Une rentrée (trop) chargée

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Une rentrée (trop) chargée

Publié le 5 août 2014
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img contrepoints537Le gouvernement est donc officiellement en vacances (notez le pluriel, la vacance de ce dernier ayant été confirmée officieusement depuis plusieurs mois). Avec un peu de chance, cela devrait signifier que le peuple français sera, pendant les deux prochaines semaines, épargné des saillies navrantes de l’un ou l’autre de ses membres. Et ce repos (tout relatif) est bien nécessaire tant ce qui l’attend à la rentrée promet d’être embarrassant.

C’est tellement vrai que, pour une fois, l’exécutif semble avoir compris qu’un peu de communication préparatoire était nécessaire. Les jours qui ont précédé leur désertion en vacances, Valls, le petit premier ministre, a donc été mandaté pour expliquer aux Français que les prochaines semaines allaient être un peu piquantes. Apparemment, les voyants économiques ne clignotent pas tous, ou alors pas dans le vert, les courbes ne s’inversent pas des masses ou pas dans le bon sens, et la conjoncture ne veut décidément pas se plier aux prédictions un tantinet trop optimistes du Chef de l’État.

Les dangers sont multiples.

grimace hollande gaucheSelon Valls, la déflation, l’horrible déflation, l’insupportable déflation méchante, guette et serait prête à bondir sur le peuple français qui, benêt et mal informé, offrirait niaisement son tendre flanc dodu à ses crocs acérés. Tout le monde sait pourtant que des prix qui baissent, c’est insupportable. Et tout le monde sait aussi que pour combattre le symptôme « déflation », il faut simplement créer de l’inflation. La source du problème (à savoir, de mauvaises allocations de capitaux, un manque de confiance et un besoin d’apurement des bulles) est ici sans importance puisqu’avec une bonne bordée de textes législatifs, pour – par exemple – imposer aux prix des planchers et des plafonds, des contraintes idoines aux possédants et en faveurs des classes laborieuses, tout ceci ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

Mais bon.

En attendant, il va falloir faire avec, et mieux vaut prévenir le petit peuple qu’un grain pourrait s’approcher début septembre. Et si nos ministres se doutent qu’un grain approche, ce n’est pas par hasard puisqu’en réalité, ils ont tout fait pour y contribuer.

Par exemple, la transition énergétique, dont le texte a été adopté à la fin du mois de juillet, aura inévitablement un impact sur les coûts de l’énergie, dont l’augmentation sera sensible dans les prochains mois, alors même que la facture va, indépendamment de ce texte, déjà s’alourdir. Était-il vraiment utile, pour Ségolène du Poitou, d’ajouter la misère à la peine ?

grimace hollande droiteDe la même façon, le logement montre des signes plus qu’inquiétants de faiblesse anémique. Entre le moral des chefs d’entreprise du secteur et la baisse maintenant palpable des transactions ainsi que de la demande, les effets de la méforme économique française se font sentir sur l’immobilier, à laquelle s’ajoute la panique et la consternation de tous les acteurs du marché devant la loi ALUR qui n’en finit pas de faire des dégâts. Là encore, les lubies écologistes ont eu cette présence d’esprit d’accroître la viscosité d’un marché immobilier dans des proportions rarement atteintes, alors qu’il était déjà notoirement en surchauffe et que seul un assouplissement des règles en vigueur aurait pu lui éviter la catastrophe dont on voit mal, maintenant, comment elle pourra être évitée dans les prochains mois.

Et les problèmes ne s’arrêteront pas là : la rentrée, comme son nom l’indique, n’est pas seulement un événement gouvernemental dans lequel les uns et les autres décident de revenir papoter de leurs dossiers à la même table au lieu de le faire par téléphone, les doigts de pieds dans le sable. C’est aussi ce moment privilégié où des centaines de milliers d’enfants et d’adolescents retrouvent (ou découvrent) les bancs d’école, avec cette année encore le psychodrame incontournable des horaires et rythmes scolaires. Les communes qui n’étaient pas encore passées à la nouvelle organisation devront se frotter aux joyeusetés consécutives, et on peut parier que les associations de parents d’élèves, peut-être même soutenues par celle d’enseignants, se feront entendre au moindre couac. Encore une fois, on peut se demander si la révision de ces rythmes était absolument indispensable alors que le pays aspire, très certainement, à concentrer ses énergies sur des réformes autrement plus importantes. Le gouvernement a semé, il récolte et à mon avis, il va déguster.

