Le libéralisme est anti-politique

Le libéralisme est souvent classé à tort comme idéologie politique.

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Statue de la liberté (Crédits : benonrtherun, licence Creative Commons)

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Le libéralisme est anti-politique

Publié le 29 septembre 2014
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Par Jan Krepelka

Statue de la liberté (Crédits : benonrtherun, licence Creative Commons)

Le mot politique, en français, peut avoir différents sens, ce qui peut prêter à confusion. Le libéralisme est souvent, à tort, classé comme idéologie ou philosophique politique. Or, le libéralisme est autant une opinion politique que l’athéisme est une opinion religieuse ou la non-collection de timbres un hobby, c’est-à-dire pas du tout.

L’étymologie du mot est en effet claire : Empr. au lat. politicus, -a, -um « relatif au gouvernement des hommes », du gr. π ο λ ι τ ι κ ο ́ ς « de citoyen, qui concerne les citoyens, populaire, qui concerne l’État, public ».

Ainsi, à l’exception de quelques sens dérivés ou figurés ou « par analogie », le libéralisme est anti-politique, aux quatre sens du mot :

  1. le politique [en : polity] : le pouvoir politique, soit le pouvoir sur les personnes ;
  2. la politique [en : politics] : les négociations entre partis politiques, soit la distribution du pouvoir politique ;
  3. les politiques (féminim) [en : policies] : les politiques publiques, soit l’exercice du pouvoir politique ;
  4. les politiques (masculin ou féminin) [en : politicians] : les hommes politiques et les femmes politiques, soit les titulaires du pouvoir politique.

Or, le libéralisme s’oppose au pouvoir sur les personnes : il défend son contraire, soit le principe de l’identité des droits de tous, qui implique nécessairement que personne n’ait de pouvoir politique sur personne.

Dans une société libérale, le seul sens de politique qui resterait peut-être serait celui du cours de science politique, qui serait naturellement intégré au département d’histoire médiévale de la faculté des lettres. Pour autant qu’il existe une demande pour une telle formation, bien entendu.


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  • La réalité est que le liberalisme et le capitalisme sont utilisés pour nourrir le socialisme. C’est pour cela que le socialisme, qui est un communisme amélioré, a intégré cette notion.

    Le meilleur exemple est la Suède. Le peuple a volontairement fait ce choix:

    – libéralisme pour nourrir le socialisme

    En France, nous en sommes à la fin. Quand l’ideologie a complètement asséché la liberté et l’argent.

    La bête agonise, gigote, montre les dents. Elle a faim. Qu’elle crève donc, cette charogne.

    • « Le socialisme est un communisme amélioré » : à l’inverse, je crois que les socialistes ont peur de leur ombre et ne vont pas au bout de leur logique. Sinon ils seraient déjà communistes. Donc, dans le même sac.

  • Le Libéralisme serait donc l’anarchie? Je n’en crois rien.
    Le Libéralisme a ses théories, qui sont des théories non biologiques ou artistiques mais politiques. En particulier la justification de l’enrichissement par le travail (voir les matérialistes anglais depuis le XVIIième), souvent au profit de tiers, et il est sous-tendu par des théories financières et économiques qui privilégient le rapport de force en politique. On dit souvent que le libéralisme, c’est la liberté du renard dans le poulailler.
    Alors oui à une VRAIE liberté économique, où chacun jouerai à armes égales. Une information non dirigée par les complexes militaro-médiatico-bancaires, comme Lagardère.
    Pour finir, et pour répondre à @Moi si le socialisme se nourrit bien du Libéralisme, c’est qu’il y a eu besoin à moment donné, de libertés, de respect de l’humain. Le communisme a de l’avenir.

    • « le libéralisme, c’est la liberté du renard dans le poulailler » : http://www.wikiberal.org/wiki/Renard_libre_dans_le_poulailler_libre

      « une VRAIE liberté économique, où chacun jouerai à armes égales » : http://www.wikiberal.org/wiki/Liberté#Libert.C3.A9_formelle_et_libert.C3.A9_r.C3.A9elle

      « Une information non dirigée » : ça s’appelle les prix et les quantités sur le marché concurrentiel.

