Mauvaise nouvelle : le taux de pauvreté diminue !

Le taux de pauvreté ne permet pas de mesurer correctement l’appauvrissement du pays.

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Pauvreté SDF (Crédits : Franco Folini, licence CC-BY-SA), via Flickr.

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Mauvaise nouvelle : le taux de pauvreté diminue !

Publié le 23 septembre 2014
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Par Vladimir Vodarevski.

Pauvreté SDF (Crédits Franco Folini, licence Creative Commons)

L’actualité illustre malheureusement l’absurdité de ce qui est considéré comme le taux de pauvreté en France et en Europe. En effet, comme le montre l’INSEE, le taux de pauvreté a baissé en 2012 par rapport à 2011, mais c’est une mauvaise nouvelle. Car, en fait, les Français sont plus pauvres !

Ce paradoxe est directement lié au concept choisi comme taux de pauvreté. Dans un premier temps, on calcule le revenu médian. C’est le revenu qui sépare en deux la population : 50% gagne plus, 50% gagne moins. Ensuite, on considère que ceux qui gagnent moins de 60% du revenu médian sont pauvres. Le taux de pauvreté est donc le pourcentage de personnes qui gagnent moins de 60% du revenu médian.

Avec une conséquence mécanique : quand le revenu médian diminue, et que par conséquent la population s’appauvrit, le taux de pauvreté diminue. Et, quand le revenu médian augmente, et que la population s’enrichit donc, le taux de pauvreté augmente. En 2012, le revenu médian a baissé, et donc le taux de pauvreté a diminué.

Pourquoi mesurer le taux de pauvreté de cette façon ? Il s’agit bien sûr plutôt d’un taux d’inégalité. Ce qui est mesuré, c’est l’inégalité des revenus. Le taux diminue si l’inégalité diminue, et inversement. Mais quel lien avec la pauvreté ? Même si on considère que la pauvreté vient de l’inégalité, la construction de ce taux de pauvreté est aberrante. Un égalitariste forcené ne considérerait quand même pas qu’un taux de pauvreté qui diminue quand la pauvreté globale augmente est une bonne mesure ! Ou alors, nous sommes dans une situation où l’égalitarisme mène à l’aveuglement idéologique.

Aux États-Unis, la pauvreté est mesurée différemment. On considère le prix de ce qui est nécessaire pour subsister. La mesure n’est sans doute pas parfaite, mais plus logique. Le taux de pauvreté tel qu’il existe doit donc être abandonné, pour une mesure meilleure. En se basant sur les conditions de vie par exemple.


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  • Soyons clair: le seuil de pauvreté ne mesure rien de concret et est une véritable fumisterie.
    3 exemples concrets là:
    http://hiver-fiscal.com/pourquoi-le-seuil-de-pauvrete-est-une-heresie/

  • Exemple amusant
    vous prenez les mille familles les plus pauvres en france et vous leur donnez 10 millions a chacune.
    La mesure de la pauvreté en France va augmenter assez sensiblement, alors qu objectivement la situation globale sera meilleure.

  • La pauvreté est relative et non absolue !
    Donc dans tout les cas il faut comparer quelque chose avec autre chose.
    « En se basant sur les conditions de vie par exemple. »
    Encore une fois, de qui par rapport à qui ?

    • La pauvreté est tantôt relative, tantôt absolue, question de point de vue et de ce qu’on cherche à mesurer. Une approche plus intéressante de la pauvreté est relative aux échanges : est pauvre celui (ou une communauté) qui n’échange pas ou peu avec autrui.

      Le délire à propos de la pauvreté consiste à confier la responsabilité de la lutte contre la pauvreté à ceux qui en sont directement responsables, à savoir les politiciens.

    • Un grand esprit à dit « quand je m’examine je désespère, quand je me compare je me console « . un autre, avec humour (c’était donc du 2nd degré) : « il ne suffit pas d’être heureux, encore faut-il que les autres ne le soit pas »
      Avec le « taux de pauvreté » (c), c’est exactement l’inverse : la comparaison est source de désespoir, et on interdit sérieusement, bien consciencieusement, aux gens d’être plus heureux que d’autres.