rentrée délicate pour valls

Et tant qu’à faire, rien ne serait parfait si on n’ajoutait pas, en plus, les mouvements de protestations de certaines professions qui ne manqueront pas d’égayer les premières semaines de septembre. En effet, comme je l’expliquais dans un précédent billet, les ministres du gouvernement (en tête desquels frétille évidemment Arnaud Montebourg) ont décidé de ne surtout pas s’attaquer aux gros morceaux coûteux que l’État entretient à grand frais (des hauts fonctionnaires en passant par les dockers sans oublier les cheminots et autres professions particulièrement avantagées), pour concentrer le peu de courage qu’ils ont réussi à rassembler, juste avant de fuir en vacances, sur ces autres professions qui ont le mauvais goût de ne pas voter pour la majorité actuelle. Bien sûr, ces mouvements, en préparation, n’auront rien de comparable à ceux de syndicalistes débridés ou d’une certaine catégorie de fonctionnaires, mais gageons qu’ils ajouteront à la tension déjà palpable de la rentrée.

Pour le reste, on en est réduit à quelques questions de pure forme.

Qu’adviendra-t-il réellement du pacte de responsabilité, toujours pas à l’ordre du jour et dont l’avatar précédent, le pacte de compétitivité, a fait pschiiit avec un talent certain ? Trouvera-t-on finalement les 200.000 emplois prévus (voire promis) si ce pacte est voté ou n’en créera-t-on, dans le meilleur des cas et comme le calcule l’IFRAP, qu’à peine 80.000 (et encore, à l’horizon 2017) ? Palpitance et fourchette en plastique, on frémit à l’idée que ce pacte puisse se terminer en foire d’empoigne entre les entreprises et l’État, et que cela ne se traduise encore une fois que par un alourdissement incompréhensible de la paperasserie pour les créateurs d’emplois…

Qu’en est-il du choc de simplification, tant attendu par les Français qui croulent sous les normes, les lois et les contraintes administratives de plus en plus ubuesques ? Annoncé en fanfare en mars 2013, il a déboulé dans la vie des administrés à une vitesse folle puisqu’il n’a fallu que 15 mois (eh oui, seulement !) pour qu’apparaissent enfin quelques micro-ajustements sur les feuilles de paie. Le bouleversement, c’est maintenant ; simplement, c’est à l’échelle du millimètre.

Et surtout, que va-t-il se passer pour les retraites complémentaires dont tout indique qu’elles sont en train de manquer de fonds ? Comment trouver, en plus des douzaines de milliards que doivent déjà gratter à droite et à gauche Valls et son gouvernement, les fonds qui équilibreront les retraites complémentaires alors que, tous calculs faits, les réserves disponibles fondent rapidement et qu’on risque bien, pour la caisse des cadres notamment, d’être dans le rouge dès 2015 ?

Allons. Tout ceci n’est qu’un petit mauvais moment à passer. Avec l’équipe au pouvoir, nul doute que la situation ne pourra que s’améliorer !

dure rentrée pour hollande
—-
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  • Décidément la France est à bout de souffle…

  • Quelle brochette de cancres on a au pouvoir….

  • Une petite information à propos de la loi ALUR: celle-ci serait responsable de la perte de 0,4% du PIB, une paille !
    Sinon, le dernier tiers va bientôt arriver; préparez-vous à sortir vos flingues !

    • 0.4% depuis sa mise en place ou c’est une prévision sur l’ensemble de l’exercice?

    • La loi ALUR en toute discrétion crée des nouvelles possibilité de résiliation du bail par le locataire ne un mois en cas de nouveau job, d’obtention de HLM, de RSA et de prestation handicapé. Déjà, bravo pour la simplification avec multiplication d’un seuil unique en vertu de critère complexes … Ensuite, les propriétaire vont donc de facto exclure encore plus de monde lors de leurs recherches de locataires ! On va donc avoir l’effet inverse avec impossibilité encore plus forte que maintenant pour les handicapés, ceux qui touchent le RSA ou ont des jobs précaires de se loger dans le privé. Bravo les artistes !

