Internet : tous codeurs !

Code Week s’adresse à tous les citoyens, codeurs comme non codeurs, jeunes et moins jeunes souhaitant découvrir la programmation ou contribuer à sa diffusion.

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Internet : tous codeurs !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 24 septembre 2014
- A +

Par Thierry Berthier.

code week

 

La Code Week 2014 aura lieu en France et en Europe du 11 au 17 octobre. Avec 30 pays participants et une vingtaine de villes françaises partenaires, l’initiative consacrera la semaine européenne de code. Plus de deux cents activités référencées liées à la programmation numérique viendront célébrer et promouvoir l’apprentissage du code en Europe.

Initiée et soutenue par la commission européenne, Code Week s’adresse à tous les citoyens, codeurs comme non codeurs, jeunes et moins jeunes souhaitant découvrir la programmation ou contribuer à sa diffusion. Neelie Kroes, membre de la commission européenne et ses jeunes conseillers ont créé Code Week dans le but d’assurer la promotion des compétences en matière de programmation.

L’apprentissage du code reste l’une des clés permettant de remédier au chômage des jeunes.
Omniprésent, le code devient essentiel à la compréhension d’un monde hyperconnecté et complexe. Développeurs, designers, chercheurs, experts des TIC occupent désormais des postes clés dans de nombreux secteurs d’activité. Les connaissances de base en programmation feront bientôt partie des compétences numériques essentielles, indispensables à toute insertion professionnelle.

L’initiative Code Week est nécessaire : elle devrait être médiatisée à la hauteur des enjeux stratégiques qu’elle véhicule. Il y a bien longtemps que des Code Week équivalentes sont organisées sur le territoire américain. Barack Obama a récemment conseillé aux adolescents de ne plus jouer aux jeux vidéos mais de les concevoir. La campagne et le site code.org développés pour promouvoir l’apprentissage de la programmation auprès des jeunes américains comptent aujourd’hui plus de 42 millions de visiteurs. Ceux-ci ont suivi les cours et exercices d’initiation au code sans aucune connaissance initiale. Bill Gates et Marc Zuckerberg ont rejoint code.org dans son action. Ils participent à l’élaboration de sessions de cours en ligne et contribuent à l’opération Hour of Code, une heure dans chaque école consacrée à une présentation (ludique) de la programmation.
Des opérations similaires se multiplient au Japon, en Corée du sud, en Russie, au Canada et en Israël. Une prise de conscience du caractère stratégique de l’éducation au code des populations semble se généraliser aujourd’hui.

Lorsque Neelie Kroes parle « d’une des clés permettant de remédier au chômage des jeunes » elle pourrait même préciser qu’il s’agit de l’unique clé stratégique face au non emploi des 18-25 ans. Il devient urgent de la mettre en valeur auprès d’une jeunesse qui n’attend qu’un signal positif pour s’orienter, apprendre et s’émanciper.

Au niveau national, il est grand temps d’engager une campagne de communication massive sur l’intérêt de l’apprentissage de la programmation à tout âge et pour tous.

Les grands médias doivent être « mobilisés » afin de délivrer la bonne parole à une heure de grande écoute auprès des plus jeunes et de leurs parents. Le message doit être répété, martelé dans les écoles, les collèges, les lycées et Universités. Il faut que le système éducatif national joue pleinement son rôle pédagogique en anticipant les besoins de formations dans le domaine du numérique. Il faut réveiller et bousculer un peu le « Mammouth » afin qu’il emprunte au plus vite la piste du tout numérique !

La société civile, lasse de l’aveuglement d’une sphère politique enfermée dans un discours souvent anachronique, doit se mobiliser pour contraindre le politique et l’orienter vers une réflexion technologique-stratégique pertinente. La « cyber-alphabétisation » du citoyen passe nécessairement par l’apprentissage des rudiments algorithmiques et par celui des bases de la programmation.
Le monde devient codeur. Devrions-nous rester en marge de ce mouvement ?