    • Le libéralisme se rapproche de l’anarchisme de droite.
      La seul différence notable est l’instauration d’un état et d’une administration pour défendre les droits naturels de chacun. Et encore, certains libertariens ne veulent pas d’état du tout.
      D’autres libéraux veulent un état qui assure un minimum vital pour les plus faible, afin qu’il ne tombe pas dans un espèce d’esclavage par la pauvreté et perdent leurs libertés. Notamment avec la mise en place d’un revenu minimum.
      Dans le libéralisme, chacun joue avec les mêmes règles étant donné qu’aucune loi ne peut favoriser un groupe plutôt qu’un autre. C’est en cela que le libéralisme est apolitique, il empêche les politiques de faire ce qu’ils veulent et d’imposer à l’ensemble de la population leurs lubies et autres idées « génial ».
      Comment le renard peut il manger les poules si il n’a aucune possibilité d’abuser leurs droits naturels à vivre ?
      Connaissez vous une seule corporation qui puissent asservir une société tout entière avec sa seul force économique, sans aucune aide des politiques?
      Regardez un peu le budget lobbying de ces dernières à Bruxelles, si elles investissent pour cela, c’est qu’elles ont besoin du pouvoir des politiques pour justement abuser les droits du reste de la société.
      Ce n’est pas les politiques qui nous préservent du renard, ce sont eux qui l’introduisent dans le poulailler.

  • Je ne suis pas d’accord sur le tout.

    L’article 2 DDHC 1789 énonce quel est l’objet des politiques publiques.
    Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.

    Ainsi il y a des politiques publiques libérales, elles sont définis par l’article 2.

    Frédéric Bastiat parlait de la Loi (instrument des politiques publiques) comme l’organisation collective du droit de légitime défense.

    Pour un libéral, la politique existe donc. Elle est : le pouvoir qui permet d’organiser collectivement le droit de légitime défense. Elle est la négociation en les partis pour la mise en place de cette organisation. Les politiques sont les hommes qui participent à cette organisation collective. Les politiques publiques sont l’organisation elle même.

    Ainsi le libéralisme n’est pas l’absence de politique mais son cantonnement.

    • La DDHC est une grande avancée dans l’humanité, mais elle porte porte son fardeau historique de représenter les revendications de certaines classes sociales, en particulier la bourgeoisie, qui veut qu’on reconnaisse son droit à entreprendre, commercer, et qu’on reconnaisse sa Valeur, en particulier par les gains qu’elle engrange. Il n’est pas étonnant que les Gouvernements de la période « Capitaliste » qui ont suivi aient été les garants de ce que les marxistes appellent la violence de classe. L’organisation collective des hommes, ce que vous appelez la politique est le reflet de ces oppositions. Je me me demande si la doctrine Libéraliste ne vient pas exacerber ces antagonismes.

      • Il est certain que les producteurs ont un pouvoir sur les improductifs, en ce sens que les seconds se placent sous la sujétion des premiers pour survivre. La violence provient uniquement de ceux qui exigent de vivre sans travailler (parasitisme) et il est juste que l’Etat régalien les sanctionne pour cela. La notion de classe est impropre à décrire la moindre réalité puisque rien n’interdit aux improductifs de se mettre au travail, dès lors que les marchés et l’accès au capital sont libres. L’invention de l’opposition entre classes sociales est une des prémisses fondamentalement erronées du socialisme. Au contraire, c’est la finalité du socialisme (la collectivisation) qui légitime l’existence des improductifs, donc la violence sociale.

        • La sujétion! Oui, c’est un vrai problème…il y a plusieurs façon de voir ça.
          Vous appelez « improductifs » ceux que d’autres nomment « travailleurs », ou encore « force productive ». Voyez la tête du PDG d’Air France lorsque les pilotes ont croisés les bras! Et même quand les règles de gestion du personnel seront libéralisées, ils ne seront pas à l’abri.
          Donc tout ceci prête à interprétation. Est-ce que notre parti pris ne nousimpose pas des à priori?

          • « vous appelez improductifs ceux que d’autres nomment travailleurs » Les mots ont un sens précis et il convient de ne pas tricher avec, faute de quoi on sombre dans l’illusion du mensonge idéologique, inopérante pour décrire le réel. Les productifs produisent et échangent librement sur les marchés, peu importe qu’ils soient salariés, entrepreneurs et investisseurs des entreprises privées ou fonctionnaires régaliens. Ils produisent la totalité des richesses disponibles. Les improductifs (faux fonctionnaires, aidés sociaux ou retraités de la répartition) ne rentrent dans aucune de ces quatre catégories et ne vivent que de la rapine fiscale et sociale illégitimement spoliée aux précédents. Tout est simple quand on respecte le sens des mots.

            • Je vous félicite de ne pas mettre tous les fonctionnaires dans le lot des improductifs. Cependant vous dites fonctionnaires « régaliens », mais si on supprimait brutalement les enseignants, on se rendrait vite compte que le système productif serait mis à mal. Ils sont intégrés au système productif. Le mot « détaché » vous convient mieux? D’ailleurs aucun État dans le monde n’ a privatisé la totalité de son enseignement. C’est impossible. Quand au retraités, si certains ont la santé et l’envie de travailler très en avant dans leur vie, en période de plein emploi, et bien tant mieux, mais beaucoup sont usés et sans la solidarité (salaire différé) on remplirait à nouveau les hôtel-dieu, ce qui ne serait pas humainement acceptable. Quand à ceux de nos confrères qui sont privés de travail, où à ceux qui, pire encore, se sont laissés envahir par la paresse, appâtés par de bien maigres profit, ils sont à plaindre. Ils ne se rendant pas compte de leur condition. Ils ont été délaissés car des lois se réclamant du libéralisme préférait aller donner leur travail à des femmes, des enfants, de l’autre côté de la planète.
              Ces quelques éléments posés ne devraient pas alourdir la charge de l’État. Ni s’opposer à certaines de vos idées, me semble-t-il.

              • « si on supprimait brutalement les enseignants » : jamais de la vie ! Supprimer les divers statuts de fonctionnaires et privatiser les écoles ne supprimera pas un seul poste d’enseignant. Au contraire, ce sera l’occasion d’en recruter en nombre compte tenu des besoins immenses en la matière. Elever les fonctionnaires du statut d’improductifs par destination en producteurs par nature ne peut que dynamiser l’économie du pays.

                 » beaucoup sont usés et sans la solidarité » : gnagnagna… Arrêtez de nous la jouer larmoyante, avec les trémolos du couplet des miséreux arrachés de la glèbe par les bienfaits de l’Etat socialiste ! Passer à la capitalisation, qui n’a rien à voir avec la solidarité factice des socialistes collectivistes, ne mettra personne en difficulté. Au contraire, il y aura beaucoup plus de richesses à se partager au bénéfice de tous.

                « de l’autre côté de la planète » : dans vos rêves uniquement ! Sans la mondialisation, ce pays serait aujourd’hui au niveau du tiers-mode. Le solde des exportations et des importations représente environ 4% PIB, quand l’Obèse en détourne inutilement 57%. Qui a vraiment mis les Français au chômage ?

                • Pour ce qui concerne la Capitalisation, vous ne pouvez ignorer les méfaits de ce système: des sommes folles récoltées sur le labeur d’un grand nombre parties en fumée dans la folie de banquiers peu scrupuleux aux mains d’actionnaires égoïstes. Voyez ces grands crash financiers et ces retraites envolées aux USA !
                  Quand au Tiers Monde, je vous concède que ces pays profitent de cette manne, c’est tant mieux, et c’est juste. D’ailleurs même Marx (que vous n’aimez pas) reconnaissait que le capitalisme permet un développement très rapide des sociétés. Cependant cet état de fait ruine une certaine dignité acquise par les productifs chez nous. Oh! je vous vois réagir. Mais quand, même, regardez en face l’histoire de notre civilisation, les confréries, les corporations, les syndicats, depuis la construction des pyramides, des cathédrales, les confréries de porte-faix…etc.. ont toujours fait partie de la règle du jeu Libéral. Il faut bien des contre-parties, des contre-pouvoirs! Ne serait-ce pas la tyrannie, sans eux?

                  • « Pour ce qui concerne la Capitalisation, vous ne pouvez ignorer les méfaits de ce système: des sommes folles récoltées sur le labeur d’un grand nombre parties en fumée dans la folie de banquiers peu scrupuleux aux mains d’actionnaires égoïstes. Voyez ces grands crash financiers et ces retraites envolées aux USA !’

                    Le truc c’est que malgré les crises et crash financiers (qui sont quasi uniquement dus à l’État et ses manipulations abusives de la monnaie -forme d’impôt cachée- ainsi que ses « régulation anti-risques » ridicules, comme s’il ignorait que la protection réglementaire, comme l’assurance mal évalue, crée son propre risque) les retraités américains ont bien plus que les retraités français pour un montant de cotisation équivalent. Bien sûr, après la bulle, le gars ayant cotisé 15 et s’attendant à toucher 30 se trouve fort dépourvu de ne toucher que 15…. mais outre que ce n’est qu’un temps c’est déjà plus que les 7 ou 8 qu’il aurait touché, peut-être, au frais de ses arrières petits enfants, dans un système par répartition (schéma de Ponzi par excellence) mal équilibré.

                    La dignité des actifs… Heum, celui qui vit de l’aide publique, de l’extorsion (par autrui, certes, mais en son nom), de la rapine donc, et non de ce qu’il a produit lui même ou obtenu par l’échange libre, il n’a aucune dignité. Aucune. Nos travailleurs aidés, nos fonctionnaires (non régaliens) et autres smicards ont une dignité réelle inférieure à celle du paysan intouchable du fond du Kerala. D’ailleurs, ils s’en rendent compte et ne sont pas heureux. Mais il se trompent, pensant que c’est juste parce qu’ils n’ont pas assez (en comparant à untel ou untel), alors que c’est simplement parce que ce qu’ils ont ne vient pas d’eux.

                • Je peux entendre qu’on envisage de « libéraliser » le statut d’enseignant.
                  On peux envisager un certain nombre d’avantages (ôter cette charge qui alourdit l’état, améliorer la performance par l’émulation,dynamiser la gestion des personnels…tout cela est indispensable).
                  Après, on peut en envisager les limites ( les contenus et les méthodes seront soumis à des modes qui n’apporteront pas la diversité attendue, mais peut-être l’uniformisation, la « Mac-Donald’s-isation du secteur, populisme et démagogie, iniquité d’accès pour les enfants des classes pauvres…) .
                  Contre leur fonctionnarisation, les arguments de manquent pas, souvent dévalorisants: ils ne se remettent pas en cause, trop absents, syndicalistes (les libéraux s’accomodent mal de la représentation des personnels), coûtant trop cher(même si la France est à la traîne pour la rémunération de ses enseignants).
                  Y a-t-il des avantages au statut de fonctionnaire pour les enseignants? Ben oui. Vous ne pouvez le nier:
                  – offrir une école de qualité aux enfants de famille non solvables
                  – offrir une indépendance de l’enseignant face aux parents, à la société, lui assurant une permanence à travers les générations, une liberté intellectuelle
                  – les protéger du pouvoir politique, du gouvernement en place, en les mettant au service de la Nation

                  Enfin pour finir, que ce soit les parents qui les payent directement, ou indirectement (via l’État), cela ne change absolument pas la nature de leur tâche : productif/improductif. Ils feront la même chose.

                  • C’est bien de citer Mac Donald’s.
                    La restauration, même aux US est super diverses. Vous avez du McDo, vous avez des sandwicheries, des troquets, des petits restos de quartier, des petits resto gastronomiques, etc. etc. Et avec cela, McDo en tête la possibilité de manger quelque chose de bon (niveau goût ça se discute, mais pas avarié, etc.) pour pas cher. Avant McDo, manger hors de chez soi pour le pauvre c’était son sandwich (parfois un poil avarié) ou le bouiboui cradingue. Et même ça c’était plus cher que McDo. Imaginez un peu la chose transposée à l’éducation ! Une offre bien plus diverse, la possibilité pour chacun d’avoir ce qu’il souhaite, des murs abattus (oui, je vais parfois chez McDo, et parfois dans des restaurants étoilés)…
                    Pour vos arguments en faveur de la fonctionnarisation :
                    « – offrir une école de qualité aux enfants de famille non solvables ». Deux réponses. a) elles seraient sans doute plus solvables si « la société » n’avait pas les 60+ milliards de l’EdNat à payer… b) rien n’empêche d’offrir aux familles les plus pauvres des « chèques éducation » tout en les laissant libres de les utiliser là où elles le veulent, si vraiment on se rend compte que malgré tout les pauvres ne trouvent pas école à leur pieds (sauf que les exemples indiens ou américains montrent que les pauvres qui y prêtent attention y arrivent, et qu’ils sont d’ailleurs plus nombreux à aller dans le privé, qui arrive à mettre en place de l’éducation à prix réduit et qualité certaine contrairement au public).
                    « – offrir une indépendance de l’enseignant face aux parents, à la société, lui assurant une permanence à travers les générations, une liberté intellectuelle » Celle là est très drôle. Alors que les programmes changent tous les ans pour satisfaire aux lubies des politiciens et de quelques auto-proclamés experts, l’indépendance de l’enseignant ne sera garantie que quand il sera indépendant, c’est à dire actionnaire/associé dans son école ou travailleur indépendant contractant avec différentes écoles… Fonctionnaire, il est esclave de « l’administration », du populisme, de la mode électorale.
                    « – les protéger du pouvoir politique, du gouvernement en place, en les mettant au service de la Nation ». Là c’est encore mieux ! Pour me protéger des méchants patrons, il me faut être salarié ? Me soustraire au pouvoir des propriétaires, être locataire ? C’est l’équivalent privé du discours que vous tenez. Le patron d’un fonctionnaire en ligne directe c’est son ministre de tutelle. Si ce n’est pas un politique, si ce n’est pas « le gouvernement », alors je ne sais pas ce que c’est. Qui décide des programmes, des horaires des conditions de travail, de ci, de ça ? Le gouvernement si vous êtes fonctionnaires, et sinon, l’interaction contractualisée entre les fournisseurs de travail, les fournisseur de capital et les clients, tous ces gens étant libres de se raviser, d’aller chercher ailleurs.

          • Non « improductif » ce n’est pas « force productive », on n’est pas dans la nov-lang type 1984 « la guerre c’est la paix ». Un improductif, ne produit pas (par exemple un fonctionnaire administratif). Et contrairement à une analyse « classe sociales » qui pouvait en partie se justifier au XVIIIè siècle, le fonctionnaire n’est pas « consubstantiellement » fonctionnaire. Il peut, s’il le souhaite, démissionner, monter sa boite et devenir un « capitaliste ».
            Ensuite l’exemple « patron » d’air France pilotes d’air France est mauvais, même au sens marxiste. En effet ni le « patron » ni les pilotes ne sont détenteurs du capital, propriétaires d’autre chose que leur force de travail. Ils sont tous des travailleurs. Le « patron » (le capitaliste) ce sont les actionnaires (quelques petits porteurs, pas mal de salariés, et surtout, surtout, l’État… )
            Et pour finir, notion de base d’économie financière qui est valable partout même en dehors de la sphère économique : sans risque la rémunération possible est minimum. Si vous voulez mettre les gens « à l’abri », vous voulez qu’ils soient pauvres. C’est synonyme. Le seul abri possible c’est l’assurance qu’on souscrit librement, mais c’est un contrat, il coute cher, et l’assureur peut toujours dire « non ».

  • La nature est un vaste poulailler libre . . .

    • @Ralboliot : Lorsqu’on dit que la liberté du Libéralisme est celle du renard dans le poulailler, c’est une image pour illustrer qu’on pense que c’est la loi inéquitable du plus fort, et que cela ne fera que résonance aux inégalités sociales constatées. Ce n’est qu’une opinion, bien sûr. Mais que vous répondiez que « le Libéralisme est une bonne chose, car, dans la nature c’est bien la loi du poulailler », est une démarche à mon avis erronée: elle donne à penser que les lois biologiques doivent s’appliquer aux rapports sociaux humains. Or il n’y a aucune raison pour cela. D’ailleurs on peut aussi remarquer que la nature offre nombre d’exemple de solidarités, où bien qu’un lion n’est pas toujours celui qui gagne(4 lionceaux sur 5 ne parviennent pas à l’age adulte), ni que la nature soit si bienveillante: les animaux sauvages vivent deux fois plus longtemps en zoo. Ériger en doctrine sociétale cet image du renard dans le poulailler montre qu’on choisit à priori une doctrine de conflits où les parties n’ont pas les mêmes armes, ce qui me semble une justification A PRIORI de la doctrine avancée du Libéralisme.

      • Bien sûr, on est pas des z animaux ! Ou pas que ! Il n’empêche que nous le sommes également ,et soumis largement aux lois de la nature,que la,ou les civilisations,même les plus humbles cultures,et la recherche scientifique, tentent d’améliorer,de corriger.
        D’améliorer mais sans plus: le rêve de les « changer »,s’entend de les inverser(car il ne s’agit dans l’idée de certains de rien moins!) est absurde (et sanglante!).
        EX/ Les lois de la nature font que deux bagnoles quand elles se rentrent dedans ,ça fait des morts.La loi peut corrige ça en interdisant qu’elles se percutent,mais ne change rien au phénomène.Faut pas rêver !

        Pourquoi les hommes font-ils des lois entre eux ? Sinon parce qu’ils n’ont nullement tendance à se conduire contre celles de la nature ! Nous faisons des enfants exactement comme les animaux ! D’ailleurs,eux,les animaux,ont des codes entre eux ,et parfois avec nous !

        La société est faite selon des lois qui ne sont pas inventées par les hommes,mais, comme les codes animaux, basées sur des mécanismes intégrés à la nature,et à notre nature. Quand les types de 80 kilos débarquent ceux qui en font 60,la ferment, n’est-ce pas ?

        Quand au préchi-précha sur l’entraide, c’est une lapalissade : comment croyez-vous que les sociétés sinon,justement sur la base de l’entraide (précisons « au sein de chaque société ou de chaque tribu » OK?)
        Mais l’entraide,ce n’est pas une invention nouvelle.
        N’empêche que pour la matérielle,et pour tout ce qui est matériel,ce sont les lois de la nature qui commandent.On ne commande à la nature qu’en lui obéissant,c’est assez connu.Il faut toujours avec la résistance des matériaux et autres constantes pour faire n’importe quoi. Tout ce qui existe ayant une force de résistance.

        D’ailleurs,vous soulignez bien vous même que l’entraide fait partie des lois de la nature .
        Alors,laissez la donc agir,cette loi. Elle s’ en sortira toujours mieux que par la centralisation obligatoire.

        • Au fait,merci de m’avoir expliqué le sens de l’expression…
          Mais,cette nature libre nature,voulez-vous donc la remplacer par un vaste poulailler fermé,avec bien pire qu’un renard à sa tête pour la commander, l’Etat
          C’est ça !!!

          • Vous savez bien qu’il n’y a pas de réponse à l’emporte pièce. Rappelez-vous les termes de la chanson de Jean Ferrat, dont on connait les idées, et qui, déçu du socialo-communisme, chantait: « n’y aurait-il d’autres choix pour vivre, que dans la jungle, ou bien le zoo? »

            • Ce brave Ferrat était un grand naïf avecd un coeur gros comme ça et bien du talent,certes! Mais il avait quand même choisi le zoo !
              Faut se méfier des naïfs !

            • Oubliez Ferrat et pensez à Aristote, à Bouddha, l’idée que toute solution doive être être équilibrée afin de tenir compte des multiples facettes d’une réalité contradictoire. Passons de l’image du poulailler à celle de la fourmilière.
              Il me semble que le « Libéralisme », dans sa version dure est construit sur des valeurs post-renaissance (début du Capitalisme) , celle de la Bourgeoisie (commerçante et entreprenante, guerrière à ses heures) de Propriété, d’Individualisme. C’est livrer les faibles aux plus forts, ignorant tout altruisme, même aussi édulcoré que la morale charitable religieuse. C’est Zola, quoi!
              Et… quid du problème de l’héritage dans le Libéralisme? Filiation des dynasties?

              Bref, je pense que vous soulevez des problèmes éthiques incontournables, et qui reflètent bien des travers de tout ce qu’on connait depuis plus d’un siècle. Il me semble quand même que vous le faîtes de façon très partisane (excès de zèle nuit à la démonstration…cette remarque vaut aussi pour moi!)

              • Oubliez les gens qui ont déjà pensé, et pensez par vous même !
                L’éthique de la liberté, c’est la responsabilité. Le libéralisme est un système éminemment éthique qui empêche justement la prédation du plus fort sur le plus faible en ne rendant valide que l’échange librement consenti. Ce que vous proposez au rebours de cela c’est la prédation du plus nombreux sur le moins nombreux (eh oui, les pauvres sont plus nombreux que les riches, et ils votent des aides pour eux et des taxes pour les riches, c’est quoi, sinon la spoliation justifiée par le nombre ? la rapine enrobée dans la psychologie des foules, la justification pseudo morale -en fait simplement statistique- de l’exploitation de l’homme par l’homme).

                Quant à la filliation, l’héritage, je ne vois pas en quoi cela vous pose problème que quelqu’un qui a par des échanges libres constitué et/ou maintenu un capital important puisse le laisser à qui il veut. A moins que la notion de don gratuit vous révulse ? Si je peux donner à qui je veux, parce que je l’aime ou que j’apprécie cette « cause », il est logique que je puisse donner de mon vivant ou à ma mort, à mes enfants, mon conjoint, mes neveux. Et rassurez vous, s’ils ne sont pas dignes, pas bons, ce capital sera rapidement dilapidé et se retrouvera entre des mais plus dignes, compétentes.

                Le problème fondamental c’est que vous reprochez au libéralisme les vices de l’Étatisme et des dirigismes de tout genre. La morale charitable ne peut exister que si vous êtes libres. Si vous donnez sous la contrainte d’une arme 50% de vos revenus à une organisation qui vous assure que 10% au moins de cela ira aux pauvres, vous pouvez vous prétendre charitable, mais vous ne l’êtes pas. Si vous donnez 10% aux pauvres que vous avez choisi vous même et que vous leur en demandez compte, vous serez vraiment charitable, infiniment plus, en fait, et vous pourrez les aider mieux car il n’y aura pas que l’argent et que malgré tout ils recevront plus d’argent.

        • Par moment, il me semble sentir chez vous vous avez des accents Rousseau-iste (La Nature)… (pardonnez-moi ce mot d’humeur).
          S’il y a une nature humaine, pour moi, elle provient d’une nécessité première à la survie de toute société d’homme: l’apprentissage du respect de La Règle. Dans ce livre « comment j’ai mangé mon père » (plus sérieux qu’il n’y parait, dans Lacan (que vous n’appréciez sans doute pas plus que Rousseau, mais mon problème n’est pas d’apprécier tel ou tel) cette loi est proposée. De façon très grossièrement schématique les enfants en ont eu assez que papa se tape leur dernière conquête: ce qui nous humanise c’est le refus de l’inceste. Ce refus est le symbole de La Règle.
          Voici donc ce qui me met en difficulté face à cette théorie du Libéralisme : tout commence par l’apprentissage de l’interdit.

          • Alors,ça, c’est vraiment du pataquès lacanesque ! excusez-moi, mas si vous vous comprenez vous-même,tous mes compliments !
            Le refus,symbole de la règle,fallait le faire ! Dites aussi que la liberté c’est l’esclavage et on sera arrivés au port,la croisière terminée.
            Il n’y a pas chez l’homme,de refus de la règle,il y a création d’une règle découlant d’une nature vivante et humaine contre une autre,celle de la Nature matérielle,à la fois nourricière et cruelle.
            En créant des lois,l’homme obéit encore à un déterminisme naturel devant,celui de la vie animale,vivante devant la vie de la matière.
            Nous avons des idées,et croyons les inventer de toutes pièces alors que c’est par un déterminisme naturel que nous la mettons en oeuvre d’abord,en paroles ensuite,en idéologie.
            Le libéralisme n’est pas d’abord une théorie,mais d’abord une pratique,basée sur la propriété et l’échange.
            Ce que vous appelez entraide,en voulant l’imposer,ce qui fait tout rater.
            Le gauchisme,marxisme,socialisme,communisme,nazisme, sont basés au contraire de la liberté du déterminisme naturel, sur une simple théorie,sans aucune référence dans la domaine naturel,donc en dehors de toute scientificité,contrairement à se prétention.
            Les lois,les vraies sont faites d’ingrédient naturel. Les lois non écrites d’Antigone.L’homme ne fait que les aménager à son profit.
            Mais,rassurez-vous ,les animaux aussi : la nature n’a pas donné à l’ours sa tanière,ni aux abeilles leurs ruches,ni au castor ses huttes aquatiques?Donc,ça pense,ça madame,comme on dit !
            D’ailleurs,la jungle a sa loi,si on lit Kipling…Le déterminisme pense ! Du moins chez les vivants,hommes ou animaux ! Le seul avantage de l’homme, c’est de savoir qu’il pense,donc qu’il es dirigé,déterminé,sapiens sapiens. cela lui permet de jouer avec le déterminisme(l’animal,non). Cest là la base de la conscience.
            Le libéralisme est un premier réflexe prédéterminé naturellement commençantt par l’échange et développé par la recherche.

            • Je suis très étonné de votre surprise.
              La Liberté s’introduit par ses limitations, bien sûr. Les psychologues (vous vous en méfiez, je pressens) admettent que la loi du refus de l’inceste est ce qui nous construit., qui construit nos sociétés. C’est une façon SYMBOLIQUE de présenter les choses. On renvoie communément à Œdipe. Un Mythe « fondateur ». A ne pas prendre au pied de la lettre. Ne dit-on pas couramment que « notre Liberté s’arrête là où commence celle d’autrui »? Je pense que vous la faîtes votre aussi, cette phrase. Autrement dit la Loi d’humanisation est d’intérioriser les nécessités extérieures, et de les assumer. Je n’en vois pas d’autre. Stoïciens et épicuriens l’ont tous retenue.
              On entend parfois aussi « La liberté, c’est VOULOIR faire ce qu’on PEUT. Beau, non?

              Déterminisme naturel? Vous parlez de loi naturelle humaine, mais là je vois pointer le Rousseau-isme, et je ne pense pas que c’est cela que vous avez voulu dire. Il y a cent ans Poincaré démolissait l’illusion d’un système planétaire stable, et entrouvrait- incompris à son époque- les lois de complexité du réel observé (=la Nature?). (voir les travaux en math de Mandelbrot sur les Fractales, le rejet de certain axiome d’Euclide). Ce n’est qu’à partir des années 60 qu’ Edward Lorenz ( incompris )a montré la très très grande instabilité des systèmes observés. Cela a été vulgarisé par l’image qu’un paillon battant des ailes au Brésil pourrait provoquer une tornade aux USA. Il a calculé, que pour prévoir la météo à 3 semaines, il faudrait tenir compte d’un électron à 10 milliards d’années lumières. Notre univers est incalculable avec nos moyens actuels. Donc le Déterminisme, reste une notion liée au Positivisme, utile sur le plan théorique, mais totalement inutilisable pratiquement: notre monde diverge sans arrêt, ils est imprédictible pour nous. Et nous sommes livrés à nos conditions, à la fois humble et présomptueuse d’Homme. Où si vous préférez, notre conscience et nos actes s’inscrivent dans ce « Déterminisme » auquel vous tenez. Sinon, adieu chevaux, chat, chien, blé, pommes, téléphones et fusées, religion…et inégalités sociales, atavisme social, l’Homme a tout crée.
              C’est pas fini.

  • L’athéisme est une position religieuse puisqu’il s’agit d’une position (on pourrait dire « opinion », ou « conviction ») à propos de Dieu dont on n’a ni preuve d’existence ni preuve de non existence. Dire qu’il existe et qu’il est X ou Y est une position religieuse. Dire qu’il n’existe pas itou. Ne rien en dire et ne pas forcément s’en préoccuper, l’agnosticisme, serait plus près de ne pas être une position religieuse.

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Un article de La Nouvelle Lettre

 

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