Gouvernement Hollande 3 : rupture avec la gauche de la gauche ?

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François Hollande (Crédits : Donkeyhotey, licence creative commons)

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Gouvernement Hollande 3 : rupture avec la gauche de la gauche ?

Publié le 25 août 2014
- A +

Par Emmanuel Sala.

François Hollande (Crédits : Donkeyhotey, licence creative commons)Sale temps pour l’emploi : un certain nombre de ministres vont se retrouver au chômage ! (Même si, n’en doutons pas, leur reconversion est assurée).

Plus sérieusement, une décision de remaniement du gouvernement vient de tomber, en provenance de François Hollande, et de Manuel Valls à coup sûr. Il s’agit de la décision la plus cohérente à prendre à la suite des déclarations tonitruantes d’Arnaud Montebourg contre la politique du gouvernement dont il fait pourtant partie.

Au point que cela nous fait penser que le futur ex-ministre n’a fait qu’anticiper l’annonce d’un remaniement que ces déclarations n’auraient fait que précipiter. Remaniement dont feraient les frais Benoit Hamon ministre de l’éducation, la ministre de la Justice Christiane Taubira, et celle de la Culture Aurélie Filippetti.

Rupture avec l’archaïsme ?

Une décision qui, si elle se confirmait, établirait la rupture de la politique du gouvernement avec la gauche de la gauche, le courant le plus idéologue, d’inspiration marxiste, les plus absolutistes, ceux pour qui « justice sociale » rime avec contrôle des prix, re-nationalisation des quelques entreprises publiques (très) partiellement privatisées, renforcement de la législation sociale au détriment des accords contractuels… En bref, la « Nouvelle Politique Économique » qu’avait préconisé quelques temps avant sa mort un certain Vladimir Ilitch Oulianov, dit… Lénine, qui déclarait « Nous ne sommes pas assez civilisés pour pouvoir passer directement au socialisme ».

C’est peut-être ce que Montebourg a en tête en précipitant son suicide gouvernemental. Sans-doute a-t-il en vue la recomposition d’une opposition déclarée lors du prochain congrès du parti socialiste à la mi-octobre, opposition d’autant plus virulente que les résultats annoncés de la politique du président Hollande ne sont pas au rendez-vous.

L’émergence d’une gauche réformiste ?

Peut-être l’occasion, en tous cas, une opportunité unique, de s’affranchir des idéologies utopistes ? Et si le prochain gouvernement pouvait, pour une fois, prendre l’exemple sur ceux qui ont fait les réformes afin de permettre à leur pays de sortir de l’ornière ?

Faut-il rappeler que si l’Allemagne est là où elle en est à ce jour, c’est grâce aux réformes dites « Hartz », engagées entre 2003 et 2005, sous le mandat du chancelier Gehrard Schröder… un socialiste. Doit-on se souvenir que les réformes libérales engagées par Margaret Thatcher, qui n’était certes pas socialiste, n’ont pas été remises en cause pour autant par Tony Blair, qui lui l’était bel et bien. N’est-ce pas le premier ministre socialiste espagnol José Luis Zapatero qui avait mis la suppression de l’ISF au programme de son élection, lequel, une fois supprimé, fait de la France le dernier pays où il est encore appliqué ? Dans ces temps troublés, on se prend ainsi à rêver d’un retour de nos élus à un réalisme économique, une forme de pragmatisme débarrassé de leurs utopies !

Mais voilà, ce n’est sans doute qu’un rêve.

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  • Nadège Rivendel
    25 août 2014 at 15 h 55 min

    « Mais voilà ce n’est sans doute qu’un rêve. »

    Tout à fait… c’est la nuit qu’on rêve… le masque socialiste cache le communisme et comme autrefois, il se divise en deux : les mencheviks et les bolcheviks.

  • Monte-à-rebours a saisit l’occasion au vol: la « retraite » de Mélange-cons et l’apparté des é-cocos-logistes lui offrent une occasion en or pour faire main-basse sur la Gauche rétro façon castriste (lui qui il éprouve de la « nostalgie » pour Cuba).

    C’est l’éternelle recomposition de ces incorrigibles largués de la politique, les sempiternels perdants du pouvoir, qui changent au grè du vent de casquette pour pouvoir assouvir leur soif de domination.

    Le pire c’est que les Grosflops qui « gouvernent » se laissent prendre à des manoeuvres aussi grossières. Preuve qu’ils sont au bout du rouleau, archi-cuits et incapables d’une once de lucidité.

    Et la Royal qui flaire la gamelle se lèche les babines: numéro deux du gouvernement, elle est prête à toutes les concessions pour y arriver.

    L’implosion de cette majorité minoritaire est imminente.

  • bonsoir inanutshell,vous faites sans doute allusion à celui qui faute de jugeote se répandit sur la moquette du Sofitel NY ?

    • Bonjour, vieille couare,

      Vous savez, j’aurais de tres loin prefere un president avec une zigounette hyperactive, mais equipe egalement d’un cerveau qui puisse faire montre, de temps en temps, et vis a vis d’une conjoncture economique parfaitement lisible, d’une flexibilite bien opportune quant aux reformes a appliquer.

      Plutot que moupresident, avec sa clique d’ideologues de combat, qui continuent dans le bonheur le plus total , et la joie socialiste, de penser collectivement comme une b.

      Enfin, vous voyez ce que je veux dire.

      • Nadège Rivendel
        25 août 2014 at 23 h 34 min

        Intelligent ou pas un socialiste est un socialiste. Il n’aurait fait que retarder l’effondrement du système. A la limite c’est presque une chance ce qui arrive, ça précipite les évènements.

      • DSK intelligent? Vous parvenez à définir intelligent un type mené par ses glandes?

    • Intelligent un type qui a soufflé à Aubry la loi des 35 heures?

      • Je parlais de celui que je percevais pour etre le moins pire. C’est vrai que le choix n’est pas terrible.

  • Attendons de voir la composition du gouvernement avant de commencer à espérer un changement et être sûr que cette pantomine ne soit pas que les prémices de l’élection présidentielle.
    N’oublions pas qu’une des base de la sociale démocratie est le MAX-MIN, c’est à dire que toute réforme doit profiter aux plus « faibles » en prenant aux « riches » dans le cadre d’une politique « juste », donc très défavorable aux investisseurs et créateurs.
    Wait and see!!!!

  • Mais le gouvernement de Valls, comme ceux de Sarkozy, sont des gouvernements de gauchistes qui croient que des politiques étatistes sont susceptibles de lutter contre les crises économiques….

  • Certes, les managers de la bulle changent mais la bulle (capitalisme de connivence), elle, n’est pas prête d’exploser. Puis, on va renommer de nouveaux managers et ainsi de suite.

  • Avant l’annonce officielle.
    En exclusivité et avant première voici la composition du nouveau gouvernement:
    https://pbs.twimg.com/media/Bv57RcECcAEJp6t.jpg:large
    La personnalité au large sourire au milieu sera ministre de l’économie. Vous verrez demain la confirmation!

  • Aucun journaliste n’a contré le faux prétexte invoqué par Montebourg , qui est celui de quitter le gouvernement parce qu’il est opposé à la politique d’austérité menée par Hollande et Valls.
    Mais c’est un mensonge
    – il n’y a jusqu’à présent aucune mesure d’austérité en France.
    C’est une véritable honte qu’aucun journaleux ne l’ait clairement dit ! ! !

    Autre mensonge.
    Montebourg annonce qu’il est dès aujourd’hui …… en recherche d’emploi.
    faux.
    On lui propose dèjà la Présidence du Conseil Général de Saône-et-Loire .
    Donc il va continuer à toucher un très gros salaire.

    • Bonjour Riton,

      Au moins les nouvelles sont bonnes pour les habitants de la Saone-et-Loire. L’arrivee la-bas de sa pomposite maximale a la tete du conseil regional ne pourra, a l’evidence, qu’ameliorer leur quotidien.
      Mais puisqu’on est en ce moment dans le domaine du recyclage, pourquoi ne pas continuer ? Je me suis laisse dire que Francois Holland manquait enormement en Correze…

  • Ce n’est effectivement qu’un rêve…

    Mais imaginons que le gouvernement soit soudain saisi par un peu de bon sens, de courage et de pragmatisme :
    – le cote de popularité de Hollande est tellement basse qu’il sera probablement incapable de mener une quelconque réforme audacieuse…
    – il a perdu 2 ans 1/2… les élections approchent… ça lui laisse bien peu de temps pour appliquer les réformes nécessaires et commencer à apercevoir quelques résultats.

  • Les commentaires sont fermés.

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