Le Texas est-il un modèle économique ?

État résolument prospère, le succès économique du Texas intrigue et intéresse. Peut-on en tirer des leçons ?

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Néon représentant le drapeau texan (Crédits atmtx, licence Creative Commons)

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Le Texas est-il un modèle économique ?

Publié le 6 juillet 2014
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Big HotRecension par John Daniel Davidson du livre Big, Hot, Cheap, and Right: What America Can Learn From the Strange Genius of Texas écrit par Erica Grieder.

Paru Initialement sur NRO, traduction Éilien Hallard.

Le Texas est un problème pour les gens de gauche. Si cet État n’était pas la puissance économique qu’il est devenu lors de la dernière décennie, il aurait pu ne pas être un tel problème. Il aurait alors été facile de rejeter le Texas en raison de son arrogance et de toutes ses bizarreries : les tristement célèbres guerres des manuels scolaires au sujet du créationnisme et de l’éducation sexuelle prônant uniquement l’abstinence, l’usage persistant de la peine de mort, le président qui a envahi l’Irak et l’Afghanistan et qui a donné au pays la loi « No Child Left Behind ». Si le Texas n’était que tout ça, les gens de gauche auraient été en mesure de le rejeter comme  un autre État sudiste arriéré.

Mais il n’y a pas lieu de jeter l’opprobre sur l’État « à l’unique étoile », quoiqu’en pensent certains.

Cinq ans après la plus grande crise économique depuis les années 1930, les politiques menées par le Texas en faveur des entreprises au moyen d’impôts peu élevés ont largement protégé ses habitants et ses entreprises des effets du ralentissement économique subi par le reste du pays.

Entre 2009 et 2011, alors que le taux de chômage national oscillait entre 9 et 10%, le Texas créa à lui tout seul 40% des nouveaux emplois en Amérique. En 2012, il représentait presque 9% de l’économie du pays. Des millions de gens attirés par la promesse d’un emploi  se sont ainsi installés au Texas, au cours de la dernière décennie.

Les faits bruts de l’économie texane déconcertent les gens de gauche qui ont du mal à croire en ce soi-disant « miracle texan », malgré les preuves de plus en plus nombreuses que ce miracle est réel et durable, et que quelque chose de fondamental dans la politique économique du Texas le distingue de la Californie, entre autres.

Le contraste flagrant entre ces deux États provoque une forme frappante de dissonance cognitive parmi les élites progressistes des côtes. On sent aussi une sorte de peur. Lorsque l’an dernier la campagne présidentielle du gouverneur Rick Perry s’effondra en quelques minutes délicates lors d’un débat des primaires républicaines retransmis sur la télévision nationale, la gauche fut prompte à se moquer de lui. Mais derrière les moqueries, il y avait un soupir collectif de soulagement : leur candidat n’aurait pas à concourir contre le gouverneur de l’État qui a, quasiment tout seul, maintenu l’économie américaine à flots pendant presque deux ans, contre le gouverneur qui avait obtenu près de 40% du vote hispanique lors de sa dernière élection.

Cette course aurait été beaucoup plus difficile que celle contre le Mormon du Massachusetts, architecte d’un système semblable à l’Obamacare.

Dans son livre de 2012, As Texas goes…, la chroniqueuse du New York Times Gail Collins décida de montrer que le Texas, loin d’être un modèle à imiter, est un présage de malheur pour le reste du pays. La croissance économique et les faibles impôts de cet État, soutient l’auteur, n’existent qu’au détriment de dépenses comme l’aide sociale, l’éducation et l’environnement.

De plus, le gouverneur Perry croit en des choses aussi ridicules que la peine de mort et l’éducation sexuelle fondée uniquement sur l’abstinence. C’est un problème, nous dit Collins, car le Texas est grand et puissant et ses politiques, qui influencent le reste du pays de façon disproportionnée, conduiront l’Amérique à sa ruine.

Heureusement, des esprits plus posés peuvent prendre le dessus en matière de livres sur la signification du Texas : Erica Grieder ne porte pas un jugement aussi péremptoire dans son nouvel ouvrage intitulé Big, hot, cheap, and right. Ancienne correspondante de The Economist pour le sud-est des États-Unis et actuellement rédactrice en chef du Texas Monthly, Grieder est aussi originaire de San Antonio, et elle aborde le sujet du Texas avec un regard interne dont manquait cruellement le livre rempli de stéréotypes de Collins. Elle en sait assez au sujet de cet État pour soutenir de façon convaincante que c’est à ses risques et périls que le reste de l’Amérique ignore le Texas.

Le but de Grieder est d’expliquer son État natal, avec patience et sens de l’humour, à des étrangers hostiles et suspicieux comme Collins. Ce n’est pas une tâche facile, et Grieder semble avoir conscience que pour défendre le Texas aux yeux des gens de gauche elle doit aussi s’excuser, ou au moins reconnaître, que beaucoup de valeurs de cet État doivent être désapprouvées. Tout au long du livre, quand elle complimente le Texas d’une main, elle le critique de son autre main.

Constater les concessions faites par cet État aux droits civiques et aux droits des femmes exige par conséquent l’avertissement que « les Texans ont peut-être été tellement obsédés par la recherche du profit qu’ils trouveraient ça injuste de contester à quiconque la possibilité d’en faire autant, et à chaque fois que le Texas fait quelque chose d’inhabituellement égalitaire, c’est en général l’explication ».

Par moments, Grieder va si bien dans ce sens qu’on en perd de vue sa thèse principale : le Texas illustre, d’une façon exagérée, la tradition américaine de limitation de l’État, de liberté individuelle, et d’entreprise privée – et le reste du pays ne devrait pas tourner ça en dérision. « Il n’y a pas de raison d’être effrayé. Il n’y a pas de raison d’être jaloux » écrit-elle. « Il y a, cependant, plein de raisons d’y prêter attention. »

Pour défendre cette thèse, Grieder passe les deux premiers chapitres du livre à présenter le miracle texan et le modèle texan, qui sont étroitement liés. L’excellente performance économique de cet État pendant la récession (le « miracle ») a été rendue possible grâce au type de gouvernance préexistant qui favorisait la modicité des impôts et la légèreté de la réglementation (le « modèle »).

Au secours du miracle texan, elle contredit avec facilité des critiques comme celles de Paul Krugman qui avait émis l’avis que « l’expérience texane ne fournissait pas de leçons utiles sur la manière de restaurer le plein emploi au niveau national ».

Le fond de l’affirmation de Krugman, à savoir que les emplois créés au Texas sont soit des « McJobs » au salaire minimal, soit le produit de l’argent sale du pétrole, n’est tout simplement pas vrai, comme le démontre Grieder avec une multitude de données.

Au secours du modèle texan, Grieder soutient que le principe des « low taxes, low services » (peu d’impôts, mais peu de services assurés par l’État) a en effet aidé à créer la puissance économique du Texas, mais aussi que les dirigeants de cet État ont volontairement diversifié l’économie après que les cours du pétrole se soient effondrés en 1986.

Pour ce faire, ces dirigeants ont voulu (comme ils l’ont toujours voulu, et comme ils le veulent encore aujourd’hui) ignorer le « modèle texan » lorsque le gouvernement pouvait se rendre utile à l’industrie, à l’industrie texane, il s’entend.

Si cette interprétation va à l’encontre de toutes les fanfaronnades au sujet de la limitation de l’État au Texas, elle permet aussi  de démontrer l’un des thèmes récurrents de Grieder : le Texas n’est pas aussi dogmatique, socialement ou politiquement, qu’il paraît l’être parfois. Un exemple évident est l’établissement par les parlementaires texans, en 2003 et 2005, de deux fonds conçus uniquement pour soutenir certaines industries : le Texas Emerging technology Fund qui est censé attirer la biotechnologie, l’aérospatial etc. et le Texas Enterprise Fund, qui est au fond la caisse noire du gouverneur Perry pour conclure des affaires, parfois avec des entreprises qu’il a fait venir d’autres États.

Bien qu’ils aillent à l’encontre du génie du modèle texan, ces sortes de fonds ne sont pas des cas uniques au Texas, et, comme Grieder le fait remarquer, le Texas n’est pas « un État clairement pro-entreprises » : « c’est un État pro-entreprises texanes, qu’il s’agisse d’élevage, de pétrole ou de puces électroniques. Et si le gouvernement devait s’impliquer pour aider le secteur privé, eh bien, pour beaucoup de Texans, cela correspondrait à la raison d’être de l’État ».

Cette approche pragmatique (appelons-la « gouvernement limité mais ciblé ») s’étend à d’autres thèmes. Examinons l’immigration illégale : le Texas, contrairement à certains de ses voisins, l’a plus ou moins tolérée, car, malgré certains inconvénients, elle fournit une importante main d’œuvre bon marché dont l’économie texane a besoin.

Grieder perçoit le motif sous-jacent de toutes ces choses : « les Texans ont tendance à mettre de côté leur esprit de parti, leurs préjugés et même les convictions qu’ils professent lorsque des intérêts économiques sont en jeu ». Cette attitude constituerait une part importante de l’« étrange génie » de cet État, et aiderait aussi à expliquer pourquoi le Texas est souvent mal compris par le reste du pays.

Pour aider ses lecteurs à comprendre, Grieder passe le reste du livre à se plonger dans l’étrange histoire politique du Texas, qui aide à montrer que loin d’être une aberration dans l’Union, le Texas est fondamentalement américain et peut-être plus que la plupart des autres États, partiellement en raison du chemin tortueux qu’il a pris pour accéder au statut d’État. Les fondateurs de la république du Texas voulaient plus que tout rejoindre l’Union, et passèrent une décennie difficile à essayer de faire obtenir au Texas son statut d’État avant que Washington l’accorde à contrecœur en 1845.

Sam Houston, qui fut fameusement président de la république texane, sénateur américain et gouverneur du Texas, s’éleva contre les autres États esclavagistes à l’approche de la guerre civile quand surgissaient des rumeurs de sécession. Les Texans n’étaient pas intéressés. Ils avaient toujours considéré que leur destinée était d’être avec les États Unis.

« Pensez-vous, Monsieur, qu’après toutes les difficultés rencontrées pour faire partie de l’Union, vous puissiez jamais les en faire sortir ? Non, Monsieur… Nous avons versé notre sang pour y entrer, et maintenant nous n’avons pas de bras pour nous retourner contre elle. » Une décennie plus tard, rattrapé par la fièvre de la guerre dans l’Est, le Texas fit sécession, et Houston démissionna le jour même de son poste de gouverneur.

Selon Grieder, Houston était parmi les premiers à voir à quel point le Texas était membre à part entière des États-Unis, avant même que les États-Unis ne l’aient reconnu comme tel, et même si les Texans ont hésité en chemin. Pour autant qu’elle s’excuse et questionne son État natal, son « obsession » de la recherche du profit, sa démagogie religieuse, son arrogance désinvolte et son ignorance occasionnelle, Grieder fait partie de ceux qui voient que le Texas, malgré tous ses défauts et ses contradictions, n’est pas une aberration mais un héritier zélé de l’idéal américain et un fils reconnaissant de l’Union, et que sa poursuite acharnée de la prospérité peut indiquer une voie à suivre pour le reste du pays.

Erica Grieder, Big, Hot, Cheap, and Right: What America Can Learn From the Strange Genius of Texas, First Trade Paper Edition, 2013, 343 pages.

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  • Un passage au Texas en 2011 m’a fait adorer l’atmosphère de cet état et fait tomber beaucoup de mes préjugés, détrônant nettement la Californie dans mon « rêve américain ».

