La France a-t-elle besoin de l’UMP… et de Nicolas Sarkozy ?

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Le bilan de l’UMP et de Sarkozy est désastreux pour la liberté. Quelques petits mois nous restent pour passer à autre chose et à d’autres.

Par Jacques Garello.

img contrepoints489 Sarkozy UMPDans un article du Figaro du 8 septembre 2013, je posais cette question impertinente : « La France a-t-elle besoin de l’UMP ? ». C’était au moment de la première grande bataille Copé-Fillon et je déplorais que les dirigeants de ce parti s’occupent davantage de la guerre des chefs que d’un programme de gouvernement, si possible libéral. Les choses ne se sont pas arrangées et il me semble qu’on approche du seuil critique au-delà duquel toute crédibilité de l’UMP pourrait disparaître.

D’une part, la solution du triumvirat apparaît bien comme une manœuvre politicienne et n’a aucun sens politique, puisque Alain Juppé et François Fillon sont de potentiels candidats, tous deux partisans d’un État fort et jacobin, tandis que Jean Pierre Raffarin est venu de l’armée libérale aujourd’hui démantelée et vise simplement la présidence du Sénat. Aucun ne représente réellement un « courant » et n’est porteur d’un vrai programme de libération. D’ailleurs, l’UMP a toujours exclu une libre expression des courants, bien que nous ayons une grande variété de « droites » : la sociale, la forte, la nationale, la populaire, l’humaniste, etc.

Bref, à l’UMP on continue à se passer de toute référence doctrinale, parce que « la doctrine divise ». On a choisi de trouver un leader qui voudra bien ensuite nous livrer quelques idées majeures et nous faire quelques promesses bien senties. Nicolas Sarkozy tenait la corde jusqu’à l’affaire du financement de sa campagne, affaire dont il serait malséant d’insinuer qu’il aurait eu quelque bruit auparavant. Mais de quelle doctrine peut-il se réclamer ? Il a toujours plaidé pour le « pragmatisme », ce qui ne l’a pas empêché de s’affranchir formellement de « Hayek et Margaret Thatcher ». En fait, non seulement les promesses (comme la suppression des 35 heures) n’ont pas été tenues, à cause de « la crise » bien sûr, mais la France a poursuivi sa marche forcée au socialisme pendant son quinquennat. Les déficits et la dette accrus (toujours « la cimg contrepoints490rise » qui a obligé Sarkozy à « aller chercher la croissance avec les dents ») les impôts augmentés, les gages donnés à la gauche et aux Verts multipliés (les triomphants Grenelle de l’environnement).

Aux deux questions posées, je réponds non et non : la France a besoin par priorité d’un message de reconstruction et d’espoir, incluant d’ailleurs les questions sociétales (famille, droit pénal, culture) aussi bien qu’économiques et sociales. Elle n’a pas besoin d’un parti en surnombre de généraux, comme l’armée mexicaine, ni d’un lider maximo flexible et peu crédible. Quelques petits mois nous restent pour passer à autre chose et à d’autres.


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