Thomas Piketty et l’euthanasie des travailleurs

Les recommandations politiques de Thomas Piketty scelleraient le destin des travailleurs occidentaux peu qualifiés en rendant les pays développés moins compétitifs.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Thomas Piketty (Crédits : PS du Loiret, licence Creative Commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Thomas Piketty et l’euthanasie des travailleurs

Publié le 22 juin 2014
- A +

Par Alex Korbel

 

Piketty CC PS du Loiret

La publication du Capital au XXIème siècle, un ouvrage décrivant la supposée montée des inégalités dans les pays développés, a récemment fait sensation. Rédigé par l’économiste français Thomas Piketty, l’ouvrage prétend démontrer que sur le long terme, les sociétés des pays développés risquent de redevenir plus inégalitaires. La cause de cet écart croissant entre les riches et les pauvres serait que le taux de rendement du capital dépasserait le taux de croissance économique. Pour corriger cette évolution, Thomas Piketty propose des interventions ciblées de l’État de nature redistributive.

Problèmes méthodologiques

Après un accueil international d’abord dithyrambique, grâce aux louanges d’économistes célèbres comme Paul Krugman et Joseph Stiglitz, une enquête du Financial Times (FT) plongeant dans les sources des données de Thomas Piketty a révélé de graves lacunes dans son argumentation.

Chris Giles, l’éditeur économique du FT, arrive à la conclusion que les feuilles de calcul de Thomas Piketty étaient criblées « d’erreurs de transcription à partir des sources originales et de formules incorrectes. Il apparaît également que certaines données sont triées sur le volet ou construites sans source ». Et de constater qu’avec les données rectifiées, la thèse centrale de la hausse des inégalités n’est plus vérifiée.

Le FT n’était pas la première publication à signaler les problèmes de données inhérents aux travaux de Thomas Piketty. En septembre 2013, l’économiste et historien Nicolas Baverez avait déjà souligné dans le magazine Le Point qu’il planait de sérieux doutes sur les données utilisées dans l’édition originale française de l’ouvrage.

Thomas Piketty fait l’impasse sur la convergence entre pays riches et pauvres

Indépendamment de ces questions méthodologiques, même si son analyse de l’écart grandissant entre les riches et les pauvres dans les pays développés restait vérifiée, elle ne tiendrait pas compte d’un développement beaucoup plus important.

Bien qu’il soit concevable qu’il existe et existera de plus en plus d’inégalités au sein des pays, nous observons le contraire entre les pays à l’échelle mondiale. En 1980, le PIB par habitant chinois était égal à 1,5% du PIB par habitant américain. En 2012, ce chiffre était passé à 10,5%. L’augmentation de la richesse relative en Corée du Sud est encore plus forte au cours de la même période : de 13,2% en 1980 à 39,1% en 2012. Même chose pour la Malaisie (de 14,3% à 20,1%), le Pérou (de 9,5% à 13,1%), ou le Botswana (de 8,4% à 14%). Tous ces pays deviennent non seulement plus riches en termes absolus, mais ils réduisent aussi leur écart relatif avec les États-Unis, la première économie du monde.

En embrassant la mondialisation, ces pays anciennement moins développés rattrapent l’Occident développé. Plus leur économie est devenue ou est restée libérale, plus vite et plus forte était leur convergence. Malheureusement, on ne peut pas en dire autant pour les autres pays, principalement en Afrique, qui ne sont pas devenus des économies ouvertes, libérales et sont restés pauvres. Cependant, cette convergence – en particulier en Asie – est une réussite remarquable.

La liberté économique mène au progrès social

Il est instructif d’examiner les allégations de Piketty dans ce contexte. Même s’il avait raison à propos de la polarisation économique au sein des pays développés, il faudrait admettre que les inégalités à l’échelle mondiale sont en baisse quand les pays en développement adoptent un modèle économique libéral. À mesure que ces pays s’orientent vers un système de marché libre, leur productivité s’améliore, leurs revenus augmentent rapidement et l’on constate une amélioration de la plupart des autres indicateurs tels que l’éducation, la santé et l’espérance de vie.

À l’échelle du monde, l’adhésion à l’économie de marché est un gigantesque saut vers le progrès social. Elle produit des résultats que des décennies d’aide au développement n’ont pu fournir. Et elle comble l’écart entre le monde pauvre et le monde riche.

