, en gros, les artistes, les professions réglementées, tous ceux pour qui le business continue de tourner, qui s’en foutent plein les pognes en gros, détourner ce viseur pour le mettre dans la direction du système qui est responsable de cet appauvrissement général, grâce à) ses 35 heures pitoyables, ses idées de moins en moins finançables, aidé par le capitalisme de connivence de plus en plus inféodé au pouvoir dans le projet sciemment partagé d’une « route de la servitude » pour le plus grande nombre et d’un système nomenklaturiste pour un club de quelques-uns.

    • Le problème est bien le monopole de droit public dont bénéficient ces professions qui sont finalement des fonctionnaires dévoyés. Il faut libéraliser ces professions en supprimant la règlementation liée et également libéraliser les formations.

  • Le revenu annuel moyen ne veut rien dire, ou peu : remettre la grille en fonction du taux horaire, avec celles des fonctionnaires (professions aussi réglementées). Je suis une profession réglementée qui fait 60 h par semaine. La déréglementation selon l’état, c’est aussi la route de la servitude.
    Cela dit si demain on me fonctionnarise à 35 heures, avec le salaire des medecins conseils, ça me va !
    Quand à la concurrence, elle est déjà délétère entre nous, entre les « produits » importés, entre les professions apparentées. La « déréglementer » ne fera pas plus de concurrences.

  • « Chaque profession protégée est un cas particulier. L’intérêt du pays, c’est d’ouvrir ces professions à d’autres métiers »

    C’est vrai ! Ouvrons la cardiologie aux plombiers, le pays y gagnera, c’est sûr !

    Allons tous nous faire soigner chez Leclerc, nous y gagnerons, c’est sûr !

    • Moi j’ai un CAP de gynécologie, je vais monter mon cabinet, tâter un peu de touffe et faire du black. 🙂

    • Moi j’ai des diplômes de musique. J’envisageai sérieusement « pilote de ligne » ou « cosmonaute » pour une seconde partie de carrière. Parce que tel est mon bon plaisir ! Grâce à la libéralisation des professions réglementées, on va sûrement peut-être pouvoir postuler. Cool, non !

      En plus, sur Air France-SNCM-SNCM, il n’y a pas de numerus clausus, tout le monde peut devenir pilote, conducteur de TGV, syndicaliste ès bronzage Marseille-Calvi. Plus besoin de diplômes, avec l’Europe, c’est open-bar !

      • sur Air France-SNCM

        Sur Air-France, c’est pas déjà le cas ? Vol AF447, formation insuffisante en plus de l’avarie des sondes.
        Pour la SNCM, pas de pilote, et vu l’état de faillite, n’importe qui ferait l’affaire, ce ne serait pas pire ❗

        • C’est bien ce que je dis, je postule. Je m’étais trompé, je voulais dire Air France-SNCF-SNCM. De toutes manières, en terre socialiste, la compétence n’est plus de mise. Regardez, pour être ministre venant de la rue de Solférino, il suffit seulement d’avoir été bon comme bateleur de pavés. Regardez-les ! Ne trouvez vous pas qu’on pourrait tous les remplacer un par un, sans aucun dommage pour la société. De plus, ils continuent dans leur bêtise au ras du sol. Voyant que les diplômes sont une gène pour leur système, il envisagent très sérieusement de supprimer les notes à l’école. Non, c’est vrai ! Très érieux !

          Moi je dis : banco ! Toute personne doit pouvoir faire n’importe quel métier sans diplôme. Plus de notes ! Plus de diplômes, l’anarchie ! Tous à poil ! Plus de critères de sélection, plus de normes imbéciles ! A quoi elles servent ces normes, regardez le crétin de l’Elysée ! A quoi cela sert de faire de brillantes études ! Allez, roulez jeunesse ! Fermons les frontières aussi, car sous peu, ce pays va ressembler à un gros gros gros bazar blafard. Les élites mondialisées qui auront voulu ça, bien sûr, seront parties dans les villégiatures étrangères pour pas se retrouver en première ligne de la vindicte populaire. Solidaires, solidaires, mais pas cons ! Si la posture socialo-communiste ne rapporte plus que des emmerdes, bye, bye !

          http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-la-suppression-des-notes-a-l-ecole-est-programmee-17-10-2014-1873395_1886.php

          • Les élites mondialisées qui auront voulu ça

            Les élites socialisées, à la rigueur socialisantes … ?

            • Les élites socialisées mondialisées socialisantes, si vous voulez… Dans l’ordre ou le désordre, à votre convenance ! Le plus souvent ce sont les mêmes, car ils savent que le socialisme est lié à l’internationalisme. Ils connaissent aussi parfaitement l’échec récurrent des expériences socialistes dans l’histoire donc préparent toujours une porte de sortie en cas de pépin. Le Français de droite ou libéral étant plus attaché à sa terre et à son pays, même s’il va se faire une expérience ailleurs, pour revenir plus tard. Les caractéristiques de l’élite mondialisée socialisante sont, l’opportunisme, qu’elle fera sans regrets souche ailleurs défiitivement si les circonstances le réclament.

  • @ Aurélien Véron :
    Fiorentino à partir de 2’30 » une piste pour là où il y a le plus d’économies à faire sur les professions : https://www.youtube.com/watch?v=lqw8YRQjiW0

  • Le numérus clausus est une étape de sélection nécessaire et impérative pour éviter d’embaucher des débiles.
    Vous réalisez si n’importe qui pouvait faire médecine ? Ou pharmacie ?
    Bonjour la confiance.

    C’est Mittérand la cause de la pénurie de médecins, parce qu’il a fermé le numérus en se disant moins de médecins => Moins de patients => Moins de déficit sécu. Et ben non.

