2000 milliards de mille sabords, la dette continue de grossir

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Caricature dette publique française (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints, licence Creative Commons)

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2000 milliards de mille sabords, la dette continue de grossir

Publié le 2 juillet 2014
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Bien que tout le monde s’affaire au foot ou aux vacances qui approchent à grands pas, c’est maintenant officiel : la dette de l’État et des administrations français est désormais de 2000 milliards d’euros, après une joyeuse augmentation au premier trimestre 2014 de plus de 45 milliards. Jolie performance.

haddock.jpgPremier constat : l’augmentation de la dette est donc soutenue, et le rythme s’est accéléré ces derniers mois. Et lorsqu’on examine un peu la répartition du gâteau (ou, disons, de l’anti-gâteau, puisqu’il s’agit d’une dette), c’est l’État qui arrive en tête avec 43.3 milliards des 45.5 milliards d’augmentation (95%), les miettes étant laissées à la Sécurité Sociale. En somme, celui qui devrait faire le plus d’économies est celui qui contribue le plus à la dérive de la dette.

Deuxième constat : si on se focalise un peu sur le chiffre de 2000 milliards, c’est d’abord parce que, tombant bien rond (douze zéros, ça, c’est du score !), il attire l’attention et surtout parce que, grosso-modo, c’est le chiffre qu’on peut retenir pour le PIB français. Bon, certes, il est un peu supérieur ce qui permet encore d’affirmer que la dette française ne représente pas (encore) 100% du PIB, mais dans les grandes masses, cela permet de fixer les idées : le pays doit à ses créanciers ce qu’il produit en une année, peu ou prou.

Troisième constat : très clairement, le fait que la France ait, jusqu’à présent, bénéficié de taux bas sur le marché des emprunts d’État (par différents mécanismes dont un soutien plus ou moins caché de la BCE) a manifestement joué en défaveur de la dette elle-même. Tout se joue comme si on empruntait d’autant plus sur les marchés que de tels taux sentent la bonne affaire, et comme si nos gouvernants, en parfaits irresponsables, continuaient d’appuyer sur l’accélérateur au lieu de prudemment ralentir. De ce point de vue, on est en droit de se demander si ces taux bas ne sont pas plus une malédiction qu’autre chose, incitant à une dépense incontrôlée dont les fruits pourris devront bien être récoltés un jour ou l’autre…

haddock ritQuatrième constat : tout le monde s’en fiche ou à peu près, et l’annonce du dépassement de ce chiffre fort joufflu n’a semblé déclencher aucune panique nulle part. Bercy s’en fiche calmement. Montebourg s’en tamponne en agitant sa toison frisée dans la douce brise de juillet. Sapin s’en accommode fort bien en reprenant du poulet à la cantine. Ça en touche une à Hollande sans faire bouger l’autre, pendant qu’il regarde la télé, mollement accoudé à un fauteuil Louis XV. Quelques économistes, notamment libéraux, trouvent bien la situation préoccupante, mais comme on ne les écoute pas, leur petite poussée de stress n’entraîne aucune espèce de prise de conscience. Si tout ne va pas bien, rien ne va suffisamment mal de toutes façons pour justifier de courir à droite et à gauche et tenter des trucs, des machins, de vraies réformes et tout ça.

C’est tout de même un peu gênant.

dette en stockParce qu’au contraire de ce qu’on lit parfois sous la plume de communistes vasouillards ou de keynésiens détendus du déficit, cette dette existe bel et bien. Elle n’est pas le résultat d’un petit dérapage comptable. Elle n’est pas apparue, pouf, au détour du bois ces dernières années, et n’est pas non plus, quoi qu’ils puissent en penser, la résultante de méchants capitalistes qui feraient rien qu’à embêter les gouvernements français et les forcer, un flingue rhétorique sur la tempe, à emprunter toujours plus sur les marchés pour arriver à se payer le fix de moraline et de vivrensemble en dosettes faciles à distribuer dont ils ne peuvent plus se passer. Et non, elle n’est pas non plus la conséquence catastrophique de la fourbe loi de 1973, qui n’a strictement rien changé. Pas plus d’ailleurs que cette dette serait plus grave parce que la monnaie est maintenant européenne au lieu d’être strictement française : s’il semble évident qu’on doive à présent se trimballer une monnaie forte alors que nos gouvernants rêveraient de l’affaiblir sauvagement, cette monnaie nous amène aussi ces fameux taux bas, revers agréable sans lequel la messe aurait déjà été dite depuis un moment.

La réalité, c’est que cette dette existe bel et bien. Elle est la résultante logique de l’achat d’un niveau de vie donné, celui qu’on a observé en moyenne jusque dans les années 2000, et d’un modèle social particulièrement complexe, beaucoup trop protecteur et furieusement tourné vers lui-même. Or, ce modèle, ce niveau de vie, ces facilités ont en très grande partie été financés à crédit. À crédit, les retraites de la génération d’après-guerre, puis de mai 68. À crédit, la myriade d’administrations et son personnel pléthorique. À crédit, la paix sociale à coup de 35 heures, de RTT, de protection chômage, de congés payés, d’avantages plus ou moins élevés dans des douzaines de domaines. À crédit, la paix dans les quartiers. À crédit, toutes les opérations militaires à droite et à gauche. Bref, à crédit ce qui a maintenu les Français dans l’illusion que leur pays était encore une puissance majeure, pouvant décider du sort du monde, pendant que la Chine, le Brésil, l’Inde ou la Russie grandissaient…

Et tout ce crédit, tout cet achat de niveau de vie passé, il va falloir le payer, dans un futur de plus en plus proche.

Or, où est donc la rigueur budgétaire qui présiderait à un remboursement, à une diminution de la dette et des contraintes qu’elle fait peser sur l’économie et la politique française ? Si la dette augmente autant, où est donc l’austérité qu’on honnit très fort ? Serait-on en train de pressurer toujours un peu plus nos concitoyens à défaut de faire, justement, les nécessaires économies ? NoOon, ce serait franchement étonnant ! Puisqu’on vous dit que l’austérité est là, c’est que cela doit bien se traduire concrètement par des baisses de dépenses quelque part, non ? Ben non. Les faits sont là, têtus : 45,5 milliards d’euros de dette supplémentaire. La dette refuse de s’envoler.

(Sparadrap de Haddock) Saleté de nom d'une pipe de truc qui ne veut pas partir !

Et le pire est que cette dette a augmenté quel que soit le bord de l’exécutif, avec des poussées d’accélérations tant à droite (merci Sarkozy) qu’à gauche (merci Hollande). Grâce (ou à cause, selon le point de vue) d’une joyeuse décentralisation du pouvoir (dans les administrations locales), on a dilué les dépenses à toutes les strates de l’État (national, local), ce qui a dilué d’autant les responsabilités. La dette, fléau national, n’est maintenant plus la faute de personne, ne dépend plus de personne, et personne ne voudra bien sûr la rembourser.

haddock ca suffitCe qui va se traduire de façon simple : elle va continuer à grimper (et dépasser les 100% du PIB). On ne change pas une formule qui perd. Comme ce n’est la faute de personne, personne ne s’en inquiétera. Petit à petit, parce que le reste du monde ne pourra pas continuellement s’adapter aux caprices français, les taux augmenteront et le poids de la dette s’aggravera, probablement au point où le budget opérationnel de l’État sera nul. Il n’y aura plus un kopeck pour payer les salaires, les retraites, les indemnités, les aides, les allocations.

