Venezuela : où est passé le lait ?

Publié Par Guillaume Nicoulaud, le dans Amérique latine

Par Guillaume Nicoulaud.

lait credits doug8888 (licence creative commons)

Je vous propose une petite expérience. Si vous avez la chance de connaitre quelqu’un qui vit au Venezuela (ou, à défaut, quelqu’un qui connait quelqu’un qui vit au Venezuela), posez-lui cette simple question : combien coûte un litre de lait pasteurisé dans le commerce ?

Mettons-nous bien d’accord sur les termes de cette question. Ce que nous cherchons à savoir c’est combien un Vénézuélien lambda paye, en monnaie locale, le bolivar, pour acquérir un décimètre cube de lait pasteurisé. Je précise « un décimètre cube » parce que le litro de leche local correspond en réalité à 900 millilitres et je dis bien « lait pasteurisé » parce qu’un « producto a base de leche fluida y sólidos lácteos pasteurizado y homogeneizado », ça n’est pas du lait pasteurisé. Ceci étant dûment posé en des termes précis et non-ambigus, essayez donc d’obtenir une réponse.

Vous n’en aurez pas.

J’ai essayé. Pendant plusieurs jours. J’ai posé cette question en français, en anglais et en espagnol à toute une tripotée de Vénézuéliens vivant au Venezuela – dont une solide proportion d’économistes – ainsi qu’à des Vénézuéliens vivant ailleurs mais ayant gardé des contacts sur place1. En vain. C’est, jusqu’à preuve du contraire, une question sans réponse : on ne peut pas dire combien coûte un litre de lait pasteurisé au Venezuela parce qu’il n’y en a pas.

Eh quoi ? Ils n’ont pas de vaches au Venezuela ? Si. Ils ont des vaches et ils ont même toute une filière industrielle dédiée aux produits laitiers mais ils ont aussi et surtout une politique de contrôle des prix qui, pour un certain nombre de produits de première nécessité dont le lait pasteurisé, fixe des prix plafonds à chaque étape du processus de production. Par exemple, le 18 septembre dernier, la Surintendance nationale pour la défense des droits socioéconomiques (Sundde) a plafonné le prix du litro de leche (900 ml) à 15,72 bolivars pour les producteurs ou importateurs et à 18 bolivars (hors taxe) dans le commerce2. Au litre, ça fait donc un prix producteur de 17,47 bolivars et un prix de vente au détail de 20 bolivars (22,5 en rajoutant 11% de TVA).

Sauf qu’à ce prix-là, les producteurs sont unanimes : ils perdent de l’argent. La dernière fois que l’association des transformateurs de lait vénézuélien (Asoprole) s’est livrée à une estimation des coûts que devait supporter la filière, ils en ont conclu que, vendue au détail à moins de 33,9 bolivars, la production d’un litre de lait n’était tout simplement pas économiquement viable. On peut ne pas les croire ; on peut remettre ce chiffre en doute ; toujours est-il que les 900 millilitres vendus à 18 bolivars hors taxe, ils n’existent nulle part ailleurs que dans les textes de la Sundde. Résultat des courses ? Eh bien l’essentiel de la production de lait du Venezuela part en fromages dont les prix, vous l’aviez deviné, ne sont pas plafonnés par l’administration.

Notez bien que ce qui est régulé, c’est le prix du lait pasteurisé. Avec du lait cru, outre du fromage, on peut faire des tas d’autres choses : typiquement, on peut faire du lait UHT ou les fameux productos a base de leche (etc.) déjà évoqués plus haut. Sauf que non seulement ces choses-là sont hors de prix – comptez 70 et 40 bolivars le litre respectivement – mais ça n’est pas du tout dans les habitudes alimentaires des Vénézuéliens. C’est une exception culturelle qui ne date pas du chavisme : la moitié du lait consommé au Venezuela, c’est du lait en poudre – raison pour laquelle la Sundde s’est empressée de réguler les prix de ventes : le sachet de 1 kilo est à 40 bolivars TTC3. Or, comme beaucoup d’autres choses au Venezuela, le lait en poudre est massivement importé (à plus de 80%, chiffre de 2006)4 ce qui permet d’introduire un autre aspect essentiel de la politique bolivarienne : le contrôle des changes.