Les recommandations politiques de Thomas Piketty finiraient de sceller le destin des travailleurs occidentaux peu qualifiés

Vues sous cet angle, les recommandations politiques de Thomas Piketty en faveur d’une redistribution accrue des richesses au sein des pays développés ne font plus sens. Les problèmes des travailleurs non qualifiés de l’Ouest ne peuvent être résolus par une plus grande taxation des riches de l’Ouest.

Ils ne peuvent être résolus qu’en faisant en sorte que chacun, au sein des sociétés développées, ait les compétences nécessaires pour participer à l’économie mondiale en mutation. L’augmentation des salaires ne peut être durable que si la productivité augmente d’autant. Cela nécessite une profonde réforme des systèmes éducatifs peu efficaces de nos sociétés développées.

Au fur et à mesure que les pays en développement deviennent plus économiquement libéraux, la réponse des pays développés ne doit pas être de devenir moins économiquement libéraux en augmentant le poids des règlementations et des redistributions, au risque « d’euthanasier » les travailleurs les moins qualifiés.

Pourtant, c’est ce que recommande Thomas Piketty.

Si elles étaient appliquées, ces politiques rendraient les pays développés moins compétitifs par rapport à leurs challengers nouvellement développés. Cela ne ferait qu’aggraver le problème que l’on cherche à résoudre.

Celui qui se soucie des inégalités au niveau mondial devrait soutenir le libéralisme économique, pas le combattre.

—-
Sur le web. Article originel publié sur 24hgold.com

Lire aussi :

 

Voir les commentaires (51)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (51)
  • piketty a soutenu hollande, cela en dit long sur le personnage, à quel point c’est fanatique complétement stupide

    • Venant de la droite et déplorant la non mise en application des propos libéraux au moins sur le plan économique tenus par Sarkozy en 2007, je comprends fort bien que des libéraux non assumés à gauche puissent encore voter pour le candidat socialiste surtout si le candidat de droite s’égare dans une danse du ventre avec le FN sans jamais mettre en application la moindre parcelle de son programme, que ce soit la partie la plus libérale ou la plus conservatrice.

      Maintenant, 2 ans après, l’échec de Hollande est à la fois patent et cruel. L’homme semble avoir compris ce qu’il cloche en France mais n’a ni l’audace, ni le charisme ni la majorité pour appliquer les mesures dont nous avons cruellement besoin. Certains économistes de ses soutiens l’ont compris et ont enfin soulevé quelques tabous : Cette/Cohen/Aghion. D’autres comme Piketty s’enfoncent dans le déni collectiviste et veulent faire perdurer le délire communiste qui s’est abattu en France.

      Un exemple magnifique qui me sert à chaque fois qu’il m’est donné de contrer un « économiste » de gauche : Thatcher expliquant pourquoi la focalisation sur les inégalités opérée par la gauche est un leurre voire révélateur du moteur intellectuel du socialisme : Jalousie, envie, acceptation de la médiocrité, la médiocrité consentie comme l’écrivait Christian Saint Etienne dans « France, état d’urgence » :

      • « L’homme semble avoir compris ce qu’il cloche en France mais n’a ni l’audace, ni le charisme ni la majorité pour appliquer les mesures dont nous avons cruellement besoin. »

        Sans doute la chose la mieux partagée de nos politiques.
        D’ailleurs, quitte a etre impuissant, autant se maintenir par le populisme et le compromis crapoteux.

  • Piketty, c’est la haine irraisonnée, irréductible, du capital libre, haine qui étreint communément une certaine intelligentsia corrompue. Mais nul n’ignore que sans capital libre, il n’y a plus de travail, et encore moins de travailleurs. Loin de découvrir une faille au capitalisme, Piketty est la nouvelle démonstration éclatante de l’échec définitif des idéologies socialistes, démonstration pourtant superfétatoire depuis l’effondrement de l’URSS et depuis la ruine de l’Allemagne nazi avant elle. Le socialisme, quelle que soit sa forme, conduit invariablement les peuples à la ruine et la misère.

    • Oui, rien ne les décourage.

      quand le communisme s’éfondre, c’est la faute a staline, et bientot a fidel; jamais la faute du communisme.

      Enfin, les peuples qui ont subi le communisme sont les meilleurs témoins de l’absurdité de ces délires.

      Ma femme en fait partie : elle a défilé avec fusil et foulard rouge, a l’époque, en albanie!… 🙂

      Les histoires que ces gens racontent suffisent a édifier n’importe quel homme sensé, et plus de les faire rire.

