Expatriation : chut, la France se vide !

L’expatriation des Français vers l’étranger s’amplifie. Pourtant personne n’en parle. Pourquoi ?

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Chaise vide expatriation émigration (Crédits dominique cappronnier, licence Creative Commons)

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Expatriation : chut, la France se vide !

Publié le 11 août 2014
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Par Yves Montenay.

Chaise vide expatriation émigration (Crédits dominique cappronnier, licence Creative Commons)Je suis démographe, je sais que les Français émigrent massivement. Je suis un ancien dirigeant d’une entreprise internationale, je comprends pourquoi ils le font. Je suis un économiste libéral, je comprends encore mieux pourquoi. Mais, en dehors de quelques journaux économiques, personne n’y croit et les propos que je tiens sur ce sujet paraissent excessifs. Qu’en est-il et pourquoi ?

Combien d’émigrants ?

On ne connait pas leur nombre, parce que l’on ne recense pas les raisons des sorties du territoire (Tourisme ? Voyage de travail ?). En particulier, un cadre supérieur travaillant à Londres ou Bruxelles et rentrant à Paris le week-end ne sera pas pris en compte bien que ce cas soit le plus grave pour l’économie nationale comme nous le verrons plus bas.

Les chiffres officiels ne donnent ni l’immigration ni l’émigration, mais le solde migratoire (immigration moins émigration) : 40 000 personnes pour 2012. L’immigration se situant entre 200 et 300 000 personnes, l’émigration serait donc cette année-là de 160 à 260 000 personnes. Or, il semble qu’elle s’est accélérée depuis pour les raisons que nous allons voir.

C’est donc un phénomène massif.

Est-ce grave ?

Tout dépend de qui part et par qui il est remplacé : si nous perdions trois bons informaticiens, mais que trois génies de la Silicon Valley venaient s’installer en France, il n’y aurait pas de problème. Mais les causes de départ dont nous allons parler maintenant vont nous montrer que justement ce qui fait partir les uns fait que les autres ne viennent pas.

Pourquoi ?

Ces causes de départ et de « non-arrivée » sont à la fois psychologiques et fiscales, les deux étant bien sûr intimement liées. Les raisons psychologiques peuvent être résumées par le terme « sentiment anti-entreprise » et sont aggravées par un sentiment d’insécurité et d’incohérence. Cette hostilité a dans un premier temps facilité leur surtaxation, et freine actuellement la correction de cette erreur : les parlementaires continuant à proposer de multiples petites mesures alourdissant les impôts et les complications.

À mon avis d’ancien responsable d’une entreprise internationale, le plus grave ce sont les incohérences, car elles brouillent les messages. On constate en effet que le gouvernement français attaque « la finance », tout en demandant aux financiers de lui prêter à bas prix pour financer son déficit. Les attaques brutales contre les patrons étrangers et maintenant contre le Medef contredisent l’appel aux entreprises françaises et étrangères d’investir et d’employer en France.

Le plus maladroit a été de faire payer aux entreprises une pénalité de 75% des salaires des cadres les plus brillants. Résultat : elles recrutent certains grands cadres à l’étranger, ainsi que toute leur équipe. Le grand cadre en question peut d’ailleurs venir de France et y rentrer chaque week-end. Comme nous l’avons dit plus haut c’est une catastrophe, sa famille bénéficiant des avantages scolaires et sociaux français tandis qu’il paye ses impôts à l’étranger.

Les grandes banques françaises délocalisent vers l’Inde des activités haut de gamme : informatique, back-office (Les Échos du 28 avril 2014), et autorisent leurs filiales, notamment à Londres, à recruter localement. Total a installé dans cette ville son service de trésorerie et la bourse de Paris ses gros ordinateurs. Le DG de Sanofi et son comité exécutif sont à Boston (Le Monde du 4 juin, qui titre « l’exode des états-majors du CAC 40 »).

Et le mouvement s’étend aux sièges sociaux dans leur ensemble : Lafarge ira à Zurich après s’être réfugié dans les bras de son collègue suisse Holcim, Rhodia ira en Belgique chez Solvay. C’est autant d’emplois de moins en France qui pèsent sur les recettes fiscales, tant directement qu’indirectement du fait de la consommation qui disparaît. Pourquoi rester en France si on y paye plus d’impôts, qu’il est plus difficile d’y gérer son personnel et qu’en plus on se fait insulter ?

Donc on « vote avec ses pieds » en émigrant. André Bercoff et Déborah Kulbach publient chez Michalon Je suis venu te dire que je m’en vais, Julien Gonzalez publie chez la Fondation pour l’innovation politique Trop d’émigrés ? Regard sur ceux qui partent de France« , où est notamment repris ce sondage de 2013 selon lequel 51% des 25-35 ans quitteraient la France s’ils le pouvaient. Or le monde entier recherche non seulement les plus qualifiés, mais aussi tous ceux « qui en veulent ». Quand je demande des nouvelles de leurs enfants à mes amis, ils me disent qu’ils sont au bout du monde.

Cela dépasse de très loin les exilés fiscaux recensés par Bercy (3% des départs, d’après André Bercoff) : un entrepreneur qui se lance butte sur le coût des charges et la complication de la gestion du personnel, et se verra taxer à l’ISF et sur les plus-values s’il réussit. En attendant, comme il se rémunère peu ou pas du tout, sa fuite est ignorée par Bercy.

Londres est la grande gagnante de ces maladresses et incohérences, (décompte très partiel puisqu’il ne s’agit que des « investissements directs », et non des opérations signalées ci-dessus). Cela pour des raisons fiscales, mais surtout par la considération dont bénéficient les entrepreneurs et les entreprises, et par la liberté du marché de l’emploi (liberté qui ne crée pas de chômage puisque l’Angleterre crée 100 000 emplois par mois) ! « Nation de boutiquiers » disait Napoléon, sans voir que c’était justement sa force.

En résumé, l’émigration est un phénomène très grave, en nombre comme en qualité puisqu’il s’agit soit d’employeurs actuels ou potentiels, soit de futurs employés qui auraient dépensé et cotisé. On ne peut s’empêcher de penser à l’exode des huguenots poussés à quitter la France par Louis XIV. C’était pour des raisons religieuses dira-t-on, mais à l’époque le religieux était idéologique. L’État était catholique, les catholiques étaient traditionalistes et leur élite rentière, les protestants étaient entrepreneurs ou artisans qualifiés. Le résultat a été une catastrophe pour la France, et une bénédiction surtout pour la Prusse, mais aussi pour l’Angleterre, les États-Unis et même l’Afrique du Sud !

Pourquoi ce silence sur l’émigration ?

La France se vide Le HonzecPour des raisons idéologiques : en parler serait un aveu d’échec et remettrait en cause les convictions du petit monde qui nous gouverne.

Je risque une hypothèse : la plupart de nos décideurs, de leurs inspirateurs et de leurs exécutants, y compris à des niveaux modestes, ont des postes stables et des revenus fixes. En cas de problème, on recase les « grands » à la tête de tel organisme ou à Bruxelles. Au pire, ils retournent « dans leur corps d’origine », tandis que les plus modestes sont inamovibles. Cela se répercute sur leur vision du monde.

Par exemple, ayant des revenus fixes et assurés, il leur paraît évident qu’augmenter la pression fiscale augmente les recettes de l’État. Ils s’étonnent que ça ne marche pas. On trouve dans Le Monde du 2 juin 2014, deux articles sidérants sur ce sujet, que l’on pourrait résumer par : « sur les 28 milliards d’impôts attendus du fait des majorations, seuls 12 sont rentrés, donc Bercy a fait une erreur de calcul ».

Or l’erreur n’est pas de calcul, mais d’ignorance : ils ne « réalisent » pas qu’en dehors de leur milieu, les revenus sont variables et les emplois non garantis, et qu’augmenter l’impôt aura des conséquences qui vont en réduire l’assiette : l’émigration justement, mais aussi l’assèchement faute d’argent des investissements de compétitivité, et donc la création d’emplois et bien d’autres ajustements, notamment le retour au travail au noir dans le bâtiment et les services à la personne (voir les nombreux articles des Échos sur ce sujet).

Au-delà de cet exemple fiscal, il y a l’ignorance des réactions et contreparties à toute décision économique. Et cette ignorance est parfois cultivée : un de mes interlocuteurs se félicitait récemment qu’un avocat d’affaires ne pourrait devenir ministre, pensant probablement à d’éventuels conflits d’intérêts. Alors que l’évidence, à mon avis, est que la nomination d’un familier des entreprises aurait évité bien des maladresses psychologiques et fiscales, et donc sauvé énormément d’emplois.

Il y a tout un écosystème idéologique, en France comme ailleurs, qui ignore les mécanismes basiques de l’économie que sont la table de soustraction et la contrepartie : si on produit moins que ce que l’on consomme, on s’endette et l’expérience grecque hier et argentine aujourd’hui en montre les limites ; si on augmente le coût et complique la réglementation de la construction, de la location ou du travail, on voit disparaître les logements neufs, les logements à louer et les emplois.

Cet écosystème a ses clubs, ses publications, ses enseignants, ses militants ; tous se documentent les uns chez les autres.

