La France est-elle gouvernée par des Shadocks ?

En bon Shadoks, les hommes politiques s’obstinent à prendre de mauvaises solutions alambiquées pour répondre à un problème simple.

Par Nicolas Nilsen.

baignoire (Crédits : Nicolas Nilsen, tous droits réservés)
Il y a deux sortes d’hommes politiques… Les bons, et les mauvais. Le problème avec les Français est que, chaque fois qu’ils ont eu à choisir, ils ont voté pour les plus mauvais. Ils auraient pu choisir des systèmes souples, efficaces, décentralisés, privilégiant la liberté ; ils ont préféré subventionner l’inverse : l’étatisme et sa rigidité, le centralisme jacobin et la bureaucratie dépensière et ruineuse.

Ceux qu’on a mis au pouvoir ont construit ce système digne des Shadoks. 

Regardez le dessin ci-dessus. Il vous donne une idée de ce qu’ils ont fait au cours des dernières décennies : ils ont inventé des tuyauteries plus débiles les unes que les autres pour corriger en aval les effets de leurs conneries en amont. En gros, ils ouvrent grand les robinets et donc, comme les déficits débordent de partout, ils doivent récupérer sur le contribuable en prélevant de plus en plus pour éponger leurs dépenses insensées. Et comme les prélèvements augmentent, l’argent s’en va. Alors ils rajoutent des lois et des taxes et des contrôles fiscaux. Et ils matraquent : beaucoup de lois et beaucoup de taxes et beaucoup de sparadraps partout. Forcément leur machinerie-redistributive est complexe ! Et comme la confiance se tire elle-aussi, ils rajoutent des sanctions et des pénalités. Et encore de la tuyauterie partout. Et encore des ministères chargés de nouvelles tuyauteries. Et comme ces machines à gaz coûteuses ne présagent rien de bon, les citoyens le sentent et sont encore plus inquiets. Et comme les entreprises sont tétanisées, elles ne créent plus d’emplois, et les gens sont au chômage. Et comme il faut payer les allocations et les intermittents du spectacle, et tout ce qu’ils appellent l’État-providence, ils dépensent encore plus avec des politiques dites keynésiennes que tous les médias adorent et qui me rendent littéralement fou… Et ils taxent encore plus etc., etc. Bon je vous la fais énorme mais regardez l’image, elle est super claire.

Les hommes politiques que j’aurais aimé avoir à la tête du pays auraient fait ça. Regardez juste le robinet en (A).

baignoire (Crédits : Nicolas Nilsen, tous droits réservés)

Je vous l’avais dit : c’est aussi bête que ça. Il suffit de fermer le robinet des dépenses. Mais ni Hollande, ni Valls, ni Sapin ne savent faire. Bon, et maintenant il faut que je vous laisse pour aller travailler. C’est que je ne suis pas Président ou député moi : faut que je paye des impôts pour financer tout ça !

* * *

Qu’ont-il fait de nos impôts ?

C’est tout de même hallucinant : jamais on ne nous aura pris autant d’argent au titre des impôts – avec un matraquage fiscal sans précédent débouchant sur le « ras-le-bol fiscal » généralisé et une faille gigantesque dans le consentement à l’impôt… Et qu’ouïs-je ? Qu’ils auraient dilapidé et gaspillé cet argent, qu’ils l’auraient encore mal dépensé ? Que cela n’a toujours pas servi à colmater les brèches ou à réformer l’État ? Que ce n’est toujours pas assez et qu’il va encore falloir payer (sous forme de taxes, de TVA, de hausse des cotisations ou de baisse des prestations…). Mais ils se moquent de nous ou quoi ?

Et Michel Sapin nous annonce sans rire qu’il ne sait toujours pas comment il va trouver 21 Mds€ (sur les 50Mds € annoncés) pour réduire le déficit public et répondre aux demandes de Bruxelles qui exige maintenant de la France des « mesures crédibles ». Les entreprises, les indépendants, les ménages, tous les Français sont à bout, et leurs finances sont à plat. La dette est à 2000 Mds et Hollande et Valls continuent à laisser filer les dépenses et à creuser les déficits ? Mais ils s’imaginent quoi ? Qu’on va continuer indéfiniment à payer leurs folies d’idéologues ?

Il faut que je retrouve ma fourche !

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