      Mais pas les néo-communistes a la francaise, qui pensent d’ailleurs que le VRAI communisme n’a encore jamais été expérimenté.

  • Ne vous inquiétez pas. Ces gens et leurs soutiens idéologiques ne peuvent suvivre sans la production de biens et services et les taxes qui en découlent.

    Leur politique spoliatrice font fuir le collatéral de la dette française ! Les talents et les entreprises s’implantent à l’étranger pour échapper à la ponction ultime en déplaçant le capital : c’est le principe même de l’équivalence ricardienne en action sous nos yeux.

    Il n’y aura personne pour rembourser, plus aucun collatéral à part la tour Eiffel et la ville musée qu’est paris… Las, nous verrons enfin le socialisme disparaître pour de bon.

  • Il est particulièrement édifiant de voir se déchainer les tenants du néolibéralisme contre le développement des thèses de Thomas piketty.
    La question des inégalités semblent tabou.
    Mettre en évidence que la captation de la richesse par un petit nombre d’individus conduisant à une concentration du patromoine, a pour effet de privilegier une économie de rentiers et d’augmenter les inégalités, semblent fortement déplaire a tous ceux qui depuis des décennies de font les chantres du capitalisme financier.
    Au delà du contenu même, le livre de Thomas Piketty, par les passions qu’il suscite met en lumière les capacités, les réseaux, les influences énormes qu’ont su construire durant des années, les néolibéraux.
    Gaby Bonnand

    • Il n’y a pas que les « néolibéraux » pour se déchaîner contre les travaux de Piketty.

      Le keynésien James K. Galbraith critique sévèrement le bouquin de Piketty : en effet, selon cet économiste de gauche, la définition du capital, le ratio richesse-revenus, la méthode qu’il emploie pour arriver à ses chiffres ou ses recommandations politiques en font un vrai navet.
      http://www.contrepoints.org/2014/06/03/166360-das-kapital-au-xxieme-siecle

    • Votre propos reprend toutes les techniques habituelles de la rhétorique socialiste sans apporter un seul élément de réponse. Au moins avouez-vous, pour ceux qui savent lire le socialiste dans le texte, que le livre de Piketty est un monceau d’âneries. Nous nous en contenterons.

    • Désolé, mais il est totalement impossible de communiquer entre un libéral et un collectiviste/étatiste.
      Votre commentaire tombera dans l’oubli (comme votre idéologie)

    • « a pour effet de privilegier une économie de rentiers »

      Vous connaissez un autre type d’économie qui fonctionne. Réfléchissez avant de répondre car vous jouez avec la vie de 7 milliards d’individus.

      Nous avons besoin de grosses industries pour faire produire les aliments et de l’énergie, construire des logements des moyens de transport. Ces grosses industries nécessitent de très gros investissements. L’état s’étant montré incapable de gérer lui même l’économie, des financements privés sont nécessaires pour fournir des biens et du travail à tous. Ce financement peut être opéré par un capitalisme de petits actionaires ou de riches familles bourgeoises. Les libéraux ne sont pas les défenseurs des riches familles bourgeoises. En revanche les socialistes méprisent, conspuent, harcèlent les petits capitalistes individuels, faisant ainsi le jeu des puissants : ceux dont le patrimoine et la proximité avec les politiques est telle qu’ils sont intouchables.

      Piketty est un clown. Il bâtit des théories pour légitimer ses opinions politiques collectivistes. Qu’il y ait une part de vérité ou pas dans son bouquin n’a même pas d’importance car il ne prend pas le problême par le bon bout. Nous avons besoin d’un société libérale où chaqun est capitaliste afin d’assurer l’investissement, la responsabilité et la liberté de tous et ne pas laisser l’investissement et le pouvoir au mains d’une minorité. Après et après seulement il sera temps de s’inquiéter et éventuellement agir pour éviter une divergence par concentration excessive du capital qui ruinerait le libéralisme.

    • « Mettre en évidence que la captation de la richesse par un petit nombre d’individus conduisant à une concentration du patrimoine »

      on a les évidences qu’on peut. Moi je ne la voit pas, « l’évidence ». Et c’est pas Piketty qui la démontre.

      Par contre ce que je vois, c’est l’éternel fantasme des socialistes / communistes et feu les nationaux du même tonneau : c’est a dire « une clique de privilégiés avides / apatrides / amoraux / ultra-libéraux (rayez les mentions selon votre romantisme idéologique ou votre insulte préférée) confisque le bonheur du peuple et conduit la société au chaos ».

      Tellement facile a vendre. Et puis quelle noblesse d’âme dans cette chasse aux méchants… Piketty se paye sa place au paradis socialiste, avec son ex-voto littéraire.

      Bon le dénouement est toujours le même, hein; A part les socialistes tout le monde le connait d’avance : les méchants vont au camp avec leur famille, et la société se porte instantanément mieux – au moins selon les médias officiels.

    • le néolibéralisme n’existe pas, le fait que vous parlez de néolibéralisme vous décribilise complétement. avant (au 19 siecle), cela voulait dire une actualisation du libéralise mais aujourd’hui, c’est juste une diabolisation du libéralisme.
      et ce n’est pas de la faute des libéraux si piketty a manipulé ses statistiques. http://fr.irefeurope.org/Richesses-et-croissance-les-tromperies-statistiques-de-Thomas-Piketty,a2892

    • « La question des inégalités semblent tabou » vous etes sérieux ???? il faut arreter de fumer. cela n’a rien de tabou que du contraire. surtout en france où on ne parle que de cela. marrant, cles gauchistes sont bcp plus intéressé par les questions d’inégalités que par la pauvreté. comme disait churchill: » Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses. La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère. »
      il serait temps de redescendre sur terre, je ne sais pas sur quelle planète vous vivez….car pour arriver à dire que les questions d’inégalités sont tabou, il faut le faire……..

    • Bonjour Gaby Bonnand
      Si vous êtes le Gaby Bonnand cfdt, je comprend votre position: vous défendez votre intérêt.

      • Je ne vois pas en quoi je défends mon intérêt en constatant simplement que les défenseurs du néolibéralisme ne supportent absolument pas que l’on puisse dire que les politiques inspirées par cette théorie concourent à la progression des inégalités.

        • Etant donné qu’à part vous, nul ne sait ce qu’est le néolibéralisme, il y a peu de chance qu’on en trouve des défenseurs ici ou ailleurs, encore moins des politiques qui s’en inspirent. Non content d’enfiler les mensonges statistiques comme d’autres les perles, Piketout fonde sa théorie sur du vent, sur un fantasme.

          A propos des inégalités, elles ne vous regardent tout simplement pas. Ne vous en mêlez pas ! Occupez vous de vos revenus personnel, ça devrait déjà vous occuper à temps plein. Vous êtes parfaitement incompétent pour vous occuper de ceux des autres.

          • Vous avez une pratique du débat un peu particulière. Dire que de m’occuper de mes revenus me prends un plein temps est tout à fait hors de propos. Vous ne me connaissez pas. Je suis salarié et je n’ai pas d’autres revenus que ceux de mon travail.
            Concernant le néolibéralisme, vous devez savoir ce que c’est puisque vous avez lu le livre de Piketty. Je sais que vous l’avez lu puisque vous le critiquez. Vous ne le critiqueriez pas si vous ne l’aviez pas lu. A moins que non content d’intervenir sous un pseudo, vous formuliez des critiques sans avoir lu le livre. Je n’ose même pas y penser.

            • le néolibéralisme n’existe pas. arretez par pitié d’employer ce terme. cela vous ridiculise complétement

            • après vous osez reproché à Cavaignac d’avoir une pratique du débat peu particulière. c’est vraiment l’hopital qui se fout de la charité. d’ailleurs, je sais d’expérience que débattre avec un mec qui employe le terme néolibéralisme est impossible

              • Il y au moins une chose qui est certaine. Il y a ceux qui n’ont pas peur d’afficher ce qu’ils pensent sans pseudo et ceux qui utilisent des pseudos pour défendre leurs idées. Quel courage !!

                • Pseudo ou pas, la seule chose qui compte, ce sont les commentaires que vous publiez. Et jusqu’à présent, ces propos sont éminemment critiquables, pour ne pas dire indéfendables. Ne vous occupez pas des inégalités économiques : ça ne vous regarde pas, ni vous, ni Piketty, ni le gouvernement, ni personne.

