Entre chien et loup (2/2)

Action (Crédits Sudhamshu Hebbar, licence Creative Commons)

Alors que les citoyens peuvent, dans tous les domaines, se passer de lui avec profit, l’État tente de faire croire qu’il est indispensable pour centraliser et intégrer, réguler et contrôler. Mais il est temps que les hommes se libèrent de son emprise. Comment faire ?

Alors que les citoyens peuvent, dans tous les domaines, se passer de lui avec profit, l’État tente de faire croire qu’il est indispensable pour centraliser et intégrer, réguler et contrôler. Mais il est temps que les hommes se libèrent de son emprise. Comment faire ?

(Lien vers la partie 1)

Le système dans lequel nous vivons n’est pas viable : l’appétit de nos dirigeants pour le pouvoir les conduit à étrangler l’économie à coup d’impôts et de normes. L’État se comporte comme un parasite de sa propre population (et n’a jamais réellement été autre chose). Mais, alors qu’il est de plus en plus nocif et que sa légitimité et sa nécessité sont de moins en moins crédibles, il risque fort de tuer son hôte ou de se faire tuer par lui.

Pour provoquer le changement, avant ou après l’effondrement, il faut refuser de choisir entre chien et loup ; rester, le temps qu’il faudra, en apparence assez docile pour conserver sa liberté d’aller et venir, et l’utiliser pour faire tomber la barrière et libérer les autres.

Soyez résolus de ne plus servir, et vous voilà libres. – La Boétie

Les images sont belles, mais nous vivons de liberté, pas de métaphores. Chacun pourra faire ce qu’il veut de ce qui suit, mais alors que beaucoup se demandent que faire concrètement, voici quelques suggestions.

L’individualisme libéral inhérent à la nature humaine ne fait pas de nous des êtres solitaires et, comme je l’écrivais ailleurs, le droit d’être individualiste doit être conquis pour ne jamais être exercé. Pour reprendre nos libertés individuelles, il faut d’abord nous unir. Rejoignez tout groupe qu’il vous semblera bon de rejoindre ; s’il ne s’en trouve aucun à votre goût, fondez le vôtre. Par exemple, l’association liberaux.org, qui édite Contrepoints. Si vous êtes présents sur les réseaux sociaux, cherchez et ajoutez les libéraux que vous y trouverez, et donnons vie à notre volontarisme.

Beaucoup de Français sont, au moins sur certains sujets et sans le savoir, des libéraux qui s’ignorent. Les normes courroucent, les affaires scandalisent, les impôts révoltent, l’administration irrite, les privilèges agacent : quand vous entendez vos proches (et, si vous vous en sentez le courage, des inconnus) se plaindre des entraves à leur liberté et à leur bien-être, expliquez leur vos principes, présentez leur vos idées. S’ils lisent, offrez-leur des livres. S’ils sont cinéphiles, offrez-leur des films. S’ils sont gourmets, invitez les à diner, et soyez à l’écoute : il est aussi important de comprendre leurs problèmes que de leur présenter des solutions. Si vous vous en sentez le courage, rejoignez les opérations d’affichage du Collectif Antigone. SI vous le pouvez, financez les associations libérales comme l’Institut Coppet, Contrepoints, l’Aleps, etc.

Mais surtout, soyez ce que vous prêchez. Il n’est de plus bel argument en faveur de la liberté qu’une vie bien vécue. Soyez heureux. Soyez bon, généreux, patient. Soyez actif, volontaire, impliqué. Soyez le meilleur de vous-même. Restez loup-garou, entre chien et loup, jusqu’à ce que tombent les barrières et les maîtres qui entendent vous tenir en laisse. L’espoir fait vivre, car l’espoir fait agir ; gardez espoir. La route vers la liberté est longue, et commence comme tout voyage par un premier pas.

J’invite les plus motivés d’entre vous à m’écrire (baptiste.creteur@contrepoints.org) pour se faire connaître et participer à de futures initiatives.

Action (Crédits Sudhamshu Hebbar, licence Creative Commons)