Et à ce moment là, il n’y aura pas 36 solutions. Dans un savant panachage des éléments suivants, l’État sauvera sa peau en vendant celle du peuple.

Les promesses de l’État n’engageant personne, pas même lui, il mettra les retraites à la poubelle  (ou disons, les retardera, les réduira, les posera sous conditions et fera tout pour sortir le maximum de personnes du système). Futurs retraités, ne comptez pas sur l’État français.

Parallèlement, il y aura, inévitablement, un défaut sur une partie de la dette. Les créanciers pleureront. Ceux qui n’avaient pas fait leurs « due diligences » un peu plus fort, parce que ce seront, majoritairement, des Français eux-mêmes.

Une autre partie de la dette sera remboursée, mais par un chyprage dodu : un matin, les banques couperont un joli pourcentage de vos avoirs en banque, assurance-vie, épargne diverse, et vogue la galère. Comment ça, c’est du vol ? Allons. On appellera ça « impôt exceptionnel » et ça ira très bien.

Enfin, une bonne dose d’inflation là-dessus achèvera la dette restante lorsque la monnaie sera exactement aussi faible que ce que souhaitent nos politiciens, en donnant l’occasion aux uns et aux autres de sortir des brouettes pour aller acheter le pain, ou, plus pragmatiquement, d’utiliser la notation scientifique pour les avoirs restant dans les comptes en banque.

De même qu’il est évident que la dette dépassera les 2000 milliards puis les 100% de PIB, la question n’est donc pas de savoir si ces scénarios prendront corps, mais seulement de savoir quand et quelle forme prendra le panachage.

À vos pronostics.

haddock injurie
—-
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  • Excellent article H16,
    Juste une petite précision. N’est-il pas plus logique de rapporter la dette aux recettes réelles de l’Etat?
    En effet, le PIB n’est pas la richesse de l’Etat mais de tout le pays.
    Comme dans tout crédit, on regarde le rapport au revenu du ménage et non celui de tout le quartier.

    Cordialement

    • Votre remarque est sensée. C’est pour ça qu’elle manque de réalisme. La dette française est insensée, déraisonnable, inique. Si les banques ont accepté de prêter au gouvernement c’est bien qu’elles raisonnent sur le PIB et non sur les recettes. En clair, les banques supposent que l’Etat spoliateur arrivera à traire la vache contribuable jusqu’à les rembourser. Nos créanciers considèrent les biens de tous les français comme la garantie de l’hypothèque.

      La logique est la suivante:
      Ces abrutis ont élus ces politicards, donc ils sont l’origine du pouvoir décisionnel des politicards, donc ils doivent en assumer les conséquences de ces décisions, donc ils sont caution solidaire…

      Donc oui, vous avez raison de dire que’on devrait comparer les dettes aux recettes uniquement, mais nous ne sommes plus dans la raison. Nous sommes dans les fantasmes des hommes de pouvoir.

      • Raisonnement logique correct dans un système avec élection. Et d’autant plus correct que c’est effectivement une demande des électeurs qui en bénéficient à tous les étages.

      • Je me permets d’ajouter que lorsque la France a perdu son 3eme A, Moscovici, ministre des finances de l’epoque, a EXPLICITEMENT mentionné l’importante épargne disponible des Francais pour rassurer les prêteurs dans le communiqué OFFICIEL.

        Préparez-vous, ce n’est plus qu’une question de temps.

        • Sarkozy l’avait dit avant « la France ne peut pas etre en faillite quand il y a 1200 mlds d’€uro d’épargne », j’en étais resté bouche bée!

      • Raisonnement quand même stupide, dans la mesure où un enfant de cinq ans équipé de deux neurones comprendrait que même pour spolier ces 2000Mds, il faut d’abord qu’ils soient à la fois produits et encaissable. Ce qui est loin d’être le cas. Puisqu’une spoliation marquerait l’arrêt totale de la production, donc du PIB, donc sa valeur disparaîtrait.
        de la même manière que le PIB décrit surtout la valeur des biens et services qu’a produit le pays… Que vaut une voiture spoliée? (surtout quand l’ensemble du pays à subit la même ponction?)
        Que vaut un service? Dans la mesure où il ne reste rien de monnayable après un service, comment en ponctionner la valeur après coup?

        Bref, c’est dépourvu de sens. Mesurer l’épargne des français pour une spoliation massive est tout aussi ridicule. On sait parfaitement que c’est impossible, les risques encourus sont énormes. D’une part, parce que nous ne sommes pas Chypre. D’autre part, parce que même à Chypre, le montant de cette spoliation était très limité (6.75 et 9.9% selon le montant). Entre spolier 6.75% et spolier 100%, la différence est énorme, et la réaction ne sera pas la même. Il est inconcevable d’imaginer pareil folie. Et de plus, ce serait une catastrophe également pour le monde financier. De fait, les marchés n’ont aucun interet a miser sur ce type de scénarios.

        Je crois surtout que l’Etat continue de pouvoir emprunter uniquement grace a son pouvoir et sa force de corruption, ce qui peut en pousser beaucoup à sacrifier un long terme qui ne les regarde pas (le pensent-ils du moins) au profit d’un présent juteux.

        • « de la même manière que le PIB décrit surtout la valeur des biens et services qu’a produit le pays »
          —————————
          Ouais, soit, mais très vite dit alors !
          Parce que le PIB, tel que calculé, inclut aussi le salaire des fonctionnaires (si si, véridique) vu qu’on considère qu’ils produisent des « services » dignes d’être inclus dans le PIB.

          •  » le PIB, tel que calculé, inclut aussi le salaire des fonctionnaires (si si, véridique)  »

            Si vous avez un liens parlant de ça ça serait bien.

            • ça doit être détaillé quelque part sur le site de l’INSEE…
              Wikipedia l’explique de façon simplifiée : http://fr.wikipedia.org/wiki/Services_non_marchands
              En gros la part « non marchande » (en France, entendre exclusivement ou presque « publique ») du PIB est évalué à son « cout de production » ce qui est un gentil mot pour dire « salaire des fonctionnaires travaillant dans un secteur donné = contribution non-marchande » vu que le cout de production de la police, de l’administration des impôts etc. c’est le salaire des fonctionnaires y travaillant (plus un peu de dépenses en capital, soyons honnêtes : des flingues, trois ordinateurs antédiluviens, deux armoires en alu… )

  • « un chyprage dodu […] comment ça, c’est du vol ? »
    Peut-on vraiment dire qu’un chyprage serait du vol ?
    D’un point de vue libéral, c’est bien sûr le cas: il est injuste de payer pour une politique qu’on a jamais approuvé (ou qu’on approuve plus depuis longtemps).
    En revanche, pour une bonne partie des français (j’hésite à dire une majorité faute de chiffres exactes), il n’est que justice de payer pour une politique approuvée par le biais du vote. T’as voulu ça, t’assumes les conséquences.

    • OK, mais ceux qui se sont abstenus ou qui ont voté contre doivent être épargnés. Or parmi ceux dont les comptes seraient chyprés, je pense qu’on aurait du mal à trouver beaucoup d’électeurs de nos incapables successifs. A noter que d’ailleurs, votre proposition fait partie du programme de gauche : il faut faire payer les riches.