Il s’agit souvent d’idéalistes pleins de bonnes intentions (et de quelques cyniques jouant la comédie pour être élus), qui pensent que l’histoire est injuste et donc en nient les leçons. Mais le problème est que ce groupe est au pouvoir en France, ce qui est une exception dans les pays développés, où l’on nous regarde avec commisération, comme je le constate souvent lors de mes activités à l’étranger.

Espérons que leur échec amènera nos décideurs à se renseigner : quelques visites à des experts-comptables leur montreraient la ruine de nos PME, nos principaux créateurs d’emplois, de façon plus parlante que les rapports de l’INSEE qui les ignorent largement !

PME ruinées, grandes entreprises se redéployant à l’étranger, entrepreneurs allant créer ailleurs, étudiants qualifiés et chômeurs dynamiques allant travailler aux quatre coins du monde : la France se vide. Si nos gouvernants continuent ainsi, il ne restera à terme que des services publics tournant à vide. Par exemple, il y aura beaucoup moins d’élèves par classe. Le bonheur, vous diront les enseignants. Oui… à condition de se passer de salaire.


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  • La dernière fois que j’ai été au consulat pour renouveler mon passeport, 5 semaines d’attente pour avoir un rendez-vous, les frenchies fuient en masse, enfin comme le dit l’article, ceux qui en veulent.

    • Moi aussi je viens de renouveler mon passeport. J’ai eu notamment la joie de devoir faire 700 kilometres – aller et retour – dans la journee pour en faire la demande, puis 700 kilometres a nouveau pour le recuperer trois semaines plus tard. Les joies de la biometrique et l’impot du temps.

      Les serviteurs de l’etat servent mal.

      Il n’est pas impossible que mon prochain passeport ne soit plus Francais. J’en suis arrive, 26 ans plus tard et avec d’immenses regrets, a la strategie d’un exit total.

      • par la poste en recommande c est plus facile….

        • Je ne parle pas de l’obtention des passeports sur le territoire Francais. A l’etranger le consulat ne vous les enverra pas par la poste. Surtout depuis que les passeports sont biometriques et qu’il faille donner la patte…

    • Je confirme : le consulat francais de XXXX est d’une rare mediocrite = un repondeur automatique qui vous oriente vers le site internet, mais ne prend aucun message, un site internet ou on peut laisser 14 messages sans jamais etre recontacte, etc,….

      Bref, il ne faut pas avoir besoin d’eux.

      Cela, dit, vivre a l’etranger compense largement le fait de ne plus avoir affaire a des minables.

      Prochaine etape = changer mon passeport,…. mais pas un francais (le consulat ne repond pas de toute facon).

      • Consulat pire que mediocre sur tous les points. J’ai du partir sur la route avant 5 heure du matin pour pouvoir arriver avant 9 heure. Il s’agissait de bien viser comme le consulat n’etait ouvert au public que de 9:00 heure a 12h30. C’est pratique lorsqu’on habite a 350 kilometres.

        Equiper le consulat de toilettes disponibles aux usagers ne serait pas du luxe non plus. J’ai du demander au marechal des logis en fonction (gars tres sympathique dit en passant – c’est le systeme qui est pourri pas forcement les gens) ou etaient les toilettes les plus proches. Pas beaucoup d’arbustes dans une ville d’un million d’habitants. Un bon kilometre a pieds aller-retour. une heure et demie de queue et le plaisir de devoir revenir chercher le passeport trois semaines plus tard. Ca fait le passeport cher paye, en essence, frais d’autoroute et deux jours loin de mon travail (je ne suis pas fonctionnaire, je travaille a mon propre compte, si je ne travaille pas je ne gagne pas) j’aurai la pudeur de taire le cout total du passeport. Elle est pas belle la vie ?

      • Et encore,ça s’est amélioré, j’ai connu au début, obligation de revenir en France pour faire un passeport.

        Je cite la responsable du consulat français a Hong kong, il y a plus de 10 ans, j’ai un compatriote témoin qui était avec moi: « les français qui s’expatrie a Hong kong, sont riches, s’ils veulent un passeport, ils ont qu’a retourner en France »

        Mort de rire, a la préfecture en France, pour avoir un passeport express en 3 jours: il faut une lettre de votre patron.

        Ma réponse: c’est moi le patron, voici mon k-bis hongkongais, voici le carnet de chèque de ma société, voici ma carte bancaire de la société, ou il y a le nom de ma société et mon nom personnel, voici le tampon de ma société, qu’est ce que je vous écrit sur la lettre ?

        Bon, ben vous aurez votre passeport dans 3 jours. A chaque fois, une semaine de perdue.

        •  » Les Francais qui habitent a Hong Kong sont riches, s’ils veulent un passeport, ils ont qu’a retourner en France » La phrase etait sans doute directement traduite du russe novlangue version trotskyste. Il serait interessant de faire une etude comparee sur les couts reels d’obtention des passeports Francais et ceux d’autres nationalites dans un pays donne. Par exemple, pour commencer, celui d’un passeport Britannique a Hong Kong compare au passeport Francais.

          C’est dans ces petits details qu’on voit au mieux l’horreur cachee. J’ai toujours pense qu’une approche comptable de l’histoire etait plus parlante qu’une version narrative quant a la verite d’un pays et d’une epoque. Pauvre France. Ou plutot pauvres Francais…

  • J’adore les articles sur l’expatriation, ça donne toujours un aperçu de ce qui se passe car comme on dit aux US « les gens votent avec leurs pieds » 🙂
    L’expatriation reste le meilleur choix pour s’en sortir aujourd’hui, sans avoir à attendre des réformes qui ne viennent pas.

  • les imbéciles qui nous dirigent et qui n’ont jamais rien crée de leur vie , n’ont pas compris qu’il faut savoir perdre pour gagner ; autrement dit alléger les préssions fiscales sur les entreprises , ( donc perdre de l’argent en prélèvements et autres impots ) pour permettre à celles ci d’embaucher , de créer des emplois qui eux génèreront des revenus à des gens qui consommeront et permétra à l’état de remonter un peu leur finances via la tva par exemple et les prélèvements sociaux ; que va devenir ce pays s’il ne reste que des chomeurs , des personnes agées et tout ces gens qui vivent d’alloc ? et comment les gueux d’en haut vont ils pouvoir continuer à se régler leur faramineux salaires si les contribuables taillent la route à l’étranger ?

    • bonjour marie ,il y a déjà 2 ans , une partie de mes propres enfants ont délocalisée au Canada une petite entreprise familiale ,qui avec la venue de qui vous savez aux manettes ,allait se trouver en difficulté .
      Depuis lors cette petite « boite  » à pris une extension impossible ,même à imaginer en France .
      Inconvénients : L’Alberta c’est loin ! Les petits-enfants aussi ….
      D’autres de mes enfants , dans l’Agriculture ,d’autres encore dans la Pêche Maritime font face pour l’instant en espérant la chute annoncée des Socialos- Irresponsables .
      Les vieux comme votre serviteur (ancien de la Royale ) restent garder le patrimoine , vous voyez sans doute pourquoi ….

    • Le gouvernement et les administrations sont tout a fait conscientes de l’émigration des entrepreneurs et des detenteurs de capitaux, et des efffets sur la base taxable.
      Le probleme est qu’ils en tirent immanquablement la mauvaise conclusion. Plutot que de se dire: Comment rendre le pays attractif a ceux qui peuvent l’enrichir, ils ont la reaction du Zebulon a talonettes lors des dernieres elections: Promettre de taxer les francais partis a l’étranger.
      Si c’est la réaction de quelqu’un soit disant de droite, imaginez les reflexes de la troupe actuelle.

  • mon fils et sa copine , sont partis a shanghai , et la bas ils ont rencontrés des centaines de français comme eux , qui travaillent , et ont l’intention d’y rester. quant j’entends que nous sommes sauvés par notre fort taux de natalité , sa me fait doucement rigoler. nous sommes manipulés comme des benêts , que nous sommes hélas.

    • L’Allemagne aura un gros problème de retraite à cause de sa natalité, nous dit-on…
      Mais si sa population peut croitre par l’immigration choisie, où est le problème ?
      Si en France, nous aurions un fort taux de natalité, au demeurant très inégalement réparti, comment le supporter avec une immigration quasi équivalente ? On peut avoir l’un ou l’autre, mais pas les 2 !

    • « quant j’entends que nous sommes sauvés par notre fort taux de natalité , sa me fait doucement rigoler. nous sommes manipulés comme des benêts , que nous sommes hélas. »

      Bingo.
      Pour se voir sauver par le taux de natalité, encore faut-il que ce soit à qualité de psote équivalent; la population de remplacement que je vois tous les matins semble très bie nse satisfaire du chômage, je doute qu’elle inculque à sa progéniture les vertues du travail en tant que cadre ou ingénieur.

  • Ces départs semblent vous angoisser.

    Pourquoi ?

    Au contraire ! Il faut les saluer ! Formidable message d’espoir. Affirmation solaire !

    Car enfin : c’est la seule méthode rationnelle pour abattre le système que nous dénonçons.

    Une fois que l' »assiette » fiscale sera comme une sous-tasse (à café), et que les dépenses auront encore augmenté… boum. Fini. Reset.

    Une précision qui a son importance : si vous êtes démographe, alors vous ne pouvez pas écrire que la « France se vide ».

    Elle se remplit. Enfin elle se vide de ses entrepreneurs, de ses gens de bien… mais elle se remplit d’immigrés, jeunes, à bac -10 et sans le sou.

    Le solde migratoire est très positif… Le solde démographique est très positif…

    C’est un facteur aggravant dans l’équation budgétaire : des recettes qui continueront de baisser, et des dépenses qui continueront d’augmenter (+ les retraites et les frais médicaux pour les vieux).

    Un superbe effet ciseau.

    • Exact cet effet ciseau est une bénédiction, c’est lui qui forcera la France á sortir de l’ornière.

      Après, il ne faut pas perdre de vue que ça pourra:
      -prendre beaucoup de temps.
      -et surtout être très très violant: bref même partis, il ne faut pas oublier ses proches restés au pays qui seront sans doute spoliés nos vieux qui se retrouverons avec une retraite cacahuète et qu’il faudra sans doute aider , et qu’il faut des á présent conseiller pour ce mettre á l’abri au mieux.

      • Je suis entierement d’accord avec vous. C’est aussi pour moi un immense souci. J’ai des parents qui sont ages mais encore dans l’age de souffrir de l’effondrement. A leur age ils seront particulierement vulnerables dans les annees a venir. Je suis leur seul descendant et je suis bien loin d’eux. J’ai d’autre part quelques sous qui restent en France dans l’immobilier et il me faudra attendre une fenetre d’opportunite fiscale pour pouvoir tout degager. Cette opportunite viendra ou elle ne viendra pas. C’est aussi la mon souci quant a l’effondrement du systeme en place en sachant que bien pire risque de le remplacer. Et alors quid de l’existence de mes anciens et de mes deux trois sous qui restent sous le soleil de France ?

        • C’est aussi un problème auquel je pense tous les jours. La dévaluation des biens immobiliers capitalisés et restés en France, et il est d’une actualité terrible. Que voudront un appartement ou une maison si la bulle actuelle s’effondre, en toute logique macro-économique ? Que faire ? Attendre le prochain cycle vertueux (10 à 20 ans) ou vendre maintenant ? Quel âge aurons-nous lors de la prochaine fenêtre d’opportunité ?

          • Il est possible qu’il n’y ait pas de prochaine fenetre d’opportunite fiscale de notrevivant. En tout cas du mien.
            J’aurai voulu vendre les biens que je possede en France avant les dernieres elections. Sarkozy avait conserve une taxation sur les plus values immobilieres qui aurait permis cet exit. Sans perdre de plumes en route. Mais je ne voulais pas faire de la peine a mes ascendants. Si j’avais tout vendu ils m’auraient sentis encore plus loin. Aujourd’hui ce n’est plus possible car Francois Holland et ses joyeux compagnons sont a la frontiere avec le carnet a souche. Le sherif de Nottingham deguise en Robin des bois… Je n’ai pas les moyens d’un Depardieu.

          •  » la dévaluation des biens immobiliers …  »

            elle est bien bonne , celle là … 150% de hausse en 15 ans et 5% de baisse en 2 ans …

            l’argent ne fait pas le bonheur !

            • Attendons…

              C’est peut-etre encore un peu tot pour en parler, la matiere fecale ne s’est pas encore ecrasee sur le ventilateur.

  • cet article n’est pas démago mais populiste , les déplacements de population ont toujours eu lieu en fonction de critères économiques et vos ‘pauvres immigrés’ deviendront naturellement de nouveaux riches entrepreneurs , ce n’est qu’une question de temps.
    c’est la vie et c’est très ‘écologique’ : lorsqu’un animal ou une plante disparait il ou elle est remplacée par un(e) autre

    • Les pauvres immigrés qui en veulent émigreront. Pourquoi se comporteraient-ils différemment des Français de souche ?

    • Dites moi combien a coûté un bac +5 qui prend sa valise?
      Dites moi la perte due à une activité qui n’est pas créée.? D’accord, je ne peux répondre exactement, mais je vois beaucoup de Français qui créent des activités à l’étranger et peu d’étrangers qui créent en France.
      Populiste de dire cela !!!! Non, malheureusement c’est un constat, un fait.

      Comme cela, en passant une petite question populiste .
      Pourquoi les restaurants sur la côte, cette année, ferment à 21h alors que de nombreux touristes voudraient manger tardivement.

    • pauvres immigrés’ deviendront naturellement de nouveaux riches entrepreneurs

      S’ils ont pris goût aux allocations, surement pas.

      • « S’ils ont pris goût aux allocations, surement pas »

        c’est un adaptation aux mœurs locales. combien d’entrepreneurs français de souche comme ils disent ?

        • combien d’entrepreneurs français de souche ?

          • Encore et toujours les mêmes poncifs: immigrés = profiteurs du système, allocs et autres…
            Sauf que…si vous faisiez l’effort de rechercher l’info là où elle est, vous changeriez de point de vue… Allez, un indice, les entrepreneurs ont obligation d’avoir une comptabilité, comptabilité souvent externalisée dans le cas des PME et artisans. Faites une recherche parmi les fichiers clients des comptables et examiner les patronymes des gérants et associés… Ici en Belgique, notamment à Bruxelles (pour ce que j’en sais, mais ça concerne également d’autre centres économiques Antwerpen, Limbourg, Gand, l’hinterland Liège-Namur), depuis environ 20 ans, on assiste à une explosion du nombre d’entrepreneurs d’origine, comment dites-vous…, immigrée (turque et marocaine essentiellement). En réalité il s’agit d’un double phénomène. Le premier porte sur des individus ayant eu une scolarité chaotique qui s’est souvent soldée par l’apprentissage d’un métier manuel (coiffure, mécanique, restauration, bâtiment…). Le second porte sur des individus ayant suivi une scolarité poussée (niveau universitaire ou école supérieure) mais n’ayant pas trouvé de poste, souvent pour des raisons liées à leurs origines, ou bien des postes sous-payés au regard de leurs compétences. Ces derniers, parallèlement à la première catégorie, se sont mis à leur compte (avocat, expert-comptable, médecin, entrepreneur bâtiment, assurances, banques, événementiel, agro-alimentaire…). Leurs points communs: ils disposent souvent d’une base sociale de type famille élargie/clan qui les soutient dans leur projet, ont développé leur propre réseau, et ont acquis en peu de temps un sens des affaires/commerce, là où leur « homologues de souche » ont souvent réussi leur études pour finir salariés dans des grands groupes mais surtout dans l’administration publique, ce qui n’a fait qu’accentuer leur aversion au risque. Une image vaut 100 discours: regardez la sociologie des contrôleurs sociétés dans les grandes agglomérations, et celle des « contrôlés ».

            • Ici en Belgique, notamment à Bruxelles

              Bien sûr à Bruxelles, sans aucun doute… à Paris et Lyon aussi, mais une petite cité, les réseaux sont moins grands.
              Et en France, qu’en est-il ? Avec les aides, quel intérêt à s’en sortir ?
              Même, si la famille est derrière, on même vu des jeunes participer activement au vol de voitures en Suisse.
              Un qui gagnait près de 2500 EUR a même été abattu comme passager dans un véhicule roulant à 160 km/h dans un tunnel en Suisse, cas controversé et porté devant la justice.
              Poncifs ?

              Le second porte sur des individus ayant suivi une scolarité poussée (niveau universitaire ou école supérieure) mais n’ayant pas trouvé de poste, souvent pour des raisons liées à leurs origines,

              Ce ne sont pas les seuls. Le manque de réseau, en France de piston, y contribue. Et vous le dites vous-même, même l’entrepreneur ne prend pas de risque se méfiant de tout.

              Et je répète : combien d’entrepreneurs français de souche ? Poncif ? Sortez moi le nombre car comment faire la différence entre un descendant de polonais à 3 générations donc totalement français et un qui vient d’arriver ?
              Les turcs ? Plutôt du haut de gamme.

              Quand on change de pays, on se débrouille et cela ne semble pas être le cas de tous. Poncifs ?
              Baissez toutes les charges obligatoires et laissez les entrepreneurs entreprendre et travailler, vous nous épargnerez vos leçons de morale à deux balles et je ne ferai plus aucune pique sarcastique à ce sujet.

    • Il y a surtout un facteur humain.

      En France, il n’y a pas vraiment une culture de l’exil (a part peut-etre chez les Corses et les Bretons ou rapport a l’immigration chez des auteurs comme Albert Camus ou le poete Jean Amrouche) ni de chansons, ni de litterature, ni de poesie qui parle de la douleur de l’emigration. On est sans doute dans une phase d’apprentissage.

      A l’evidence, les causes de l’emigration sont toujours economiques ou historiques.

      On peut tres bien etre Francais, habiter a l’etranger, avoir reussi et regretter son pays. C’est un Francais qui a quitte la France depuis 26 ans qui vous l’assure en toute connaissance de cause.

      Vous avez une approche zoologique de l’histoire de l’humanite. La tragedie est avant tout humaine. Darwin n’a pas reponse a tout…

    • Vous n’avez pas vu que la France n’était devenue pour les immigrés qu’un endroit de passage désormais ? Les seuls immigrés qui veulent rester en France sont les pauvres, les malades, ceux qui aiment l’assistanat.

      • Oui, en effet, j’en suis tout a fait conscient. C’est particulierement visible dans la capitale de mon pays d’adoption. Vis a vis de l’immigration, precedemment sur le sol Francais, on est sans doute dans la troisieme generation. Bientot quatrieme. Ce sont des jeunes qui se sont tres vite rendu compte, comme vous et moi, que les efforts dont ils etaient capables ne seraient pas recompenses en France et qui sont partis. Je leur souhaite sincerement de trouver ailleurs cet epanouissement que la France leur refuse.

        Dans mon commentaire ci-dessus j’essayais juste – a me relire plutot maladroitement – d’introduire l’idee que les Francais qui partent n’aient pas encore compris, dans leur majorite, en tout cas dans ce que j’entends autour de moi , que ce qu’ils etaient en train de quitter pour des raisons economiques un jour leur manquerait peut-etre cruellement pour des raisons affectives. L’expatriation, l’exil, est ancree par exemple dans les cultures Corses ou Irlandaises, Bretonnes, mais il n’est guere d’exemple, dans la litterature, la poesie & la chanson ou des artistes Francais aient aborde ce sujet. C’est qu’elle n’existait pas, a cette echelle en tout cas, dans notre histoire recente, c’est tout nouveau. les exiles coloniaux du siecle dernier etaient quelque chose de different quoiqu’il existe une abondante litterature Francaise se referant a ce sujet (jusqu’a recemment l’exellent prix goncourt « Le sermon sur la chute de Rome », mais encore une fois c’etait un corse, Jerome Ferrari, comme dans le passe un Camille Pietri ).

        Cette petite introduction maladroite etait surtout destinee a rebondir sur le dernier commentaire de « reactitude » .

        • Je suis a l’étranger depuis plusieurs années et la seul chose qui me manque vraiment c’est ma famille, la France en elle même ne me manque pas plus que ça (sauf l’excellente qualité de sa bouffe) , on verra a la longue …

  • Le phénomène d’émigration des compétences est identique en Belgique francophone, hormis les quelques riches français venus s’installer en Belgique (mais c’est plus anecdotique que ce qu’on croit généralement). Ce phénomène pourrait être bien pire encore si le problème de base des français et des belges francophones n’était pas la connaissance de langues étrangères. Peu de francophones vont en Allemagne ou aux Pays-Bas, sans parler des pays nordiques… C’est donc surtout le Royaume-Uni qui accueille nos émigrés, et il existe cette barrière des langues. Ce qui autorise un ténor du PS belge à minimiser le phénomène, le qualifiant de marginal, ce qui confère tout de même d’une très grande mauvaise foi… Mais gageons qu’avec un effort d’apprentissage des langues (peu encouragé par les systèmes scolaires), c’est toute une élite qui disparaîtrait sous des cieux plus cléments !

    • L’émigration aux USA et Canada serait en fort accroissement également.

      • Oui. Et le Québec est ravi d’accueillir des diplômés francophones qui suffisamment de c… de niaque pour quitter le confort douillet de leur enfance et venir bâtir quelque chose dans la belle province.

  • L’émigration croissante de contribuables ou futurs contribuables est très intéressante car cela signifie que la masse de contribuables de long terme va diminuer (surtout avec le chômage) tandis que la masse de non contribuables va fortement s’accroître avec l’immigration non qualifiée.
    En gros une expatriation en pleine croissance contribue à démolir le système en accéléré, et vu qu’il n’y a pas de vrais libéraux parmi la classe politique le mieux que vous puissiez faire, pour vous et ce pays, est d’émigrer.

  • Vu à Luxembourg devant une superbe villa en limite de forêt, une grosse limousine Mercedes classe S immatriculée 57.
    Je repasse un mois plus tard. A votre avis, couleur de la plaque d’immatriculation ?
    Encore un qui ne paiera plus beaucoup d’impôts en France mais au Luxembourg…
    Le présimou qui n’aime pas les riches appréciera le geste à sa juste valeur.
    Entre gens ayant les mêmes opinions, en s’entend comme des charmes, non ❓

  • Sait-on si les départs évoqués dans cet article sont de longue ou de courte durée ?
    Au bout de combien de temps un français parti travailler à l’étranger revient il s’installer en France ?
    Les attaches familiales, le lien avec le terroir, la culture d’origine, etc ne me semblent pas anecdotiques. En plus de raisons tout à fait opportunistes telles que rentrer pour pouvoir se faire soigner à bas prix, ou pour scolariser ses enfants.
    N’y a-t-il pas un effet de type « l’herbe est plus verte de l’autre côté du channel » dont on revient plus ou moins rapidement quand les difficultés liées au manque d’enracinement et au statut d’expatrié se font sentir ? Pour avoir été moi-même dans cette situation au cours de mes études, je dois dire qu’être l’immigré de l’autre n’est pas une place enviable.
    Ces départs concernent-ils uniquement des personnes qui se sentent freinées dans leur volonté d’entreprendre ou plus prosaïquement des personnes qualifiées, formées dans un système scolaire offrant, selon les domaines d’activité, de fortes garanties d’employabilité dans des domaines lucratifs et qui considèrent qu’elles n’ont pas à subir la redistribution/confiscation d’une partie de leurs revenus pour contribuer à la perpétuation du système qui leur a permis, pas à lui seul, certes, de monnayer leurs compétences et talents à l’étranger ?
    On nous parle parfois de Londres, El dorado des petits boulots pour les jeunes français qui savent se remonter les manches. Combien de temps restent -ils là bas, concrètement ?
    Cela ne change rien au problème évoqué dans l’article, je pose ces questions par curiosité, au cas où il existerait des données sur la durée d’expatriation et les raisons qui font que les gens reviennent (ou ne reviennent pas, d’ailleurs).
    Autre question: quels sont les facteurs qui rendent les employés français attractifs aux yeux des employeurs à l’étranger ?

    • Au bout de combien de temps un français parti travailler à l’étranger revient il s’installer en France ?

      Quand il ne gagne plus rien … :mrgreen:

      • Même en gagnant plus rien, je ne partirais pas, j’ai acheté un appart, une fois le crédit paye, j’ai juste besoin de 60 euros/mois pour vivre.

        Pour celui qui n’est pas propriétaire:

        Location d’un studio 75 euros/mois
        Nourriture 40 euros/mois
        Internet, électricité, gaz = 20 euros/mois

        Moins de 150 euros/ mois, suffise pour vivre, peut t’on vivre en France avec 150 euros/mois.

        J’oubliais, une chose important, le record de froid en hiver = + 10 degrés, aucunes raisons que j’aille en France me geler les cacahuètes.

      • Et je peux lire contrepoints tous les jours, avec les superbes dessins de René Le Honzec.

        Et vu le bordel en France, vu la pyramide de Ponzi sur les retraites, vu la dettes de 2000 milliards, 30 000 euros de dette par habitant, je me dis, punaise tu as eu le nez creux de partir.

        Merci aux français qui restent de payer la dette de 30 000 euros que l’état a contracté a mon nom, il faut bien des pigeons.

    • Dur de répondre à tout ça, mais je peux au moins répondre à celle-là : quels sont les facteurs qui rendent les employés français attractifs aux yeux des employeurs à l’étranger ?

      Très récemment j’ai lu un article sur la forte augmentation du nombre de français dans la Silicon Valley et leur influence, et interrogé sur l’intérêt des français pour les employeurs de la vallée des dirigeants ont dit qu’il s’agissait surtout d’une question de salaire, un ingénieur français acceptant un salaire plus bas que l’ingénieur américain (et pour le français ça reste un meilleur niveau de vie que ce qu’il aurait eu en France).
      Un des dirigeants avait dit que pour les USA la France c’est un peu l’équivalent de ce qu’est le Maroc pour nous (en termes de salaires et coûts).
      Cependant, contrairement à ce que tu sous-entends les français ne sont pas appréciés de tous les employeurs, surtout en Suisse où certains demandent à ce que leurs futurs employés aient un niveau excellent en Allemand afin de les repousser..Pourquoi ? Il semblerait selon des employeurs suisses que les français sont beaucoup plus souvent malades et/ou absents les vendredi et lundi que les autres nationalités étrangères…

      • Je ne sous entendais pas que les français sont plus attractifs, au contraire. Je me demandais ce qui faisait préférer un français à un de ses compatriotes aux yeux d’un employeur. Le fait que les français acceptent des salaires plus bas semble une raison rationnelle. Est-ce vérifié dans tous les cas ?
        Existe-t-il des domaines d’activité où les français sont recherchés à l’étranger (la restauration, ou est-ce surestimer le crédit de la gastronomie française de par le monde ?) et qui expliquerait en partie le départ de certains ?

        • Ce qui expliquerait en partie le départ de certains, pardon pour la faute de frappe

          • Ce qui explique les départs, c’est simple, le besoin de manger et de se loger.

            Ensuite, un étranger ou un compatriote, ça ne change rien, une entreprise n’a pas besoin de compatriotes, elle a besoin de gens compétents. Il n’y a pas d’etats d’ame à avoir, d’autant que les étrangers ne sont pas d’immondes limaces, mais ni plus ni moins que des humains avec une carte d’identité légèrement différente. C’est particulièrement vrai en Angleterre, où ils sont très à cheval sur les compétences, et le reste…. Ils s’en foutent! Soit tu peux leur apporter quelque chose, soit tu peux pas, mais dans les deux cas, ta nationalité ne les interesse pas. Bénéfices/pas bénéfices.