Le Socialisme du XXe siècle, version bolivarienne, a consisté dans un premier temps à mettre la main sur la manne pétrolière vénézuélienne – qui est, comme vous le savez, considérable. Du point de vue des échanges extérieurs, l’idée est la suivante : Petróleos de Venezuela (PDVSA) exporte son pétrole contre des dollars ; revend lesdits dollars au cours officiel à la banque centrale ; laquelle revend ces dollars aux importateurs selon trois modalités distinctes : une partie 6,3 bolivars (cours officiel actuel) pour les produits de première nécessité, une autre à (environ) 11 bolivars (Cadivi I) et le reste à (environ) 50 bolivars (Cadivi II).

Las, à cause de l’incompétence des dirigeants nommés à la tête de PDVSA, de la baisse des cours du pétrole et de l’usage parfaitement immodéré que le régime chaviste a fait de sa planche à billets, la valeur réelle du bolivar n’a jamais cessé de s’effondrer et les dollars de se faire de plus en plus rares ; à tel point qu’aux dernières nouvelles le dollar américain se négociait à plus de 100 bolivars au marché noir5. Concrètement, pour un importateur de lait en poudre, ça signifie qu’il aura toutes les peines du monde à acheter les dollars dont il a tant besoin pour régler ses achats et donc, qu’il ne pourra pas importer et donc, que les étals sont vides.

Pis encore, il se trouve que les cours mondiaux du lait en poudre ont connu une petite flambée ces derniers mois à plus de 5 dollars le kilo6. Le calcul est assez simple : 5 dollars au cours officiel, ça fait 31,5 bolivars or, le prix de vente maximum est fixé à 32,04 bolivars hors taxe ; ce qui laisse donc un demi-bolivar pour payer les coûts de transport, le retraitement, le conditionnement et les frais de distribution – sans même évoquer la marge du producteur. Raison pour laquelle le lait en poudre a lui aussi pratiquement disparu de la circulation.

Voilà pourquoi, en substance, le Venezuela manque de tout, à commencer par des produits de première nécessité, surtout s’ils sont importés. La révolution bolivarienne est devenue le laboratoire d’essai des politiques économiques les plus débiles jamais inventées : nationalisations, politique inflationnistes, contrôle des changes, contrôles des prix – ça ne vous rappelle rien ? – le tout agrémenté de la rhétorique incendiaire de Nicolás Maduro qui veut nous faire croire, sans rire, que les magasins de Caracas sont vides parce que les « spéculateurs » chargent leurs voitures de milliers de litres de lait pour les transporter sur les 800 kilomètres qui les séparent de la frontière colombienne (comptez neuf heures et demi si ça roule bien et le double pour aller jusqu’à Bogotá).

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sur le web 

  1. Je dois remercier ici Juan Manuel López-Zafra qui a largement relayé la question sur Twitter.
  2. Voir la Providencia Administrativa N° 047-2014 qui fixe aussi les prix pour 200, 400 et 1 800 ml.
  3. Prix fixé en mai 2013 ; c’est un peu moins cher avec un sac de 900 grammes et un peu plus cher en boîte.
  4. Les leaders du marché sont l’italien Parmalat (La Campiña) et le suisse Nestlé (La Campesina).
  5. Il ne faut, à mon humble avis, pas en déduire que c’est la vrai valeur du bolivar. J’y reviendrais.
  6. Depuis, ça a bien rebaissé : on est aujourd’hui à moins de 2,5 dollars le kilo.
  1. monsieur, le lait consommé au Venezuela (quand il y en a) vient de l’étranger, le Venezuela était certe, avant la dictature chaviste un pays producteur de l’agroalimentaire. depuis on ne produit presque rien, à part la chikungunya, on ne trouve même pas les médicaments pour la soigner. je reste à votre disposition pour vos questions

    1. juste une question: récemment, deux chavistes ont été assassiné à quelques jours d’intervalle. c’est vrai qu’ils ont été tués par le régime ??

      1. Un a été tué par des délinquants pour vol, c’est le député Serra. L’autre voyou, Oderman a été assassiné par la police, autres voyoux du régime ceux là!

