Moody’s : la dégradation de la note française n’a pas eu lieu

Moody’s n’a pas dégradé la note souveraine de la France : qu’est-ce que ça change ? Petite explication.

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Moody’s : la dégradation de la note française n’a pas eu lieu

Publié le 24 septembre 2014
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Par Jean-Pierre Chevallier.

note credits kjell joe Hansen (licence creative commons)

Moody’s n’a pas baissé la note souveraine de la France vendredi 19 comme tout le monde le pensait. Cependant, les marchés indiquent clairement depuis le début de cette année que la situation de la France se dégrade fortement par rapport à celle de l’Allemagne comme en témoigne l’évolution de l’écart des rendements du Bund par rapport à ceux des mauvais bons du Trésor français. L’annonce de l’imminence de la dégradation de la note souveraine de la France le jeudi 18 n’a pas eu de conséquences significatives sur ces rendements relatifs.

L’ersatz de franc français s’est même marginalement apprécié par rapport à son homologue allemand :

chevallierA

Il en est de même après chaque dégradation de la note souveraine de la France par Moody’s et Standard & Poor’s :

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Pire : ces grandes agences n’ont jamais anticipé les grandes turbulences financières depuis 2007 !
Si les rendements des mauvais bons du Trésor français sont bas, ce n’est pas parce que la situation de la France est bonne, c’est parce que les rendements de tous les bons des Trésors de référence de la zone euro sont bas à cause de la faible croissance de la zone euro, due aux problèmes qui y perdurent, en France en particulier (les capitaux se réfugient sur ce marché) :

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Remarques : les rendements des bons du Trésor helvète sont bas parce que les capitaux se réfugient préférentiellement sur ces produits, et les rendements des Notes à 10 ans sont relativement hauts parce que les investisseurs délaissent ce produit pour se porter préférentiellement sur les actions des sociétés américaines qui bénéficient d’une croissance solide.

Dans ces péripéties sur la notation de la France, Moody’s est le premier perdant, Michel Sapin s’est ridiculisé une fois de plus en prétendant que la fausse annonce de la baisse de la note souveraine de la France avait eu des conséquences sur les marchés qui sont beaucoup plus pertinents que les agences de notation et les hommes politiques.

Par ailleurs, il est illusoire de penser qu’un gouvernement français, celui-ci ou les suivants, comme les précédents, puisse avoir le courage et la pertinence de faire les réformes qui sont indispensables et qui sont une réalité en Allemagne comme en Suisse.

Cliquer ici pour lire le communiqué de Moody’s sur la dernière notation de la France.


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