  • En plus l’état engouffre toujours plus d’argent, 57% du PIB, sans compter la dette !!!!!!

    • Votre image simpliste n’a aucun sens, si le PIB chute alors les dépenses de l’État augmentent automatiquement en % du PIB…. C’est débile et démagogique pour comparer les dépenses étatiques…

      De plus une grande partie sert à financer l’épargne privée, donc en droit privée ;
      http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-97246-les-idees-fausses-sur-la-dette-publique-22-1019873.php
      http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-97243-les-idees-fausses-sur-la-dette-publique-12-1007382.php

      Le Danemark (se porte bien sans l’euro, bizarre) c’est 57 % du PIB, sont des méchants socialo-communistes ?
      Tandis que la Chine et le Venezuela c’est 24 % et 41 %… Sont-ils libéraux pour autant ?

      Puis quand on fait des comparaisons du nombre de fonctionnaires entre les pays, il faut le faire dans les domaines comparables, la France n’a pas la même structure régionale que l’Allemagne, comparer des choux et des bananes ça n’a aucun sens.

      Ce qui est dommage avec les libéraux, c’est qu’ils blablatent avec de vielles réferences surannées, Bastiat, etc. et qu’ils ne démoutrent jamais leurs spéculations avec des maths.
      Le seul truc mathématique simpliste que les libéraux connaisent c’est la courbe de Laffer, qui en plus n’explique pas le comportement fiscal singulier de la France : http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=73852

      Vous niez le multiplicateur fiscal, vous niez le réchauffement climatique, vous niez la lutte de classes, vous êtes des obsédés de l’inflation, (normal vous êtes des rentiers), d’ailleurs elle est où l’hyperinflation que certains libéraux prophétisent tant ? Vous ne parlez jamais de la promotion du colonialisme par d’illustres libéraux, Mill, etc : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Contre_histoire_du_liberalisme-9782707173485.html
      Vous surestimer l’individu.
      Certains libéraux sont des racistes notoires, qui légitimissent leur haine par la liberté d’expression et le libéralisme : http://www.contrepoints.org/2013/02/16/115008-limportance-du-qi-dans-la-reussite

      Cadeaux pour les libéraux dogmatiques :

      1) Pas de véritable corrélation entre protection du marché du travail et chômage ou faible taux d’emploi. : https://twitter.com/Alois_Nav/status/492683881892806656

      2) Ce qui plombe la France c’est l’euro : https://twitter.com/Alois_Nav/status/495577584919642112 https://twitter.com/Alois_Nav/status/495580087476293632

      3) L’immigration coûte cher à la France : https://twitter.com/Alois_Nav/status/494564726215802880

      4) Austérité en bas-cycle = récession + chômage : https://twitter.com/Alois_Nav/status/492685064543948801

      5) La protection des travailleurs en CDI n’est pas plus élevée en France qu’en Allemagne. : https://twitter.com/Alois_Nav/status/492682291614064640

      6) Le multicplicateur keynésien pour les nuls (libéraux) : https://twitter.com/Alois_Nav/status/490910595357888513

      7) La dette française est libellée à plus de 90 % en droit français, en cas de dissolution de l’euro et en vertu de la lex monetae, il n’y aurait quasiment pas d’enchérissement de la dette franaçaise : https://twitter.com/Alois_Nav/statuses/466633386694819840

      8) L’État français n’est pas obèse : https://twitter.com/Alois_Nav/status/465601449414918145

      Bref c’est plus compliqué, il faut arrêter de raisonner de façon statique.
      Le libéralisme ou comment des individus tentent de camoufler leurs égoïsmes dans une pseudo-philosophie superficielle.
      Et puis si vous n’êtes pas contents vous n’avez qu’à changer de pays ! Nous ne sommes pas en dictature.

      • Ouais un Supercitoyen super débile !
        C’est sûr qu’avec des sources impressionnantes comme Twitter ou Le Cercle les Échos où les génies que vous citez expliquent sans rire que la dette de l’Etat n’a pas vocation à être remboursée (elle a des échéances donc tout le pseudo-argumentaire ne tient pas), on se sent très impressionnés.
        Au lieu de troller, renseignez-vous sur pourquoi des concepts simples comme « pouquoi les États peuvent faire défaut » et sur la définition du mot « dette ».

