Vous avez perdu 4% de pouvoir d’achat en 5 ans !

Cette perte de pouvoir d’achat se traduit par 1 500 € par an de moins en « reste à vivre ». Cela reste un minimum.

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Pauvreté SDF (Crédits : Franco Folini, licence CC-BY-SA), via Flickr.

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Vous avez perdu 4% de pouvoir d’achat en 5 ans !

Publié le 14 octobre 2014
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Par Thibault Doidy de Kerguelen.

Pauvreté SDF (Crédits Franco Folini, licence Creative Commons)

C’est une excellente étude de 60 Millions de Consommateurs qui arrive à ce triste constat.

Des chiffres qui englobent les fonctionnaires

Et encore, cette étude ayant défini des « moyennes » tient compte des fonctionnaires qui, au pire, sont à revenus constants (quoique sur cinq ans, ils bénéficient de « l’avancement à l’ancienneté », donc d’une augmentation de salaire). Les salariés du privé, de plus en plus victimes, à la fois de la précarité du travail et, pour la catégorie « cadres », de la baisse des salaires, ont connu, sur la même période, une perte beaucoup plus significative de leur « reste à vivre ».

Des calculs qui ne tiennent pas compte de la progression du chômage

Les auteurs de l’enquête « ont d’abord calculé le revenu annuel moyen par ménage en incluant les revenus liés aux activités, au patrimoine et aux prestations sociales, et en déduisant les impôts directs et les cotisations sociales. Ils ont ainsi établi le revenu moyen à 37 517 € en 2009 et à 38 591 € en 2014, soit une augmentation de 1 074 € (+ 2,9 %). » C’est donc un calcul « à périmètre constant ». Le problème, c’est que, de plus en plus, et en particulier sur cette période, les situations des salariés du privé ne sont plus que rarement « à périmètre constant », mais extrêmement fluctuantes.

Des calculs qui ne tiennent pas compte de l’explosion fiscale

« Ensuite, ils ont étudié l’impact de l’évolution des prix sur le pouvoir d’achat, poste par poste, et pu calculer que l’inflation a emporté 2 570 € (– 6,9 %) au total. » Eh oui, 60 Millions de consommateurs n’est pas un syndicat ni un parti politique ; du coup, ils font dans « l’éviction correcte ». Ils ne parlent pas des impôts et taxes. Bien sûr, me direz-vous, prenant en compte le prix à la consommation, les « indirects » sont inclus. Certes, mais quid des directs ? Quid de la fiscalisation des heures supplémentaires ? Quid des impôts locaux ? Quid de la CSG prise à la source ? Quid du quotient familial ? Etc, etc.

Une paupérisation inéluctable ?

« On s’aperçoit surtout que les dépenses dites « contraintes » – auxquelles il est, par définition, difficile d’échapper (logement, transports…) – augmentent plus vite que les dépenses « arbitrables ». Voilà le plus terrible : les ménages n’ont guère de prise sur leur situation budgétaire et se retrouvent souvent coincés par des factures sur lesquelles ils n’ont pas la main. » Et si – mais ce n’est pas le rôle de 60 Millions de consommateurs qui reste scrupuleusement dans ses prérogatives – on faisait en sorte que les Français puisent gagner plus ? Et si on mettait en place une politique économique dynamique créatrice d’emplois ? Il faudrait pour cela que les idéologues, adeptes des théories de répartition, comprennent enfin qu’un travailleur, même « mal payé » gagne plus qu’un chômeur, que le fait de ne plus être à la charge de la collectivité soulage celle-ci qui n’est plus obligée de lever autant d’impôts et taxes, laissant encore plus de reste à vivre qui, dépensé, génère une activité, à son tour créatrice d’emplois etc., etc.

La paupérisation des foyers français n’est inéluctable que si nous restons dans la logique « redistributive » avec un État qui ponctionne toujours plus de la richesse nationale pour la « répartir » afin de maintenir le peuple la tête hors de l’eau tout en laissant la piscine se remplir.


Sur le Web 

À lire aussi : L’assassinat du pouvoir d’achat

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  • Regardez autour de vous, personne ne veut changer ce système corrompu. Les Français veulent toujours plus de socialisme, plus de taxe et de redistribution, plus de régulation du marché, plus d’interdictions, …
    Les Français sortent dans la rue pour réclamer le non-changement !
    Ils sont prêt à tout casser pour rester esclave.

  • Ce n’est qu’un timide début: il reste encore 25 % de pouvoir d’achat à perdre compte tenu de la politique en vigueur. La tactique politicienne a été excellent pour reculer l’échéance de cette chute mais maintenant les choses vont s’accélérer.Le gouvernement joue à un jeu dangereux: il crée les problèmes pour légitimer le fait qu’il va encore accroître son pouvoir. Pour l’instant cela a bien marché: beaucoup attendent que l’état agisse encore plus pour spolier les riches et redistribuer les richesses.Mais on arrive à la fin de l’exercice et les classes moyennes qui croyaient s’en sortir ( c’était une des promesses de moi président) vont payer le prix fort.Mais, remettront ils pour autant en cause le système qui est la cause du problème?

