La gauche française et une certaine intrusivité

Depuis combien de temps l’élite socialiste nous nargue-t-elle et nous enfume quotidiennement ? N’est-il pas temps de déconstruire la gauche française ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Logo PS (Tous droits réservés)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

La gauche française et une certaine intrusivité

Publié le 1 juillet 2014
- A +

Par Claude Robert

Il semble qu’il soit devenu salubre d’analyser et de qualifier ouvertement le comportement de nombreux ténors de la gauche française, ce comportement qui consiste à la fois à faire preuve de malhonnêteté, de mépris et de cynisme. N’est-il pas urgent de déconstruire la gauche française, cette imposture historique qui se drape continuellement dans des notions de social pour ne pas montrer qu’elle poursuit inlassablement et méthodiquement des objectifs qui sont d’une toute autre nature ?

Quand F. Hollande consacre la plupart de son discours post-élections européennes à accuser autrui (l’Europe, la Droite), à mentir sur ses propres intentions et sur celles de l’Europe, à mentir sur les causes des difficultés économiques de la France, il fait en effet à la fois preuve, respectivement, de malhonnêteté (il se disculpe sur le dos d’autrui), de malhonnêteté intellectuelle (en pratiquant de la désinformation en matière de politique et en matière d’économie), de cynisme vis-à-vis des français qui ne comprennent pas suffisamment les faits pour déceler la supercherie, et de mépris vis-à-vis des français qui eux s’en rendent compte et dont il piétine complètement la dignité.

Quand S. Royal nous disait il y a quelques années, lorsqu’elle s‘était présentée contre N. Sarkozy aux présidentielles, que « l’endettement de la France n’est pas un problème », elle cumulait là aussi la malhonnêteté intellectuelle (à moins qu’elle ne fût même pas au courant mais ce serait lui faire injure que de le supposer), le cynisme, car elle faisait l’hypothèse qu’une majorité de français la croirait, et de mépris parce qu’elle faisait fi des français qui étaient capables de comprendre qu’elle racontait n’importe quoi. Plus récemment, quand, le soir des municipales, elle s’était accaparée un certain nombre de recettes libérales qu’elle mettait en avant pour sauver la face devant le fiasco du PS, alors que ce genre de recette avait été constamment rejeté par son propre camp parce que celles-ci étaient justement libérales, elle associait encore une fois le mensonge en récupérant les solutions efficaces jadis combattues afin de couper l’herbe sous les pieds de ses opposants, le cynisme, parce qu’elle faisait le calcul que sans doute la majorité des téléspectateurs serait dupe, et de mépris, parce qu’elle se moquait sans vergogne de la partie de la population qui ne s’en laisserait pas conter. À cela s’ajoutait bien évidemment le mépris provenant du langage corporel avec cette assurance péremptoire et ce maintien du buste et du cou qui vous fait sentir combien le peuple est loin du compte et ne peut pas comprendre toutes ces choses.

Quand A. Montebourg déclame sur un ton tonitruant des propos qui laissent croire qu’il suffit de nationaliser une entreprise en difficulté pour préserver des emplois, il fait lui aussi à la fois usage du mensonge, puisque nationaliser peut donner l’illusion à court terme de maintenir une activité alors que celle-ci devient un coût pour la collectivité et que cette nationalisation ne résout en rien les problèmes de compétitivité de l’entreprise en question (ce n’est en fait que pure posture idéologico-cosmétique), de cynisme, car il profite de l’inculture économique d’une bonne partie de la population pour lui tenir un discours fallacieux, et de mépris, car il fait l’impasse sur la partie avertie de la population dont il sait qu’elle est imperméable à ses racontars.

Quand P. Moscovici déclare au soir des municipales que le message des français n’est pas clair et que ces derniers « veulent peut-être plus d’écologie », il cumule là encore le mensonge, car il sait très bien que le principal problème est clairement l’emploi, le cynisme, et le mépris, pour les mêmes raisons précédemment citées. Il en est de même lorsqu’il nous fait croire qu’un frémissement au niveau du chômage ou de la croissance lui paraît imminent.