    Une chanson entendue à un rodéo me revient en leitmotiv, (mais que je ne retrouve pas sur YouTube & co) :
    « You’ll be back to Texas »

  • La californie est tombée aux mains de la gauche alors que c’était un endroit relativement libre.
    Je ne serais pas si étonné que le Texas devienne un nouveau chateau fort gauchiste au cours des prochaines années.
    L’État attire beaucoup de gens en quête d’emploi, qui paient pour la morosité causé par l’administration Obama mais qui continue stupidement à le soutenir.
    Les états qui ont les moyens aiment se lancer dans des dépenses folles.

    • J’espère pour les texans que ça n’arrivera pas.

      Article intéressant qui casse l’image d’Etat arriéré, limite facho qu’on lui colle généralement… Aaah les médias! Merci à CP

    • Il est très improbable que cela arrive,le conservatisme fiscal est profondément ancré dans la mentalité texane,même chez les démocrates de cet état,comme le maire de Houston,lesbienne et démocrate,qui limite les dépenses et n’augmentent pas les impôts.

      De plus l’Etat est contrôlé par les Républicains,forts partisans du modèle texan et refusent les augmentations de dépenses au-delà du modeste,bien que l’Etat en a largement les moyens.Le prochain gouverneur est républicain,Greg Abott,et îl mêne son adversaire démocrate de 12 points dans les sondages.La carte éLectorale favorise aussi un fort contrôle lègislatif du GOP.Les gens apprôuvent largement le modèle texan et persœne au Texas ne peut eodtre élu en le critiquant.
      L’argent excédentaire n’est pas dépensé,il est déposé dans un Rainy Fund,actuellement de 8 milliards et devrait passer 16 milliards en 2016.il est créé pour faire face à de futures crises.

      Aucune inquiétude 😀

  • Depuis le temps le temps que j’attendais que Contrepoints parle du Texas,un Etat qui en représente vraiment les idéaux,du moins économiquement.
    Je conseille vraiment cet Etat à beaucoup de monde,surtout les français en quête de liberté et ôpportunités,il y en a tellement.L’Etat du Texas avait un taux de chômage de 5% en Mai,et sa plus grande agglo urbaine,Houston,est à 4.6%.En fait l’Etat est dans une situation de pènurie de main d’oeuvre
    malgré sa très forte croissance démographique.

  • C’est bizarre de parler du Texas comme quelque chose d’immuable en occultant la chronologie des événements alors que le succès du Texas est assez récent. Quand je travaillais aux USA il y a 20 ans, le Texas était réputée comme la contrée des ploucs et la Californie était encore la terre promise surtout avec ses métropoles ultra sexy comme San Francisco, Los Angeles ou San Diego (même si elle était déjà en plein déclin, avec les premiers mega blackout sur son réseau électrique).

    Dans les faits, quand on travaille avec les gens dans le même secteur d’activité, il n’y a quasiment pas de différence de mentalité, donc très loin de l’image caricaturale construite par les médias. L’ironie, c’est que le déterminant principal dans les différences n’est pas d’origine régionale mais raciale (ce que les médias s’évertuent à ignorer) : les blancs très rigides mais fiables, les noirs avec une horrible éthique du travail, les hispaniques très professionnels mais peu qualifiés, les asiatiques difficile à décoder mais ultra-fiables une fois les accords passés.

    Donc il faut tout à fait envisager le scénario à la californienne d’un Texas qui bascule à gauche, par les « progressistes » qui ont fui en nombre la Kalifornie et par le vote massivement démocrate des « minorités ». Le Texas est une terre d’immigration, son destin est bien plus déterminé, pour ne dire scellé, par la démographie que par ses supposées spécificités, il suffit de voir ce que sont devenus Houston ou Dallas, en pleine « Detroit-isation »

    • « L’ironie, c’est que le déterminant principal dans les différences n’est pas d’origine régionale mais raciale (ce que les médias s’évertuent à ignorer) : les blancs très rigides mais fiables, les noirs avec une horrible éthique du travail, les hispaniques très professionnels mais peu qualifiés, les asiatiques difficile à décoder mais ultra-fiables une fois les accords passés. »

      Minitax toujours fidèle à lui-même…

    • Houston est en plein boom économique,vous êtes complètement à côté de la plaque.