                  • Je vois que monsieur s’énerve quand on lui dit qu’il n’a pas le courage de ses opinions. C’est étonnant votre commentaire. Vous ne détestez pas seulement la lutte contre les inégalités. Vous semblez aussi détester la démocratie qui nécessite me semble t-il de pouvoir débattre en toute transparence. Ce n’est pas le cas avec vous comme avec tous ceux qui se présentent sous des pseudos

            • « Dire que de m’occuper de mes revenus me prends un plein temps est tout à fait hors de propos. » C’est pourtant le fond du sujet. Ne vous mêlez pas des inégalités, donc des revenus des autres. Non seulement ça ne vous regarde pas mais en outre vous êtes parfaitement incompétent pour vous en occuper, comme n’importe qui d’ailleurs, à commencer par moi-même. Il y a des gens qui gagnent moins que moi, d’autres qui gagnent plus, tant mieux ou tant pis. C’est la vie. C’est leur problème, pas le mien. Si mes revenus me paraissent insuffisants, je me démerde personnellement pour gagner plus sans lorgner sur la gamelle du voisin, sans demander à l’Etat de voler autrui. Idem pour vous. Point barre.

              La question des inégalités économiques est un débat fondamentalement pervers, ouvrant la porte aux politiques les plus criminelles (spoliation fiscale). Seules importent les inégalités en droit. Et là, il y a fort à faire en France, à commencer par les régimes spéciaux ou les statuts de fonctionnaires par exemple. Les riches ne me piquent pas mon fric, les fonctionnaires si, et sans pitié encore.

    • Le socialisme français, c’est l’égalité dans la misère (chômage, dettes…) mais l’inégalité devant la loi (régimes spéciaux, statuts, syndicats, rentiers publics…) Le socialisme, c’est la captation aux dépens du peuple de l’économie et du droit par une infime minorité politique au profit de sa clientèle électorale.

      Quand supprimera-t-on les inégalités provoquées par le socialisme, sans tabou ?

    • C’est curieux cette manie qu’ont les communistes et tous leurs « compagnons » de toujours projeter sur les autres leurs propres tares…

  • Ad hominem,

    Discuter les idées de Piketty sans connaitre l’auteur reste à mon avis stérile. Idées, théorie et auteur font un tout qu’à mon avis l’on ne peut dissocier. Ratiociner comme il le fait sous un nouvel angle, les idées anciennes de Marx appliquées à notre société a déjà été, fait, lu, vu et revu et ne porte rien de neuf. Intérêt de la manoeuvre et des idées de Piketty, en dehors de prolonger ces vieilles lunes et continuer de susciter l’envie et la haine, nous sommes d’accord, zéro.

    A droite on dit qu’il n’est pas correct d’attaquer l’homme derrière ses idées. C’est pourtant ce que fait systématiquement la gauche lorsqu’elle est à court d’arguments (ce qui observons le, est très fréquent). Alors allons-y. Voici mon très bref exercice de dialectique ad-hominem.

    Je note donc simplement que cet homme, comme tous les doctes aspirants courtisans des palais royaux, n’a jamais connu la vie en entreprise, n’a jamais créé la moindre valeur (son livre? mouais) et en fin de compte est toujours resté à l’école à à maugréer et théoriser sans rien porter de neuf. A d’autres époques, on discutait de la transubstantialité ou du sexe des anges et l’on lançait des anathèmes à qui mieux mieux dans le secret espoir que l’on finirait par brûler en place de grève ceux qui démontraient par leur existence même, l’inutilité de la votre.

    Si l’on en croit sa page wiki, il aurait même eu la main dure avec sa concubine, hmm. Voici qui pourrait même laisser pensif sur l’honnêteté intellectuelle et l’intégrité morale du susdit. Mais bon, la gauche a déjà un B.Cantat dans ce même registre, inutile d’en rajouter. La baffe est partie involontairement de son plein gré, probablement. Et puis, il s’est excusé, hein. Pas sa faute.

    Bref, Thomas, nous on se fiche que tes troskystes de parents t’aient nourri du lait des chèvres qu’ils élevaient autour de leur yourte, on se fiche de ton CV de sur-diplômé à trois balles qui ne peuvent cacher l’homme que tu es devenu. Ce qui reste dans le bon peuple lorsque tu parles, c’est ta haine de la liberté, des Hommes et des Femmes libres, ta rancoeur chevillée au corps de tous ceux qui contrairement à toi ont réussi à faire quelque chose de leur vie autrement qu’en crachant sur ceux qui te font vivre. Tes pontifications pseudo intellectuelles ne trompent personne. Mais ça, toi et le démon de l’envie, juché sur ton épaule, c’est bien le dernier de vos soucis. Peu importe si les théories fallacieuses et frelatées que tu défends dirigent tout droit ceux là que tu hais tant vers les fosses communes. Comme d’habitude.