Quand des ministres socialistes s’insurgent contre M. Valls parce qu’ils ne reconnaissent plus les marqueurs socialistes dans la politique du gouvernement, alors que celle-ci n’a cessé d’être contreproductive jusqu’à présent, ce sont encore les mêmes recettes odieuses qui sont utilisées.

Il ne s’agit là bien sûr que de quelques échantillons tirés d’une multitude d’évènements similaires, le nombre d’exemples que l’on pourrait pointer du doigt pour démontrer cette capacité à mentir, à être cynique et à mépriser en même temps les citoyens étant quasiment infini.

Depuis combien de temps cette élite socialiste, cette « noblesse d’État » nous nargue de la sorte et nous enfume quotidiennement ? Depuis combien de temps se comporte-t-elle comme si elle ne pensait qu’à durer, à se maintenir à son poste quelque en soit le prix pour le pays ? Combien de temps encore allons-nous devoir supporter ces postures méprisantes, ces mensonges grotesques, ce cynisme lamentable, ces discours insultants ? Cet usage combiné du mensonge, du cynisme, et du mépris ne devient-il pas intrusif à la longue ?

Mais au fait, cette notion d’intrusivité, serait-elle vraiment si éloignée que cela de la notion de totalitarisme?

—-
Sur le web.

Voir les commentaires (17)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (17)
  • « Quo usque tandem, Catilina ? »
    Sans doute jusqu’à ce que la roche Tarpéïenne soit de nouveau proche du Capitole.

  • C’est contagieux, le mensondge et le mépris, en plus (mais no sé qui contamine qui) : hier, un des caqueteurs-TF1 du match France-Nigéria a dit de Giroud qu’il sortait du terrain « sous les applaudissements du public » alors que tout le monde le huait dans le stade…
    😀

  • « La ruse, le mensonge, le sang versé, la dictature, sont justifiés s’ils rendent possible le pouvoir du prolétariat et dans cette mesure seulement. »
    Maurice Merleau-Ponty

  • A. Moscovici?
    Le frère clarinettiste de P. Moscovici?

  • la gauche francaise est vraiment néfaste et dire qu’à une époque (de 1789 à 1930) , les libéraux et mouvements affiliés ont majoritairement siégé à gauche. En 1840, les députés libéraux les plus purs occupaient l’extrême gauche de la chambre. La mouvance politique libérale « de droite » n’est apparu que bien plus tard, au lendemain de 1945 en réaction à la domination de l’intellectualisme marxiste. Elle reste en France extrêmement minoritaire politiquement, au contraire du libéralisme « de gauche » qui a largement participé au pouvoir pendant tout le XIXe siècle.

    • +1 je me permets d’ajouter (à mon avis), qu’aujourd’hui sur l’autre rive ce sont les mêmes… juste le masque est différent… cela me fait penser aux bolchevicks et aux mencheviks…

  • Afin d’abonder dans le sens de Claude Robert et de montrer la paternité du cynisme politique de cette gauche supérieure en tous points et malhonnête par essence, il suffira de se référer au livre de Jean Sévillia : « Le terrorisme intellectuel de 1945 à nos jours » que l’auteur augmente à chaque édition des dernières prouesses de cette gauche bien pensante en la matière. Car il y a de la matière quasiment chaque jour, il va bientôt falloir une bible pour parler de tout ce qu’elle arrive à émettre comme conneries et mensonges au mois. De cette gauche qui ne pense plus – elle ne peut plus, on ne peut penser en mentant à l’année – mais jette sans cesse l’anathème et ment comme elle respire « sin verguenza » – c’est plus fort en espagnol -. Chacun sait dorénavant que c’est une seconde nature, une seconde peau de la gauche, qu’elle doit maintenir comme protection car son idéologie a-économique ne permet pas (n’a jamais permis) la vie en société et elle le sait pertinemment bien. Elle vit dans notre société comme avec un masque maintenu de manière permanente, de peur de suffoquer face à la réalité si elle s’en débarrassait.

    Premier signe de folie avancée.