      • Houston, ses quartiers d’affaire et sa banlieue (ultra) étendue sont en plein boom mais certainement pas la ville, que la classe moyenne fuit et qui suit le même schéma que Detroit, Philadelphie, Baltimore…
        90% des enfants scolarisés dans Houston sont hispaniques et noirs, combien de temps avant que la municipalité ne soit être entièrement verrouillée par les gauchistes d’après vous ? (ah on me murmure que déjà, la maire est démocrate).
        Et parmi ces enfants, 80% bénéficient de repas gratuits ou à prix réduit, pas exactement génial pour signifier l’attachement texan au conservatisme, au gouvernement réduit et à la responsabilité individuelle.

        • La classe moyenne s’accroît à Houston,elle ne fuit pas,Houston s’apprête à créer 100 000 emplois cette année,un chiffre extraordinaire,la classe moyenne du pays vient de tout le pays pour y travailler,faisant du Texas l’Etat ayant la classe moyenne qui augmente le plus vite.
          Concernant la gauchisation ça ne tient pas non plus,les démocrates dominent la ville depuis très longtemps,s’ils avaient voulu en faire un Detroit ou un San Francisco ils l’auraient fait y a très longtemps.Le maire actuel tout comme l’ancien n’ont cessé de réaffirmer leur engagement à une ville à faible impôts et faibles dépenses,car ce sont des démocrates conservateurs.

          Enfin bon on voit bien que votre vision est tronquée et purement raciale.Le fait qu’Atlanta et Washington DC soient dominées par les noires n’en ont pas fait des Detroit.Les noirs sont comme tout le monde,après avoir fait des études ils deviennent travailleurs et paient des impôts,même chose pour les hispaniques comme les cubains l’ont prouvé.

          • Mais enfin, vous êtes fou, si minitax dit que les négros et les bouffeurs de tortillas représentent l’échec et la délinquance c’est qu’il a raison. Ça peut ressembler à une sorte d’extrapolation raciste pitoyable, du même genre que celles qu’il aime combattre chez les écolos avec rage, mais là s’il le dit, sans avancer la moindre preuve, c’est qu’il dit vrai, enfin !

    • Cela dit, les gens qui immigrent au Texas y vont pour bosser, puisque pour l’état providence, par définition… Du coup ça ressemble plus à de l’immigration à la Suisse ou à la Hong-Kongaise qu’à la Française.

      Des gens qui bossent ne voit pas forcément le monde de la même façon qu ceux qui vivent de subsides publiques.

      • Moi : « Cela dit, les gens qui immigrent au Texas y vont pour bosser, puisque pour l’état providence, par définition… Du coup ça ressemble plus à de l’immigration à la Suisse ou à la Hong-Kongaise qu’à la Française. »
        ———————
        On est d’accord. Mais ce que je dis, c’est que cette immigration va justement changer, par les urnes, la politique texane. La politique adoptée jusqu’à présent a eu son succès, mais elle repose sur un équilibre démocratique fragile et certainement de la chance (un bon gouverneur et de grosses découvertes de pétroles ça aide). Faire croire qu’elle est une spécificité texane et qu’elle permet au Texas d’être une exception solide et pérenne est au mieux de la naïveté au pire de l’escroquerie intellectuelle.

        • Mais quelle preuve avez-vous que cette immigration va changer par les urnes cet Etat ?
          Qu’est-ce qui vous dit que ces immigrés sont pas des conservateurs ?

          J’ai déjà entendu dire plusieurs Californiens dirent qu’ils sont allés au Texas pour ce qu’il est,et surtout pas le changer en Californie.Ce n’est que de la pure spéculation.
          Ça fait presque 20 ans que cette immigration dure,et pourtant la domination républicaine n’a fait que s’accroître,désolé mais ça marche pas comme ça..Et même mieux,selon Gallup les républicains progressent plus vite chez les latinos que les dems.Selon un sondage sur l’élection du gouverneur le Rép Abott auraient 35% du vote latino contre 45% chez la dem Wendy Davis,bref y a aucune base à ce que vous dites.

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