      Le vrai nom de ce taux c’est « taux de jalousie » !

      • En lisant vos commentaires je me rends compte que la mesure du taux de pauvreté n’a aucun sens.
        Alors pourquoi vouloir baisser le taux de quelque chose qui ne veut rien dire ?

        • C’est la preuve par neuf que toute cette affaire est d’ordre purement idéologique et n’a qu’un but, maquiller l’évidence à savoir que la logique capitaliste fait reculer la pauvreté à l’échelle planétaire et que la logique socialiste la creuse au niveau local.

  • Richesse et pauvreté sont des conditions relatives, et en cela l’essence même de toute inégalité (non limitativement d’ordre matériel).
    La pauvreté.existe par la richesse et réciproquement.
    Instrumentalisée par les uns, combattue par les autres, compensée dans une mesure toujours insatisfaisante par notre compassion et nos lois, selon ceux qui en bénéficient, la pauvreté est une fatalité liée à la structure incontournablement pyramidale de notre société.
    Par le sort qui le fait naître dans une condition plutôt que dans une autre, chacun est, à sa naissance, le riche ou le pauvre de plus pauvre ou de plus riche que soi.
    Ce qui n’est pas une fatalité par contre, est le nombre de ceux qui souffrent de la pauvreté.
    À population constante, un tassement de la pyramide sociale, en réduisant l’écart entre son sommet et sa base entraîne un élargissement de cette dernière, (augmentation du nombre de pauvres), alors que l’accroissement de cet écart, tel qu’il résulte d’une étirement de la pyramide vers le haut (enrichissement général), a l’effet inverse. De même, quand la pyramide sociale se développe en volume du fait de l’augmentation de sa population, le supplément d’activité de celle-ci accroît la richesse globale de la société, avec pour conséquence d’éloigner son sommet de sa base, et pour effet l’accroissement de l’écart entre richesse et pauvreté. Ces deux observations révèlent qu’à une augmentation de l’écart entre richesse et pauvreté correspond une diminution du nombre de pauvres et inversement, sans modifier les inégalités autrement que dans leur répartition. En d’autre termes, l’augmentation de richesse collective réduit la pauvreté et sa diminution l’augmente. La Palisse n’aurait pas dit mieux mais aurait pu ajouter que le partage des richesses est une tout autre affaire.
    À défaut d’une utopique suppression des inégalités, nous devons donc être conscients que notre seule possibilité est de les réguler par un choix entre plus de riches et moins de pauvres, ou davantage de pauvres et moins de riches.
    D’ailleurs, qui peut sérieusement imaginer que si demain le grand partage avait lieu, mettant tous les individus à égalité de richesse (ou de pauvreté), la pyramide sociale ne serait pas peuplée, après demain, de ceux qui auraient su faire fructifier leur avoir et ceux qui n’en aurait pas eu la capacité ou l’envie ? Ambition, talent, courage, esprit d’entreprise, goût du risque, sens de l’épargne, aptitudes diverses des uns et des autres, sont tellement différents que nos inégalités ne peuvent être compensées dans une mesure satisfaisante par une réglementation, aussi compatissante soit-elle.
    Pour approfondir cette réaction, ceux qui le voudront pourront questionner leur navigateur avec « Abominable pyramide sociale »

  • « l’égalitarisme mène à l’aveuglement idéologique »
    et à l’Education nationale l’emprise de cette idéologie se manifeste tragiquement, notamment en obligeant les enseignants à « brider les cracks pour faire gagner les tocards », selon la formule de De Gaulle qui n’a hélas pas pris une ride.

  •  » Ou alors, nous sommes dans une situation où l’égalitarisme mène à l’aveuglement idéologique »

    Tout est dit !