      • Je ne dis nulle part que les riches doivent payer, mais que ceux qui ont approuvé cette politique doivent payer (ce qui est par ailleurs inapplicable puisque le vote est secret)

      • Trop facile, je m’abstiens, je vote contre, donc je ne suis pas responsable.
        Sauf à refuser le système, mais dans ce cas, il faut soit s’exiler, soit obtenir la mise en place d’un autre système, le citoyen accepte le principe de l’élection: celui a obtenu la majorité des voix décide.
        On peut critiquer, mais cela ne paraît pas délirant que l’action gouvernementale corresponde au souhait de la majorité des électeurs. Dans le cas contraire, c’est une dictature.
        Donc si tu veux un autre résultat, il faut convaincre une majorité des électeurs de voter autrement. Et pas juste les lecteurs de Contrepoints.

        • Pas d’accord, même en démocratie, pour qu’un système puisse imposer une mesure coercitive, il devrait au minimum démontrer qu’il y a une majorité POUR cette mesure, non se prévaloir de l’impossibilité des opposants de s’organiser en une majorité cohérente pour le renverser. La démocratie, c’est la possibilité pour la majorité de vivre aux dépens de la minorité. Et quand une minorité impose ses vues contre la majorité parce qu’il n’y a pas d’autre minorité plus nombreuse capable de la virer (« d’obtenir la mise en place d’un autre système »), c’est la dictature et c’est indéfendable.

      • « OK, mais ceux qui se sont abstenus ou qui ont voté contre doivent être épargnés. »

        C’est bien pour ça que la démocratie est une forme de collectivisme…

        • La social-démocratie et son Etat obèse qui se mêle de tout, certainement, mais pas l’Etat régalien minimal, pilier de la véritable démocratie.

          • Ce matin, dans le Point :
            http://www.lepoint.fr/politique/la-reforme-de-l-etat-presentee-en-conseil-des-ministres-02-07-2014-1842564_20.php
            Surprise ! Quelle mouche aurait piqué nos gouvernants (je parle de la phase II annoncée en début d’année prochaine), avec
            – un constat « l’État produit trop lui-même, il y a plein d’entreprises en France sur plein de sujets qui peuvent apporter énormément de réponses très rapides et très qualifiées »
            – une question : les « missions de l’État » (« Quelles missions il garde et lesquelles il arrête? », selon Thierry Mandon), la qualité de service et son évaluation ainsi que sur l’organisation interne de l’État.

            J’ai bien peur que la réponse, après consultation de moultes commissions et partenaires sociaux rouges (CGT et Sud) n’aboutisse à « tout est bon, il n’y a rien à jeter ». Nos partis, quels qu’ils soient PS, UMP, FN, Fdg, étant étatistes, moyen de garantir leur interventionnisme permanent, seront d’accord, avec les syndicats qui trouveront que cela ne va pas assez loin.
            Bref, encore une annonce pour nous enfumer un peu plus. Et toujours des annonces pour dans 6 mois, mais rien immédiatement.

      • Riches en argent ou riches en temps libre?

  • A mon avis nous aurons droit à un petit danger de défaut sur certains prêts, dont les politicards voudront limiter la portée dans la perception collective, mais qui obligera à recourir à un prêt d’urgence, ce qui fera augmenter les taux d’intérêts rapidement et rendra la dette soudainement insupportables. C’est la que tout se précipitera:

    -Sortie de l’euro pour faire une monnaie zimbabwéenne?
    -Large défaut de paiement avec non paiement de fonctionnaires et révoltes violentes?
    -Saisies forcées de biens privés par les forces policières et armées?
    -Un peu de tout ça mélangé?

    Quoi qu’il en soit on peut imaginer que le pouvoir vacillera ou devra montrer son visage le plus féroce et sanglant afin de se maintenir en place.

    • Sortir ses avoirs de France ou du système monétaire (or) est aussi une manière de prévoir. Au pire, si tout fout vraiment le camp, on peut toujours faire des munitions à haut pouvoir de pénétration avec l’or s’il n’y a vraiment plus rien à acheter avec.

      • L’or étant un métal mou, comme munition, c’est pas terrible, sauf peut-être contre mollande.
        Par contre, c’est très efficace pour chasser les cougars.

        • Genre le plomb c’est pas mou… La dureté du plomb est plus faible que celle de l’or. Sa malléabilité inférieure… Je sais pas trop ce qui est à prendre en compte mais de toute facon le plomb c’est le lest. on peut toujours mettre ça dans une coque en acier bien dur. niark niark niark….

  • Enfin, une bonne dose d’inflation là-dessus achèvera la dette restante lorsque la monnaie sera exactement aussi faible que ce que souhaitent nos politiciens, en donnant l’occasion aux uns et aux autres de sortir des brouettes pour aller acheter le pain, ou, plus pragmatiquement, d’utiliser la notation scientifique pour les avoirs restant dans les comptes en banque.

    En cas de sortie de l’Euro, c’est le choc inévitable.

  • Je me demande si dans leur gestion minable du pays, ils ne se disent pas qu’il faut tenir comme cela jusqu’au dé-baby-boom, c’est à dire, la mort physique de la génération du baby boom, qui va libérer de l’argent dans les héritages, diminuer le poids des retraites à payer, ajouter des biens sur le marché immobilier.

    il faut attendre encore quinze ans (d’après mes pseudo-calculs), on aura une dette à 200 % comme le Japon qui n’est toujours pas en faillite.

    Je ne pense pas que ce soit tenable, évidemment mais je pense que c’est le calcul que font nos énarques

    • La différence avec le Japon c’est que c’est une dette essentiellement locale détenue par les japonais eux mêmes. C’est bête à dire mais les créanciers et les débiteurs sont les mêmes au Japon (enfin, si ce que j’ai lu est vrai). En France c’est différent: On a emprunté surtout à des créanciers extérieurs, et nous sommes dépendants d’eux pour le financement. De même le Japon est un Etat plus uni, plus homogène en terme de population, de religion, de moeurs et de fiscalisation. Il y a moins cette fracture fiscale entre ceux qui payent et ceux qui profitent.

      • La dette japonaise est détenue par des fonds de pension à 95 % environ. Or la population vieillit et les droits de succession font qu’il est impossible de céder son capital libellé en bonds de l’Etat japonais car les taxes atteignent pratiquement le montant du capital cessible. La dette japonaise va donc s’évaporer. Virtuellement le Japon n’est en réalité endetté qu’à hauteur de 70 % de son PIB. C’est loin d’être le cas de la France car plus de 60 % de sa dette est détenue par des non-résidents. De plus on a tendance à oublier d’inclure dans cette dette officielle les « hors-bilan » qu’H16 a oublié de mentionner, une combine inventée par Juppé pour ne plus faire apparaître le gigantesque gouffre du système de retraite des fonctionnaires qui n’est pas financé. On nage donc dans la fumée …

        • Le hors bilan n’a pas été oublié. Il est dans ce paragraphe-ci :

          « Les promesses de l’État n’engageant personne, pas même lui, il mettra les retraites à la poubelle (ou disons, les retardera, les réduira, les posera sous conditions et fera tout pour sortir le maximum de personnes du système). Futurs retraités, ne comptez pas sur l’État français. »

          • Ce n’est pas très explicite, vous savez très bien qu’il y aurait même matière a plusieurs editos bien saignants à ce sujet…
            Et un petit rappel des chiffres ne fait jamais de mal: 3090Mds d’€, donc avec notre dette « régulière » on égal voir dépasse déjà le Japon :).