C’est par l’apprentissage du code que le citoyen peut devenir acteur de son adaptation aux mutations technologiques exponentielles. À l’image d’un langage universel, le code dresse les passerelles fonctionnelles liant l’espace physique au cyberespace. C’est par lui qu’émerge une forme de liberté.

Liens :
http://www.codeweekfrance.org/
http://codeweek.eu/
http://code.org/

Voir les commentaires (19)

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  • J’aimerais juste savoir une petite chose : qu’est-ce que vous entendez exactement par « le code » ?

  • le programme, la liste d’instructions traduisant l’algorithme dans un langage structuré.
    cela peut être un code en C, java , compilé ou non, celui que je préfère, c’est celui des machines de Turing, à base d’instructions primitives, flèches gauche, droite, etc…
    ou le premier que vous avez créé sur votre premier ordinateur familial : un ZX80 81 ? un Vic20 ? un PET CBM ? un Apple IIe ? bref, le code « magique » écrit en vert sur le moniteur monochrome de l’apple IIe qui se déroule et affiche un truc…

  • Puisque le titre de l’article est « Internet : tous codeurs ! », parlons plutôt de HTML/XML, CSS, PHP et JAVASCRIPT. Non ?

    • Oui, bien entendu. Merci d’avoir complété mon commentaire !

    • Tout ce que vous citez a moins de 20 ans (à part HTML, mais c’est comparer une roue de char égyptien à une roue de Formule1). De plus, il en manque au moins autant. C’est la raison pour laquelle l’enseignement d’un langage informatique à l’école m’a toujours semblé stupide.

      La programmation abordée de façon générale est de la logique pure, et si 90% de la population doit maîtriser les raisonnements logiques, il y a bien d’autres domaines et combien plus importants où la logique devrait être adoptée par la population …

      • Faites CTRL+U (ou clic droit et ‘code source de la page’) et regardez le code employé pour afficher la page sur laquelle vous commentez sans rien comprendre au sujet.
        Voyez vous tous les usages de la ‘roue de char’ ?

        • Ce que j’appelle une roue de char est le HTML 2.0 dont la spec date de 1995. Le code de la page que nous lisons que j’appelle roue de Formule 1 est du HTML 5 formalisé en 2008. Quelqu’un qui aurait appris l’informatique à l’école avant 2008 sans faire de gros efforts pour se maintenir à jour serait incapable d’y comprendre quoi que ce soit.

          Par ailleurs, le rêve de Berthier n’est sûrement pas d’enseigner à tous comment faire des jolies pages sur le Web, mais je pense que chacun soit capable de manipuler des données ou assembler de la technologie comme il jouerait au Lego. Proposition déjà modeste mais pas du tout évidente.

          De toute façon, en dehors de l’open-source, les éditeurs fournissent rarement leurs sources, documentent encore moins leur code ou même les API, et ont même tendance à fermer l’accès au public pour protéger leur business model. J’espère que Firefox OS ouvrira un peu le champ des possibilités (ça devrait vous plaire). Mais je ne vois pas comment M Toutlemonde serait capable de programmer lui même son smartphone pour interagir avec son radio-réveil, son compteur électrique ou la puce NFC de son chat. Bref les geeks vont adorer, mais le grand public en sera toujours réduit à payer pour des applications gadget, car incapable d’aligner 10 lignes de codes pour obtenir quelque-chose de spécifique et réellement utile (il lui faudrait lire quelques milliers de pages de doc – même si on lui apprend l’état de l’art de l’informatique à l’école)

          • La programmation ça apprend a décomposer un processus selon ses instructions les plus élémentaire. Tu connais un langage, tu en connais plusieurs par définition une fois que la logique de base est comprise.

            Sans devenir un expert comprendre le fonctionnement c’est toujours utile, par exemple j’ai vu des ingénieurs entrer des séries de chiffre et de formule pendant des heures quand programmer une macro vba en 1/2h aurait fait 99% du travail. Ça peut être utile pratiquement a n’importe qui tant ces outils sont omniprésent.

            Petite parenthèse amusante, les legos mindstorms sont programmable par un langage graphique, supporte même la communication entre blocs mindstorms, alors que c’est un jouet pour enfant.

      • Et puisqu’il existe d’autres langues dans le monde que le Français, on devrait suspendre l’apprentissage de la langue française à l’école ? Le cours 6.001 du MIT (donc pas n’importe quoi) a toujours pris un langage pour base, que ce soit Python ou anciennement Scheme.

    • Quel rapport ? Internet n’est pas le Web, et la programmation Web, vous pouvez de toute façon très bien la faire en Python, en Ruby ou en Common Lisp. Les frameworks sont là pour ça.

  • Est ce que quelqu’un pourrait m’expliquer en quoi c’est si essentiel dans le futur de maîtriser le code?

    J’ai toujours trouvé pléthore de logiciels pour faire tous ce que je voulais en informatique et cette tendance ne peux qu’augmenter.

    Bien sur c ‘est une compétence a avoir pour certains ,mais pas plus ou pas moins que de savoir parler une langue étrangère ou réparer une voiture. Je ne sais pas comment marche mon micro onde, ca ne m’empêche pas de l’utiliser.

    D’autant plus que si tout le monde possède cette compétence ,elle est immédiatement dépréciée.

    A part ça l’article m’ a fait marrer parcque je me suis demandé si ce n’était pas une satyre au second degré. Campagne de communication de masse,message a « marteler », prévision du futur infaillible, même solution pour tous les problèmes, c’est du libéralisme ça ?

    Très franchement si Obama et l’UE disent que c’est une priorité d’apprendre le code dans le futur, ça serait presque une raison de ne surtout pas l’apprendre..

    Le passage sur le chômage des jeunes pourrait être hilarant si on oublie la réalité. Ce dont les jeunes ont besoin , c’est qu’on réduise le fatras de loi et règlements mis en place pour protéger ceux qui sont déjà casés. Mais bien sur dés que l’Education nationale leur apprendra le code sur un IPAD généreusement offert par le gouvernement, les start up vont fleurir dans les banlieues. La encore ça serait super a sa place dans un discours a Ségoléne..

    • Apprendre à coder, c’est échapper à l’obligation de ne faire que des choses standard, telles que voulues par les éditeurs de logiciels et les vendeurs d’applications. Je suis tout à fait d’accord avec l’auteur sur l’intérêt de la chose, mais je crois que la bataille est perdue. Devant un ordinateur, 99.9% des jeunes ne savent faire que ce qu’on a prévu qu’ils fassent, et ils passent 90% du temps où ils pourraient être créatifs devant cet ordinateur. Nous sommes entrés dans un monde de stéréotypes et de conformisme, et par conséquent de stagnation.

      Apprendre à coder, ça n’est pas apprendre à réécrire le code existant, c’est apprendre à créer. Et si tout le monde est créatif, la création n’est pas dépréciée.

      • Alors c ‘est la créativité q’il faut apprendre pas le code. Quel besoin d’ordinateur pour ca?

        La cuisine, la coiffure,n ‘importe quelle activité exigeante en demande tout autant.

        Est ce qu’on perds son temps en écoutant de la musique crée par d’autres? Quel intérêt de la créer si personne ne l’écoute ? Quand je résout un problème grâce a Excel au travail, je ne suis pas créatif ? parcque je n’ ai rien codé moi même ?

        Je doute que beaucoup de virtuoses aient été créés par les cours de musique obligatoire et je ne vois pas pourquoi ce serait différent avec le code.

        Il faut de la passion pour être créatif, un désir intérieur, tout le contraire de l’enseignement de masse. Le code c’est juste un moyen parmi d’autres et ceux qui en ont réellement besoin, ils l’apprendront même si c’est interdit.

        • Tu as raison que sans créativité on ne fait rien par contre je vais aller plus loin que le commentaire de MichelO :

          Dans un avenir proche, si tu n’es pas codeur tu seras impuissant.
          Demain, la quasi totalité des objets intégrerons du code. Ne pas pouvoir lire et comprendre ce code sera comme ne pas savoir lire et écrire aujourd’hui.
          Le comportement de notre environnement sera déterminé par du code et notre environnement tentera sans cesse de nous contrôler.
          Le contrôle de la population se jouera sur le contrôle des données. On ne pourra être libre qu’en étant hacker.

          • « Dans un avenir proche, si tu n’es pas codeur tu seras impuissant. »

            Ridicule !

            Nous sommes tous (ou presque) conducteurs de véhicules motorisés, et bien peu d’entre nous maitrisent le fonctionnement de la mécanique.

            De plus, comme cela a déja été dit plus haut, si la logique à la base des codes est immuable, les langages informatique, eux, évoluent tres vite. Par définition seuls des spécialistes sont à même d’en faire leur travail (rémunérateur), tout le reste, (une foule d’amateurs éclairés capables de faire jeu égal avec un pro) c’est du pipeau emprunt de rêverie.

            Ni un bon pâtissier ni un bon médecin ne deviendront impuissant si ils ne maitrisent pas le code.

            • « la logique à la base des codes est immuable »

              Il y a une autre chose qui est immuable : les bugs et les erreurs de conception. Cela fait que le temps et l’énergie nécessaires à la réalisation d’un bout de code augmentent vertigineusement avec sa complexité , son intérêt et l’amateurisme du programmeur.

  • Tour dépend ce que vous entendez par « code ». si c’est simplement appliquer une formule de codage, cela reste limité. Il conviendrait mieux de parler de programmation. Dans ce cas cela implique beaucoup de choses : construire un algorithme, choisir celui qui est le plus efficace (mémoire/ vitesse), choisir le langage le plus adapté, etc. Tout cela ne relève pas d’élève de lycée, encore moins de collège et encore moins d’école mais surtout cela implique que l’enseignement ne soit pas « tout » numérique. Construire un algorithme nécessite au contraire beaucoup de réflexion papier/crayon et en tant que matheux, je ne crois pas que les maths puissent se passer du papier/crayon, la réflexion mathématique (et je pense toute réflexion) nécessite l’usage de son corps (pouvoir entourer, souligner, tracer des dessins à main levée, etc) que ne remplacera jamais la machine (elle le fera en standardisant donc en perdant en qualité et en possibilité). Par contre, construire un programme pour effectuer une tâche redondante, un test, oui c’est une excellente chose applicable à mon sens dès le collège (à l’école je pense que c’est encore trop tôt, étant donné qu’on y apprend les bases de la mathématique (le calcul notamment utilisé en programmation et la logique indispensable en programmation). Je parle là au niveau mathématique. Ceci dit, je ne pense pas qu’apprendre uniquement la programmation soit suffisant, il faut également apprendre aux élèves comment fonctionne un ordinateur (au sens physique), mais également comment fonctionne internet, les réseaux pour qu’ils soient vraiment équipés et non pas des demis-savants.

    L’apprentissage du numérique à l’école (au sens large) est indispensable aujourd’hui, militer pour le tout numérique est par contre une faute intellectuelle.

  • Je trouve ce genre d’initiatives à côté de la plaque. Quel est l’intérêt de rassembler des gens pour apprendre à coder (dans quel langage? dans le but de créer quel applicatif logiciel?) lorsqu’il suffit une connaissance minimale de l’anglais pour avoir accès à toute sorte d’information, d’aide et de support en ligne?

    Je partage la conviction que les langages formels et l’informatique doivent être inclus dans l’éducation des futurs citoyens, tout comme la géographie, l’histoire, l’économie, etc, mais le manque de cible qui caractérise ce genre d’événements génériques les rend totalement inutiles. À mon avis il faudrait plutôt promouvoir les hackathons.

    Toute personne qui travaille dans l’IT, autodidacte ou non, doit savoir se former tout seul. Ceux qui ne savent pas le faire feraient mieux de choisir une autre carrière.

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