    Certains plus lucides (et moins cinglés) disent que « la gauche peut mourir ». Moi je leur réponds que la gauche est déjà morte, depuis quasiment 1981 ou au mieux 1989 (chute du mur de Berlin = mort physique du socialisme). Elle n’a plus aucun point d’appui sur la réalité, elle surfe sur ses lubies d’un autre temps. Toutes ses inventions idéologiques ou politiques ont envoyé notre pays (et tout pays par ailleurs) dans le mur du temps qui passe et des réalités sonnantes et trébuchantes, celles des fins de mois. On dirait ici une fiction permanente dans les médias. Voilà, c’est ça la gauche, c’est une sorte de téléréalité imposée chaque jour au péquin moyen. Personne n’écoute plus le fond de leurs idées. Chacun sait désormais la conséquence terminale de celles-ci : la catastrophe individuelle et collective. La population ne voit plus en ces gens que des personnages de fiction totalement décalés de la vie réelle, comme dans un mauvais polar qui passe en boucle et qui occupe le chômeur, le RSA et le retraité en attendant des jours meilleurs. Reagan était un acteur de série B. Là, je ne sais même pas si aujourd’hui la gauche française a ce niveau déjà très médiocre.

    La gauche est tellement forte à ce jeu du « mensonge patent et permanent proféré sans aucune honte » (en descendants et disciples de Vladimir Oulianov, c’est logique) qu’elle a entraîné tout le système politique français (et tous les pays métastasés par le socialisme et le communisme de même) dans son jeu morbide et terminal.

    Je prédis sans me tromper outrageusement que la dialectique marxiste, socialiste et communiste sera étudiée dans tous les manuels de psychosociologie et de psychiatrie des siècles prochains (lire J.F. Revel à ce titre est précurseur d’un avenir brillant pour cette discipline nouvelle) quand le phénomène aura été éradiqué, comme témoin historique de ce que la dialectique et le mensonge peuvent créer au même titre que les procès truqués de Jeanne d’Arc, de l’Inquisition, du Maccarthisme et/ou du Stalinisme.

    Par ailleurs, je ne sais pas si vous avez remarqué, c’est flagrant dans mon entourage (donnez-moi votre opinion et votre expérience à ce sujet, cela m’intéresse), tous les gens de gauche (marxistes, socialistes, communistes, syndicalistes, etc…) sont tous passés sans aucune exception par la case psychanalyse et certains par la psychiatrie. Dans mon entourage la corrélation est automatique, c’est du 100%. En effet, on peut mentir au peuple, à la télévision, aux gendarmes, à son voisin, à ses enfants ou à sa famille, mais à sa conscience, c’est interdit. Ou c’est le début de la folie !

    Pour l’instant, nous sommes noyés dans ce mensonge qui est pire qu’un message sectaire ou religieux, employant les mêmes méthodes pour détruire toute raison (noyer la raison avec le poisson) et imposer un relativisme qui bien-entendu est une injure faite à l’ensemble de la collectivité, à la sagesse, au bon sens. Peu leur importe !

    Un article récent ici nous parlait « de lions dirigés par des ânes » pour parler des français. Moi je crois que cela va plus loin. On est tous dirigés par des fous, des cinglés qui devraient être enfermés à l’asile.

    On dira « Merci la gauche » de nous avoir fait passé « de la lumière à l’obscur(ité)antisme. »

    • Après, il vont nous mettre le Sarkozy tous les 15 du mois en examen jusqu’en 2017, avec non lieu à chaque fois, pour bien prouver que les purs ce sont eux et les salauds ce sont les autres. Un commentateur sur Le point de ce matin faisait remarquer qu’il n’y avait aucune différence entre la Stasi et la Hollandie. A juste titre !