            Dans le cas de la restauration, le fait d’être français est réellement un énorme plus, déjà parce que les restaurants aiment s’afficher avec un « Chef Français » (ou même avec des commis français…). Question de prestige. Je ne sais pas si tu as beaucoup eu l’occasion ou non d’aller au RU ou en Irlande, mais c’est flagrant, les restaurants, même quand ils n’ont aucun lien avec la France, la cuisine française ou un chef français, aiment mettre des mots en français sur leur devanture ou leur carte. Apparemment, ils trouvent ça « chic ». Et c’est particulièrement vrai quand il s’agit de boulangeries-pâtisseries (Nous sommes un des rares pays a avoir vraiment développé une grande tradition de desserts/pâtisseries) ou bien de cafés (pas de pubs, je parle bien de cafés, type parisiens).
            Je vais à New York en fin d’année, on verra ce qu’ils en pensent eux ^^.

            Après il y aussi simplement des endroits où la main d’oeuvre manque: dans certains du nord-est des USA, le solde démographique est catastrophique, car tout le monde part dans la Sun Belt… Ils cherchent donc de jeunes travailleurs étranger pour compenser la fuite des locaux.

        • « Est-ce vérifié dans tous les cas ? »

          Je ne peux pas l’affirmer, je ne sais pas. Je sais juste que c’est généralement le cas dans les métiers liés à la science, l’informatique et les hautes technologies, parfois dans la finance. Pour le reste je ne sais pas.

        • Peut-être aussi les Français ne sont-ils pas spécialement préférés aux autres nationalités, simplement il y a du travail pour tous.

      • si on travaille dans un bureau dans le canton de bâle, évidemment, c’est un plus de parler l’allemand, comme ça on pourrait s’adapter plus vite à parler le schwizerdütsch…
        mais si on reste en suisse romande, dans nonante cinq pourcent des cas, on ne nous demande pas du tout de parler l’allemand. pour travailler sur les chantiers du canton de neuchâtel, parler le portugais sera plus utile que parler l’allemand.
        quand aux français qui seraient beaucoup plus malades le vendredi et lundi, ils ne font en général pas long feu, même si à priori tout le monde a sa chance.
        je suis frontalier depuis 13 ans, je n’ai personnellement jamais manqué un jour de travail (sauf ce printemps, évanouissement suite à un coup de chaud lors d’une épreuve sportive, et évacuation à l’hôpital).
        ce qui intéresse le patron suisse pour embaucher un frontalier : effectivement, salaire accepté plus faible que par les nationaux suisses en numéro 1 et connaissance de la langue française meilleure que par les étrangers résidant en suisse en numéro 2.

  • 100% d’accord avec cette analyse que je vis au quotidien (je suis investisseur dans les PME en France…).
    Pourquoi ne pas la diffuser massivement ?

    • La plupart des auteurs ne demandent pas mieux. C’est l’accord des diffuseurs potentiels qui est plus difficile à obtenir.

  • « L’immigration se situant entre 200 et 300 000 personnes, l’émigration serait donc cette année-là de 160 à 260 000 personnes. Or, il semble qu’elle s’est accélérée depuis pour les raisons que nous allons voir. »

    Ouais et encore, parce que dans ce que l’on compte comme « immigration », une bonne partie des effectifs ne sont en fait que de passage et ne veulent surtout pas rester en France, mais uniquement rejoindre l’Europe du nord…

  • Ce n’est sûrement pas par hasard que le gouvernement songe a imposer les français résidant à l’étranger : écart entre impôt local et impôts français ….

    • Il y aurait une foule de personnes subitement apatrides … :mrgreen:

    • Les français de l’étranger répliqueront en se débarrassant de leur passeport français, ce qui est pas malin du tout donc surtout qu’en les obligeant à faire ça on élimine toute possibilité qu’ils reviennent un jour en France.
      Et puis je me demande si c’est constitutionnel un tel truc, voir autorisé par l’UE.

      • Il faudra commencer par revoir le principe de territorialité … Ce qui n’est pas dans la poche vu que cela entraînera aussi des droits pour les français à l’étranger.

      • Et puis je me demande si c’est constitutionnel un tel truc, voir autorisé par l’UE

        A mon avis, cela pourrait être interdit par la libre circulation des personnes.

        • La France ayant signé la convention de New York du 30 août 1961 s’interdit de retirer sa nationalité à un de ses nationaux qui en deviendrait apatride (art. 23 et suivants du code civil).

      • « Et puis je me demande si c’est constitutionnel un tel truc, voir autorisé par l’UE. »
        Constitutionnel, sans le moindre doute. Dans la constitution il est prévu une (mise à ) contribution des « citoyens » (condition politique), pas des « habitants » ou « résidents » (condition géographique).
        Autorisé par l’EU, aussi : après tout la directive « travailleur détaché » n’est rien d’autre qu’un système de taxation sociale en fonction du pays d’origine, et non en fonction du pays d’exercice.
        Conforme à divers traités, notamment ceux concernant l’évitement de la double imposition, c’est déjà moins sûr, mais tant que le fisc ne réclame que la différence entre l’impôt français et l’impôt étranger plus faible, ça passe.

        • Autorisé par l’EU, aussi : après tout la directive « travailleur détaché » n’est rien d’autre qu’un système de taxation sociale en fonction du pays d’origine, et non en fonction du pays d’exercice.

          A mon avis, rien à voir : c’est valable pour un employé qui ne change pas de société d’origine FR et qui part dans une entité du groupe pour 1 à 2 ans.

          Il y aurait des stratégies d’évitement frontales.

    • le fisc français a pris des mauvaises habitudes, il est tout puissant chez lui et donc il n’a qu’à se servir. A l’étranger c’est autre chose. Il lui faudrait la collaboration des autorités, des entreprises et des banques étrangères. Pas gagné …

    • Si c’est pour devenir citoyen américain, c’est idiot car eux font la même chose.

    • L’on peut très facilement aujourd’hui être un français expatrié de l’intérieur, grâce à Internet et aux places financières. On peut très facilement gérer une activité de service à l’étranger (UK est championne de la simplification administrative avec des avoués sur-place et des entreprises de domiciliation avec comptables et bureaux loués) depuis Trifouillette-les-oies-blanches.

      De plus, les holdings permettent de localiser les revenus ailleurs (droits d’auteurs, licences, etc…) , dans les lieux moins imposables… Après il reste la règle universelle des 50% + 1 jour de présence sur le territoire… Qui va vérifier ? Quand il y aura 1 million d’expat’ ou d’expatriés de l’intérieur qui le feront, je vois mal l’État mettre 1 million de fonctionnaires sur leurs traces ! Le barnum actuel deviendrait une foire d’empoigne, un flic derrière chaque français… La RDA, leur rêve ! Tout le monde sur écoutes !

      C’est d’un commun !
      Même les entreprises nationales publiques Françaises s’y mettent (EDF, SNCF, …) !

      • Ils les choperons pas tous, mais les quelques uns qu’ils vont avoir, ils feront en sorte qu’ils s’en souviennent longtemps.

  • bel article. Et magnifique illustration de Le Honzec, une fois de plus 🙂

  • Les services consulaires en Indonesie sont corrects, donc pas de raisons de quiter le bateau France.
    Mais j’ai decide que le jour ou la France perd son siege a l’ONU, il sera temps d’etre le rat du fameux bateau qui coule.
    Apres 15 ans a l’ombre, (cette histoire n’est pas nouvelle, quelques ecrits plus un brin de jugeotte m’avait pousse alors dehors), de temps a autre, je viens comme touriste visiter ce beau musee ou il fait si bon vivre mais pas y travailler.
    Peut etre, un jour, cela changera-t-il?
    En attendant, mon imperatif categorique est de rendre le plafond de verre, a nos jeunes qui sont depourvus de l’attirail mental, visible.

  • bonjour Michel0 ,les nouveaux immigrés auxquels je penses ne feront pas comme les français de souche ,partant ils n’ont aucune des qualités requises ne serais-ce que pour leur arriver aux chevilles ! Voyez plutôt le patrimoine élaboré et laissé par nos ancêtres en 20 siècles,de nos Rois à notre République ,de nos Cathédrales à nos infrastructures & inventions majeures ! Sans compter notre art de vivre et tout ce qui va avec ! Surtout de la part de gens qui ont sorti en tout et pour tout en 21 siècles ; la wuwuzela ,cette trompette à la C….?

    • Et dont certains ont recouvert le monde de mosquées qui n’ont, pour certaines, rien à envier à nos si fameuse cathédrale. Sans même parler des pyramides.

      De toute façons, tout cela ne veut pas dire grand chose. Vous prenez ces gens avec un regard d’une condescendance à pleurer. Je me demande quel genre d’homme vous êtes pour cracher ainsi sur tout un peuple.

      • bonjour MOI ,les Pyramides ,monsieur c’étaient seulement le fait des Egyptiens ,quand au genre d’homme , c’est très précisément celui opposé au vôtre ,vous pouvez donc continuer de pleurer .

        • Un fait est qu’autrefois, on avait le sens du beau et de l’exploit.
          Aujourd’hui avec le béton, rien d’extraordinaire, plutôt du moche, ou que ce soit.

