France : Déflation, croissance zéro, désordre croissant

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Pas de croissance, donc pas de création d’emplois, donc pas de hausse du niveau de vie : la perspective est plutôt sombre.

Par Jean-Pierre Chevallier.

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Le taux d’inflation sous-jacente est inférieur à 0,5% d’une année sur l’autre (0,1% en juillet et 0,4% en août), la croissance du PIB est quasiment nulle depuis le 1er trimestre 2012 (elle n’a été que de 0,5% sur cette période de deux ans et demi), les dépenses des ménages n’ont pas augmenté depuis le 3e trimestre 2010 (271 milliards d’euros sur un trimestre) d’après les chiffres de l’Insee.

C’est bien la croissance zéro et la déflation potentielle

En effet, le taux d’inflation sous-jacente optimal doit être compris dans une bande entre 1,0 et 1,5% pour être à l’abri des risques d’inflation et de déflation. La déflation est potentielle car les dépenses publiques doivent maintenant être impérativement réduites, du fait de la pression exercée en particulier par l’Allemagne, ce qui contribuera dans un premier temps à une baisse relative du PIB et à une baisse de la demande transmise par la baisse de l’activité des entreprises travaillant pour le secteur public. La baisse des dépenses publiques n’aura pas d’effets positifs immédiats compte tenu de l’importance des déficits publics.

Pas de croissance, donc pas de création d’emplois, donc pas de hausse du niveau de vie. Le mécontentement général augmente et augmentera d’autant plus que le gouvernement et le président de la République accumulent les erreurs et les revirements (pour être gentil), ce qui accentue le désordre.

Et maintenant, que faire ? disait le camarade Lénine

Une première solution serait de suivre les bons conseils et les modèles de nos voisins teutons et helvètes. Pour cela il faudrait entreprendre des réformes, selon l’expression consacrée.

Ainsi par exemple, il faudrait supprimer le monopole de la Sécurité sociale pour laisser faire la concurrence des assurances privées en établissant les règles nécessaires au bon fonctionnement d’un système de santé ; il faudrait supprimer le système de retraite par répartition pour mettre en place un système de fonds de pension selon des modalités à définir ; supprimer les fameuses 35 heures et une grande partie du droit du non travail etc…

Évidemment, aucun gouvernement n’a osé, ni n’osera faire ces réformes !

Deuxième solution : sortir de l’euro-système évidemment ! Là encore, aucun gouvernement n’a osé ni n’osera le faire. Dans ces conditions, c’est foutu, comme aurait dit l’actuel Premier ministre.

Compléments : la BCE ne peut évidemment rien faire pour dynamiser la croissance en France.
Il est clair maintenant que toutes les déclarations des hommes politiques annonçant un avenir radieux dans la zone euro ont été une gigantesque tromperie de la part d’incultes, en matière de monétarisme.


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