    • Il semblerait qu’ils ne soient pas très nombreux à comprendre que ce qui cloche dans le système, c’est le système lui-même. Le français moyen croit qu’être socialiste, c’est être de gauche, n’a aucune idée de la différence entre licence et liberté, et sera bientôt parfaitement convaincu que manger bio va sauver la planète… « Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes » est devenu une de mes citations favorites ; elle s’applique parfaitement à ce pays.

  • Inflation pour les uns, déflations pour ceux qui ont fait les bons choix.

    Logement, transports: des depenses contraintes? Non!
    Tout la monde était libre de ne pas acheter de l’immo au sommet de la bulle.
    Tout la monde était libre de ne pas acheter pour se rapprocher de leur lieu de travail en changeant de location.

    • Peut-on vraiment être aussi con?

      Dépenses contraintes, c’est loyer, essence, santé, nourriture, éventuellement vêtements… Tous les postes qu’on ne peut pas facilement reporter ou supprimer.

      Qu’est-ce que l’achat d’immobilier vient faire la-dedans?

      • Oui, je suis très con merci!
        La cigale et la fourmi version 21ième siècle!
        L’économie est en déflation et on se plaint de la baisse du pouvoir d’achat … cherchez l’erreur.
        En 2007 j’avais 10 sous, je me payais 10 carambars. Aujourd’hui mes 10 sous en sont devenu 15 (j’ai bien géré mes placements) et les 10 carambars valent dorénavant 7 sous … bingo!
        Et maintenant j’achète parce que les placements, ce n’est plus ca.

      • non, les dépenses contraintes, ce sont uniquement les dépenses obligatoires qu’on ne peut pas réduire :
        donc
        – les impôts (irpp, taxe d’habitation, taxe foncière, csg),
        – le forfait de 20 euros pour le téléphone et l’internet,
        – le loyer dans la limite d’un petit logement pas cher (si on paye 500 euros de loyer alors que dans la même ville on trouve facilement des appartements à 300 euros, la dépense contrainte est de 300, la dépense choisie est de 200 euros)
        – la nourriture dans la limite de quelques ingrédients de base bon marché à cuisiner soi même,
        – la mutuelle de santé n’est pas contrainte, j’ai choisi depuis plus de 20 ans de ne pas avoir de mutuelle,
        – pour les vêtements, il y a aussi toute un gamme, qui va du simple au décuple, et on peut toujours garder un habit un an de plus.
        il y a en réalité peu de dépenses contraintes, il suffit juste d’avoir conscience du choix que l’on a.

  • Petite coui.. euh!coquille revelatrice ce « les Francais puisent(puissent) gagner plus ?
    Oui,tant qu’a force de puiser a la source qu’a la fin elle se tarie.
    Humm le bon pain noir qui se pointe au menu.

  • Un travailleur, même « mal payé » gagne plus qu’un chômeur, c’est souhaitable et même inévitable.
    Mais qu’il produit plus, c’est une certitude !

    Or si la production augmente, la consommation aussi !
    Plus il y aura de travail mal payé, plus les travailleurs mal payés pourront consommer !
    Donc les efforts pour éradiquer le travail le plus mal payé PÉNALISENT les pauvres.

    Laissons donc le marché faire progresser les salaires : Contrairement aux planificateurs et aux socialistes simples d’esprit (pléonasme), le marché tient compte de TOUS les aspects du problème.
    Que l’État se contente d’empêcher de contraindre.

  • Il est faux de dire que les fonctionnaires sont au pire à revenu constants. La réalité c’est que dans de nombreux corps des fonctions publiques d’état, des primes représentant jusqu’à 25% des revenus net ont été supprimées ou le seront bientôt. Ayant quitté la fonction publique en 2011, je peux vous assurer que leur position n’a rien d’enviable, bien au contraire. A bon entendeur…

    • Si on prend les chiffres officiels ( total masse salariale/ nombre de fonctionnaires) il n’apparaît pas de baisse en moyenne. Si certains ont gagné moins c’est que d’autres ont gagné plus.La masse salariale globale des fonctionnaires devrait être indexée sur l’économie et sur la performance globale ( elle devrait donc baisser fortement!).Au delà du salaire il faut prendre en compte les avantages ( âge départ à la retraite,niveau retraite vs dernier salaire,absentéisme toléré, sécurité de l’emploi….).

  • Au deuxième paragraphe, il est explicitement dit que le revenu annuel est calculé en tenant compte des impôts directs et des cotisations sociales. Au troisième paragraphe il est dit le contraire, n’y aurait-il pas un problème de lecture de l’étude pour avancer sa propre vision des choses?

  • Moi je m en fout complètement j ai fait 14 mois à canjuers ,en stage survie sous la tente à – 20 l hiver et + 30 l été ,je sais manger a l œil partout et je sais dormir partout … Par contre les nouvelles génération vont souffrir ,elle n ont pas été formee a la vie dure ….

  • Les commentaires sont fermés.

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