    Et en ce qui concerne la pénurie de médecins, cet article est faux : on embauche des étrangers à tour de bras parce qu’on peut les payer 2 fois moins cher pour soulager la sécu (et ils sont souvent 2 fois moins compétents, quand ils sont vraiment médecins).

    Les médecins français, eux, sont là, mais dans le privé et à l’étranger, là où il y a du fric.

    • N’importe qui peut faire médecine, y arriver est un peu plus dur.

      Mais quand je vois certains médecins français, je ne vois pas des gens au dessus du lot. Il y a des médiocres partout.
      D’ailleurs je trouve que beaucoup de médecins ont ratés une carrière de footballeur ou d’acteur de téléréalité tellement certains font passer le fric au dessus de toute déontologie. M’enfin ce n’est qu’une impression très personnelle….

    • Pour confirmer ce constat, à Abidjan et Dakar, moyennant une somme d’argent, vous pouvez obtenir tous les passeports et diplômes du monde.

  • C’est tout simplement du vol légal, on liberalise la profession notariale mais on indemnise pas les notaires qui ont acheté leur charge a prix d’or. On se moque encore une fois complètement du doit de proprieté.

    • Vous avez acheté le droit d’arnaquer les gens…. Vous plaignez pas…. Et puis vous pourrez continuer votre activité… C’est juste la concurrence qui vous fait peur ?

    • Propriété de QUOI?

      Un droit n’est PAS une propriété.

      J’ai le droit de porter un chapeau, pas la propriété d’un pseudo droit de chapeau.

      • Nullement, vous avez une conception de la propriété restrictive et bien française
        Il existe une autre conception qui est plus large et qui a mon sens plus pertinente, cette seconde vision est celle de la CEDH qui a consacré cette approche avec son fameux arret Marcx en date de 1973, selon la cedh même un intérêt substantiel, une créance ou espérance légitime peut se voir appliquer la qualification de bien et avec ça la protection du droit de propriété visé L’article 1 du protocole 1 CEDH
        Par exemple le droit de construire est qualifié de bien.

        Je pense donc que ce que fait le gouvernement est clairement une violation du droit de proprieté.
        Même si je pense que supprimer le numerus clausus est au fond une bonne chose cela tout de même créer un préjudice évident pour le notaire qui a passé un crédit pour acheter son étude , vu que la rentabilité des études va désormais baisser, avec quoi va t il rembourser ?

        (NB : je suis pas pas notaire simplement en master de droit privé..)

        • Donc pour conclure oui un droit est un bien, (selon une conception libérale de la propriété qui ne semble pas être la votre.)

          • Au lieu de deverser votre mépris et votre betise (cf droit d’arnaquer les gens/J’ai le droit de porter un chapeau, pas la propriété d’un pseudo droit de chapeau) vous feriez mieux de penser un peu mieux le fond de votre pensée, le débat n’en sera que meilleur.

            • Donc les notaires sont propriétaires d’un droit qui consiste à obliger un acheteur à passer par eux ?

              Je suis sur qu’en fouillant dans des bibliothèques aux states je trouverai un bon vieux esclavagiste qui tiendrait ce genre d’argument la main sur le cœur.
              Ça sent le vieux privilège de noble tout ça….

              • Bien évidemment quand on a supprimé les avoués on leur a fait un chèque, n’est ce pas normal ? Ces personnes avait un droit acquis, une clientèle et du jour au lendemain l’état supprime ce droit-acquis (attention je ne parle pas du fond j’était completement d’accord quant à a suppression des avoués).

                Pour les notaires c’est pareil car je vous repose la question comment est ce que vont faire les notaires ayant contractés crédit pour le rachat de parts désormais qu’elles vont baisser ?

                Encore une fois une réforme-cafouillage… et la loi dufflot qui est un horrible magma législatif dont même les professeurs de droit ne comprennent pas les articles tellement que c’est mal rédigé on la supprime quand ?
                Je pense que ca, ca relancerait mieux le marché immobilier…………………………………………….

                • Que la réforme soit mal fichue, là-dessus je ne me fait pas trop d’illusions.

                  Par contre je trouve assez obscène que des notaires puissent défendre comme un droit ce qui est un privilège.

                  Une clientèle ça se gagne et ça se mérite par son travail et non pas parce qu’un état impose quelque chose.

                  • Replacez « notaires » par cardiologues, et vous me direz si votre message est toujours aussi pertinent.

                    • Je crois qu’une entreprise privée est à même de procéder aux recrutements de professionnels qualifiés. Il y va de son intérêt.

                      Même avec toute la régulation qu’on voudra on ne pourra pas empêcher l’escroc d’arriver aux plus hautes fonctions ou aux postes les plus sensible et vitaux. Il suffit pour s’en convaincre de regarder aujourd’hui les scandales divers invoqués comme autant d’arguments pour justifier encore plus de réglementation.

                      Jusqu’au point paroxystique où le professionnel n’est plus sélectionné par ses compétences mais uniquement par ses capacités à obéir à la réglementation ou son appartenance au sérail.

  • plus pour la rubrique de laurent c: »je quitte la sécu »,mais plus actuel dans cette tribune:c reichmann (mlps)en grande forme sur rmc:

  • Vous ne connaissez rien à la problématique des taxis et des VTC. Le problème actuel est bien moins l’ouverture à la concurrence que le différentiel gigantesque de réglementation des uns par rapport aux autres. Par ailleurs prendre l’exemple parisien comme seul fonctionnement de la profession alors qu’ils représentent moins de 30% des taxis de france est une base erronée. En campagne, partager un gâteau n’augmentera pas la taille du gâteau, peu importe le tarif.

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