Le militant socialiste : entre idéalisme et archaïsme

Pourquoi les militants socialistes sont-ils coupés des réalités économiques ? Éléments d’explications.

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Militants socialistes victoire Hollande 2012 CC Flickr Amodalle

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Le militant socialiste : entre idéalisme et archaïsme

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 8 septembre 2014
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Par Patrick Aulnas

Militants socialistes victoire Hollande 2012 CC Flickr Amodalle
Militants socialistes célébrant la victoire de François Hollande à la présidentielle 2012.

 

La schizophrénie politique de Manuel Valls ne relève pas de troubles psychologiques mais des contradictions internes au parti socialiste (PS). Il devrait être considéré comme banal qu’un Premier Ministre déclare devant les représentants patronaux qu’il aime les entreprises. Comment pourrait-on ne pas aimer la structure de production de base de notre société, celle qui assure notre niveau de vie, nos emplois ? Pourtant cette affirmation choque de nombreux militants socialistes. Aussi, lorsqu’il se rend à l’Université d’été du PS, Manuel Valls tient-il un discours tout autre. Pour complaire à son public, il fait applaudir la nouvelle ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem. Les positions de celle-ci dans le domaine sociétal (mariage homosexuel, pénalisation des clients des prostituées) ont la faveur des militants. Il s’agit donc tout simplement de valoriser le sociétal devant les militants mais de réserver l’économique à d’autres cénacles. Ce subterfuge familier des politiques est une nécessité pour le Premier ministre car l’entreprise est encore perçue comme un ennemi par la majorité des adhérents du PS.

Les études du CEVIPOV (Centre d’études de la vie politique française) sur les militants socialistes montrent qu’il s’agit en majorité d’hommes de plus de cinquante ans ayant souvent un niveau de diplôme relativement élevé (diplôme universitaire de deuxième ou troisième cycle ou grande école pour la moitié environ). Le recrutement se fait surtout dans le secteur public, les enseignants représentant encore une base importante (environ 20%) mais les employés ou les cadres de la fonction publique territoriale semblent avoir le vent en poupe dans l’évolution des effectifs. Le clientélisme existe mais il est impossible de le chiffrer. Certains adhérents ne prennent la carte du parti que pour s’assurer un emploi dans une commune, un département ou une région dirigée par les socialistes. Autre caractéristique intéressante : près de 80% des militants ont le sentiment d’appartenir à une classe sociale (la classe moyenne pour la plupart, la classe ouvrière moins fréquemment). La culture du conflit reste ainsi largement dominante au détriment du nécessaire compromis.

Cette rapide esquisse du militant socialiste permet d’estimer la distance sidérale qui sépare ce parti du monde réel en cours de structuration, celui de la globalisation planétaire des savoirs, de la recherche, de la finance, de l’économie, voire même du marché du travail. Puisque l’élaboration du droit reste un monopole des États, les acteurs de la globalisation utilisent habilement la concurrence entre normes juridiques étatiques pour dépasser le cadre trop étroit de l’État-nation. La fameuse « mondialisation » se développe ainsi contre les États, mais les militants socialistes dépendent de l’État et attendent tout de l’État. Ils demandent un renforcement constant de la réglementation étatique qui induit une densification des contrôles et, par suite, des coûts de structure insoutenables. Lorsque le célèbre fantaisiste Arnaud Montebourg évoquait la « démondialisation » au cours de la campagne présidentielle de 2012, il paraissait, comme à son habitude, plutôt ridicule aux yeux des citoyens avisés. Mais il était perçu comme courageux et clairvoyant par les vieux routards du socialisme militant.

Car, bien évidemment, l’humanité s’est fourvoyée lorsqu’elle a entamé le processus de « mondialisation libérale ». Non seulement la pensée socialiste est la bonne, mais ses réalisations dans le cadre franco-français devraient être étendues, sinon à la planète entière, du moins à l’Union européenne. Le « modèle social français », par exemple, étant un des meilleurs du monde (c’est évident), il conviendrait que les Européens s’en inspirent au lieu de s’acharner stupidement à construire une Europe vendue à l’ultra-libéralisme. Ce n’est pas à la France de devenir européenne, mais à l’Europe de devenir française. On peut dès lors comprendre que le pas à franchir pour passer de la gauche au Front national ne nécessite pas d’être un champion du saut en longueur. La doxa socialiste de base est très éloignée de celle de l’élite. Elle n’exclut pas le nationalisme.

Tentons de dresser le portrait du militant socialiste-type. Le noyau dur de l’appareil est constitué d’enseignants socialistes de plus de cinquante ans, professeurs des écoles (ex-instituteurs) ou professeurs de collège ou de lycée. Ils n’ont jamais approché une entreprise mais la perçoivent exclusivement comme un centre de profit. Pour ces socialistes, l’argent honni (« Mon ennemi, c’est la finance ») est le seul véritable objectif du chef d’entreprise. L’emploi public est vertueux car il procède d’une logique de service public ; l’emploi privé est immoral car il émane de la recherche du profit. Toutes les problématiques plus ou moins financières concernant l’entreprise privée – droit des affaires, droit fiscal, normes comptables, contrôle de gestion, etc. – sont totalement ignorées et perçues comme hautement suspectes. L’inculture dans ce domaine est totale, les préjugés omniprésents. De nombreux jeunes députés socialistes provenant du milieu associatif et appartenant au groupe des « frondeurs » représentent à merveille ce socle militant. N’ayant jamais vu un compte de résultat, ils ignorent ou veulent ignorer que le chiffre d’affaires doit se conquérir. Pour eux, il suffit de voter au sein d’une quelconque assemblée pour disposer des ressources.

Mais il faut aller plus loin. Le réel lui-même est perçu comme une entrave. Respecter le réel, c’est déjà trahir. Il s’agit de changer la société en fonction d’une idéologie qui définit l’avenir radieux qui naîtra de la ténacité militante. Être pragmatique face à la complexité de la réalité sociale, c’est être timoré. Dans ces conditions, les déficits publics n’ont évidemment pas à être pris en considération. S’obstiner à bien gérer son pays comme ces besogneux de germaniques, vouloir rembourser ce que l’on a emprunté, voilà bien de la petitesse. Il faut voir loin, il faut voir grand, il s’agit de construire un monde idéal, pas de rembourser ces imbéciles d’épargnants.

On comprend qu’avec cette base sociologique très archaïque, le virage dit « social-libéral » du gouvernement français ait pu constituer un véritable casus belli pour de nombreux militants de gauche. Le Parti socialiste arrive ainsi au terme d’une histoire qui commence en 1905 avec la création de la SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière). François Hollande a repris en 2012 le petit jeu mitterrandien de 1981, consubstantiel à la gauche du 20e siècle, qui consiste à présenter le politique comme capable de changer le réel. Erreur historique majeure en ce début du 21e siècle : ce sont les hommes libres qui changent le monde, les chercheurs, les chefs d’entreprises, les grands artistes. Les politiques ont un rôle plus modeste : trouver des compromis pour assurer le vivre ensemble. Il faudra l’expliquer aux militants. Bon courage.

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  • Conditions d’accessibilité à la députation ou au sénat : avoir travaillé 5 ans au moins dans une entreprise privée. On peut toujours rêver…

    • « Conditions d’accessibilité à la députation ou au sénat : avoir travaillé 5 ans au moins dans une entreprise privée. On peut toujours rêver… »
      Pour moi cette condition est équivalente à « avoir travaillé au moins 5 ans dans sa vie »… haha
      On peut toujours rêver effectivement.

    • Moi je verrais plutôt simplement un alignement du statut du public sur le privé; assorti du droit de vote donne seulement aux personnes justifiant de 5 ans dans le privé.

  • Le problème est qu’il est difficile pour les Français d’être exposés au monde réel dans un pays où l’Etat représente 57% du PIB et où le taux de chômage est très élevé.
    C’est un cercle vicieux dont il est difficile de sortir.

    • @Adèle, @SweepingWave

      « L’emploi public est vertueux car il procède d’une logique de service public ; l’emploi privé est immoral  »

      Les socialistes sont consciemment ou inconsciemment convaincus par cet affirmation qui sert de filtre à toute idée ou tout raisonnement. En conséquence, l’affirmation qu’un élu devrait avoir l’expérience de l’entreprise ne peut même pas parvenir jusqu’à leurs neurones. C’est un peu comme ci on leur disait qu’un juge doit avoir été voleur dans le passé pour obtenir son poste.

      L’incompréhension est totale. Le socialisme français se pense tolérant ou pragmatique mais il repose sur les idées les plus extrêmes du collectivisme. Dans tout raisonnement humain, la conclusion est déjà connue et acceptée avant que le problème ne soit posé.

    • Quand on voit la déférence d’une grande partie de la population envers ces grands malades que sont les politiciens, on n’est pas sorti de l’auberge.

  • le militant socialiste: entre stupidité et cupidité

    • Chez les sans dents on les nomment les TPMG acronyme facile a dechiffrer et qui resume assez bien leurs attitudes

    • Epargnez-nous la caricature, merci.

      Pour moi l’image du militant socialiste de base, c’est cette femme approchant de la retraite, qui a toujours reversé une part importante de son salaire au PS tout au long de sa vie d’adulte, toujours prête à se passionner pour les problèmes d’autrui et s’enflammer pour de grandes et nobles causes – les échecs, les affaires, les scandales et les tergiversations de ces dernières décennies n’ont qu’à grand peine fini par entamer sa Foi.

      L’être humain est doté d’une capacité infinie à se bercer d’illusions. L’une des plus fortes d’entre elles, ce n’est pas tant la certitude de se croire supérieur (quoiqu’elle soit courante), moralement ou en aptitudes, mais plutôt celle qui consiste à se persuader qu’avoir agi n’importe comment et malgré les conséquences bien réelles, du moment que ce fut fait en suivant de bonnes intentions, vaut mieux que d’avoir ‘calculé’ son implication au service de ses valeurs.

  • Tout à fait exact! Ils veulent « changer » le monde selon leurs désirs, mais la réalité est têtue.
    Un exemple: l’éradication de la prostitution…

  • D’ailleurs il faudrait que Contrepoints nous parle du scandale actuellement au Brésil avec la corruption de l’entreprise publique Petrobras et en nous parler de l’entreprise publique pétrolière du Venezuela, les 2 sont les exemples parfaits de mauvaise gestion d’entreprise par des Etats et prouvant bien que les nationalisations d’entreprises françaises seraient néfastes.

  • Excellente analyse.

  • « Elle n’exclut pas le nationalisme »

    Le nationalisme est consubstantiel au socialisme. le socialisme défend une société d’ordres où chacun doit être bien à sa place dans la bonne case. Il ne peut donc fonctionner qu’en circuit fermé. C’est pour cela que les ennemis réels ou supposés du socialisme sont toujours des nomades : Juifs, tsiganes, capitalistes apatrides, immigrés, etc…

    • Il y a plus: Les socialistes font souvent appel au nationalisme pour susciter l’adhésion à leur système malgré ses échecs, et pour intimider ceux qui le récusent – comme déjà Frédéric Bastiat en témoignait (http://bastiat.org/fr/l_Etat.html):
      « Me voilà discrédité à tout jamais; et il est maintenant reçu que je suis un homme sans cœur et sans entrailles, un philosophe sec, un individualiste, un bourgeois, et, pour tout dire en un mot, un économiste de l’école anglaise ou américaine. »

      Ce n’est pas un trait français, mais bien socialiste: Oblabla n’hésite pas à mettre en cause le patriotisme des entreprises qui s’exilent pour échapper à sa taxation prohibitive (Burger King…)
      Partout dans le monde les socialistes agonissent d’injure et de mépris les pays réputés libéraux et prospères: USA, Israël, Suisse… Car le nationalisme exige des ennemis.

      L’URSS excluait les Juifs des métiers industriels.
      La Corée du Nord est sans doute le pays le plus raciste au monde.
      Ce bref tour d’horizon ne peut pas se conclure sans un regard sur le nazisme, qui signifiait socialisme nationaliste: Contrairement à ce que prétendent les socialistes, ces deux termes ne constituent pas un oxymore, mais bien une généralité.

  • Dommage que Contrepoints n’ait qu’une aura confidentielle comparativement à la presse mainstream. Car ce genre d’article mériterait la première page de toutes leurs publications. Patrick Aulnas ne fait que décrire le réel. Mais le réel déplaît à gauche et a donc aussi disparu un peu de la presse entichée de socialisme par la représentativité politique des journalistes, penchant à plus de 90% à gauche. On fait connaître Contrepoints et ces article par le « transmettre », mais bon, le bouche-à-oreille est lent, même quand il s’agit d’informations factuelles de ce type, même à l’ère d’Internet.

    Car il n’y a pas ici de scoop.

  • Très bon article. Le portrait du militant socialiste est caricatural, mais le diagnostic est criant de vérité. La France est un des derniers pays dans lesquels on croit encore à la lutte des classes…

  • « Il s’agit de changer la société en fonction d’une idéologie qui définit l’avenir radieux qui naîtra de la ténacité militante. »

    Je dirais plutôt: L’avenir radieux qui naîtra de la soumission des autres à l’ordre défini par les socialistes.
    Le socialisme est une pathologie de la vision du pouvoir.

    C’est pourquoi les lieux de pouvoir sont peuplés de personnes de mentalité socialiste: Le pouvoir les fascine. Les personnes de mentalité libérale en revanche répugnent à contraindre, donc l’État les rebute.

    Un corollaire est le dogme de la supériorité des socialistes sur les autres, soit morale (sur les capitalistes prédateurs, cupides, sexistes et racistes), soit intellectuelle (sur les exploités et les discriminés qui ne rejoignent pas les rangs socialistes).
    Donc les socialistes méprisent ou haïssent les autres.

    Autre corollaire: Un ordre auquel on soumet les autres est totalitaire.
    Rien ne peut lui être étranger.
    L’idée de limitation de l’État équivaut à celle d’ordre naturel, qui s’oppose à l’utopie.
    Donc l’utopie est totalitaire.

    La fermeture des socialistes aux réalités porte un nom: Superstition.
    L’absurdité des attentes qu’ils placent dans l’État, ou dans la monnaie (keynésianisme) est flagrante pour un esprit rationnel.

  • Merci à l auteur, je vois que l on a croisé les mêmes!

  • Ce qui est cocasse c’ est que ces militants qu’ ils soient d’ ailleurs socialos de gauche ou de droite trouve normal que des députés , sénateur , ministres soient victimes d’ accidents du travail à répétition et malgré ça bien moins rémunérés que certains fonctionnaires de terrain qui eux les petits malins ne prennent aucun risque ( flic , gendarm , .

  • J’ai pas pigé les trucs sur le réel invoqués dans l’article et les commentaires. De quel réel parlez-vous ?

    • le monde reel ou l’on travaille pour avoir des sous.Pas le monde de l’etat ou les sous sont simplement pris a ceux qui travaillent.

    • @Dupré Morte de rire par votre question , désolée , je ne peux plus m’arrêter . Vous savez le réel , c ‘est le truc qui est en dehors des écrans . Le truc qui fait que quand on se cogne ça fait aïlle ! et que même que dans le réel , il y a des gens qui meurent , oui oui,vraimenti, et que ,même qu’ Ils ne peuvent plus revenir, si si .. Bon j’arrête , sans rire , c’était une blague de votre part , ou bien (comme disent les Suisse)

      • A vous deux :

        Alors, que les partis politiques se servent de l’Etat pour piller les propriétés privées, se gaver de ce fric pour les redistribuer à leurs amis ou à leurs réseaux de pouvoir et arrivent à laisser croire que c’est pour le bien du peuple, qui vote pour eux à chaque élection, c’est pas le réel ça ?
        Vous savez, ce réel où l’on envoie les enfants pour en faire des petits bourgeois socialistes attardés qui apprendront que la route de la liberté est toute tracée, y a cas suivre les flèches ?
        Le socialisme est bien réel. Le contrôle social permanent, la rééducation républicaine, la rapine fiscale, le sociétal des lupanars et des cliniques, le flicage sont bien réels.

        Si, si c’est bien réel, chers compagnons de la Déesse Réalité. Ça fait ouille, aïe ! effectivement, mais tout est question d’habitude, les premiers centimètres sont douloureux certes, mais on n’y prend goût, ou à défaut on se fait une raison, ou alors on se positionne du bon côté du manche; et puis ça devient le réel, aussi solide que deux et deux font quatre.

        • Vous n’avez pas saisi l’analogie et montez sur vos grands chevaux.

          Si la réalité est ce qui continue d’exister quand on arrête d’y croire, le monde réel (par opposition au rêve socialiste) est ce qui continue d’exister quand on arrive à court d’argent d’autrui.

  • Chers Militants ! Vous aimez croquer et mordre ? Fortifier vos dents !
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  • Le tableau que vous décrivez est tout sauf neuf.
    Le militant socialiste a toujours été en grande majorité un prof (souvent de philo), un fonctionnaire de la territoriale. Cela ne date pas d’hier, mais déjà de la 3e République.
    Quant à l’auteur, je lui suggère de regarder Wikipedia, qui a été complétement noyauté par ces gauchistes, qui ont énormément de temps libre.
    En complément de ces articles dans Contrepoints, qui prêchent des convertis, il pourrait s’intéresser à ce sujet.

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