    Je me demande même si ce n’est pas ton rêve secret tellement ta haine théorisée transparait tant dans tout ce que tu écris. Mais comme les Danton et Saint-Just, l’histoire a des convulsions parfois fatales, comme si une main invisible venait sonner la fin de la récréation …

  • Pour citer Chris Giles du Financial Times, c’est soit etre mal-informé soit être intellectuellement … (je vous laisse compléter).

    Le truc, c’est que Piketty a répondu. Et sur la blogosphère aux USA, tout le monde à peu près est au courant, et sait parfaitement qui est sorti vainqueur du débat Giles/Piketty. Et ce, dès la fin du mois de Mai 2014.
    http://piketty.pse.ens.fr/files/capital21c/en/Piketty2014TechnicalAppendixResponsetoFT.pdf

    Et il est clair que c’est le type du FT qui s’est complètement vautré. Piketty lui reproche d’avoir fait usage des données de type « survey » au lieu de données administratives pour les périodes récentes. En général, les économistes savent bien que ces surveys sous-estiment les estimations dû très certainement aux erreurs de mesures aléatoires, et c’est pourquoi ils font des ajustements pour corriger ces biais, comme le fait très bien Piketty aussi. Mais Chris Giles ne l’a pas fait, ce pourquoi il n’a pas réussi à constater une hausse des inégalités. Qui a bel et bien explosé au début des années 1980s (bien qu’il y a eu un début de tendance apparemment à partir de début 1970s). Piketty cite aussi une étude plus récente de Saez et Zucman (2014), se servant de mesures plus fiables encore, qui montre une plus forte hausse des inégalités que celle présenté dans le livre de Piketty. Autrement dit, les estimations de Piketty sont effectivement biaisées… vers le bas !

    What is troubling about the FT methodological choices is that they use the estimates based upon estate tax statistics for the older decades (until the 1980s), and then they shift to the survey based estimates for the more recent period. This is problematic because we know that in every country wealth surveys tend to underestimate top wealth shares as compared to estimates based upon administrative fiscal data. Therefore such a methodological choice is bound to bias the results in the direction of declining inequality. For instance, as I note in the technical appendix to chapter 10 (available here), the recent wealth surveys undertaken by INSEE in 2004-2010 in France indicate a top decile share just above 50% of the total wealth, whereas fiscal data (inheritance and wealth tax) suggest a top decile share above 60% of the total wealth. The gap seems particularly large for the case of Britain, which could reflect the fact that the “wealth and assets survey” seems particularly bad at measuring the top part of the wealth distribution of the UK.

    Je veux bien qu’il y ait un problème avec la théorie de Piketty, mais ça ne justifie pas les arguments en bois.

    • comme dit Clive Crooks: « J’avançais que l’erreur du livre était de défendre une théorie qu’il ne parvenait pas à soutenir. Piketty dit que le capitalisme contient une contradiction fondamentale : dans la nature du système, les inégalités de revenus et de richesses tendent à augmenter de façon inexorable, et la ploutocratie en est la conséquence logique. Il délivre une théorie de circonstance pour soutenir tout cela, mais cela est loin d’être une théorie, plutôt un mélange d’identités comptables et de suppositions. Les chiffres du livre lui-même ne prouvent rien non plus. Et cela tout en considérant alors que les chiffres étaient corrects… ».

    • quand même des économistes de gauche comme James K. Galbraith ont descendu cet ouvrage. mêe si les statistiques ne sont pas truqué cet ouvrage ne prouve rien et est un ramassis de connerie. d’ailleurs, c’est l’un des livres achetés les moins lus ce qui n’a rien d’étonnant car ce sont des gauchistes qui achètent ce livre tout étant incapable de coprendr un traitre mot de l’ouvrage (la gauche et l’économie cela va pas ensemble).

      • Pour compléter vos propos, non seulement le galimatias de Piketout est truffé de statistiques bidonnées, mais encore la thèse centrale de sa démonstration (r>g) est un truisme. Il est évident que le capital rapporte plus que l’économie progresse par ailleurs. Jamais on n’investit si ce n’est pas pour gagner plus, autrement dit pour économiser des efforts moins rentables qui auraient été nécessaires sinon. Quel crétin va investir en espérant une perte de rendement ou plus de travail pour un résultat identique ? Mis à part l’Etat socialiste obèse, personne !