  • Hollande avait raison en disant qu’il ferai baisser la pauvreté :/

  • Quelques remarques :
    (a) Il est faux de prétendre que si le revenu médian diminue, le taux de pauvreté diminue mécaniquement. Exemple : population de 100. Revenu médian de 100. 40 personnes touchent 90, 10 personnes 50. Taux de pauvreté de 10%. Un an plus tard, le revenu médian passe à 90. Parmi les 40 personnes qui touchaient 90, 30 touchent 80, 10 sont descendus à 50. La taux de pauvreté passe à 20% !
    (b) Il faut s’entendre sur ce qu’on entend lorsqu’on dit « la France (les Français) s’appauvrit (s’appauvrissent)». Regarde-t-on le taux de pauvreté, le revenu moyen, le revenu médian, le PIB. Tout cela n’est pas équivalent. Quelques exemples. Le PIB croît de 1% mais dans le même temps, le revenu des 1% les plus riches croît de 110% et celui des 99% les plus pauvres diminue de 10%, le pays s’est-il enrichi ou non ? tous les individus touchent 100. Un an plus tard, 80 % de la population touche 40,20% touche 390. Le revenu moyen a augmenté, mais 80% de la population a vu son revenu diminuer, le pays s’est-il enrichi ou appauvri ? Le taux de pauvreté à 60% diminue mais le taux à 40% augmente, la pauvreté a-t-elle augmenté ou non ? A chaque fois, les réponses sont délicates.
    (c) Il convient de distinguer pauvreté et misère. En effet, la misère (ou pauvreté extrême) peut se mesurer en utilisant un panier de biens indispensable à la survie des individus, la conception de la misère est assez objective. Ce n’est pas le cas de la pauvreté dont la conception est relative aux sociétés. La conception de pauvreté est une construction culturelle et sociale, c’est-à-dire qu’on parle de pauvre relativement à une société particulière et que les critères définissant « qui est pauvre », « à partir de quand on est pauvre », « qu’est-ce que la pauvreté ». Certains pays considèrent que pauvreté et misère sont équivalentes, d’autres estiment que ce n’est pas synonyme et qu’il faut d’autres critères. D’où le choix des seuils (60%, 50% ou 40% du revenu médian) conventionnels, ce qui ne veut pas dire arbitraire, ces seuils correspondant assez bien aux seuils de pauvreté donnés par les personnes qu’on interroge lors d’enquêtes d’opinion. Ceci dit, il existe d’autres indicateurs pertinents de la pauvreté, autres que monétaires. Par exemple, la mesure de la pauvreté en condition de vie de l’INSEE (contraintes budgétaires, restrictions de consommation, retards de paiement, difficultés de logement…). Il y a également la définition utilisant le concept formé par A. Sen « la capabilité ». Une capabilité étant un mode de fonctionnement accessible à un individu, ou dit plus grossièrement la possibilité pour un individu d’agir selon sa volonté, ses choix. Selon cette conception la pauvreté ne se réduit pas à un manque de ressources mais introduit l’idée qu’on est pauvre lorsqu’on est privé de liberté d’action. Quoi qu’il en soit, tout cela montre bien qu’il n’existe pas une unique définition de la pauvreté, ni même une définition objective, mais que la notion de pauvreté est multidimensionnelle, sociale, culturelle et que donc les analyses sur le sujet doivent prendre en compte cette pluralité de dimensions.

    • Avertissement modération : les insultes et l’agressivité n’ont pas leur place ici, commentaire modéré.

      • (a) Cher ami, je ne fais que reprendre ce que dit l’auteur de l’article : « avec une conséquence mécanique : quand le revenu médian diminue, […], le taux de pauvreté diminue. » Je montre que cette proposition est fausse. Comme ce site veut niveler par le haut, je pense qu’il est normal que je corrige les erreurs mathématiques !
        (b) Cher ami, pourquoi ne réponds-tu pas à mes exemples ? Pourtant pertinents pour un esprit un peu développé ! Ton exemple sur le PIB/hab relève de mon exemple sur le revenu moyen mais dans l’autre sens. Le PIB/hab peut diminuer, si dans le même temps, il augmente pour 80% de la population, peut-on parler d’appauvrissement ? Tu vois il faut un peu plus d’informations pour conclure !
        (c) Pas la peine de discuter avec un idéologue comme toi ! Incapable de me présenter des arguments contradictoires, mis à part l’injure !