        • La dette publique non remboursée, peu importe comment (défaut, taxes…), c’est la clé de l’hyperinflation. Les Japonais vont déguster. D’ailleurs, ils dégustent déjà du fait de la politique de leur banque centrale.

    • @ Frederic 76

      Tu as très bien compris comment ils veulent se sortir du bourbier de la dette.
      En effet, les décès massifs de la génération « baby-boom » sont attendus entre 2025 et 2035.
      On sait que ces générations ont amassé beaucoup de biens grace au plein emploi et à une activité économique soutenue et florissante durant leur années d’activité.
      Au moment de leur décès, des sommes colossales (immobilier et valeurs mobilières) vont apparaitre dans les dossiers de successions.
      Et c’est là que l’Etat va frapper fort (modification des barêmes sur les successions) pour récupérer l’argent nécessaire au remboursement de la dette.

  • L’Etat obèse français en phase terminale : le Mr Creosote de l’Europe. An after-dinner mint, sir ?

    45 milliards de dettes supplémentaires en un trimestre, 180 milliards annualisés, soit 8,5% du PIB. Comment appeler cela de l’austérité ? Mais quels mots utiliseront-ils lorsque l’austérité sera vraiment là ? Quand l’Obèse explosera soudainement, les mêmes qui hurlent aujourd’hui contre une austérité pour l’instant imaginaire diront que personne n’avait anticipé la crise à venir, parce qu’il est tellement pratique d’accuser n’importe quel bouc émissaire de ses propres turpitudes. En attendant, signe que la crise approche rapidement, on accuse le messager d’apporter la mauvaise nouvelle, étape ultime du refus infantile, ou plutôt sénile, de la réalité.

    Mais peu importe car pour l’Obèse, la dette publique est par principe considérée comme perpétuelle, c’est-à-dire qu’elle n’est jamais remboursée. Mais puisque nous savons qu’une dette doit forcément être remboursée d’une manière ou d’une autre, cela veut dire que quelqu’un d’autre que l’Etat socialiste payera. Ne cherchez pas qui : c’est vous ! Finalement, rien d’étonnant à cela puisque nul n’ignore que l’Obèse est strictement improductif, incompétent et corrompu. Son programme politique se résume simplement : la ruine pour tous.

    • Annualiser un chiffre trimestriel est un peu facile. Ca fait du bien certes, mais c’est de la pure mauvaise foi.
      Je reconnais avoir pensé le dire 😉
      Par contre je me demande dans quelle mesure ils ont joué avec les chiffres pour avoir un tel chiffre au premier trimestre, avec une annonce fin juin, après les élections.
      Sinon cela signifie que la situation s’est nettement dégradée en début d’année et que ça va continuer.
      Le résultat du 2e trimestre sera intéressant à étudier.

    • Ce n’est pas le seul pays d’europe qui soit mal en point, ça n’a pas l’aire terrible en Espagne, Italie, Belgique.
      La dette privée hollandaise est énorme (d’ailleurs vaut-il mieux etre endetté à titre privé ou à titre collectif).

      Le Royaume-Uni a encore un gros déficit et la Grece, je n’en parle meme pas. Seule l’Allemagne s’en sort.

      Si encore, on était le seul pays d’europe a être mal, la population se dirait qu’il faut que ça change. Mais là on est des obèses au milieu d’obèses et de paraplégiques. Il y juste le vieux beau allemand qui sort du lot.

      • « vaut-il mieux etre endetté à titre privé ou à titre collectif » : la dette privée est contractée par les acteurs productifs de l’économie. C’est une dette saine et utile, dans la limite du potentiel productif des acteurs. La dette publique est contractée par l’Improductif notoire, dont le seul atout est le recours abusif de la force pour voler les citoyens. C’est une dette non seulement insane mais en plus parfaitement contraire aux principes élémentaires de la démocratie. Son utilité ne peut pas être démontrée, même en ce qui concerne les rares dépenses d’investissement. La question ne se pose même pas : tôt ou tard, la dette publique sera définitivement bannie et nos descendants se demanderont comment nous avons pu vivre en acceptant une telle barbarie.

        • 1) Je ne dis pas que c’est plus juste ou pas. Simplement je pense que je dormirai très mal en étant surendetté personnellement alors que la situation de l’état ne m’empêche pas de dormir.

          2) Il y a beaucoup de gens qui profitent de cette dette. En France, on peut être logé, soigné, nourri et habillé sans travailler. Je ne pense pas que ce soit arrivé souvent dans l’histoire de l’humanité. Pour ces gens, la barbarie est de leur refuser tout cela, ils ne s’imaginent pas une seule seconde que cela puisse être autrement.

          Je ne pense pas que la dette sera bannie, une fois que ce système s’écroulera. Au bout de 2 générations, cela recommencera, c’est tellement plus facile pour les politiques et les assistés.

          • « 2) Il y a beaucoup de gens qui profitent de cette dette. En France, on peut être logé, soigné, nourri et habillé sans travailler. Je ne pense pas que ce soit arrivé souvent dans l’histoire de l’humanité. Pour ces gens, la barbarie est de leur refuser tout cela, ils ne s’imaginent pas une seule seconde que cela puisse être autrement. »

            je ne vois pas comment inverser la tendance. Pour certain, tout leur est dû.

            Ces gens là ne peuvent pas prétendre à un poste de cadre, il seront bloqués à faire un boulot répétitifs et parfois ingrat 8h par jour pour gagner 1 SMIC, au mieux 1,5 SMIC de nuit avec la pénibilité.
            En faisant 4 gosses et en pleurant à droite à gauche on a presque pareil. le travail n’est pas incitatif pour cette catégorie.

  • Malheureusement la France suit plus la voie de l’Argentine que celle de la Suède.

  • Depuis deux ans qu’ils sont au pouvoir, les socialistes veulent faire croire qu’ils mènent une politique de rigueur budgétaire visant à faire diminuer la dette.
    Or ils nous mentent, car les Français , pour la plupart, croient que notre dette diminue.
    Il y en a marre de cet enfumage.
    Le paiement des salaires de toute la fonction publique est un gouffre sans fond.
    Les Français vivent dans un état d’insouciance alors qu’ils devraient être très angoissés par le fait que des créanciers ( souvent de pays étrangers) prêtent à l’Etat.
    Il va se passer forcément quelque chose de très violent pour tous, quand ils voudront se faire rembourser.
    Et pendant e temps là,Hollande 1er le menteur, a changé ses montures de lunettes et se fait photographier devant un écran géant à l’Elysée où il regarde le mondial de foot.

    • Surtout les Français croient que la dette sert à financer les investissements ce qui est totalement faux. Les investissements ne concernent qu’une très faible part de la dépense publique (aux alentours de 10%, me semble-t-il). Le reste en « redistribution » sous forme d’allocations diverses et variées (+ ou – 36%) et en salaires de la fonction publique (+ ou – 30%). Les chiffres sont de cet ordre là.

      • Tout à fait exact. Contrairement à ce que croit le Français lambda, l’endettement n’a que très peu servi pour moderniser le pays. Mais l’emprunt alimente une caisse pour payer tous ces inutiles qui pantouflent dans les institutions publiques ou para-publiques avec une garantie absolue de l’emploi , pour payer des super-retraites aux ex de la fonction publique et pour distribuer des subsides à tous ces faineants qui animent soit-disant des associations culturelles.
        Dans un magazine , je lisais avec rage qu’il y a encore des pages d’offres d’emploi pour la rentrée prochaine, pour recruter dans ds villes, des départements ou des régions, sur des postes à haut salaire qui ne créent aucune valeur marchande. ça ne peut plus durer, ces embauches de complaisance qui tuent nos entreprises qui doivent en payer la plus grande partie.

      • Même pas 50 milliards d’investissements pour plus de 1200 milliards de dépenses totales !

        • Voici les chiffres de l’INSEE pour l’année 2013.

          Dépenses publiques : 1 176 milliards d’euros

          Dont
          Dépenses de fonctionnement : 398 milliards d’euros
          Prestations sociales : 542 milliards d’euros
          Investissement : 65 milliards d’euros

          Source
          INSEE Dépenses et recettes des administrations publiques
          http://img15.hostingpics.net/pics/787652INSEE20122013.png

          • J’utilise plutôt ce tableau (http://www.insee.fr/fr/themes/comptes-nationaux/tableau.asp?sous_theme=3.2&xml=t_3201), en ayant l’habitude de diviser par 2 la FBCF pour être plus conforme à la réalité, le différentiel étant reversé dans les dépenses de fonctionnement. Pourquoi diviser par 2 ? Parce que compter un rond-point à son prix d’achat officiel, c’est du moquage de face de catégorie olympique. Et on ne parle pas des surfacturations habituelles qui conduisent à payer généralement le double du tarif normal le moindre investissement : il faut bien faire vivre les champions du capitalisme de connivence !

  • Bonjour,

    J’ai une question aux libéraux car c’est un argument qu’on m’avance souvent. J’aimerai bien comprendre et si quelqu’un a le temps d’expliquer à un néophyte je lui en serait reconnaissant.

    Rapport à la dette :
    – Une solution couramment entendue est de dire qu’on a qu’à faire défaut sur la dette, le problème est réglé instantanément dit monsieur lambda.
    – Mais les prêteurs ne seront plus si cléments rétorquent le libéral : soit plus de prêts futurs, soit à des taux trop hauts.
    – On s’en fiche, dit lambda, on empruntera à notre propre banque centrale et ce sera encore moins cher.

    Alors est-ce que la conséquence est simplement de l’inflation ? Certaines banques centrales ne sont-elles pas déjà en train d’appliquer ces recettes avec plus ou moins de succès ? L’inflation est-elle bien embêtante, surtout si les taux d’intérêts la couvrent ?

    Conclusion : ne vaut-il pas mieux spolier nos créanciers ?

    Merci d’avance !

    • « faire défaut sur la dette, le problème est réglé instantanément » : le lendemain du défaut, il manquera plus de 200 milliards dans les caisses publiques. Les salaires ne seront plus versés, les allocations non plus : il va y avoir foule dans la rue.

      « est-ce que la conséquence est simplement de l’inflation ? » La conséquence du schéma que vous décrivez est l’hyperinflation, situation dans laquelle vos revenus ou votre épargne valent zéro ou à peu près.

      « ne vaut-il pas mieux spolier nos créanciers » : on peut aussi tuer les créanciers ou déclarer la guerre au reste du monde, ce qui revient au même. On peut choisir de vivre dans l’immoralité, mais il faut en accepter les conséquences. D’une manière ou d’une autre, on paye toujours ses dettes et il n’y a pas besoin d’être libéral pour le comprendre. Le seul moyen de ne pas avoir à rembourser des dettes, c’est de ne pas en contracter.

    • Mon commentaire ci dessous est un début de réponse, je pense.
      Sinon, pour emprunter il faut que quelqu’un vous prête de l’argent. Et que cet argent existe vraiment (soit le fruit d’une épargne prélevée sur de la création de richesse réelle, par le travail ou l’investissement -ce qui est in fine la même chose). Si on emprunte à la banque centrale et que celle ci n’emprunte pas elle même (ce qui ne fait que déplacer le problème) on est effectivement en train de créer de la monnaie ex-nihilo (elle n’a pas d’argent mais le prête quand même). La quantité de monnaie dans l’économie augmente alors que la quantité de richesse n’a pas changé. Les prix sont donc augmentés d’autant (mais pas de façon uniforme hélas, puisque cela se fait en fonction des capacités de négociation relative des acheteurs/vendeurs). Rien n’a donc changé sauf deux choses : le chiffre sur les étiquettes et la richesse réelle de prêteurs/emprunteurs.

      Le gros problème c’est ce second point. Ce qu’il cause c’est un transfert de richesse depuis ceux qui ont investi (prêté) vers ceux qui ont emprunté (puisque les taux d’intérêt qu’ils avaient obtenus ne couvrent plus la variation des prix). Chaque émission d’argent virtuel comme cela est un impôt caché sur l’épargne et l’investissement, en faveur de la consommation à crédit et de l’État, consommateur à crédit ultime dans ce système. On voit vite que si l’on fait ça, il y aura de plus en plus de dette et de moins en moins d’investissement, de crédit disponible. Et donc non seulement la quantité de monnaie augmente, mais la quantité de richesse diminue… Et cela de plus en plus, dans un cercle vicieux qui conduit à l’hyper inflation et à l’effondrement total du système (et dans de nombreux cas à des dictatures).

    • « Rapport à la dette :
      – Une solution couramment entendue est de dire qu’on a qu’à faire défaut sur la dette, le problème est réglé instantanément dit monsieur lambda. »

      D’après ce que j’ai pu lire ici, des prêteurs privés se sont engagés là dedans (sans parler des livrets A).
      Imaginez vous un instant, vous placez 5000€ sur un compte bloqué et d’un coup plus rien…

      • C’est à dire qu’en cas de défaut de la dette française, tout ou partie des livrets A, PEL, etc… seront effacés car leur contenu est en fait des obligations d’état ? Seraient aussi effacés certains comptes en banque étrangers je suppose.

        • Bien sûr.
          Et aussi des actifs détenus directement par le trésor US, le trésor Chinois, Allemand, etc. Qui n’apprécieront sans doute pas du tout la petite plaisanterie.
          Donc les Français dans la rue car comptes d’épargne et autres rabotés d’un bon coup, les gens ayant des accidents dans la merde car les assurance incapables de payer. Les gouvernements des « gros partenaires » pas très contents. Pas mal de banques étrangères également. Le bonheur simple de Marine et/ou Jean-Luc.

    • Les gens ne font absolument pas le lien entre « les marchés financiers » (la finance vautour etc …) et leur épargne. Ils s’imaginent que si un pays comme la France refuse de payer ses dettes, ça sera bien fait pour la méchante finance qui l’aura bien mérité, tellement elle est à la recherche de profits et patati et patata.

  • Un problème que beaucoup de gens ne voient pas avec la dette c’est qu’indépendamment de la « due dilligence » etc. une part importante de la dette souveraine est détenue indirectement par les Français (qui appellent au défaut contre le capital apatride, par leurs voix données aux deux fronts -bas- de gauche ou national). Banques, compagnies d’assurances, SICAVs et autres OPCVM sont bourrés de dettes publiques d’Etats de la zone Euro, Français en priorité. Pas tant que cela soit quelque chose de souhaité par les investisseurs ou les assureurs, mais parce que la réglementation, la « risk-regulation » l’impose.

    Vous ne pouvez pas épargner dans ce pays sans verser votre écôt à la dette publique, sinon peut-être avec de l’or physique ou de l’immobilier (mais bon, c’est taxé et il faut le faire en « direct »).

    Cela dit, nombre de pays ont une dette publique plus importante encore, le défaut et le chyprage ne sont pas du tout des certitudes. Par contre une bonne petite privatisation de plein de choses, depuis l’immobilier des ministères, collectivités territoriales, etc. (et ça aiderait à faire baisser le cout du logement, notamment à Paris) jusqu’à toutes ces activités tellement impossible à faire réaliser par des entreprises que justement les entreprises le font, mieux et pour moins cher que l’administration publique (éducation, de la maternelle au supérieur, transports, courrier, assurance maladie et chômage, etc.).

    Le plus simple a réaliser serait le transfert immédiat de toute la fonction publique au régime standard (CDI, retraites comme tout le monde, etc.) qui ne poseraient pas trop de problèmes, surtout après un petit référendum et un peu de pédagogie. La suppression de toutes les subventions tant aux associations (une petite quarantaine de milliards par an) qu’aux entreprises (une bonne centaine de milliards, cette fois) permettrait de baisser drastiquement les impôts de tout le monde ET de désendetter à grande vitesse…

    • Mathilde de St Amour
      2 juillet 2014 at 16 h 13 min

      Avec beaucoup beaucoup beaucoup de pédagogie alors…
      Pourquoi stoppez les subventions aux entreprises et aux associations diminuerait-il nos impôts?

      • Ben si vous dépensez 150 milliards d’euro en moins chaque année, vous pouvez/devez limiter les impôts concomitamment… Par exemple vous supprimez les aides aux entreprises (100 milliards et des brouettes) et vous faites sauter l’impôt sur les sociétés (60 milliards) : hop 40 milliards économisés et les entreprises compétitives le deviennent encore plus (virez le code du travail et elles se mettent à embaucher à tour de bras). Les moins compétitives se réforment pour éviter le sac, vous y gagnez aussi…
        Sans ça vous aurez du mal à faire passer la pilule 😉

        • Vous avez raisons, mais votre plan ne pourras pas être mis en place, les syndicats s’opposeront avec violence à ça.
          On est complétement sclérosé par une poignée d’extrémiste qui luttent pour protéger des tire au flanc et ont fait perdre le coté business friendly et la crédibilité des dirigeants.

          Pour un retour à l’emploi, et donc la réduction des prestations sociales, il faut de l’industrie de masse (assemblage) (beaucoup d’emploi pas forcement très qualifié). Seulement on a décidé il y a 20 ans qu’il n’y avait plus d’avenir là dedans. Je me demande si c’était une bonne idée, quand je vois du made in UK, USA, Germany, Spain, Russia… tout à fait compétitif et de très bonne qualité. l’écart de cout avec l’Asie n’est pas si flagrant pour les biens de qualité.

          Juste pour exemple j’ai acheté un jouet à ma gamine, une maquette d’un avion d’un dessin animé PIXAR. La maquette est très bien faite, les pièces bien moulées et prédécoupées, la licence PIXAR qui va avec…le tout pour 6€ dans un magasin en ville.
          Je retourne la boite et surprise, made in Hungary.
          Je suis certain que la boite qui fait ces produits évite à la Hongrie une bonne poignée de chômeur.

          Autre exemple au taf, la division satellite a été mise en concurrence avec d’autre boite pour un appel d’offre pour la Turquie. Les turcs avaient une condition bizarre : que l’usine d’assemblage nécessitant pas mal de manips soit sur le sol Turc. Les commerciaux ont voulu en savoir plus, et suspectaient une méfiance des Turcs sur le partage de savoir, et les ont rassurés qu’ils auraient accès à ce qu’ils voudraient dans nos dossiers relatifs à leur projet. Réponse du Turc : » oh non c’est pas ça, c’est juste qu’on a des villages entiers de gens qui veulent du boulot, et là c’est l’occase de leur en donner ».

          à méditer

        • euh … ne te laisse pas avoir par la présentation officielle de 100 milliards d’aides aux entreprises.
          Ce vaste foutoir inclus essentiellement des machins virtuels (type : « On avait décider vous prendre 100, mais comme on est gentil on ne vous prends que 50 ; on vous a donc aider de 50. Contents ? »), de l’argent qui ne fait que transiter par les caisses de l’entreprise pour retourner dans les poches de l’Etat (type : « bravo, si vous versez 100 à l’Université pour une participation à un sujet de recherche ou pour la formation d’un chômeur qui le restera, on vous verse 50 »), etc.
          En clair si supprimes ces aides, soit les impôts explose l’entreprise, soit tu crée dans un autre secteur de l’Etat un trou équivalent, et dans les deux cas tu n’économise pas un sou.
          Au mieux tu rends inutiles quelques fonctionnaires et rends possibles quelques millions d’économie de fonctionnement ; c’est déjà ça, tu me diras …

  • Je ne crois pas à la solution chypriote.
    Trop de risques d’explosion sociale et de baston, voire de coup d’état.
    La solution de l’inflation est la bonne, elle est indolore, sans odeur, et les victimes ne se rendront compte de rien.
    En plus l’oligarchie est majoritairement investie en actions, elle n’a donc rien à foutre de l’inflation (contrairement au lumpen qui lui a de l’assurance vie).
    A mon avis c’est pour dans 20 ans, et on peut tenir beaucoup plus longtemps que ne le croient certains esprits pessimistes.

    • « La solution de l’inflation est la bonne, elle est indolore, sans odeur, et les victimes ne se rendront compte de rien. »
      Si les salaires progressent d’autant, ce qui ne sera pas le cas.
      Nous aurons chômage, stagnation et inflation (donc émeutes et violence).
      Merci le socialisme !

      « on peut tenir beaucoup plus longtemps que ne le croient certains esprits pessimistes. »
      Pessimistes ?
      Plus tôt on saute, moins on se fait mal…

      • Cher Fucius, vous avez bien raison, l’inflation est une saloperie, puisqu’elle consiste à réallouer des ressources entre les différents acteurs, et donc à voler Paul au bénéfice de Pierre.
        C’est néanmoins la seule solution viable si on veut éviter les émeutes.
        Et les salaires suivront peu ou prou.
        Les perdants seront les retraités et les épargnants.
        Les gagnants seront l’état, les grosses boites qui empruntent à pas cher, et l’hperclasse qui possède surtout des actifs tangibles.
        Bien entendu, il eut fallu remettre le bousin à plat dès 2008, mais cela nécessite un courage qui manque cruellement aux politiques, soucieux de réelection tous les 5 ans.

        • Non, non non… Ce n’est pas viable, ça tourne très (trop) facilement à l’hyper-inflation qui ruine tout le monde et ça crée des bulles et donc par voie de conséquence des crises. On est en train d’enchainer les crises (2001, 2008, 2010-2011) du fait que les États occidentaux (US et Europe en gros) font de la création monétaire et de la dette pour tenter de « relancer » de façon continue depuis la fin des années 90 (il avaient commencé tranquillement à s’échauffer vers 71, s’étaient calmés vues les conséquences…).

