Toujours un manque de transparence du financement politique en Europe

Le Groupe d’État contre la Corruption du Conseil de l’Europe s’est déclaré préoccupé du fait que la mise en œuvre de ses recommandations sur la transparence du financement politique ait peu progressé dans un nombre significatif de pays européens.

GRECO 14e rapport 2013Dans la plupart des cas, cette situation reflète la difficulté, et parfois l’impossibilité de trouver un accord viable entre les partis politiques du pays concerné pour améliorer la transparence du financement politique.

Le groupe attribue également cette situation en partie au caractère politiquement sensible du financement des partis et des campagnes, et au fait qu’en évaluant les États sur cet aspect, il a élargi son suivi à des domaines qui échappent au contrôle direct des gouvernements et qui sont soumis à l’influence des partis politiques et des parlements eux-mêmes.

Le GRECO qui réunit actuellement les 47 États membres du Conseil de l’Europe, le Bélarus et les États-Unis, vise à aider ses États membres à recenser les défaillances des politiques nationales de lutte contre la corruption, en incitant à mener les réformes législatives, institutionnelles et pratiques.