        Comme Bastiat l’avait observé fort justement il y a plus de 150 ans, on ne peut pas être économiste et socialiste en même temps. Piketty le socialiste n’échappe pas à cette loi fondamentale.

      • Vous êtes vraiment un clown. Vous pensez vraiment que les libéraux, eux, ont lu le livre de Piketty plus rigoureusement que les gauchistes ? Vous l’avez lu vous ? Sûrement que non. Personnellement, je n’en ai lu qu’à peine 100+ pages (version anglais). D’ailleurs, d’après ce que j’ai pu lire sur les blogs américains, il semble bien que ce sont les adversaires de Piketty (dont vous faites partie) qui ont plus tendance à dénaturer les propos de Piketty.

        • laissez moi deviné vous lisez des blog de gauche ??

        • son livre a été énormément critiqué alors c’est vrai qu’il y a surement dans ces critiques des critiques fausses ou qui dénaturent ces propos mais c’est une infime minorité. en plus, cela ne change en rien au fait que le livre de piketty a été largement démonté. il faut vraiment être de mauvaise foi pour oser dire le contraire. le seul clown ici c’est vous qui vous ridiculisez et qui vous décribilisez complétement. il y a un moment où il faut admettre la vérité.

        • Oui. Contrairement à vous, j’estime qu’il est nécessaire de lire les arguments présentés par les deux clans qui s’affrontent. Vous faites preuve de bêtise, en refusant de lire et d’apprendre mieux à connaitre les arguments de vos adversaires. Quant à dire que les critiques mal-informées contre Piketty sont une infime minorité, venant de quelqu’un qui semble sous-entendre qu’il ne lit pas les « blogs de gauche » cela me fait doucement rire, vous m’excuserez. En même temps, je savais très bien ce que je faisais en venant ici, donc les commentaires de ce genre ne me surprennent pas du tout.

          Ce n’est pas prendre beaucoup de risque que de dire que vous ne m’apprendrez rien que je sais déjà. Il existe de bonnes critiques contre Piketty, même en français (un miracle, si j’ose dire) comme celui-ci par exemple. Me concernant, je connais mes capacités en la matière, ce qui peut etre attesté par les articles suivants, ici et , en outre là aussi. Dont peu de gens serait capable d’écrire, alors honnêtement, partant de là, je n’ai rien à craindre de vos piètres critiques vide d’argumentations.

      • de tout facon, piketty a été incapable de répondre aux critiques faits sur son livre. cela montre à quel point c’est un idéologue sans aucune valeur scientifique et non pas un économiste. http://www.atlantico.fr/decryptage/polemique-chiffres-piketty-ecrase-debat-plus-grand-que-lui-nicolas-goetzmann-1591587.html

      • tjs les mêmes sophismes économqiques qui sont utilisés: https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10152330149598015&set=gm.712550032172787&type=1&theater ha la fin, cela en devient lassant. il suffit de lire lesSophismes Économiques de Frédéric Bastiat (oeuvre datant de 1845) pour voir à quel point les socialistes utilisent tjs les mêmes sophismes

      • le livre de Piketty est en fait un superbe cour de statistique sous-titré  » donne moi tes conclusions et je te fabriquerai les stats qui vont avec  » .

        • Ce qui n’est même pas pire que les libertariens qui s’amusent à dire « notre théorie est irréfutable par voie des faits, donc vous pouvez nous sortir les stats que vous voulez, nous sommes immunisés ».

          • perso, je suis pas libertarien. . Piketty ne montre que ce qui l’arrange. C’est pas du « trucage » ça, il a juste montré la partie du graphique qui l’intéressait… de toute façon son pavé est stupide. Si les riches s’enrichissent avec la Bourse, les baisses d’impôts et la déreglementation, on attend quoi pour ouvrir la Bourse aux pauvres, baisser leurs impôts et détruire les réglementations qui les étouffent?

          • Piketty a fait 70 références à Marx dans son torchon, bouquin pardon.
            Ludwig von Mises et Eugen von Böhm-Bawerk qui sont des auteurs importants au sujet des théories du capital et de ses taux de revient ont été cités combien de fois?
            Et même David Ricardo, à qui monsieur (comme Marx d’ailleurs) avoue avoir un intérêt pour lui, n’est pas davantage analyser, lui qui a aussi une théorie sur l’accumulation du capital.