          Les émeutes on les aura avec l’inflation. Pas avec la baisse de la dépense publique (à condition que ça soit bien fait : réduction du périmètre de l’État, privatisations progressives, non remplacement des fonctionnaires et blocage de toutes primes sauf des « primes de départ », etc.)

          • Bien sur que la solution c’est la baisse de la dépense. Pas de débat entre nous la dessus.
            Mais ça n’est pas réaliste du tout pour la France.
            Regardez comment un micro problème (2000 employés) comme la SNCM n’est pas règlé depuis 10 ans.
            Alors n’imaginez pas un instant baisser les retraites ou les salaires. C’est impensable! Déja en 36, ça nous a valu le Front Populaire.
            Quant à la politique qui consiste à monétiser la dette, c’est bien entendu la pire des saloperies, mais c’est la seule qui reste à nos politiciens.
            Le Royaume Uni a monétisé pour 300 Milliards de £ ces 3 dernières années sans créer d’inflation, et il va pouvoir continuer quelque temps comme ça.
            L’hyperinflation viendra peut être, mais au bout de 10/15 ans de monétisation.
            D’ici là, les politiciens auront vécu sur la bête quelques années de plus, c’est tout ce qui compte.

            • Dans le même temps le Royaune Uni a réduit sa fonction publique de plusieurs centaine de milliers de personnes… Cela compense. Il grattent d’un coté, mais aussi de l’autre, ce qui a un effet déflationiste à court terme et créateur de richesse à long terme, ça compense sans doute grandement.

              Quand on réduira les effectifs de la fonction publique de 200 000 personnes par an, on pourra monétiser un peu à coté.

              • A vrai dire, je préférerais le défaut de paiement.
                Ca voudrait dire que du jour au lendemain, l’état ne pourrait plus vivre à crédit.
                Et serait obligé de couper dans les dépenses, régaliennes ou pas.
                Mais cela n’arrivera pas, ils préféreront tripatouiller la monnaie, c’est tout ce qu’ils savent faire, et ce depuis 100 ans.
                Si nous ne sommes pas écoutés, au moins nous sommes prévenus.

  • « c’est le chiffre qu’on peut retenir pour le PIB français […] le pays doit à ses créanciers ce qu’il produit en une année, peu ou prou. »
    Sur grosso modo 2000 milliards, grosso modo 800 sont le PIB du secteur marchand.
    Hors duquel il n’y a aucune valeur ajoutée mesurable (c’est le moins qu’on puisse dire).
    C’est donc 5 années complètes de production future qui ont été englouties par l’État.
    Sauf qu’il prélèvera dessus de quoi « fonctionner ».
    Et que les acteurs privés ont aussi des dettes.

    Comment la dépense publique peut-elle excéder la production marchande ?
    Quelle est la crédibilité du PIB dans un tel contexte ?

    Une seule certitude: Nous ne pouvons tenir aucun compte des anticipations valorisées dans une monnaie aussi absurde.

    « cette dette a augmenté quel que soit le bord de l’exécutif »
    Certes, mais le fautif en est néanmoins toujours la gauche: Si la droite est coupable de n’avoir pas abrogé les 35h, les avoir instaurées est autrement grave.

    • Je vais vous expliquer comment à partir de quelque chose de « gratuit » on fait du PIB.
      Histoire vraie.
      Une dame va chez son médecin, (facture pib), elle recommence chez 3 autres le meme jour (facture pib), elle porte ses 4 ordos chez le pharmacien (mon copain). 4 factures de médocs gratuit ((facture pib), il met le tout dans un carton. La dame traverse 2 rues et pousse la porte de La Poste. Elle expédie ce paquet à l’étranger (facture pib).
      Voila comment d’un rien gratuit on fait du PIB. 9 factures: 4 médecins payés; un pharmacien 4 factures et la Poste un envoi international et tous payés et tous content …
      Moralité comptable: 1 droit gratuit= 4x 23e + 4×60€+ 30e= plus de 350€ de PIB gratuit …
      Histoire vraie.

      • Merci pour ce bel exemple de système dévoyé, gratuit pour elle mais pas pour le contribuable …
        Merci aussi à elle pour contribuer à démolir ce système fou et nous aider à revenir à une économie de marché.

        Toutefois cela n’explique pas comment 1200 milliards de dépense publique peuvent être assis sur 800 milliards de production marchande, sachant que l’argent n’a de sens que dans le secteur marchand…

      • Elle vient d’apporter 350€ de richesse dans son pays, et de détruire au moins 350€ en France, mais effectivement ça va augmenter notre PIB et ça ne sera pas compté dans l’autre pays.

        Seul le PIB marchand a un sens. Et encore, il y a beaucoup à dire sur cette mesure (mais au moins les biais sont les mêmes un peu partout).

  • Si vous avez su interpréter les phrases de Sarkozy dans son interview à TF1 ce soir, il va revenir plus tôt que prévu, à cause des quelques juges gauchistes qui l’agacent.
    Normalement, il aurait du patienter jusqu’à mi-2015 mais , à mots à peine couverts, il a dit que ce sera pour l’automne 2014.
    Donc toutes vos extrapolations sur la dette de l’etat socialiste vont passer au second plan.
    Sarkozy va débouler le couteau entre les dents avec le soutien de millions de gens et ça risque de taper fort.

    • UMP : Union pour la Monopolisation du Pouvoir

      Tout le problème vient de la, et de Sarko en particulier qui a oeuvré pour se donner les pleins pouvoirs au lieu de faire office d’arbitre et de garant et de déléguer à un premier ministre (qui se prétend actuellement plus libéral ?).

    • Le couteau entre les dents ? Ca n’est pas très malin quand on va se prendre le mur en pleine figure, mais enfin ça lui fera un grand sourire. Et le programme dans sa poche, c’est de faire quoi pour la dette ?

  • Si Jean de La Fontaine était vivant, voilà ce qu’il pourrait écrire.

    La France et l’Allemagne.

    La France, ayant massivement dépensé depuis des années,
    Se trouva fort dépourvue quand la crise fut venue.
    Impossible d’arrêter la hausse vertigineuse de la dette.
    Elle alla crier famine chez l’Allemagne sa voisine,
    La priant de lui permettre de continuer de vivre à crédit.
    Qu’avait-vous fait depuis 30 ans ? Dit-elle à cette emprunteuse.
    J’ai fait la retraite à 60 ans, les 35 heures.
    J’ai créé 1,6 million d’emplois dans la fonction publique.
    Vous dépensez ? j’en suis fort aise :
    Et bien ! maintenant, réduisez vos dépenses.

    • Bien dit… je changerais juste la fin :

      « Et bien ! maintenant, réduisez vos dépenses. »

      par : Et bien ! maintenant démerdez-vous !

    • Ouais enfin l’Allemagne… On en reparlera quand ils devront régler la facture des éoliennes… Avec tout ces beaux emplois « verts » qui sont en train de disparaître aussi vite qu’ils ne sont apparus (et tout comme les subventions abondantes qui les ont fait naitre…).

