Ce qu’il faut faire pour sauver la France !

Le radeau de la méduse, par Théodore Géricault, conservé au Louvre (image libre de droits)

La France est devenue un navire sans pilote. Les Français doivent prendre en main leur destin.

Par Claude Reichman

radeau de la meduse
Le Radeau de La Méduse, Théodore Géricault, 1819.

 

Pour la première fois de son histoire démocratique, la France se trouve privée de classe politique représentative. Certes les partis politiques actuels ont fait élire un président de la République et des députés, mais les uns et les autres sont sans solution face au désastre économique qui frappe la France. De plus, il n’existe aucun personnage prestigieux « en réserve de la République » et qui proposerait une politique susceptible de sortir le pays de l’ornière.

Une telle situation ne peut se perpétuer sans que des conséquences très graves ne s’ensuivent. Le premier risque est l’anomie : face à l’impuissance de l’État, chacun essaye de s’en tirer par n’importe quel moyen, y compris ceux qui sont illégaux ou violents. Le pays plonge alors dans une guerre civile désordonnée, où le danger est au coin de chaque rue. Le second risque est le fascisme : quelque aventurier parvient à faire entendre un langage enflammé que la masse veut croire porteur de solutions et, à la tête de milices armées, impose sa dictature.

L’État, en France, a déjà disparu. Il est certes encore capable de détruire les entreprises par ses impôts et ses règlements, de tracasser le citoyen, voire de l’enfoncer dans la misère, mais il ne guide plus le pays dans la tempête. La France est un navire sans pilote, un bateau ivre. Demain, elle deviendra le radeau de la Méduse.

Que peuvent les Français face à ces perspectives effrayantes et chaque jour plus proches ? Ils doivent prendre en main leur destin.

Indépendamment de tout parti politique, il faut qu’ils se regroupent en collectifs locaux ou départementaux informels, à l’initiative de tel ou tel qui en a compris la nécessité, qu’ils échangent librement leurs analyses de la situation, qu’ils ébauchent des solutions au mal français et qu’ils nouent des relations avec d’autres collectifs du pays. Tout cela doit déboucher rapidement sur un congrès des collectifs, dont se dégageront à la fois un projet pour la France et des personnalités nouvelles pour le porter.

La seule condition pour que se crée un tel mouvement est le rejet de tous les partis politiques existants, qui ne peuvent que polluer le débat et faire avorter le sauvetage du pays.

Dans le tour de France de 41 villes que je viens d’accomplir en quelques mois pour promouvoir la liberté sociale, c’est-à-dire la fin de la tyrannie de la sécurité sociale qui paralyse et ruine la France, j’ai été accueilli par des organisateurs spontanés, souvent très jeunes, parfois moins, parmi lesquels figuraient de nombreuses femmes, et qui de leur vie n’avaient jamais organisé une réunion ni pris la parole en public. Leur maîtrise est apparue à tous. Ils sont l’exemple de ce qu’il faut faire.

Un tel déploiement ne demande aucun moyen financier particulier. On fait la quête pour payer la salle où l’on se réunit, et très vite des lieux privés se proposent gratuitement. Un élan se crée. Les idées fusent. L’imagination reprend le pouvoir, celui qu’elle a dû abandonner à la caste des hauts fonctionnaires, aussi incapables que cupides. La France reprend espoir. La crise a failli être mortelle, mais elle a été surmontée.

Je ne viens pas de vous raconter un conte de fées, mais une action simple et réaliste. Si les Français ne se montrent pas prêts à l’animer et à la faire vivre, ils peuvent se préparer au cauchemar !