      Quand on voit le billard à trois bandes dont est l’objet l’ancien président, sans qu’on puisse présumer de son innocence ou de sa culpabilité dans toutes ces affaires non élucidées, on peut constater quand même la perversité horrible et dévoyée de cette justice taubirienne de gauche : on enquête sur un financement libyen dont chacun sait jusqu’à la CIA (et Médiapart aussi, mis en examen pour cette erreur manifeste, tiens on en parle jamais de cette plainte-là, c’est trop la honte de la presse française) que c’est une manipulation kadhafienne. Après, on pêche des conversations sur un trafic d’influence non avéré par des moyens d’écoute généralisés illégaux pendant des mois sur une personne. Ensuite, comme on a échoué sur les deux premières tentatives, on va faire dans l’usurpation d’identité avec le nom d’emprunt et le faux téléphone. Enfin, comme on y arrive toujours pas, ben on va essayer la corruption active et la violation du secret professionnel.

      On va bien finir par y arriver. François, Manuel et Christiane nous ont donné le feu vert ! On a toute latitude. Et puis si on n’y arrive pas, on va bien trouver un témoignage d’un jour où sa berline est passée au rouge. En mettant toute la Villa Montmorency et le quartier sur écoute, en faisant pression sur les commerçants du XVIè, on arrivera bien à produire quelques faux témoignages.

      Tiens, pourquoi on a toujours pas mis en garde à vue le p’tit gros qu’a fait une fausse déclaration de patrimoine en rentrant à l’Elysée, qu’a du se débarrasser d’la Pompadour pour pas s’y coller ? Après, pourquoi on l’a pas arrêté par ce qu’il contrevient au secret constitutionnel indexé aux archives présidentielles de tous les chefs d’état français, à l’Elysée même ? Pourquoi le p’tit gros il est pas encore en garde-à-vue ? Tut français se demande bien pourquoi on se trompe de cible ? Ah, le p’tit gros est protégé par son statut de président socialiste !

      Le socialisme est une infamie et il va falloir que la France s’en débarrasse rapidement, comme cela s’est produit par ailleurs, sinon, elle va en crever. Pourquoi ne as renvoyer la Ministre de la justice à Cayenne, son île d’origine. Elle pourriat y trouver son salut – l’île du Salut était celle du bagne, cela ne s’invente pas -.

  • « La gauche, c’est une salle d’attente pour le fascisme. « Léo Ferré

  • L’essentiel est là, il me semble aussi.
    La perversion semble être le principal outils de la boîte de zizi rider et de ses suivants.
    On comprend leur empressement à endoctriner les enfants, toujours plus, pour être les plus certains possibles qu’ils se laisseront guider sur le chemin qui servira à la préservation de nos socialistes.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

À la suite de la réforme de la Constitution française de juillet 2008, des circonscriptions législatives sont créées à l'étranger pour permettre aux Français établis hors du pays d'élire des députés à l'Assemblée nationale, les Français hors de France n'étaient auparavant représentés qu'au Sénat.

Ces députés, au nombre de 11 (un par circonscription hors de France), ont été élus pour la première fois lors des élections législatives de 2012. Les Français établis hors de France ont voté pour la seconde fois lors des élections législatives... Poursuivre la lecture

La gauche politique comporte une constante : pour séduire, elle doit quitter la réalité et faire rêver. On le voit à nouveau avec la réussite politicienne d’un ancien socialiste : Jean-Luc Mélenchon. Ministre de Lionel Jospin de 2000 à 2002, il quitte ensuite la social-démocratie pour la radicalité politique. Concurrent du Parti socialiste dans une gauche de plus en plus divisée, il n’aura de cesse de critiquer cette gauche, surtout lorsqu’elle sera au pouvoir de 2012 à 2017.

Avec 21,95 % des suffrages exprimés à la présidentielle 2022... Poursuivre la lecture

0
Sauvegarder cet article

Par Jean Granville.

Il est fréquent d’entendre dire que la droite et la gauche sont dépassées car la vraie fracture oppose désormais X et Y (riches et pauvres, somewhere et anywhere, etc.).

Cette idée repose sur un contresens : la bipolarité ne tient pas à une quelconque fracture au sein de la société mais au simple besoin d'organiser rationnellement les choix politiques. La gauche et la droite ne sont pas des philosophies mais des emplacements qui, dans une démocratie fonctionnant correctement, forment les deux plateaux d’une b... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles