« Risque » de déflation : Hollande a-t-il raison de blâmer l’Allemagne ?

La déflation est-elle si mauvaise ? L’appel de Hollande à l’Allemagne pour soutenir la croissance européenne n’est-il pas un aveu d’échec cinglant ?

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François Hollande en 2011 (Crédits : Parti Socialiste, licence CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.

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« Risque » de déflation : Hollande a-t-il raison de blâmer l’Allemagne ?

Publié le 9 août 2014
- A +

Par Emmanuel Martin.

 

François Hollande en 2011  (Crédits Parti Socialiste licence Creative Commons)

 

La déflation (baisse générale des prix) est devenue la nouvelle menace officielle en France. Et bien sûr, la lutte contre la déflation serait incompatible avec la réduction des déficits. Le Président Hollande et le Premier ministre Valls ont même appelé au soutien de l’Allemagne et de la Banque centrale européenne pour qu’elles permettent « plus de croissance ».

La déflation est-elle mauvaise ?

Premièrement, une sorte de propagande semble s’être mise en branle autour de la déflation.

Car, tout d’abord, pas mal de prix sont en fait en hausse mais qui ne sont pas pris en compte. Pensez aux marchés financiers. Il y a des bulles, qui ne sont pas intégrées dans nos indices de prix à la consommation (IPC), comme le tabac ou l’alcool d’ailleurs. Et ces bulles sont très liées au type de politique monétaire que M. Hollande et M. Valls réclament.

Ensuite, si nous parlions d’une baisse de 10 % par an de l’IPC, ce serait peut-être un signe de dépression et on pourrait alors légitimement s’inquiéter de cette déflation. Mais nous ne parlons pas de ça. Nous parlons soit d’une inflation très faible soit d’une minuscule déflation…

Ensuite, contrairement à ce que de nombreux « experts » ressassent sur les plateaux, la déflation peut en réalité être le signe d’une économie…en croissance : les augmentations de productivité du fait des progrès technologiques et de la concurrence. Dans une économie qui progresse, la baisse des prix est ainsi naturelle. Donc, la baisse des prix n’est pas mauvaise en soi. Une certaine vulgate keynésienne nous a cependant mis dans la tête que seule l’inflation serait signe de vitalité économique.

La déflation est supposée faire reporter les comportements de consommation à plus tard. C’est l’argument « massue » que l’on répète à l’envi. Mais, les consommateurs vont-ils se laisser mourir de faim en attendant que le prix de la nourriture baisse de 0,2% le mois prochain ? S’ils cherchent vraiment des prix moins chers, ils iront simplement faire leurs courses chez Aldi ou Lidl plutôt que chez Monoprix. En réalité, nous nous sommes habitués à la baisse des prix des ordinateurs, téléviseurs et tout un tas d’appareils, sans que nous « repoussions » nos achats.

Enfin des prix qui baissent, cela peut être aussi souvent le signe d’une « liquidation » des erreurs d’investissements, et ainsi le moyen le plus direct pour assainir l’économie afin qu’elle reparte sur de bonnes bases.

Il semblerait donc que la « déflation » soit devenue le slogan pour effrayer le grand public et un bon prétexte pour repousser les réformes.

Une autre cause

imgscan contrepoints 2013856 françois hollande angela merkelMême si déflation peut aller de pair avec une économie qui progresse, nous ne sommes, bien évidemment, pas dans ce cas de figure en France actuellement.

En fait, aujourd’hui, si les gens achètent moins de voitures, de maisons et s’engagent beaucoup moins sur des achats importants, c’est d’abord parce que la situation économique est incertaine en France. Et elle l’est depuis un certain temps, notamment avant M. Valls, en raison de politiques consistant à changer les règles du jeu, notamment en termes de fiscalité, chaque semaine ou presque, générant ainsi une « incertitude de régime ».

La croissance faible et la hausse du chômage en France ne seront pas solutionnées par une augmentation des dépenses allemandes ou par une politique monétaire européenne encore plus laxiste. Elles doivent être traitées avec des réformes sérieuses, larges et profondes, en matière de climat des affaires, de marché du travail et avec une réelle réduction des dépenses publiques (notre économie étant étouffée par des impôts utilisés à financer de trop nombreux travailleurs et dépenses improductifs).

L’Allemagne, encore

Le slogan de la « solidarité » au niveau européen est devenu la nouvelle expression inavouée signifiant en réalité « irresponsabilité ». Avec cet appel du pied, le Président Hollande (tout comme M. Sarkozy il n’y a pas si longtemps) a tout simplement avoué l’échec de ses politiques et essaie de trouver un bouc émissaire en Allemagne – la tête de turc habituelle…

On peut déjà trouver cela quelque peu choquant et assez peu distingué au beau milieu des cérémonies de l’anniversaire de la Première Guerre mondiale. Mais à côté de cela, de ce qui devrait être le point de vue de M. Hollande, les autorités allemandes ont en fait récemment décidé d’avoir un salaire minimum (probablement pas une bonne décision en réalité pour les landers de l’Est) et de stimuler la demande intérieure. Ensuite, l’Allemagne est un vecteur de croissance en Europe et ses multinationales investissent déjà dans de nombreux pays et y créent des emplois : n’oublions pas que le « made in Germany » est en fait très souvent « made by Germany » dans d’autres pays.

Il parait donc juste que quelques responsables allemands aient poliment rappelé au Président français de s’occuper de ses affaires.

Malgré les déclarations et les discours, M. Hollande n’est pas capable de réformer son pays. M. Hollande attend. Cela a toujours été sa tactique en politique. Certes, 50 milliards d’économies dans les dépenses sur 3 ans ont été annoncés. Mais, premièrement, cela est loin d’être suffisant (et pourtant le président a précisé que pas un seul euro supplémentaire ne serait « économisé »). Deuxièmement, il est très probable que ces 50 milliards ne soit qu’un énième effet d’annonce, les détails sur la façon dont ce plan sera mis en œuvre étant assez difficiles à obtenir : nous ne savons tout simplement pas comment le gouvernement va trouver ces « économies ».

Dans ces conditions, il est fort peu étonnant que l’agence de notation Moody’s par exemple, se dise toujours plus pessimiste quant à la trajectoire de la France, et vienne d’abaisser ses prévisions de croissance pour le pays (de 1 à 0,6 pour cent). Les engagements français sur les déficits ne seront pas respectés.

La France est officiellement le véritable homme malade de l’Europe, mais elle n’aime pas le remède et essaie de trouver des prétextes.

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  • Ce que j’aimerais pour la France, pour qu’on puisse se rendre bien compte de la situation, c’est connaître le PIB marchand (donc du secteur privé) sur les 20 dernières années et sa croissance (ou décroissance) car les dépenses publiques ont tendance à masquer la réalité car elles représentent 57% du PIB et sont en hausses constantes.
    Et une fois qu’on les a il faudrait que la presse mainstream le diffuse.

    • Vu que le PIB induit par les « services » de l’état est pris à son coût de revient (valeur ajoutée = salaire des fonctionnaires affectés) ce n’est pas compliqué, nan ?

    • Je me souviens d’une tentative de la chose faite par Charles Gave, s’ajoutant à ce qu’il a pu écrire dans ses livres, de mémoire :
      – depuis une quarantaine d’année le secteur public n’a jamais été en récession, avec une croissance moyenne autour de 3%, quand dans le même temps le secteur privé subissait 5 récessions pour une croissance moyenne loin de celle du public
      – grosso modo jusqu’à l’adoption de l’euro, les deux parties progressaient, certes pas à la même vitesse
      – suite à l’adoption de l’euro le secteur privé a commencé à décrocher, pour finalement sur le 6-7 dernières années se balader entre 0 et -6% de croissance…

      Bref le secteur privé s’écroule…

      • Ben voyons, c’est la faute de l’euro mais surtout pas du manque de réformes, de la fiscalité étouffante ou des fortes régulations et protections sociales…Typique de l’extrême droite « mais non faut pas réformer on nous ment »

        • L’un n’empêche pas l’autre, l’€ empêche d’ajuster les taux de changes … et donc l’ajustement se fait via une récession du secteur privé …

          • L’Allemagne s’en est très bien sorti malgré l’euro, la seule différence avec la France est qu’elle a réformé.

            • Exact, à un avantage doit correspondre de la souplesse.

            • « Trop d’usines en Allemagne, trop de fonctionnaires en France, trop de maisons en Espagne »… Conséquences de la monnaie unique décrite par Charles Gave, explications à l’appui, en 2002 et publié en 2003 dans le livre « Des lions menés par des ânes ».

              Alors oui, l’Allemagne s’en est apparemment mieux sorti que la France, oui la France aurait pu mieux s’en sortir si elle s’était réformée (le pari de CG était qu’elle ne le ferait pas, pari gagné…en même temps c’était facile), mais restent que:

              – il n’y a pas de miracle, comme le dit très bien Ibrahim le non ajustement des taux de changes s’est retrouvé ailleurs… L’€uro reste un « Frankenstein financier », loin d’assurer l’équilibre il affecte dangereusement les économies de tous les pays de la zone, le moindre impact étant pour ceux dont la croissance serait miraculeusement et continûment en ligne (très légèrement supérieure) à celle du taux directeur de la BCE…

              – Si l’Allemagne a mieux réussi (en comparaison des autres), c’est en se spécialisant dans le seul secteur à la croissance plus forte que le taux de la BCE, et en faisant un énorme effort, malheureusement pour elle elle n’a pu exporter sur le marché européen (plus de 60% de son activité il me semble) que grâce à des transferts massifs ayant eu lieu « par derrière » (TARGET2 par exemple).

              Bref pour l’Allemagne tout va bien… pour l’instant:
              – le bilan de la Bundesbank est rempli de créances pourries, qui si elles étaient valorisées honnêtement la mettraient illico en faillite…
              – Dans l’hypothèse d’un éclatement de la zone €URO (que je préférerais à la volonté actuelle de créer une €URSS), la capacité des entreprises Allemandes à vendre leurs produits en prendrait un sacré coup… Autrement dit l’€ a poussé l’Allemagne à une surcapacité de production.

              Et ce finalement exposé, si tous les pays avaient respecté les critères d’endettement, intégré la concurrence (fiscale, législative) et en conséquence fait les réformes nécessaires pour rester compétitifs les uns vis à vis des autres, il est probable que nous n’aurions pas vu une telle désindustrialisation en France ou ailleurs, ni une telle industrialisation de l’Allemagne…

              Mais la France est ce genre de pays qui choisit toujours le plus court chemin vers la richesse, celui consistant à laisser les autres faire et voler des parts de gâteau…

              • L’€uro reste un « Frankenstein financier »,

                Oui, surtout si les critères ne sont pas respectés.

                loin d’assurer l’équilibre il affecte dangereusement les économies de tous les pays de la zone, le moindre impact étant pour ceux dont la croissance serait miraculeusement et continûment en ligne (très légèrement supérieure) à celle du taux directeur de la BCE…

                C’est certain que le manque de souplesse de l’économie européenne est une lourde charge.
                Les sociétés internationales ne sont pas trop gênées avec le $.
                Finalement, c’est le $ qui va rester la monnaie de référence principale, chacun retournant à sa Lire, Drachme, Franc Français ou Belge…

      • bien vu , l’époque que nous vivons correspond à une spoliation du secteur privé, qui décroit, par le secteur publique, qui croit sans arret. ce n’est pas la faute de l’euro, mais ce dernier à permis aux états paresseux, de continuer à ce financer à des taux trés bas sans courir le risque d’une correction sur le marché des changes, donc de continuer à embaucher des fonctionnaires et à donner des allocations clientelistes …

  • à « SweepingWave »

    « connaître le PIB marchand (donc du secteur privé) sur les 20 dernières années  »

    je partage votre demande et j’aimerais avoir un tableau comparatif avec nos princiopaux partenaires commerciaux

    je conçois que ce soit difficile compte tenu de la forte imbrication public/privé !

    ce site qui nous accueille peut -il le faire ?………………………………….

  • La seule explication que je connaisse de la toxicité de la déflation est le retard à l’achat. Je n’y crois pas un instant.
    Les renouvellements d’équipements, voiture, électroménager,… se font en réponse aux besoins. Les premiers achats aussi.
    Une faible baisse des prix n’est pas un signe de récession

    • les fabriquants de papier de toilettes attendent la déflation de pieds fermes …

    • La déflation n’est pas à ma connaissance toxique à cause du retard à l’achat. En revanche, elle décourage l’investissement, en particulier si elle augmente, puisqu’il faut qu’il soit rentable avec un prix de vente inférieur au prix actuel. Le passage en déflation pénalise donc tous les investissements qui ne sont pas encore amortis, mais une situation de déflation constante ou prévisible est gérable, bien que stressante pour ceux qui prennent le risque d’investir.
      A noter aussi qu’une faible récession est souvent répartie très inégalement entre les secteurs, certains en inflation et d’autre en récession plus modérée, et que là encore c’est assez stressant parce que ce ne sont pas toujours les mêmes secteurs qui trinquent.

      On a une très belle illustration de la déflation quand EDF décide de baisser de manière impromptue ses tarifs de rachat d’énergie renouvelable, avec arrêt brutal de tout investissement nouveau…

      • La déflation fait en même temps baisser le prix (facial) du crédit, non?

        • En effet, mais ça montre surtout que la motivation des emprunteurs, en forte baisse, est un facteur plus déterminant que le coût du crédit. Ce qu’on constate d’ailleurs largement depuis quelques années.

      • Je ne vois pas les choses ainsi, MichelO, mais du tout. Etant moi même investisseur à mon petit niveau, j’investis pour justement pouvoir baisser mes prix par augmentation de la productivité. Cela marche très bien pour l’instant. Les investissements non productifs vont effectivement souffrir d’une déflation, et c’est tant mieux une économie qui qui se concentre sur les gains en productivité et non la dépense pour la dépense financée par crédit à léguer aux générations futures.
        Quant à l’exemple d’EDF, il ne correspond en rien au sujet sauf à parler d’économie communiste. Il s’agit de tarifs administrés par le pouvoir, qui ont été fixés en turbo inflation au départ augmentant le prix du KWh de 300% et aujourd’hui que l’on ramène à un niveau toujours délirant mais un peu moins.

        • Je ne suis pas sûr que nous soyons si opposés que cela. Je suis bien d’accord que tant que la baisse des prix est « normale », c’est à dire la conséquence des gains de productivité et du progrès technique, il n’y aucune crainte particulière à investir. L’informatique nous le démontre depuis plus de 30 ans, et il y a même la loi de Moore pour indiquer quels gains de productivité viser pour assurer la rentabilité de l’investissement. Où j’estime que ça pose problème, c’est quand la baisse de prix survient pour des causes exogènes : surproduction par rapport au potentiel du marché, baisse du pouvoir d’achat des acheteurs, etc. Les investissements ont été réalisés avec en vue un certain prix de vente qui les rentabilisait, le marché impose un prix inférieur, les investissements déjà réalisés seront bien plus difficilement amortis et les investissements suivants plus difficilement financés. La perception du risque à investir augmentera aussi, sans doute à raison.

          De plus, dans une situation normale, l’investisseur considérera qu’un gain de productivité lui apportera un bénéfice. Dans une situation déflationniste, il estimera que faute de gain de productivité, il sera en difficulté. C’est pour moi plus un facteur de stress dans le second cas que dans le premier.

    • Il faudrait plutôt se demander ce que représente vraiment l’IPC avant de se demander s’il baisse ou s’il monte.
      La structure de nos dépenses change continuellement. On consacre 40% de moins à notre nourriture par rapport à 40-50 ans en arrière (15% vs 25% env.). Déflation de la nourriture et/ou changement de mode de consommation ?
      Je ne crois pas trop m’avancer en disant que 30% des dépenses que nous faisons étaient pour des produits ou services qui n’existaient pas ou peu il y a 30 ans.

      Si le prix des forfaits téléphoniques a baissé de 30% en 2 ans serait-ce de la déflation ? Il ne semble pas puisque l’emploi n’a pas baissé ni les salaires alors que justement l »emploi baissait avant, Une partie des profits se sont juste retrouvés dans la poche des consommateurs.

      L’inflation en voulant être une valeur moyenne ne représente la consommation de personne et de plus elle ne se compare pas de 10 ans en 10 ans.

      Si l’inflation était un critère de dynamisme économique il suffirait de voter une loi pour augmenter obligatoirement les prix et les salaires de 5% tous les ans.

      • Si l’inflation était un critère de dynamisme économique il suffirait de voter une loi pour augmenter obligatoirement les prix et les salaires de 5% tous les ans.

        Chuuuut, ne leur donnez pas de mauvaises idées, ils pourraient les reprendre à leur compte … :mrgreen:

  • Le système français vit au dessus de ses moyens avec une redistribution qui s’opère vers des inactifs, des actifs inutiles (cf. associations, emplois de l’économie dite solidaire, fonctionnaires superfétatoires, emplois de la « culture » subventionnée de façon éhontée). Cette redistribution semblait pouvoir perdurer indéfiniment car pour une bonne partie, les payeurs sont encore dans le berceau…

    Le gouvernement Hollande ne souhaite pas assumer la purge d’une telle situation, l’inflation est ici une des méthodes pour justement s’en sortir, elle est d’ailleurs enseignée dans toutes les universités d’économie (keynésienne).

    La déflation semble bien être au final le moment de réalisation forcée de la purge.

  • hollande n’a pas été élu pour faire des réformes, mais pour reenchanter le rève de mittrand ( y parait qu’il a un nouveau gamin , en tout cas, ça ne doit pas etre le président américain … )

    tout comme sarkozy n’avait pas été élu pour faire des réformes, mais pour rassurrer les vieux plein de pognon des trente glorieuses, qui avaient peur des loubards …

    la france aura un président qui sera élu pour faire des réformes, quand les medias arrèteront de dire qu’on a le meilleurs système social au monde .

    en attendant, vous pouvez toujours mager du tapioca, ça ne coute pas cher, c’est bon pour la santé, et c’est commerz ékitabl ( colossal … )

  • Qu’attendre d’un gouvernement incapable de régler deux questions mineures comme les intermittents du spectacle et les taxis, au seul motif du bruit qu’ils risquent de faire dans la rue ?
    Ce gouvernement est tout sauf un « pouvoir », et les cinquante milliards du slogan resteront hors de portée.

    Mais effectivement, l’Allemagne rit de moins en moins à nous voir barboter d’une déclaration à une table ronde vers une commission ou un nouvel observatoire, et ne rien faire de concret parce qu’incapables dans tous les sens du terme. La France est à la dérive tel un iceberg qui peut faire de grands dégâts !

    • Dans la bouche de Hollande et ses complices, la « déflation » a une fonction bien précise.

      Elle sert de bouclier, de « red herring » comme disent nos amis anglo-saxons, ou encore de « piège à con » comme disait Audiard.

      L’UE va être contrainte de reconnaître le « retour » de la récession. Elle n’a bien sûr jamais disparu depuis 2008. Mais à force de mensonges, de tricheries budgétaires et de magouilles, on avait pu la dissimuler sous le tapis.

      Que peut faire Hollande dans un tel cas de figure ? Reconnaître que ses politiques gribouilles accentuent le problème ?

      Non. Il va chercher un bouc émissaire.

      Il l’a déjà trouvé.

      « C’est la faute à la déflation ».

      Le croc mitaine des temps modernes. L’absolution des crapules. Le botox économique des politiciens et des lâches.

      La seconde étape du plan, pour combattre la « déflation », verra bien entendu la BCE lancer un QE officiel.

      Oui, oui, je sais, selon la vulgate l’Allemagne n’est pas d’accord. Conte pour enfants. Ca fait depuis 2008 que l’Allemagne fait les « gros yeux noirs »… et systématiquement Merckel signe derrière. Chez les flics, on appelle ça un « complice ».

      Bad cop good cap. Ca marche toujours avec les veaux.

      Conséquence : le petit père Hollande peut dormir sur son scooter. Il est peinard jusqu’en 2017. Et pourrait même etre réélu, grâce au QE, grâce à la lutte contre l' »extrême drouâte », et cerise sur le gâteau pour achever de faire peur aux veaux : un bon petit attentat « islamiste » à Paris, bien massif.

      Du velours…

      • La fonction prévue par un énarque n’a aucune chance d’avoir les effets prévus. L’histoire des boucs émissaires, je veux bien que ce soit l’intention de Hollande, mais ça n’a aucune chance de marcher. Les boucs émissaires servent uniquement à abattre les concurrents, il faut demeurer soi-même le choix « faute de mieux » et ne pas avoir focalisé sur soi trop de mécontentement. Ni Sarko ni Hollande n’ont compris ça, et ça leur sera fatal en 2017.

        • Je suis d’accord avec vous, d’autant plus que les gens commencent à plus creuser certaines choses et se font une idée autrement qu’en lisant Libé ou en regardant TF1. Bon, et puis un PS à 17%, ça fait quand même une paille à remonter en à peine trois ans.

      •  » dans la bouche de hollande et ses complices, la déflation a une fonction bien précise  »

        et dans la bouche de rachida, l  » inflation  » a une fonction encore plus précise …

  • Entendu sur BFM un universitaire Allemand qualifiant la France de ‘gros village Gaulois Communiste » : cruel, mais assez bien vu!

  • appel au soutien de l’allemagne…mince , il a l’intentionde se rabaisser tout le temps not président ? ça lui suffit pas de servir de valets aux amerloques ?

  • Il faut comprendre le message derrière « risque de déflation », c’est juste un moyen d’essayer de forcer l’Allemagne à accepter un plan de relance de type quantitative easing en euros (autrement dit, laisser filer les déficits sans avoir besoin de trouver des prêteurs pour les financer).

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