          • il cite toujours des périodes qui l’arrange. Par exemple, quand il parle de concentration du capital, il part toujours de 1918, quand tout le capital d’Europe avait été annihilé. En fait, si on regarde les concentrations actuelles, elles sont comparables à 1900. En fait, ce qu’il nous dit vraiment, c’est qu’il a fallu 100 ans pour se remettre de la première guerre mondiale.

          • C’est intéressant ça. Ceux qui critiquent Piketty sont presque toujours des libertariens. Mais ce que je voulais signifier est que votre commentaire n’est pas un torchon plus propre que le livre à Piketty. Si vous voulez rendre votre commentaire un tant soit peu utile, essayez au moins d’apporter un argument critique. Enfin, si vous le pouvez. Il est possible que les pro-Piketty n’aient pas bien lu son livre, mais je ne pense pas que les anti-Piketty, eux, aient pris la peine de le lire non plus.
            http://antisophiste.blogspot.com/2014/05/le-capital-au-21emesiecle-de-thomas.html

  • Sa thèse a été contestée dès sa publication par les plus éminents d’entre eux comme l’illustre John Galbraith (un Démocrate, donc insoupçonnable de partialité idéologique) ou Philippe Aghion ( Harvard et collège de France) qui fut son professeur et celui de Macron et conseiller économique de Hollande en 2012. Tous ont identifié les mêmes erreurs de calcul et un manque de rigueur (pour ne pas dire manipulation) dans les données statistiques. d’ailleurs, Piketty a trafiqué les chiffres et volontairement complexifié son argumentation pour que le lecteur s’y perde et conclut comme le signataire de cet article. Le trafic des chiffres a été souligné par la Havard School, quant à la confusion du raisonnement il suffit de lire les premières pages de la démonstration de M. Piketty pour s’en rendre compte. Piketty oublie les transferts sociaux, ne distingue pas le capital (productif, financier, immobilier) du patrimoine cessible, et prétend connaître les données économiques depuis les débuts de l’ère chrétienne… Si les calculs de Piketty étaient justes, le 1 % des plus riches devrait posséder toutes les richesses disponibles d’ici 2016

  • Si vous voulez des critiques solides sur piketty vous avez les papiers de Mankiw et de McCloskey (entre autres), ici :
    https://www.aeaweb.org/aea/2015conference/program/retrieve.php?pdfid=520
    http://www.deirdremccloskey.org/docs/pdf/PikettyReviewEssay.pdf

  • je vous conseille la lecture de cette « book review » de 43 pages du livre de Thomas Piketty : http://ejpe.org/pdf/7-2-art-4.pdf . Elle est absolument remarquable.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Frédéric Passy est né il y a 200 ans, le 20 mai 1822. Le premier prix Nobel de la Paix est aujourd'hui quelque peu oublié. Il fut pourtant une des dernières grandes figures du libéralisme français.

Mais si nous célébrons aujourd'hui le bicentenaire de sa naissance, le 12 juin marquera aussi le 110e anniversaire de son décès. Cet homme modeste et ordonné aurait voulu ainsi concentrer les hommages posthumes qu'il ne s'y serait pas pris autrement.

Yves Guyot dans son hommage au cimetière résume d'ailleurs sa vie en une phrase :

... Poursuivre la lecture

Décidément, Emmanuel Macron nous aura administré jusqu’au bout la preuve de son ultra-libéralisme le plus décomplexé ! De quoi frémir pour la suite. Figurez-vous que jeudi 12 mai dernier, soit exactement la veille de la fin officielle de son premier mandat, lui et son ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer ont obligé les candidats bacheliers de la spécialité Sciences économiques et sociales à plancher sur une épreuve ouvertement acquise aux thèses libérales ! Quelle ignoble propagande !

Scandaleux, pathétique, révoltant... Poursuivre la lecture

Le professeur Jacques Garello invite les libéraux qui souhaitent réveiller la société civile à assister au séminaire organisé au Novotel Beaumanoir à partir de ce vendredi 18 heures.

Selon Jacques Garello :

« Le drame de notre pays est qu’il n’y a aucun corps intermédiaire entre le pouvoir et le peuple : faillite des partis incapables d’avoir une doctrine et se contentant de surenchères électorales démagogiques, faillite des partenaires sociaux avec des syndicats irresponsables et non représentatifs des salariés, et des dirigean... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles