Bourget 2015 : l’apocalypse climatique ?

imgscan contrepoints 2013-2248 GIEC

Bourget 2015 : Tout indique que le rouleau compresseur de la propagande du GIEC est sur les rails via d’innombrables relais.

Par Thierry Levent.

imgscan contrepoints 2013-2248 GIECSur l’échelle de Richter de l’hystérie médiatique, la naissance de Valls II ne sera qu’un frémissement face à la mise en scène de l’apocalypse climatique parisienne de 2015 au Bourget. Tout indique que le rouleau compresseur de la propagande du GIEC est sur les rails via d’innombrables relais.

Internet sauve le monde

Avaaz, spécialiste de la pétition en ligne, qui se définit comme « un réseau citoyen mondial menant des campagnes visant à ce que les opinions et les valeurs des peuples influent sur les décisions mondiales », ouvre le bal. Un appel aux dons récent débute virilement par l’affirmation suivante non négociable : « On peut le dire sans exagérer : c’est notre survie qui est en jeu, et notre combat est un combat pour sauver le monde ». Suit alors une logorrhée copiée-collée du discours des meilleures ONG environnementales (Greenpeace, WWF…), dont l’objectif principal est d’acheter des espaces publicitaires, de recruter des centaines de coordinateurs, de monter des opérations médiatiques et des actions de rue spectaculaires, de donner la parole « aux survivants climatiques » (sic), etc. Toute idée d’une commande de ces ONG auprès d’Avaaz serait tout simplement perverse. En attendant, les naïfs peuvent verser de 2 à 32 euros, voire plus selon leur degré d’inquiétude, tarifs bradés, pour les nouvelles indulgences éco-conscientisées.

La France pourrait sauver la planète

Bien entendu tout ce qui compte de belles âmes vertes, de ministres, de fonctionnaires de l’État et d’administrations douillettement gavées de fonds publics se prépare activement pour 2015.
L’organisation de la propagande réchauffiste par les services de l’État, ses agences (ADEME) et ses succursales subventionnées, se fait de façon très coordonnée (avec nos sous) en vue d’avoir au Bourget des milliers de militants exigeant que l’on décarbone à tout prix comme le souhaitait Fabius lors d’une réunion au Quai d’Orsay.

Que le résumé pour décideurs de 2013 (SPM ou RID) soit sur quelques points prudent, et rétropédale (légèrement), n’empêche pas la reprise des mantras habituels avec des citations du GIEC WG3 en décalage de quelques °C par rapport au GIEC WG1.

Le bidule étatique qu’est l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC), sous la houlette de Nicolas Beriot, semble être chargé de coordonner la future grand-messe et sa partie scientifique. Comme par hasard, le WWF, Les Amis de la Terre et France Nature Environnement font partie du conseil d’orientation de l’ONERC. Inutile de préciser que les seuls “scientifiques” exhibés dans les manifestations préparatoires sont Hervé Le Treut (directeur de l’Institut Pierre-Simon Laplace) et François-Marie Bréon (Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement), qui font de la “science militante”. Un peu comme Séralini.

La partie politique « théorique » est fournie par l’Institut du Développement durable et des relations internationales (IDDRI) de Laurence Tubiana dont le rapport particulièrement illisible reprend, entre autre, in extenso, les calculs économiques délirants sur les renouvelables avec le scénario de Sven Teske, le coordinateur de Greenpeace pour les questions climatiques. Teske qui a élaboré le seul scénario apocalyptique d’élévation des températures globales retenu au sein de 164 scénarii issus des modèles climatiques généraux (GCM) sélectionnés par le GIEC, se comporte comme un lobbyiste patenté de l’industrie photovoltaïque en publiant de nombreux papiers publicitaires pour le compte du groupe de pression intitulé « European Photovoltaic Industry Association ». C’est donc un dirigeant officiel de Greenpeace, payé par un lobby industriel. Pour information le WWF et l’ADEME sont des partenaires de l’IDDRI.

Il est maintenant possible d’acheter en kiosque une revue trimestrielle s’intitulant Climat Catastrophes naturelles dont le premier numéro nous parle d’emblée de la future conférence parisienne.

Le 11ème forum international de la météo et du climat (3-6 avril 2014, Paris) proposait un atelier réservé aux professionnels de l’information météo avec « des exemples d’actions pour sensibiliser le public au changement climatique ». Evelyne Dhéliat (TF1), Anais Baydemir (France 2), Fabienne Amiach (France 3) dont les compétences scientifiques sont incontestables étaient en première ligne.

Il semblerait que la 21ème Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations unies, COP21, batte le rappel. Le Pôle Développement Durable & Solidaire de l’Association HEC, invite le 11 septembre 2014 Valérie Masson-Delmotte (Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement), la plus jouzellienne de nos experts du GIEC à répondre à la question suivante : « À quand des décisions politiques en phase avec les exigences prônées par les sciences du climat ? » Si l’on en croit le carton d’invitation, « Les sciences du climat continuent d’avancer, mais l’agenda politique manque d’ambition, sauf si la conférence de Paris marque une rupture en incitant la communauté internationale à prendre des engagements inédits fin 2015 ».

Il est déjà possible, et pour gagner du temps, d’avancer plusieurs pistes « d’engagements inédits » : une gouvernance climatique mondiale (représentants non élus de préférence), un tribunal climatique international (juges bien choisis et climato-sceptiques condamnés pour propos blasphématoires), ONG environnementales avec voix prépondérante, pluie d’écotaxes, bio et menus végétariens seuls autorisés à la cantine voire plus, élevage interdit, enseignement obligatoire dès la maternelle des thèses du RCA, triplement des subventions à la chaîne de télévision ARTE au journal Le Monde et Libération pour remerciement des service rendus à la cause du GIEC, etc.

Conclusion

Ces quelques exemples ne sont qu’une aimable mise en bouche avant le tsunami médiatique réchauffiste qui se profile. Le saint GIEC nous affirme que « L’accumulation de connaissance depuis les trente dernières années ne laisse maintenant que peu de doutes sur l’effet des activités humaines sur les changements climatiques actuels et à venir ».

Évidemment la moindre velléité contradictoire, même étayée scientifiquement, sera fort justement mise sous l’étouffoir. Interdiction de poser certaines questions : quid de la pose ou légère décroissance depuis 18 ans de la température moyenne globale qui selon le GIEC devait s’envoler, pourquoi faire du gaz carbonique l’ennemi public N°1 ? Pourquoi ne pas dire clairement que l’augmentation de sa masse dans l’atmosphère n’est pas uniquement due aux fossiles, qu’il est bénéfique à la vie et qu’il n’est nullement toxique, que la photosynthèse – aussi en augmentation – génère un cycle de l’oxygène complémentaire et indissociable de celui du carbone, etc., etc., etc…?

Je nous souhaite d’avance bon courage.

NDA : rédigé avec l’aide des adhérents au principe de réalité