  • « Espérons que leur échec amènera nos décideurs à se renseigner ».
    Mais certainement pas, au contraire ils déclareront que ceux qui jetent l’éponge sont de mauvais gestionnaires et que si c’était eux…
    Nous avons affaire à des rapaces totalement incultes mais qui savent tout depuis leur passage à l’ENA. Et de plus, ils doivent remplir, non seulement leurs poches, mais avant tout celles de ceux qui ont permis leur élection, du genre Bergé, Pigasse et autres prédateurs patentés.

  • Bonjour, merci pour cet excellent article qui m’a conforté dans mon choix : partir de la France dés la fin de mes études. J’avais choisi le Canada comme destination, mais d’après ce que j’ai vu sur certains sites, ce pays se tournerait vers le socialisme, notamment dans le système de santé. Quelqu’un pourrait-il m’éclairer ?

  • Article tellement évident qu’il est navrant de toujours être obligé de répéter les mêmes litanies et arguments depuis 30 ans pour que ces vérités leur rentrent dans leurs cranes d’œufs incultes de la chose privée, et par extension de la Richesse des Nations, qui est aussi évidemment une chose publique, notre bien commun à tous, qu’ils gèrent comme des escrocs et des incompétents, à notre compte. N’ont-il jamais appris la parabole de l’homme qui scie la branche sur laquelle il est assis ? N’ont-ils jamais eu à acheter un produit, un service, sans se demander par quel miracle (économique) il était arrivé dans leur assiette ou dans leur garage, dans leur vie ? N’ont-ils jamais fait l’expérience intellectuelle d’enlever tout ce qui n’a pas été produit par l’État dans leur habitat, où il ne resterait alors que les feuilles d’impôts ?

    On devra (de force pour ne pas y croire, quelle honte quand même) se rappeler que l’actuel Président de la République et son collègue à l’époque (le fameux plus récent ex-ministre de l’économie français débarqué puis recasé à Bruxelles comme le précise le mécanisme des chaises musicales entre incompétents montré ici par Yves Montenay) étaient professeurs d’économie en binôme à Sciences Po. On croit rêver ! On se frotte les yeux. Non ! C’est vrai.

    Que n’ont-ils oublié dans leur pratique du pouvoir (le faire, notion plus élevée que l’enseigner ou le dire) une leçon essentielle d’économie qui s’appelle « la politique des cercles vertueux » ? Alors qu’ils ne savent depuis mai 2012 que faire le contraire, mettre en place « les cercles vicieux » qui sabordent l’économie française à grands coups de massue et de hache, au grand bénéfice de nos concurrents directs ou indirects qui se frottent les mains, en terme de talents à débaucher comme en terme de parts de marché, de tant d’honneur fait à la concurrence. Que faire face à une équipe de bras cassés qui ouvre ses lignes arrière et avant face à l’opposant en lui disant sans rire « Messieurs les anglais, tirez les premiers ! ».

    Les anglais ne rient pas du tout de la situation. Fighting spirit oblige ! Ils dribblent et ils marquent, ils scorent comme ils disent. « Pareille aubaine ne se retrouvera pas avant l’an 40 ». Et plus ils continuent, plus on leur dégage le terrain, on leur tond la pelouse, on leur déroule le tapis rouge. Pourquoi se gêneraient-ils ? 10-0, 11-0… 15-0… 25-0…

    « Eh, tant qu’je gagne, je joue !  »

    Ils auraient tord de s’en priver. Le but est vide et le gouvernement français est en vacances (d’efficacité, de rationalité, d’intelligence, de pragmatisme, la liste serait trop longue…) depuis 2012.

    La France se vide et le robinet est grand ouvert car la baignoire de l’inconséquence n’est pas encore remplie.

    J’avais récemment dit sur ce forum que les seules réformes prises par les responsables issus de cette caste endogène, une véritable nomenklatura au sens étymologique du terme car socialiste jusqu’au bout des ongles et dents (qui rayent le parquet, car on socialise de force les revenus d’une nation pour maintenir avant toute chose une caste et ses obligés, non pour le bénéfice du peuple) n’iront dans le bon sens (libéralisation de l’économie, baise des impôts, division/2 du nombre de fonctionnaires, etc…) que lorsque les propres revenus (présents et futurs, retraites, ceux de leurs rejetons et obligés) de cette caste seront en danger, pas avant.

    Puisque la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Angleterre des années 1970, sont les modèles quasi certifiés de notre avenir, pourquoi ne pas anticiper le destin quand on sait que la voiture va déraper et s’écraser à coup sur contre le prochain mur si l’on continue à conduire de la sorte. Un conducteur le saurait ! Ses alarmes se mettraient toutes à clignoter au rouge ! La chance du conducteur : ne pas sortir de l’ENA et prendre appui, après la nécessaire partie théorique, sur la pratique qu’il se forge le long des dizaines de milliers de kilomètres par an sur les routes.

    Les politiciens français actuels sortis de l’ENA (cela dure depuis un paquet de temps…) sont comme ces conducteurs à qui on mettait en main une Ferrari ou un camion de 35 tonnes en possédant pour toute expérience le niveau théorique des leçons du code de la route.

    Tout est dans leur tête, mais rien dans leurs mains et dans leurs pieds. Ils n’ont aucun vécu économique, aucune expérience. Pourquoi leur laisser tout ce pouvoir ? Il y a malheureusement fort à parier que la faillite de la France et la prise de conscience dans leurs têtes seront parallèles.

    • La France à mis son cerveau en vacance depuis 1945 au moins. Pas seulement depuis 2012.

      • vous ne devez pas bien connaitre la france et son histoire pour dire qu’elle a mis son cerveau en vacances depuis 45 …

        pour moi, le décrochage se situ plutot en 68 et en 81, sans parler des années chirac, le plus mauvais dirigeant français depuis louis 14.

  • Ce qui est aussi sidérant ce n’ est pas seulement des titres du Monde c’ est de lire dans un édito récent de ce site que la France a un pouvoir social démocrate c’ est faux et facile à démontrer la vérité plus proche est social aristocrates donc
    une nouvelle noblesse de ROBE , de privilégiés d’ abord la classe des politiciens de carrière ( sénat , députés , ministres , présid de rép ….assistés de leurs intellectuels , leurs médias , leurs hts fonctionnaires …

  • L’émigration reste le seul moyen de changer le système via l’assèchement de l’impôt. Il est totalement impossible de changer ce pays via le vote puisque l’offre politique repose entièrement sur la pensée unique étatique (les partis d’obédience libérale étant microscopiques).
    C’est triste à dire mais il faudra passer par une crise violente pour changer les choses, et encore les Français pourraient encore choisir la voie de type vénezueliene d’encore plus d’Etat.
    Quand j’en parle à des amis, certains me font le reproche d’être un lâcheur, de ne pas être reconnaissant à ce pays qui m’a fourni l’éducation et la santé. Ils oublient sans doute qu’en 15 ans d’impôts payés sur le sol français j’ai largement remboursé ma « dette » pour des choix socio-politique sur lesquels je n’ai jamais pu voter mais ils sont les premiers à me dire « t’as qu’à te casser » quand je liste les proposition de réformes libérales pour redresser la situation. J’en viens presqu’à souhaiter que la crise les touche en premier (ils sont pour la plupart retraités vivant grassement).
    L’autre reproche qui m’est fait lorsque j’évoque mon désir d’émigration c’est le fait que je laisse mon pays aux immigrants et que je participe ainsi au remplacement de population en cours. C’est vrai qu’en quelques années le visage de nos villes et même de nos petites bourgades a fortement changé mais est-ce être lâche de vouloir quitter un pays qui s’avance vers la guerre ethnique à grands pas tous les jours ? Si vous n’êtes pas convaincus demandez aux Serbes du Kossovo ou aux Chrétiens d’Irak ce qu’ils en pensent.
    Le départ n’est pas qu’économique il est aussi lié à l’absence de choix.
    PARTIR POUR CHOISIR

    • Je suis de tout coeur avec vous, n’écoutez pas ces vieux rabat-joies qui vivent encore dans leur tête à une vieille époque et ne comprennent pas le monde d’aujourd’hui, ne comprennent pas à quel point la situation est mauvaise.Vu les reproches qui vous sont faits on dirait que vos amis sont des électeurs FN.

      Concernant le remplacement en cours il est inéluctable, même en coupant l’immigration il continuerait même si ça serait plus lent.

  • J’ai foutu le camp il y a 35 ans. Jamais regretté mon départ pour ne serait-ce qu’un instant. On trouve tous les produits français importés sur internet, et les boulangers français du coin font des pains tout aussi croustillants. Les vins californiens sont tout aussi bons, et le soleil floridien bien plus tendre que le gèle parisien. L’entreprenariat fait partie de notre culture, malgré les efforts socialistes du bozo à la Maison Blanche. D’ici 2 ans ½, il laissera derrière lui une aversion pour le gauchisme qui durera une génération.
    Il y a des « Silicon Valley » à travers tout l’Amérique, tel Denver Tech au Colorado, Golden Corrider pres de Chicago, Optics Valley en Arizona, Silicon Slopes au Utah, etc.
    Come on in !

  • Pouvez pas tout mettre ! Mais manque le bouquet final qu’est la loi Alur qui a fini de ruiner l’immobilier avec les diminutions de recettes fiscales qui vont avec (et donc les hausses d’impôts compensatoires qui suivront), et avec l’augmentation des chômeurs de ce secteur qui va avec…! Ce sont des dizaines de milliards fichus en l’air au nom d’idéologies d’un autre siècle. Mais il faut se souvenir que l’école française formate depuis deux générations des ados à qui on enseigne à ne pas réfléchir et à ne pas travailler.
    P.F.

  • Il y a une contradiction dans le point de départ de l’article : l’auteur dit que les chiffres officiels ne donnent que le solde migratoire, puis il énonce le chiffre de l’immigration… ce qui signifie qu’au moins l’immigration est comptabilisée.

    « Les chiffres officiels ne donnent ni l’immigration ni l’émigration, mais le solde migratoire (immigration moins émigration) : 40 000 personnes pour 2012. L’immigration se situant entre 200 et 300 000 personnes… »

    En fait, l’immigration est bien comptabilisée par les chiffres officiels par le biais des délivrances de premiers titres de séjour, environ 200 000 chaque année, dont 100 000 familiaux. Plutôt le bas de la fourchette annoncée. C’est là : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=TITSEJ

    Mais l’auteur a raison de rappeler la très mauvaise comptabilisation des flux sortants et du statut des nationaux de l’étranger. C’est toutefois un souci récurrent des statisticiens dans pas mal de pays.

  • Je le referais sans aucun doute si j’en avais le choix, toutes choses considerees, mais je ne pense pas que l’exil a long terme soit pas une situation tres confortable, surtout si, comme moi, vous epousez une fille native de votre pays d’adoption. Je vais en France souvent, je passerai probablement de plus en plus de temps la-bas a mesure que le temps passe. Mon epouse et moi sommes des artistes, il n’est pas vraiment question que nous prenions jamais notre retraite – dans notre profession on meurt dedans – nous avons les moyens de passer du temps ici et la-bas, mais nous ne passerons jamais plus de 49% de notre temps en France. Lorsque vous vous mettez dans cette situation qui est la mienne, au fil des ans, la decouverte initiale d’une nouvelle culture, l’exotisme des rencontres, la fabrication de toute une vie, affective et professionnelle prend toute votre attention, et puis au fil des annees, toute la realite de l’exil devient de plus en plus tangible. Vous prenez finalement conscience d’etre devenu un deracine. Un immigre. De luxe, mais un immigre quand meme. Vous devenez de plus en plus ecarteles entre les deux cultures. Avec la difficulte supplementaire qu’on ne peut mourir qu’a un endroit a la fois. A la fin vous vous fabriquez une espece de biculturalisme personnalise. Vous parvenez a vous « recoller » ici et la. Mais le cheminement parfois est rude. Il faut le savoir.

    L’exil hors de France est une decision que je conseillerais sans doute a beaucoup pour des raisons economiques (politiques aussi – pour arriver finalement a servir le mammouth) et de confort de vie, mais il faut savoir que tout cela a un prix.

    • « il faut savoir que tout cela a un prix. »

      Merci de votre témoignage.

      Je sais que l’exil a un prix, et qu’il est lourd. C’est pour cela que je ne partage pas le catastrophisme émigratoire.

      Je suis revenu, mon épouse aussi, et je suis content de toute l’expérience, tant à l’aller qu’au retour.

      Je ne suis absolument pas le seul dans mon cas : je crois avoir vu autant de retours au pays que de prises de tangente définitive.

    • L’ exil est aussi intérieur c’ était ou c’ est peut etre encore le plouc qui partait de la cambrousse pour monter à Paris c’ est à dire en fait le plus souvent en banlieue /

      • Vous avez en partie raison. A l’epoque ou il y avait encore en France des identites regionales profondes, comme c’est encore le cas en Corse ou au Pays Basque, en Bretagne, que les langues regionales et les dialectques/patois locaux etaient pratiques quotidiennement, et que les modes de transports ne donnaient pas l’occasion a l’exile de rentrer au pays bien souvent, il y avait sans doute une correlation, tout a fait precise, avec l’experience d’exil personelle et d’expatriation que je decris plus haut. Seulement aujourdhui, je crois tres sincerement qu’en ce qui concerne « l’exil en banlieu », que vous avancez dans votre commentaire, le probleme ne tient pas veritablement a une condition d’exil,et d’exile, mais plutot a la banlieue per se (et au cortege d’inepties associees; etat providence, subventions, chomage, delinquance, deliquescence du paysage urbain, metro-boulot-dodo, et al).

        Ceux qui habitent en banlieue aujourd’hui et particulierement ceux qui logent dans des banlieues « sensibles » ont toute ma sympathie – de quelque cambrousse ou de bled qu’ils puissent venir – tant l’etat Francais, Mme Taubirat et les precedents gardes des sceaux les ont abandonnes depuis longtemps. Envoyez des natifs de ces banlieues a la « cambrousse » et voyez s’ils s’y sentent exiles.

        A la fin il s’agit de quelque chose de fort simple et de totalement irremediable : un jour l’infirmiere qui vous aidera a quitter ce monde, a coup de morphine sans doute, ne parlera pas la meme langue que celle qui vous a aide a naitre, et la langue de vos parents. Tout est la.

        • Pour y avoir résidé banlieue Est il y a plusieurs décennies j’ ai eu moins d’ emmerd la bas que là ou je me suis installé ce que certains à tort nomment campagne qui est en fait une campagne urbanisée /

        • personne ne s’exile plus de la  » cambrousse  » pour aller en banlieu aujourd’hui, c’est fini ça.

  • Comment un pays clamant haut et fort “être une terre d’accueil” pourrait reconnaître que ces citoyens la quitte?!!!! Cela casserait leur image.

    Remarque, le phénomène n’est pas nouveau. Au début du XXe siècle il y eut un exode massif des bretons originaire des Montagnes Noires en Amérique du nord et l’état à cette époque non plus n’était pas très fier…

  • Bravo pour votre article. Je partage entierement le constat et l analyse. Je vis depuis 15 ans a l étranger aux usa puis a Hong kong et j assiste tristement au declin fatal de notre beau pays . Ce ne sera bientot plus su un pays vivant du tourisme et du savoir vivre … Luxe, pour les pays d Asie et du moyen orient, les produits du terroir et nos grands vins ( rattrapes tres largement par d autres pays) et notre « art de vivre »… Il serait temps qu on laisse tomber les clivages politiques et qu enfin nos dirigeants s attellent a la tache qui est la leur , soit de prendre les decisions economiques nécessaires pour sortir de cette crise et ecouter plus les patribs de l industrie qui eux comprennent , vivent la mondialisation et la globalisation
    Pascale

  •  » la France se vide  »

    c’est exactement ce que veulent les regressionistes ( EELV et Cie )

    quand il n’y aura plus que trente millions de français, ils vont exulter et pouvoir mettre leurs parc naturel partout : autour de moi, a 50 km de lyon, la campagne se désetrifie à vitesse grand V. alors que la région était encore il y a 20 ans , le noyau d’un tissu rural extemement prospère, notamment gràce à la coopérative bresse bleu. celle-ci a finit par faire faillite, le nombre de fermes a été divisé par deux à cause des lois environnementales, et les villages ne sont plus que des cités dortoirs ou les lyonnais qui ne peuvent plus se loger sur lyon ( encore à cause de lois protectrices sur le foncier signé EELV ) viennent s’entasser.
    le projet de ses chiens enragés est maintenant de créer un parc naturel sur la zone. comme ça, la boucle sera bouclé … la FNSEA va en profité pour demander des aides pour ce qu’il reste d’agriculteurs, pour  » fixer  » un peu plus…

    comment faire crever un pays ? passer le commandant cousteau toutes les semaines à la TV …

    • Vous faites une analyse autre que moi , la réduct du nombre de fermes est une tendance ancienne les causes sont multiples et ce n’ est pas fini voici un ex : dans ma région il y avait un projet pour 1000 vaches ramené à 500 donc les producteurs avec 20 ou 30 laitières vont souffrir pour tenir il leur faudra évoluer produire de la qualité, vente direct ? je pense qu’ ils vont disparaitre
      d’ autre part je pense qu’ il y a une évolution de fond des consommateurs vers des sous produits comme les fromages vers le tout végétal mais je crains que la fnsea n’ est pas encore bien compris …….

      • c’est vous qui n’avait pas bien compris :

        les fermes françaises ne disparaisse pas car c’est la  » tendance  » comme vous semblez le croire, mais pour des causes législatives : tel que les mises aux normes des batiments d’elevage , les cotisations usurières de la MSA ….
        pourquoi croyez vous que l’industriel voulait monter une ferme de 1000 vaches, s’il n’ y avait pas un marché potentiel ? c’est gens là ne sont pas fou … à l’heure actuelle, tout ce qui n’est pas produit en france, va ce produire en océanie, au brésil, en chine, ou plus prés de nous , en allemagne : nos concurrents se frotte les mains, car tous les emplois ainsi perdu chez nous, vont etres gagné chez eux.
        secondement, vous croyez qu’il y a une taille critique endessous de laquelle un élevage ne peut pas survivre, là encore, c’est faux : c’est la règlementation qui condamne les petits élevage, pas le marché …
        arte présentait rescement une éleveuse qui vivait avec 15 vache pie noir bretonne dans le finistère, en vendant du beurre en vente direct.
        etant éleveur, je dégageais deux revenus avec 100.000 litres de quota avec un système hyper bien pensé et ultra écologique ( tout herbe sans engrais acheté pendant 15 ans et 15 litre de fuel à l’hectare par an ) : on a besoin de tout le monde, mais les escrolo eux, veulent le moins de monde possible … plus les français vont quité la france, plus le cancer écologique va se propager.