      • Comme c’est beau de donner autant de sources baisées faites par un frontiste pour faire sa propagande national-socialiste…
        Toujours la même confiture de pseudo-arguments keynésiens, comme le « multicplicateur », tant de fois réfutés.

        Allez tu oublies aussi de nous promettre la corde, kamarade…

        Ce qui est certain, c’est que notre pseudo-philosophie superficielle te dérange et nuit à tes projets idéologiques, sans quoi tu ne serais pas aussi agressif et ne viendrait pas sur ce site…

      • effectivement, la preuve que vous ayez raison, c’est que c’est écrit dans twitter en moins de 240 signes…

        et pour :
        « Le seul truc mathématique simpliste que les libéraux connaisent c’est la courbe de Laffer, qui en plus n’explique pas le comportement fiscal singulier de la France : http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=73852 »
        le document de natixis est bien évidemment de l’esbroufe qui se veut scientifique avec son vernis mathématique (notation en lettres grecques, exposants sous forme de fraction, dérivées partielles, vous voyez bien que vous y comprenez rien, laissez moi faire, c’est moi le spécialiste)…

        • Sacrément simpliste, ce document. De beaux agrégats de pommes et de poires…
          Un problème est qu’il n’y a pas une courbe de Laffer toute faite, toute droite, toute propre, mais qu’elle évolue entre les pays, selon la productivité, selon les région, selon les secteurs, selon leurs propriétés, selon le fait qu’ils soient plus ou moins mobiles…

          Quant au Danemark, si c’est très égalitaire et très taxé, ce n’est pas un pays très libre, ni très vivant. Dès qu’on veut sortir des balises, c’est l’enfer…
          Enfin, lorsqu’on gère les rapports humains avec un baton, le point de vue change selon le fait qu’on est devant ou derrière le baton… Selon cette logique, l’esclavage est un très bon système finalement…
          Notons que la fiscalité n’est qu’une chose parmi d’autres. Il faut tenir compte de la réglementation, de l’interventionisme…
          Sinon, ce pays use aussi de NEP, ce qui démontre bien sur la supériorité du socialisme sur le capitalimse… 🙂
          Et dernièrement, les socialistes disaient exactement la même chose de la Suède qu’ils prenaient en modèle pour dire que « l’égalitarisme, l’hyperfiscalité sociale fonctionne, regardez la Suède, ils sont à 70% de dépenses publiques »… Un peu avant qu’elle ne fasse faillite et ne fasse une politique de réforme…

        • Ce document mériterait un article à lui tout seul : un mec qui redéfinit la courbe de Laffer suivant son modèle à lui, qui reconnaît qu’une hausse de 1% des prélèvements conduit à une baisse de 0.8% du PIB, et qui oublie alors que cette baisse est supportée en totalité par la partie hors dépenses de l’état. Si les recettes ne baissent pas, c’est uniquement parce qu’en affectant ces impôts à des dépenses supplémentaires, soumises à imposition à nouveau, c’en est la moitié au moins qui apparaissent donc miraculeusement en supplément de recettes également. Cacher l’effet Laffer est d’ailleurs probablement une des motivations puissantes de nos dirigeants pour ne pas tailler dans la dépense publique…

          • concernant ce document de patrick artus, je me suis amusé à le décortiquer un peu. je précise que je n’ai jamais fait d’études en économie autres que l »‘initiation économique et sociale » du lycée… j’ai néanmoins fait quelques études supérieures qui me permettent entre autre à ne pas être impressionné outre mesure par ceux qui ont fait des études supérieures…
            je ne connais pas artus, sa vie, son oeuvre, je me suis uniquement penché sur ce document.
            dans le document, artus pose comme postulat que la fonction de production est une fonction de « cobb douglas »… oui, pourquoi pas, je ne connais pas ces messieurs, je cherche donc quelle est cette fonction de cobb douglas. il existe une imposante littérature sur la fonction de cobb douglas, je laisse chacun aller voir…
            cobb et douglas ont posé comme hypothèse que alpha + béta = 1, ou voisin de 1.
            artus, lui, pose comme hypothèse que béta = 1 / (1 – alpha)…
            il a posé que béta > 1 et que alpha > 0…
            je pense que il s’est trompé, et que il aurait du prendre béta > 0…
            bon, il prend pas les hypothèses de cobb et douglas, mais il dit qu’il prend les hypothèses de cobb et douglas…
            il dit que béta est environ 3… car alpha est estimé aux environs de 0,65 (je pense que 0,5 est une faute de frappe et qu’il a voulu dire 0,65, ce qui serait cohérent avec la part des salaires dans la valeur ajoutée…).

            il fait son calcul et en déduit « si la courbe de laffer était vraie, on ne devrait le constater que si les ménages étaient taxé à 77 % et si le salaire était chargé à 350 % ! or, on sait que ces taux ne sont pas atteints, donc c’est la preuve que la courbe de laffer est fausse »…
            je rappelle que cobb et douglas ont pris comme hypothèse que alpha + béta = 1 ou « proche de 1 »
            artus, lui prend alpha + béta = 3,65 et il croit démontrer que laffer est faux… ou il a rien compris, ou c’est un bel escroc…

            en réalité, que dit laffer ? qu’il existe une courbe en cloche (ou plutôt une famille de courbes en cloche) qui part de zéro, qui commence par monter, qui passe par un maximum et qui redescend ensuite jusqu’à zéro. que fait artus ? il se met quelque part sur la partie ascendante de la courbe de laffer, il étudie que au voisinage de ce point ça monte et il en conclu que ça montera tout le temps sur l’intervalle [0 – 77 %]. comme on est actuellement aux alentours de 57 %, il dit qu’on a encore 20 % de pib de marge d’augmentation des prélèvements étatiques avant de voir se réduire le produit des impôts…
            avec des hypothèses fausses, on arrive à des conclusions fausses…

            • A la fin du doc:
               »
              Natixis n’a ni vérifié ni conduit une analyse indépendante des informations figurant dans ce document. Par conséquent, Natixis ne fait aucune déclaration ou garantie ni ne prend aucun engagement
              envers les lecteurs de ce document, de quelque manière que ce soit (expresse ou implicite) au titre de la pertinence, de l’exactitude ou de l’exhaustivité des informations qui y figurent ou de la
              pertinence des hypothèses auxquelles elle fait référence. (…)De plus, les avis, opinions et toute
              autre information figurant dans ce document sont indicatifs et peuvent être modifiés ou
              retirés par Natixis à tout moment sans préavis.
              « 

            • Ses modèles sont de l’enfumage, ils ne peuvent être utilisés en dehors de la gamme de valeurs pour laquelle ils ont été ajustés. C’est juste, en effet, du « regardez, je cite des noms prestigieux et j’utilise des lettres grecques, moi je les maîtrise et vous qui ne le faites pas devez me faire confiance ». De plus, il y a des erreurs fondamentales dans le raisonnement : ainsi il compare la situation après avoir augmenté les impôts à celle qui prévalait avant, découvre que le PIB a moins baissé que les impôts n’ont augmenté (rien d’absurde, puisque les impôts nouveaux sont comptés à leur valeur nominale en augmentation du PIB par les dépenses publiques, donc normalement une augmentation de 1 des prélèvements devrait conduire à une hausse de 1 des dépenses publiques et donc une hausse de 1 du PIB), et affirme que donc le point haut de la courbe se situe quand une hausse de 1 des prélèvements conduit à une baisse de 2 du PIB hors dépenses publiques. Le problème vient de ce qu’il n’a pas défini la courbe de Laffer en valeurs, mais en pourcentages d’un PIB qui n’est pas un paramètre « propre ». Aussi, il devrait déterminer la pente en comparant la différence entre une hausse de 1 et une baisse de 1 des prélèvements, il aurait des surprises !

        • Je n’avais pas regardé le doc mais au vu de la signature (Patrick Artus, keynésien socialo) et l’émetteur (Natixis), ca mérite d’aller aussi loin que le bas de la 1ère page.
          Les maths en économie c’est bien beau, mais je n’en ai jamais été fan. D’abord on peut faire une démonstration aussi bidon avec une calculette qu’avec un Arnaud Montebourg, à ceci près qu’il faut bien avoir choisi les postulats de base (le Montebourg, lui ne s’embête pas avec ça). Ensuite l’économie c’est du bon sens, et c’est exactement ce que les détracteurs de la courbe de Laffer feignent de ne pas comprendre : plus vous augmentez les impôts, moins on a envie de les payer (travail au noir, arrangement avec les déclarations, etc.) ou moins on a les moyen de les payer puisque tout le monde se serre la ceinture en prévision du paiement des impôts (baisse des recettes pour les entreprises donc in fine baisse des recettes fiscales).
          Pour ne pas comprendre ça, il faut s’appeler Patrick Artus ou être un jeune couillon qui n’a encore jamais bossé de sa vie.

        • Mouais, qui a dit :

          « Les marchés financiers croient n’importe quoi.

          Les corrections successives des marchés d’actions en février-mars 2007 sont liées à une série de craintes des marchés :
          • la liquidité va se raréfier (fin du « carry trade ») ;
          • l’économie chinoise va fortement ralentir ;
          • il peut y avoir une récession aux Etats-Unis ;
          • la profitabilité va se retourner à la baisse ;
          • la crise du crédit immobilier « subprime » (et des crédits à taux variables, ARMs) aux Etats-Unis va déclencher une crise bancaire et financière.

          Or, toutes ces affirmations sont fausses. La crédulité et l’absence de sang froid des marchés financiers sont donc remarquables.  »

          RECHERCHE ECONOMIQUE
          Rédacteur :
          Patrick ARTUS

          http://entrepriseemplois.n.e.f.unblog.fr/files/2009/01/fmrflashmarket200711022032.pdf

          Le problème avec Artus c’est qu’il pose sa conclusion puis cherche les valeurs qui vont bien avec.
          On ne s’étonnera pas que dans sa réfutation de Laffer il prend en compte le taux d’emploi au lieu du taux de chomage et qu’il l’oppose aux seules cotisations sociales au lieu de prendre en compte la pression fiscale puisqu’avant de parler d’emplois il faut parler d’opportunité de créer ou de pérenniser une entreprise.
          Et si il y avait que ça….

          • LOL

            Il s’est un peu planté !

          • Artus ne fait qu’appliquer la méthode habituellement en vigueur depuis le retour de l’obscurantisme: on choisi les conclusions et on invente le procéder pour les démontrer. Au pire si on y arrive pas, on invente.

            C’est la méthode qui vaut aujourd’hui pour la plupart des sciences. D’où des kilotonnes d’études contradictoires et toutes aussi fausses les unes que les autres et qui inondent les revenus « scientifiques ».

            Ces gens ne cherchent pas à savoir, ils cherchent à prouver. D’ailleurs ils ne s’en cachent pas et revendiquent ouvertement le fait de « prouver », et non de découvrir.
            Evidemment, avec un peu de mauvaise fois, on peu prouver ce qu’on veut…

      • « Nous ne sommes pas en dictature » Avec des guignols dans ton genre ça va pas tarder

      • Bonjour Supercitoyen
        « Et puis si vous n’êtes pas contents vous n’avez qu’à changer de pays ! Nous ne sommes pas en dictature. »
        J’ai déjà entendu cela quelque part?
        Ah oui:
        « La france tu l’aimes ou tu la quittes »

        • Et puis surtout, quand ceux qui prétendent aimer leur pays ne cherchent qu’à le détruire, c’est peut être eux qu’il faudrait songer à mettre dehors…

          On notera que ce n’est pas « la France tu l’aimes ou tu la quitte » qu’il veut dire, c’est « tu me suis ou tu te casses » en fait.

      • Le seul truc mathématique simpliste que les libéraux connaisent c’est la courbe de Laffer,

        Prenez tout et foutez nous la paix…

      • 1) C’est pour que cela que l’on distribue des CDI comme des paquets de lessive dans les entreprises :mrgreen:
        2) Chirac et Sarko, des étatistes …
        3) trop d’allocations incitatives, trop d’impôts en contrepartie.
        4) Imprime des tas de gos billets … On verra qui en veut… Les fonctionnaires ?

        6) C’est sûr, les socialos brillent en économie, il suffit de voir l’état de la France …
        7) Vas-y coco, sort de l’EUR et emprunte puisque c’est fastoche ❗
        8) Pas obèse le gros ❓ Alors il peut encore bouffer comme un cochon et arriver à 90% ❗

      • Vous aurez beau vous démener comme un fou la réalité ne changera pas pour autant : l’argent ne pousse pas sur les arbres et plus un Etat contrôle une économie plus celle-ci s’affaiblit.Au Vénézuela ils en voient les effets et ça fait mal, le Brésil a tué son dynamisme économique avec ses excès bureaucratiques et taxes élevées,la France elle-même étouffe…Même Cuba se réforme lentement et cède du terrain au secteur privé !

        Les français font face à un test d’intelligence ici : Allons-nous apprendre du reste du monde pour aller de l’avant ou allons-nous faire l’autruche et tester la formule catastrophe aussi et changer une fois l’effondrement réalisé ?

      • « Le libéralisme ou comment des individus tentent de camoufler leurs égoïsmes dans une pseudo-philosophie superficielle. »

        Vous êtes Jésus ? Si vous voulez bosser et sacrifier l’avenir de vos gosses/femme(s)/famille/amis sur l’autel de l’égalitarisme et le collectivisme socialiste. Alors je vous propose de voter libéral. Ici on vous laissera trouver des camarades pour faire un joli kolkhoze tout rose. Quand, finalement vous vous serez bouffé entre vous après avoir tenté de bouffé les autres on en rediscutera….

        Si vous êtes étatiste/patriote, je vous propose de porter haut les couleurs de la France et de vous engager là où la démocratie à besoin de vous: le mali, l’Afghanistan ou le prochain conflit sera idéal pour démontrer vos engagements patriotiques.

        • « Le socialisme ou comment des individus tentent de camoufler leurs égoïsmes dans une pseudo-philosophie humaniste. »
          D’ailleurs les excuses collectivistes se cachent bien des desseins personnels.
          Il suffit de voir tout ces délicieux débris communistes de la SNCF par exemple qui, comprenez vous, s’arque-boutent sur leurs privilèges financés par vous uniquement dans le soucis du plus grand bien, de la cause nationale, et bien entendu, avec une pensée émue pour les pauvres (situation qu’ils ne connaissent heureusement pas, du coup).

          D’ailleurs, les nobles, déjà, en leur temps, avaient déjà été honteusement pris à partie par ces salopiauds de pecors ultralibéraux, alors que eux aussi ne faisaient que financer leurs privilèges de manière parfaitement collective, dans un soucis de justice, bien entendu. C’est aussi ça, le socialisme, savoir répartir la charge de ses fesses molles sur le plus de monde possible, et dissimuler ainsi son bénéfice par le nombre.
          Le socialiste, c’est ce cher ami qui, quand ils déménagent, fait semblant de porter les meubles, laissant discrètement la charge aux autres, ni vu ni connu…

          Bon je m’arrête là, je commence a ressentir une pointe de tendresse, c’est mauvais.

          • D’ailleurs en parlant de délicieux débris communistes, il y a la CGT du livre : détournement de papier au profit de Cuba, cache d’armes, etc. Mais chut ! C’est dans l’intérêt général bien sûr !

            http://fr.wikipedia.org/wiki/Syndicat_g%C3%A9n%C3%A9ral_du_livre_et_de_la_communication_%C3%A9crite_CGT

          • Ce que vous ne comprenez pas, c’est qu’un libéral défend votre droit à vous constituer une communauté qui peut prendre comme modèle le collectivisme soviétique ou le nazisme ( cela revient un peu prêt au même :p ). Ce qu’il vous dit juste c’est que vous allez très certainement dans le mur.

            En Socialie, et mon père pourra vous parler de cela étant donné qu’il fut un dissident, on ne vous permettra jamais cette liberté.

            Il est évident que c’est un discours très très très habituel de dire que l’état défend les pauvres etc… etc…. C’est le lavage de cerveau habituel.

            L’état bousille les pauvres et les écrase. il les rend dépendants à l’aide sociale pour en faire des moutons qui goberont la soupe médiatique. A l’occasion, il en fera des militaires sacrifiables. Évidemment, cet état n’est qu’une fiction qui sert quelques intérêts.

            Le mieux est de faire comme moi: balayer ses idées reçues et d’ouvrir quelques livres. Accepter de se remettre en question et accepter de voir la vérité en face.

            Vous vivez ou ? Vous êtes propriétaire ? Si oui, accepteriez vous par exemple que l’état, la commune vous exproprie pour l’intérêt général, ou installe un camp de romano à côté de chez vous ? Vous serez heureux ? Ou alors au nom de votre force morale vous accepterez. Vous donnerez gratuitement votre bien issu de l’héritage de votre famille ?
            Ce genre de questions sont en réalité bien plus importantes que tous les discours d’ ici ou d’ailleurs. C’est la preuves par les faits.

            La seule différence c’est l’honnêteté. Je connait énormément de gens qui défendent l’intérêt général jusqu’à leur portefeuille. Un libéral assume sa position ou ses ambitions. Il n’emmerde pas autrui et attend en retour la même chose que ce soit un individu ou l’état.

      • Pfff… Déjà parti…

      • Je ne reviendrai pas sur le fond, mes collègues l’ont déjà fait, qui plus est très bien.
        Quand vous dites « vous surestimer l’individu », soyez rassuré, je ne vous surestime pas. Vraiment. Je vous vois tel que vous êtes, là où vous êtes: dans le fossé.

  • J’attends la rentree avec le meme enthousiasme impatient que les chretiens antiques, sujets vedettes au cirque maximus, avant l’entree des betes qui vont les devorer; en l’occurence les chacals et les hyenes.

    Vous confortez mes craintes mais grace a votre humour j’en ris !

    Voila au moins une rentree, la votre, qui saura nous rejouir.

    • Mon plus sincere compliment ci-dessus s’adressait a l’auteur. A l’evidence H16 aura deja traduit. Je precise cette evidence au benefice de « supercitoyen ». Port de la cape et du spandex inclu.

  • Mathilde de St Amour
    5 août 2014 at 13 h 06 min

    Ohhhh, c’était gentillet votre billet ajd, de la pitié pour notre chère équipe de choc? ou tous les neurones ont grillés au soleil!

    • Vous en avez ???

    • Vous savez, douce Mathilde, condescendance et mechancete n’ont rien a voir avec humour. Il me semble pourtant reconnaitre ce style qui est le votre. N’aviez vous pas un pseudonyme fleuri, dans vos billets d’antan, avant que d’en changer ?

      • Nadège Rivendel
        5 août 2014 at 17 h 17 min

        A défaut de neurones, les pseudos fleurissent dans son cerveau…

        Ne voyez aucune malignité dans mon propos si ce n’est au sens figuré, simplement à chaque fois que je lis ses commentaires, dont on reconnaît sans difficulté la « griffe » quel que soit le pseudo choisi, la représentation que ceux-ci donnent de « la femme » me fait grincer des dents…

      • Mathilde de St Amour
        5 août 2014 at 19 h 27 min

        Heu, un pseudonyme fleuri, comprends pas…oh mais je suis d’accord, c’est juste que ça change mais j’aime bien toujours!
        Oh ben si vous trouver des similitudes entre mon style et celui de H16, j’en suis très touchée 🙂
        @ Nadège: je ne sais que vous dire. Je donne une représentation de moi, mais si je donne une mauvaise représentation de la femme vous devez, à priori, en donnez un bonne alors ça équilibre!

  • Des vacances à la vacance…
    (et ça fait déjà plus de 2 ans que ça dure !)
    Où le « Normal » tue le Prestige d’un Président…
    Bienvenue à « Boz-Hollande » !

    http://bribestrib.blogspot.fr/2012/08/des-vacances-la-vacance.html

  • J’ai toujours remarqué chez les personnes normalement constituées et possédant un cerveau que, si lors d’une action donnée, on leur pique une quantité de menue monnaie qui leur parait superfétatoire, ils stoppent cette action ou la continuent mais d’une autre manière.
    Le problème est que je ne peux pas dire comment ou quand ils modifieront leur comportement, donc toute modélisation mathématique devient de fait une idiotie. Par contre je sais que leur comportement variera et donc, dans le cas des rentrées fiscales, elles varieront et baisseront quand une solution moins onéreuse apparaitra (contrebande dans le cas des cigarettes, fausses déclarations d’impôts…).
    Maintenant, si vous tenez le contribuable au bout du fusil, type mafiosi, il paiera, mais ce que je ne peux pas dire, c’est quand les contribuables réunis casseront la gueule à celui qui tient le fusil, et ainsi tariront la source de revenus. Une autre démonstration de la courbe de Laffer.
    La seule chose que ne me dit pas cette courbe c’est quand, où, comment les revenus des impôts baisseront, mais s’ils deviennent trop élevés, ils baisseront, c’est une certitude.

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