        1. serra a été tué pour vol? mr, transcene, je vous signale que tous les deux étaient chefs des milices armees. coïncidence? 36 coup de couteau pour vol? arrêtez

          1. Vous seriez surpris de ce que certains peuvent vous faire pour un vol.

            1. vous connaissez mal mon pays

              1. en l’occurrence, personne ne sait vraiment non?
                mais la question est quel est le prix…

                1. en poudre ou liquide? Le vénézuélien consomme en general du lait en poudre. prix réel ou du gouvernement?

                  1. le litro de leche /// problématique de l’auteur et j’ajoute vend on 900 ml pour un litre marqué??????

                    1. 4€ par litre, smic 200€, inflation annuelle de 60%. à par la cocaïne et le pétrole, depuis 15 ans on ne produit plus rien

                    2. La cocaïne, seul produit qui rapporte.
                      Voilà le résultat de l’étatisme effréné.

                    3. Alvarez, il me semble que vous utilisez le taux bidon de 6 bolivars par $ pour annoncer le prix de 4E / litre.
                      Mais si on utilise le taux du marché noir de 100 bolivars par $ on a les même prix qu’en france pour tous les biens de consommation.
                      Donc si on le paie directement en $ on paiera le litre de lait à peine 30 cents.

                    4. Je serais curieux de connaître le cours utilisé pour le calcul du smic 200€! Si le salaire mini est de 4251 bolos cela fait
                      1) soit 674.76 $ au cours officiel bidon de 6,30
                      2) soit 354,25 $ au cours sicad 1 bidon de 12
                      3) soit 90,43 $ au cours sicad 2 bidon de 49,99
                      4) soit 42,77 $ au cours du marché parallèle de 99,38 de ce jour…
                      Soyons précis, je vous prie, sinon tout le monde est perdu, c’est déjà pas évident á comprendre comme ça que les 3 cours officiels ne sont pas accessibles au quidam du peuple… et comparer avec les prix de France n’est pas possible: il faut comparer avec le salaire quotidien pour se faire une idée. Merci…

                    5. on parle toujours en marché noir, les prix officiels c’est du rêve, univers parallèle

                    6. Donc un smic à 34€ environ et non 200. La précision toujours…

                    7. je vois…

                    8. Alvarez dit « on parle toujours en marché noir, les prix officiels c’est du rêve, univers parallèle »

                      Alors ne dites pas q’un litre de lait coûte 4 euros : s’il coûte 33.9 bolivars comme le dit l’auteur ça le met à 35 cents. Un étranger payant en dollar le paierait 35 cents.

                    9. Il coûterait l’équivalent de 4$ pour ceux qui gobent la théorie du meilleur salaire minimum d’Amerique Latine. C’est vraiment pourquoi il est difficile d’établir un parallèle avec vos prix français. La meilleure comparaison serait de prendre l’équivalent du prix en proportion du salaire horaire mini. Exemple, un pack de P.Q.. coûte l’équivalent d’une journée de travail, là on peut se rendre compte. Combien vaut un pack de P.Q. En France? Combien d’heures de salaire smic?

                    10. Oui donc ce ne sont pas les prix qui sont élevés – pas de pénurie – mais les salaires qui sont très très bas… pire qu’en Chine.

                    11. Gameover, je crois que vous n’avez pas tout suivi! …les prix ont grimpé en flèche! …et vous affirmez qu’il n’y a pas de pénuries! Vous êtes complètement à côté de la plaque. On achète ce que l’on trouve, pas ce que l’on veut, ici!

                    12. @ Jean T.

                      C’est toi qui ne comprend rien à la notion de monnaie.
                      Cette inflation là c’est cette monnaie (le bolivar) qui perd de la valeur : dévaluation.

                      Les prix en dollar (celui qui paie directement en dollar et non cette magouille de taux de cjange) n’ont pas plus varié qu’ailleurs dans le monde :

                      – Si les prix avaient été plus bas (que dans le monde) avant : il y aurait eu exportation de produits locaux.

                    13. @gameover
                      Errare humanum est, perseverare diabolicum est!
                      Tout d’abord, il n’y a pas un quidam qui paye en $ dans la rue.
                      Ensuite, cette monnaie, le bolo, ne peut pas perdre de la valeur puisqu’elle ne vaut rien: la preuve, vas donc dans n’importe quelle banque et demande à changer des bolos, tu verras la réponse. Même à l’aéroport de Maiquetia, essaye de changer les bolos qui te restent, impossible.
                      Enfin, il y a exportation massive (contrebande) vers la Colombie depuis fort longtemps, regarde un peu les infos sur les prises ces derniers jours (et je ne parle oas de l’essence, bien sûr)
                      Conclusion: il faut cesser d’analyser en touriste, mais analyser en Venezueliien qui vit de son salaire, le résultat est tout autre. Il en bave. Merci pour ta compassion.

          2. serra a été assassiné par qui, selon vous ?

            1. par les rouges. le mec avait toujours des garde du corps (militaires et police) et comme par hasard le soir là personne. le gouvernement l’a tué, comme pour odreman, tué quelques jours après par la police scientifique et de son cercle d amitié

              1. Pas certain: 3 théories
                1) le régime
                2) la CIA (!) ou la MUD ou Uribe….
                3) plus vraisemblablement un crime de brigandage, le Serra ayant une somme d’argent importante dans ses coffres ainsi que des fusils de guerre, ceci lié avec une histoire de coeur (la compagne de Serra ayant été l’ex d’un des gardes du corps….
                Nous verrons bien la version officielle qui sera de toute façon ficellée car cela fait un moment que maduro promet des révélations qui tardent…sûrement venant directement de Cuba. Nous verrons bien

                1. serra etait homo. la femme.tué chez lui etait son assistante, son mec à elle, ancien garde du corps de serra a été abattu par balle l année dernière, la pastora c’est mon quartier, ma même rue monsieur

                  1. La rumeur affirme qu’il était homo mais aussi qu’il était iintime avec son assistante. J’habite pas dans la même rue mais je cite les versions probables…je ne suis pas aussi catégorique que vous, je préfère être prudent dans mes affirmations, si vous le connaissiez personellement ce serait différent, mais vivre dans la même rue ne suffit pas.

                  2. Vous voyez, le fait que vous ayez affirmé qu’il était homo, tout de suite on se demande s’il a été tué pour cela, voyez plus bas dans les commentaires.

                    1. je dis pas qu’il ai aurait été tué à cause de sa sexualité mais je suis contre l’hypothèse du mari jaloux puisque celui là a un an au cimetière

                    2. Non, certes, mais un des gardes du corps était le frère du défunt mari! Quel Vaudeville!

              2. pq il a été tué ??? parce qu’il était homo ??

                1. Non. La question est : crime politique ou crapuleux

                  1. sauf que je pige pas trop pq le régime en place l’aurait liquidé. le vol me parait plus vraisemblable surtout quand on voit le taux de criminalité au vénézuela

                    1. Crime du régime car tous ces colectivos sont bien encombrants et dangereux, un bon nettoyage paraîssait facile. De plus, Serra aurait eu une somme importante dans ses coffres ( comme toujours dans ses cas de députés corrompus) il faudrait expliquer la provenance, la présence des armes lourdes en plein désarmement de la population officiel est difficilement justifiable, etc

              3. oké, il était homo mais ca tout le monde le savait déja. l’hypothèse du vol me parait plus vraisemblable. d’ailleurs, c’est assez ironique venant d’un type qui disait que l’insécurité n’est qu’un sentiment.

                1. il y a des sentiments qui tuent 😉

                2. Rectification: sensation, pas sentiment. Vive la précision.

                3. Reste à connaître les « révélations » de maduro promises il y a deux jours. On va voir comment il va s’emmêler les pinceaux lui qui avait dès le départ accusé l’opposition (quelqu’elle soit…) on connaît la rengaine.

          3. 36 coups de couteau, cela ressemble a un crime passionnel, d’où la théorie du frère du défunt mari de l’assistante qui était un des gardes du corps de Serra.