  • http://www.atlantico.fr/decryptage/3000-milliards-euros-hors-bilan-peut-on-prendre-veritable-mesure-dette-francaise-sans-comptabiliser-michel-volle-757196.html

    En vérité nous atteignons aujourd’hui 250% du PIB. Ces dettes cachées (ou pas) existent et doivent être comptabilisées comme des dettes, puisqu’elles sont à rembourser…

    Au passage, il me semble que nous sommes le seul à avoir inventé ce système frauduleux, non? Au moins en occident en tout cas. (et on remarquera que les japonais, eux, assument leur 250% du PIB en dettes)

    • Un gros bémol aussi sur le Brésil et la Russie qui grandissaient… Mmmhh, à quel prix? Le Brésil a fait plus ou moins la même connerie que nous sans l’Euro et ses taux bas pour camoufler le carnage et la Russie a détruit toute trace d’économie de son territoire, ne vivant que sur l’argent du gaz et des importations qui vont avec.

      D’où leur peur panique actuelle. Je ne les ai pas vu grandir, bien au contraire, ils replongent dans leurs vieux travers…

      • Un pays riche en ressources naturelles peut vivre très bien de l’exportation des matières premières, cf par ex l’Australie.
        La Russie n’a pas besoin d’un secteur industriel diversifié surtout face à des voisins aussi compétitifs que la Corée, la Chine ou le Japon, elle peut s’appuyer sur ses exportations d’énergie et de minerais et exploiter ses points forts : le nucléaire, le spatial, l’armement, l’informatique. Le marché trouvera tout seul ces points forts, l’interventionnisme de l’Etat ne peut que conduire à une mauvaise allocation des ressources.

  • Quand je pense que l’on est sous le régime d’une politique d’austérité !
    On est pas trop malheureux avec 2000 milliards, qu' »est ce qu’on attend pour monter à 4000 et enfin être heureux complètement ?

  • La dette qui augmente moins ,c’est déjà changer tous les véhicules par des hybrides,avec recharge obligatoire chaque soir.la France utilise l’énergie bon marche qu’elle sait produire la nuit,la fRance stocke plus d’énergie électrique,et importe beaucoup moins de pétrole,mutation des fournisseurs de produits non recyclables en produits recyclables ou biodégradables.remplacement des sources d’éclairage ´gestion de l’éclairage ´amelioration des feux de trafic qui pourraient ne .même temps indiquer notre situation dans les grandes villes ,enfin rien qu’avec ça l’emploi s’y retrouve en particulier ,la haute technologie et les fabricants de vôitures électriques de Poitou -Charentes .
    ET même si l’économie ne se résume pas à une gestion de mère de famille,ne pas gaspiller ne nuit pas,surtout quand la majorité des humains est dans le besoin.
    Un citoyen.

    • « La France » importe très peu de pétrole, contrairement aux Français et aux entreprises installées en France. Et honnêtement, chacun utilise son argent comme il le veut, s’il ne veut pas de « merveilleuse voiture hybride rechargeable » (trop chère, beaucoup trop chère pour ce qu’elle apporte de « mieux » par rapport à un diesel), qu’on le laisse faire.
      L’éclairage la nuit n’est pas du tout un problème (au contraire) : la production d’électricité n’étant pas super flexible, pas possible de diminuer la quantité dispo la nuit, mais comme le travail de nuit est interdit sauf exceptions, la consommation est très faible. Donc soit on éclaire un peu partout les truc publics ou autres (ce qui apporte un peu d’argent à EDF) soit on fait tourner à vide des éoliennes pour dissiper le surplus (ce qui ne rapporte rien ou presque).
      Les feux de trafic sont désormais en grande majorité à LEDs… Ils ne consomment rien ou presque.

      Et surtout… à part ce tout dernier point, rien de cela n’est financé par la dépense publique, donc n’a de rapport avec la dette. Je roule en diesel et je n’ai aucune dette. le problème ce n’est pas ce qu’on dépense en général, mais de ne dépenser que si on a de quoi financer cette dépense. Le seul truc qui réduira la dette c’est la responsabilisation des politiques, des fonctionnaires et des allocataires sociaux. Indexons les sommes qu’ils reçoivent//manipulent sur le PIB marchand et ça ira déjà bien mieux. Introduisons la responsabilité (deux budgets en déficit = licenciement immédiat et inéligibilité pour les politiciens, deux budgets en déficits = exclusion de la fonction publique pour les fonctionnaires, après deux ans -cumulés- de « vie grâce aux prestations sociales » impose un travail pour la collectivité -fonctionnaire assistant, donc, mais sans choix de poste- en échange des transferts sociaux ultérieurs)…

  • Ça y est, la dette de la France a franchi le seuil symbolique de 2000 milliards d’euros, et ce malgré des prélèvements publics qui sont déjà parmi les plus élevés du monde.
    Encore ne s’agit-il la que de la dette de l’État :
    Elle ne comprend ni la dette sociale, ni la dette des collectivités locales, ni les dettes hors bilan, comme les engagements de pension.
    Il n’est pas possible de continuer indéfiniment ainsi, et il à craindre que face à une dette devenue monstrueuse des spoliations massives ne se préparent, que ce soit sur le modèle chypriote, ou par un alourdissement supplémentaire d’une fiscalité déjà devenue folle.
    Il faut briser le cercle vicieux : plus l’État rackette ses sujets, plus ceux-ci sont dépendants de lui, donc plus il a besoin de moyens, et plus il s’endette, et plus il rackette…
    Interdire tout déficit nouveau par voie constitutionnelle, faire confiance à l’initiative privée partout où cela est possible, et donc réduire les besoins de l’État, engager un vaste plan de cessions pour accélérer le désendettement.

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Les dépenses publiques n’ont cessé d’augmenter depuis un siècle. Elles sont financées de deux façons : les prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales) et les emprunts publics. Comment ont évolué ces trois masses financières colossales depuis le début du XXe siècle ? La réponse est bien connue : ça monte, ça monte. Mais comme les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel, il faudra bien mettre fin un jour à cette évolution suicidaire. 90 % du PIB de dépenses publiques, c’est le totalitarisme. Nous étions à 62 % en 2020. Jusqu’où no... Poursuivre la lecture

Par Nathalie MP Meyer.

Quiconque pense que l’État doit intervenir massivement dans l’économie d’un pays sera certainement enchanté d’apprendre que la France jouit du privilège ambigu d’avoir reçu l’une des plus mauvaises notes du récent rapport Fraser 2021 sur la liberté économique au regard du critère « taille de l’État ». Avec un petit score de 5/10, elle occupe le 155ème rang sur 165 pays étudiés, en proche compagnie de véritables titans de la prospérité et de la liberté comme le Venezuela ou la Libye.

Car bien sûr, toute per... Poursuivre la lecture

Par Karl Eychenne.

Abruties par 40 ans de baisse de l’inflation, nos autorités ont imaginé toutes sortes d’objets bizarres puisqu’aucun n'a semblé nuisible. Parmi ces objets, le plus tordu a été celui de monnaie — dette à tout faire, rien à voir avec le chèque sans provision (dit-on). Il s’agit d’un genre de prise branchée sur elle-même, où l’on ne sait plus trop si c’est la Banque centrale qui crée de la monnaie pour financer la dette de l’État, ou si c’est l’État qui s’endette pour que la Banque centrale ait de quoi acheter les titre... Poursuivre la lecture

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