        • Avertissement modération : les insultes et l’agressivité n’ont pas leur place ici, commentaire modéré.

          • « parce qu’en théorie tout est possible »:
            en effet, si on separe la population en deux groupes, par exemple vivant seul / cohabitant, ou qui porte une casquette/qui n’en porte pas….

            Puis qu’on etudie une propriete de ces groupes et de la population en general, par exemple le revenu.
            Et bien chaque groupe separemment peut evoluer dans un sens alors que la population globale evolue dans l’autre sens.

            Comment est-ce possible?

            Indice: les gens peuvent changer de groupe

          • (a) Tu as sans doute mal lu. Voici ce qu’écrit l’auteur (je vais te mettre en évidence le terme important ) : « avec une conséquence MECANIQUE : quand le revenu médian diminue, […], le taux de pauvreté diminue. » je prouve que c’est faux, ce n’est pas mécanique. Quant à la réalité observée, prouve-nous que les Français sont plus pauvres ! Je vais me marrer je sens !
            (b) Ce que tu dis c’est exactement ce que je dis, c’est-à-dire que le taux de pauvreté est une dimension de la pauvreté ! Relis-moi avant de raconter des âneries.
            (c) Sois un peu plus poli si tu veux être pris au sérieux !

            • a) OK. il me semble clair que l’auteur n’exprime rien d’autre qu’une évidence : si le revenu médian passe de 100 à 90, la personne qui gagnait 59 passe de en dessous du seuil de 60 choisi donc « pauvre ») à au dessus de ce seuil (donc « pas pauvre), alors qu’elle ne gagne rien de plus. Et c’est bien mécanique. Et c’est bien ce qui se passe quand l’essentiel des revenus de cette personne est constitué d’aides sociales ou de pensions qui ne baisse pas avec le revenu médian, comme c’est le cas en France actuellement.
              Toi tu construit un exemple ad hoc, et alors tout est possible, évidemment… Mais ça ne constitue pas une réfutation des propos de l’auteur.
              b) non, je ne dis pas que c’est une dimension de la pauvreté, je dis que c’est une dimension de la mentalité humaine, mais dans ce que l’Homme a de pire, pas du tout dans ce dont on dois s’inspirer
              c) c’est vrai. mea culpa.

          • Effectivement, la possibilité de commencer sa vie professionnelle parmi les « pauvres » et s’éloigner progressivement de cette catégorie en vieillissant, ou de juste ne pas avoir de revenus pendant une année sabbatique et vivre sur ses économies, n’est également pas envisagé par le calcul de pauvreté en question.
            On ne sait également pas trop comment sont comptabilisées les aides, les tarifs sociaux et surtout les avantages en nature dans les calculs.
            En fait, la seule chose que mesure le taux de pauvreté est la misère des classes moyennes (ou classes médianes devrait-on dire).

            • concernant le taux de pauvreté, il est mesuré en considérant le niveau de vie médian, c’est à dire le revenu primaire diminué des impôts directs (revenu, CSG entre autres) et augmenté des prestations sociales.

              • hum … je ne crois pas qu’il tient compte de la valeur de prestations en nature ou largement subventionnés, tel que la possession d’un bail HLM, une place en crèche, diverses gratuité, exonération d’impôts comme la taxe d’habitation, etc. alors que le total est considérable.

                • Bonjour !
                  Si, les impôts locaux , fonciers et sur le revenu étant des impôts directs , il faut les retrancher de ce calcul !
                  Cordialement,
                  Jacques.

    • Rien compris à votre exemple (a)

      • Dans mon exemple (a), le seuil de pauvreté est d’abord de 60, ce qui signifie que 10 personnes sur 100 vivent sous ce seuil, le taux de pauvreté est donc de 10%. Ensuite, le revenu médian diminue, d’après l’auteur de l’article cela aurait comme conséquence mécanique, une diminution du taux de pauvreté. Je montre que c’est faux, le seuil de pauvreté passant à 54, 20 personnes sur 100 se trouvent en-dessous, le taux de pauvreté passe donc à 20%

    • « Il est faux de prétendre » : hors-sujet car l’article démontre simplement et définitivement une évidence, à savoir que le taux de pauvreté n’en est pas un alors qu’il baisse quand la pauvreté augmente. Ce taux, c’est de l’économie partisane pour obsédés de l’égalitarisme, certainement pas de la science économique. En économie, ce qui est faux une fois est faux toujours. Il n’y a rien d’autre à dire.

      « Il convient de distinguer pauvreté et misère. » Il convient surtout que les blablateurs incompétents et les politiciens non moins impotents, principaux responsables de la pauvreté, ferment leur grande bouche vite fait, et ne se mêlent plus de ce qui ne les regarde pas. Foutez la paix aux pauvres qui ne vous demandent rien !

      • Vous semblez avoir des problèmes de compréhension de texte, de logique et de mathématique. Ce que dit l’auteur c’est que lorsque le revenu médian diminue, le taux de pauvreté diminue mécaniquement, je démontre que c’est faux. Ensuite, vous prétendez que la pauvreté augmente en France, c’est possible, mais qu’apportez-vous comme preuve ? L’auteur de l’article n’en apporte aucune !
        Allons mon cher, vous ne distinguez donc pas misère et pauvreté ? pourtant même le Larousse la fait ! Mais je comprends que cela dérange votre idéologie !

        • Un revenu médian en baisse correspond à un appauvrissement de la population. Dans le même temps, on note que le taux de pauvreté est en baisse, contredisant la première proposition. Il suit que le taux de pauvreté tel qu’il est défini et calculé ne mesure pas la pauvreté et les faits évoqués dans l’article le démontrent indiscutablement. Faux une fois, le taux de pauvreté est faux pour toujours. Continuer à l’utiliser pour justifier des politiques publiques relève précisément de la négation des faits caractérisant une idéologie.

          Le seul moyen de lutter contre la pauvreté est de générer de l’échange volontaire fondé sur du travail productif, donc sur du capital privé libre. En dehors de ce cadre, ceux qui blablatent sans fin sur la pauvreté dont ils sont responsables sont incompétents pour traiter du sujet et n’ont qu’une attitude à adopter : se taire. Fin de l’histoire.

  • bien qu’il faut voir ce qu’on achete avec 100 euros par example de produits de premiere necessité pour la maison et nourriture donc on sait que avec 100 euros par semaine on si peu que on sait qu’il faudrait le double donc chomeur rsi cotorep et smicard seul a la maison sont les plus pauvres si il y a pas maman papa

  • Le Bengladesh a le revenu médian proche de 1, il est le pays où le taux de pauvreté est le plus faible, donc…

  • Curieux que personne n’évoque, n’admette ou pour le moins ne fasse état de la relation existant entre la pauvreté, les inégalités et autres aspects du marasme social dans lequel se trouve l’humanité, et une croissance démographique mondiale incontrôlée. C’est pourtant là qu’est le problème essentiel.

    Mais les égalitaristes comme les libéraux n’apprécient guère que soient mises en cause autant les utopies qui promettent l’éradication des inégalités sociales – niant ce faisant la condition humaine dans ce qu’elle a de plus fatal –, que la promesse de ceux qui voient dans ces mêmes inégalités les degrés conduisant aux félicités d’un progrès sans fin
    Les uns et les autres refusent que soit dénoncé leur intérêt pour l’atrophie d’une pyramide sociale, et en particulier de sa base représentant, pour les uns une clientèle « naturelle » toujours plus nombreuse et pour les autres un réservoir de main d’œuvre et de consommateurs au service d’un développement dont ils refusent par ailleurs d’envisager les limites.
    Pour approfondir cette réaction, interrogez votre navigateur avec « Abominable pyramide sociale »

    • Les libéraux n’ont guère voie au chapitre puisque les économies dites développées sont de type dirigiste et socialiste. La sciences économique, nous apppris que la démographie était un des quatre facteurs de la croissance (L’économie par Samuelson)
      Dans les faits, le siècle écoulé a vu la sortie de la pauvreté de plus de 2 milliards d’humains, grace au capitalisme, ce sont les données mondiales constatées. Il reste environ 800 millions d’humains sous le seuil de pauvreté c’est à dire avec moins de 1 $ par jour.

      • « La sciences économique, nous apppris que la démographie était un des quatre facteurs de la croissance (L’économie par Samuelson) » Sic.
        Turmeau de la Morandière et Jean Bodin l’ont dit aussi, et bien d’autres avant eux et depuis, à droite comme à gauche, avec toute l’hypocrisie et le cynisme que cela contient à l’égard, aussi bien de ces mêmes hommes que de leur environnement planétaire : « Il n’est de richesse que d’hommes ».

        Quand aux chiffres parfaitement fantaisistes que vous citez, il serait intéressant de savoir d’où vous les tirez, sans omettre que pendant la période à laquelle vous vous référez la population mondiale est passée de 1.5 à 7 milliards d’êtres humains (et qu’elle augmente chaque jour de 250 000). Cf. ONU, INED

        • Tout d’abord l’ONU estime que de 1900 à 2000, la population mondiale est passée de 1,65 à 6,06 milliards.
          Richesse et pauvreté des nations, Albin Michel 2000 – David S. Landes;
          Rapport mondial sur le développement humain 1997 du Programme des Nations unies pour le développement,
          http://hdr.undp.org/sites/default/files/hdr_1997_fr_complet.pdf
          etc…..

        • Voici une autre source pour vous tirer de vos certitudes, merci de vos excuses, serait-ce trop demander au camouflage qu’offre Internet ?

          http://www.inegalites.fr/spip.php?article381

          • Nous sommes aujourd’hui 7.2 milliards d’êtres humains sur terre (source ONU), et serons plus de 10 milliards au début du siècle prochain, alors que nous étions 250 000 au début de notre ère et moins de 1 milliard avant la révolution industrielle. Ces informations suffisent pour me donner à réfléchir, m’inquiéter et étudier sérieusement la question depuis des années.

            Je pourrais aisément surenchérir dans la citation de sources affirmant tout et son contraire, mais contrairement à vous, si je puise à ces sources je m’efforce de ne pas en demeurer là et surtout, je veille à ce qu’elles soient contradictoires.

        • On s’égare. Il n’y a pas de rapport entre le taux de pauvreté (mesure l’inégalité) et le taux d’extrême pauvreté (pauvreté absolue).

          Et depuis que je sais que Kerviel est parmi les plus pauvres des Français…

  • le « taux de pauvreté » est une des plus « belles » escroqueries intellectuelles de l’économie. Il est défini généralement (car ça change selon les pays!) comme étant égal à 50% du salaire médian. Et a donc tendance à mesurer les inégalités.
    Dans un pays composé de 80% de milliardaires en euros et de 20% de millionnaires en euros, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté serait élevé! Ou encore: augmentez le revenu des plus pauvres de 10% et augmentez les revenus des plus riches de 20% et le nombre de gens vivant sous le seuil de pauvreté… augmente! Alors que le sort des plus pauvres s’est amélioré. les études sur la pauvreté, non pas en valeur relative telle que donnée par les stats officielles mais en valeur absolue, en terme de disponibilité de l’eau potable, de quantité de calories/jour, de micro-onde, télé, conso d’électricité (quand électricité il y en a), soins médicaux, scolarisation des enfants…sont beaucoup plus intéressantes. Comme on peut facilement s’y attendre, un « pauvre » américain est bien plus riche en valeur absolu qu’un riche du tiers-monde.

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