  2. Autre news intéressante sur le Vénézuela ou comment le socialisme devient le meilleur allié du bitcoin :

    http://www.reuters.com/article/2014/10/08/us-venezuela-bitcoin-idUSKCN0HX11O20141008

  3. vous pensiez surprendre quelqu’un avec cet article? peut-être Mélenchon, grand admirateur de Chavez, celui qui voulait appliquer le même programme économique en France. Envoyez-lui vite cet article.
    Dès qu’un technocrate fonctionnaire-politique prend un pouvoir quelconque, cela se termine toujours par des catastrophes.
    On le sait, l’histoire le prouve tous les jours, mais on continue à les mettre au pouvoir.
    Alors, malheureusement, mort aux c***.

    1. @winch « on continue à les mettre au pouvoir » : non , il n’y a que ça dans le panel politique , vous en voyez un qui déroge à ce programme ??? moi pas . Cessez de nous culpabiliser , on n’a pas besoin de ça en plus ….

    2. sapir a récemment écrit un article sur le vénzuela louant les chavistes

    3. sapir a récemment écrit un article sur le vénzuela louant les chavistes. vous serez étonné du nombre de gauchistes soutenant le vénézuela

      1. je lis de temps en temps Sapir et ne trouve pas qu’il y est un soupçon de gauchisme. Sapir travaille sur la Russie de nos jours.

        1. http://russeurope.hypotheses.org/2001
          sapir est proche du front de gauche. il est aussi admiré par les mecs du fn (c’est leur idole).

  4. Après « combien coûte un litre de lait », voici l’épisode: « Combien coûte un bolivar au Vénézuela » http://ordrespontane.tumblr.com/post/99652079331/le-marche-noir-de-cucuta

    1. ….avec une confirmation: nous échangeons nos dollars entre nous, dans le pays, au cours affiché de dollartoday. Les banquiers intermédiaires font leur petite marge en+\- du cours et ceux qui se font confisnce s’échangent le $ au cours affiché du moment. Je vous garantis que dans tous les villages il y a une demande! Tous ceux qui ont un commerce et veulent mettre leur argent « au chaud » sont demandeurs.

  5. Le lait est.un aliment de base utile à la croissance de l’enfant. Il est aussi une source de calcium pour les autres. Cet aliment a été très critiqué et c’est fort dommage.
    Pourquoi les circuits courts n’existent ils pas au Venezuela ?
    Pourraient s’implanter des fromageries etc…..

    Il n’y a pas que le pétrole !

    1. « le lait c’est pour les veaux »
      en france on adore le lait…cqfd

    2. Non, il n’y a pas que le pétrole, le régime l’a oublié. Il a détruit tout l’appareil productif. Si le coeur vous en dit, venez donc implanter une fabrique: votre produit fini coûtera plus cher que le prix fixé par l’état…bonne chance.

      1. En France aussi, l’appareil productif agrcole dépend de l’Omc

        1. Comparer avec la France serait bien puéril! Chez nous il n’y a (presque) plus rien! Quand une entreprise fonctionnait, elle était nationalisée et le résultat en chute libre…

  6. Bientôt viendront les cartes électroniques de rationnement. Ainsi la population sera mise en esclavage « Tu gueules, pas de bouffe « https://www.facebook.com/video.php?v=1462410437375920

    1. …c’est déjà fait…et en plus viennent s’ajouter les capteurs d’empreintes! Merci pour nous, tout va bien….

  7. En 1999, lorsque Chávez s’empara du pouvoir, la compagnie pétrolière nationale vénézuélienne, la PDVSA, avait 51 000 employés et produisait 63 barils de pétrole brut par jour et par employé. Quinze ans plus tard, la PDVSA compte 140 000 employés et produit 20 barils de pétrole brut par jour et par employé. Aujourd’hui, d’exportateur, le Venezuela devient importateur de pétrole. http://af.reuters.com/article/algeriaNews/idAFL5N0R33EC20140902

    1. le Vénézuela produit principalement du pétrole très lourd et peu de pétrole léger . Donc, -si j’ai bien compris l’article publié en anglais-, le mélange de brut lourd avec du brut léger en modifierait la viscosité et le poids facilitant le transport et le raffinage diminuant ainsi les couts
      Par ailleurs, si ma mémoire est bonne, Il fut un temps où le Vénézuéla envoyait du brut aux USA et recevait du raffiné au retour.

      1. Oui le mélange avec du pétrole léger est une solution de facilité si on a ce type de pétrole à proximité dans un autre gisement mais c’est ruineux s’il faut l’importer (le pétrole léger) et en final le mélange sera toujours beaucoup trop soufré.

        L’autre solution est de le traiter avant de l’expédier dans les oleoducs. Le traitement consiste principalement en une décarbonation puis une hydrogénation et un désoufrage puisque les pétroles lourds sont trop carbonés et soufrés.

        C’est ce que font les canadiens en Alberta avec leur sable bitumeux. C’est assez énergivore mais il y a souvent des sources de gaz à proximité des gisements pour faire de la pétrochimie.

        Le principe est assez bien décrit dans wiki : Sable_bitumineux#Transformation_commerciale

        Le problème du Venezuela c’est qu’il n’a pas ces techniques et comme l’ennemi c’est le grand satan américain…

        1. L’ennemi c’est le grand satan, peut-être, mais les bons billets verts sont les favoris! ….ce qui fait que le principal client c’est l’Américain du Nord qui paye cash, lui…
          Le coût est d’autant plus important que le pétrole léger vient d’Algérie! Et dire que maduro vient faire la morale sur l’environnement à l’ONU! Faire venir par bateau depuis l’Algérie tout ce pétrole léger, ça ne pollue pas?

    2. 140’000 employés dont on ignore les qualifications (c’est a dire « sans aucune ») pour 30 % d’entre eux selon les aveux de Ramirez lui-même.

  8. intéressant exemple que la france socialiste devrait se dépêcher de suivre!

  9. Paraphrasons Marie-Antoinette, et voilà ce que dit en quelque sorte le senior Maduro :

    Ils n’ont pas de lait, eh bien qu’ils mangent du fromage !

    Pas de prix = prix illimité = venir avec une brouette de Bolivars pour payer :mrgreen:

  10. Appauvrir la population d’un pays qui a pourtant plus de pétrole que l’Arabie saoudite (Un tiers des réserves de pétrole de la planète !), c’est un des derniers méfaits en date du socialisme.

    A l’IDH (Indice développement Humain) le Venezuela est 70eme, Le Chili qui a choisi la voie libérale et n’a pas de pétrole est 40eme.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_IDH

    Pour la liberté économique, sans surprise, le Venezuela est classé 175eme alors que le Chili est classé 7eme.
    Indice liberté économique – Classement des pays

    Le Venezuela est aussi classé 115eme pour la liberté de la presse selon reporter sans frontière. 60% des habitants de Caracas (ville la plus dangereuse du monde) vit dans les barrios.

  11. A part Mélanchon n’oublions pas que c’est aussi le programme du FN…

  12. et le kilo de lait en poudre il pèse combien?

    1. parce que si 1 litre égale 900 ml…il suffit de prélever 900 ml dans un litre et de le mettre dans un nouveau litre de 900 ml puis….
      juste pour dire que si vraiment on vit dans un pays ou 1 litre est 900 ml pas la peine de discuter voire de penser.

      1. Ni discuter, ni penser, voilà exactement ce que veut ce régime! Je ne vous le fait pas dire….

  13. Bizarrement cet article n’est pas encore infestés d’imbéciles utiles pour nous dire combien le Venezuela est un paradis grâce a Chavez.

    1. Le socialiste est doté d’une zone aveugle cérébrale comparable à la zone aveugle de l’œil.

      Quand il ne peut expliquer un méfait à coup de « profiteur capitaliste a la botte de », il ne le voit tout simplement pas.

      1. Il ne faut pas tout mettre sur le dos de l’idéologie socialiste, le pire est le clientélisme..quand pour vous maintenir demagocratiquement au pouvoir vous promettez aux gens de l’argent sans avoir à se casser le cul, ils votent pour vous. Sauf que le pétrole il ne sort pas du sol tout seul, il ne se vend pas tout seul, si au lieu de regarder ceux qui travaillent et amènent leur capital comme des profiteurs plutôt que des bienfaiteurs, et qu’en conséquence vous trouvez légitime de « prendre tout » le profit( copyright melenchon) , il n’y aura plus rien à profiter…
        Quand pour la citoyenneté vous n’avez aucun effort à fournir, le principe démocratique est mort.

        1. lemiere jacques: « vous promettez aux gens de l’argent sans avoir à se casser le cul, ils votent pour vous. »

          On va prendre au riche et l’état va vous materner… socialisme.

          lemiere jacques: « au lieu de regarder ceux qui travaillent et amènent leur capital comme des profiteurs »

          mhhh… socialisme….

          1. non du tout…on ne peut pas dire ça…à la rigueur ( ou on constate que) , c’est ce à quoi conduit le socialisme dans une société démocratique… mais un communisme dictatorial peut parfaitement amener un « progrès » et un « enrichissement ».

            Il me semble que le vrai mensonge communiste est de prétendre aimer la liberté, le communisme implique la suppression de la liberté…

            La liberté a toujours un prix…tenez la santé , si vous interdisez aux gens de fumer de boire, que vous leur imposez un mode de vie contrôlé cela peut conduire à des dépenses de santé bien inférieures à un système où les gens sont libres..

            La liberté a un prix, ceux qui prétendent qu’elle va se soi vous mentent.

            1. « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. » Benjamin Franklin

              « … mais un communisme dictatorial peut parfaitement amener un « progrès » et un « enrichissement ».  »
              Jacques Lemière

              Va falloir revoir les définitions du dictionnaire.
              Progrès ? Quel progrès ? Des exemples svp.
              Enrichissement ? Oui celui des élites membre du parti.

              1. bah c’est juste une question théorique, l’URSS a quand m^me évolué entre 1917 et 1980, on peut dire progresser .
                Je pense surtout qu’il ne faut pas se perdre dans des considérations économiques dans la critiques du communisme ; le communisme ayant disparu ou pouvant être prétendu n’avoir jamais réellement existé c’est se battre contre du vent, mais il faut rappeler t le fait que quand bien m^me le communisme pourrait conduire au progrès ou à une plus grande égalité ( visiblement ça plait en moment) ce qu’il faudrait payer en terme de liberté serait trop élevé …

                Il en va de même pour le projet planétophile, il n’est pas communiste mais clairement collectiviste ..et les tares du communisme, égalitarisme, sclérose technique induite, liberté restreinte deviennent des atouts ..

                1. Ne pas se perdre dans des considérations économiques dans la critique du communisme ?!

                  Le communisme a près de 100 millions de morts au compteur… (URSS, Cambodge, Chine, Corée du Nord…) le progrès c’est quoi ? D’en faire plus que le voisin…

                  Ne vous gênez pas, prenez un aller simple pour Pyongyang, bon débarras.

                  1. Bon, là on s’égare totalement du sujet, il est même pas question du Venezuela….juste pour dire…

                    1. si en ce sens que parler d’un prix dans un pays collectiviste est une impasse…
                      Le prix n’existe que car il y a un marché, on un faux prix du lait…et pas de lait dans les magasins d’etat et un vrai prix du lait ailleurs là où on peut trouver du lait…

                      quand bien même, n’y aurait il du lait que dans les magasins d’état il serait aussitôt libéraliser par du troc ou du marché noir.

                      l’impossibilité pratique du communisme s’explique notamment pas l’impossibilité de définir des prix..
                      et tant pis pour gameover je vais sisifier à donf…
                      si les gens ont tous les mêmes envies et besoins, si leurs envies correspondent exactement à celles définies par le plan et si la productionsuit le plan et ne subit pas de problèmes alors le communisme est un régime qui marche…notez que ça marche bien quand on est tout seul….

                  2. huh mais non, je dis juste que le communisme peut marcher en théorie….il suffit par exemple d’être seul, deux ça commence à poser des problèmes…

                    ce que je veux juste dire tout déplacement vers la collectivisation correspond à une diminution des libertés individuelles… un état avec des frontière qui restreint la liberté de circuler,, qui impose le respect de la loi est un collectivisme.. aussi on ne peut pas être catégorique dans la critique du collectivisme…c’est juste une question de limite assez liée à la frousse d’ailleurs.

                    1. « huh mais non, je dis juste que le communisme peut marcher en théorie….il suffit par exemple d’être seul, deux ça commence à poser des problèmes… » J’adore!

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