        • La folie reglementaire et taxatoire est partout.

          Ayant quitte la France il y a tres tres longtemps, j’ai eu la naivete de demander un permis de construire pour une vieille maison que j’avais aux pieds des Alpes. Rien de grandiose, une petite maison de village donnant sur un petit jardin. Ma naivete a consiste a appeler, sur les plans proposes, un espace du rez-de-chaussee « atelier ». Je n’avais pas encore commence les travaux que deja j’etais contacte pour payer une taxe concernant une activite que je n’avais pas commence. Pour avoir utilise, inconsciemment, le mot « atelier » (qui deja, apparemment, sans doute, dans une optique trotskyste des choses, suggere « travail remunere »). Mon epouse et moi-meme comptaient passer un peu de temps dans cette maison lorsque nous venons en France, et travailler un peu sur place a ce que nous faisons d’ordinaire chez nous a l’etranger, c’est a dire dessiner et peindre des tableaux, sculpter. Peut-etre faire un peu de ceramique, comme c’est la, en partie, notre profession. J’ai du recontacter le centre des impots en leur expliquant le detail de mon projet et en leur expliquant que ce projet se materialiserait peut-etre dans le futur, ou qu’il ne se materialiserait pas. Ils en ont pris note, gracieusement il faut le dire, et m’ont laisse tranquille. Mais ce qui est effrayant c’est qu’ils avaient deja le doigt sur la gachette taxatoire avant meme que nous n’entreprenions rien. Est-ce meme la peine que j’explique ici que ce genre d’outrance n’est pas fait pour encourager les entrepreneurs. Il s’agirait de laisser les gens debuter dans une entreprise avant de les taxer. Pas le contraire. C’est un peu comme si vous etiez condamne a une amende, pour avoir achete une auto, avant d’avoir enfreint le code de la route.

          Enfin, ne les sous-estimons pas cela viendra peut-etre…

          • Lorsqu’un ami est venu me visiter, loin de Paris, je lui ai parlé de créer son business.
            Il a tout de suite réagi en me disant qu’il ne pouvait pas payer des charges avant d’avoir fait du chiffre.
            Tétanisé par les habitudes françaises que vous décrivez si bien (« gâchette fiscale ») et qu’il vit/subit au quotidien.
            Je lui ai expliqué que dans ce nouvel environnement c’est IS 12% sur les bénéfices, une fois réalisés, et pas de charges.
            Tout est fait en France pour « plumer la volaille sans qu’elle s’en rende compte ».
            Pourquoi se gèneraient-ils puisque les réactions sont faibles ?

  • Oui et comment et avec quoi payer les dettes et les fonctionnaires? Le gain est-il privé au point de ne pas contribuer proportionellement a la vie du pays France si l’on est Français. Un chomeur tourneur habitant les Yvelines 55 ans grand pére de 8 futurs? Contribuables se voit proposer de rechercher du travail dans sa région natale le Nord pas de calais!!!
    Ils sont bien a Bennes pour gérer le manque d’emploi!
    Vous quel serait votre proposition im a travaillé pour thomson et voila X années pour les labos automobiles.

    • Je n’ai pas l’ambition d’avoir la reponse a tout. Dans mon commentaire ci-dessus je ne parlais pas d’une activite forcement remuneree. Dans ma profession, on commence a faire quelque chose et on se pose la question ensuite de savoir si on peut le vendre ou non. Et contrairement a la majorite des artistes Francais qui ont l’air d’arriver a gagner leur vie, je me subventionne tout seul. Si les socialistes m’embetent trop j’abonnerai – avec de gros regrets – la nationalite Francaise pour en prendre une autre. Je viens en France deux mois par ans depenser mon argent que j’ai gagne ailleurs, participant a l’economie. Et notre petite association, a sens unique il faut bien le dire, vous produisez, je taxe, s’arrete la. Dans le domaine de l’exil, et c’est ici l’attraction principale du depart, ce ne sont pas eux qui ont le pouvoir, c’est moi.

      • Erratum

        J’abonnerai = j’abandonnerai.

      • In a nut shell: “j’abandonnerai la nationalité française.” Le problème c’est que l’on ne répudie pas cette nationalité si facilement que ça… il vous faudra premièrement prendre une autre nationalité, puis ensuite payer tout en demandant «permission» à l’état français. La répudiation n’est ni gratuite ni simple, évidemment ! Cette demande (si elle est accordée) par le gouvernement est faite par décret dit de «libération des liens d’allégeance.» Le processus est compliqué et prend près d’un an.

        French bureaucracy in a nutshell !

        • J’habite hors de France depuis 26 ans dans le meme pays. Je suis marie a une nationale de ce pays. Je travaille ici depuis tres longtemps et j’ai d’exellentes relations ici dans les milieus politiciens. Un avocat de la famille de mon epouse avec qui j’en ai deja parle m’a donne une idee tres precise des delais en me disant qu’il se chargerait du dossier. Cela prendrait 2 mois.

          Qui dois-je croire ?

          • Evidemment, a vous relire, vous parliez d’abandon de nationalite Francaise, pas de l’acquisition d’une nouvelle. C’est ce qui se passe lorsqu’on fait plusieurs choses en meme temps, plutot que de prendre le temps de lire le post attentivement.

            Deux mois pour acquerir une nouvelle nationalite. Douze mois pour repudier la precedente.

            Je vous demande d’excuser ma confusion.

            Vous savez, apres avoir fait l’acquisition d’une nouvelle nationalite et d’un nouveau passeport, le fait de demeurer Francais ne sera plus pour moi qu’un infime detail, certes agremente d’un immense regret.

  • Je déteste le faire, mais je vais le faire quand même, juste pour emmerder tous les biens pensants: je vais raconter ma vie avec plein de JE.

    Par un pur hasard, après mon stage de fin d’études de 9 mois, j’ai cherché du boulot car je voulais travailler et pourtant je n’avais que 23 ans, 25 maintenant. Je fais qq petits boulots tout en cherchant un VRAI travail correspondant à mon diplôme. En France, grosse galère, après 6 mois je trouve pas encore un travail prometteur. Arrive un salon international de l’emploi, je m’y rends déprimé et …. wahou, pas possible, mieux qu’un orgasme … un tas d’entretiens suivent, tous en Allemagne. Et, alors là ça dépasse l’entendement, des réponses positives, des vraies hein.

    Conditions de travail : 40 heures par semaine, présence obligatoire au bureau de 09 h à 15 h, après rien à faire de comment vous faites les 40h, trop d’heures sup et vous êtes convoqués car jugé pas productif, salaire qui n’ont rien à voir avec la France (grosso modo 2 fois ce que mon école de commerce nous avait fait miroité, en France c’était plutôt 30% en dessous).

    Des conditions de vie qui n’ont rien à voir : métro propre (je le précise, car je savais même pas que ça existait, y avait cette légende de métros sans un papier, sans une tâche dans des contrées asiatiques lointaines), portefeuille ou ordi oubliés dans un parc, récupérés dans la journée aux objets trouvés sans que rien n’ait disparu etc ….

    Des grèves qui ne durent pas plus d’une journée dans les transports et encore avec des solutions alternatives proposées. Un prélèvement à la source qui permet de voir tout de suite à quel point on se fait entuber par l’Etat jour et nuit. Le possibilité de choisir sa sécurité sociale.

    Et quand on revient en France, on entend que les syndicats cheminots font grève contre la fusion RFF – SNCF tout en ayant fait grève il y a plus de 10 ans lors du mouvement inverse. On entend que je les aiguilleurs français font grève car ils s’opposent à la création d’un centre européen de gestion du contrôle aérien. On apprend qu’un gentil citoyen éclairé qui a poignardé un septuagénaire de plus coups de couteau est remis en liberté sous contrôle judiciaire en attendant son procés.

    Qu’est ce qu’on est content de s’être cassé tout de même.

    • Bonjour Labrisure,

      Il n’y a rien qui puisse rendre un liberal plus heureux que de recevoir les nouvelles de quelqu’un qui a refuse la mediocrite et les vexations d’un destin tout trace…

  • J’ai émigré en 2005. C’était l’année où l’Etat français a supprimé tous les imprimés que devaient auparavant remplir ceux qui partaient et devaient avant de le faire solder leurs impôts en France. Non seulement ils étaient important de ne plus les compter ni risquer d’avoir un fonctionnaire trop zélé pour en divulguer le nombre par des fuites. Donc il fallait casser le thermomètre.
    Et pourtant des solutions de bon sens existent, sont gratuites et vont donner à court terme des effets radicaux.
    http://liberalisateur.blogspot.ch/2014/08/le-20-janvier-2015.html

  • J’incite mes 3 enfants à quitter la France……Quelle tristesse que devoir en être rendu à cette extrémité!!!

  • Mais les politiques de droite comme de gauche sont contents d’eux…..Ils sont toujours contents d’eux.

  • Les commentaires sont fermés.

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