Énergies renouvelables : des politiques néfastes pour les pauvres

Les sources d’énergie non basées sur les combustibles fossiles rendent la nourriture et l’énergie encore plus chères. Les pauvres en sont les premières victimes.

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Énergies renouvelables : des politiques néfastes pour les pauvres

Publié le 15 juin 2014
- A +

Par Guy Bentley, depuis le Royaume Uni.

énergie verteLes politiques gouvernementales visant à réduire le dioxyde de carbone nuisent directement aux pauvres du monde développé ou en voie de développement, selon un rapport publié par la Fondation Politique Du Réchauffement Mondial (GWPF).

Le rapport montre que les sources d’énergie non basées sur les combustibles fossiles rendent la nourriture et l’énergie encore plus chères. Alors que les riches restent relativement peu touchés, les pauvres sont les premières victimes de la hausse des prix. Le rapport appelle à la prudence sur le rythme de réduction du carbone, avertissant que les combustibles fossiles pourraient être remplacés comme source d’énergie sur le long terme, mais pas maintenant.

Le rapport, intitulé « Climate Policy and the Poor » (La Politique Climatique et les Pauvres), a été rédigé par le professeur Anthony Kelly, décédé il y a une dizaine de jours. Kelly, qui fut longtemps considéré comme le père des matériaux composites au Royaume-Uni, souligne les deux politiques principales du gouvernement qui sont néfastes aux pauvres du Royaume-Uni et de l’étranger.

L’augmentation du prix de la nourriture

Une partie de la loi sur les changements climatiques du Royaume-Uni porte sur « les Obligations pour une Énergie renouvelable dans les Transports (Renouvelable Transport Fuel Obligation) ». La majorité des carburants renouvelables pour le transport provient de l’éthanol. Selon le rapport, au Royaume-Uni et ailleurs dans le monde développé, cette politique a eu un impact dévastateur sur la capacité des pauvres à accéder à une nourriture abordable.

La principale source de combustibles non fossiles en carburant automobile a été le Brésil, qui distille la pulpe de la canne lorsque le sucre en a été extrait. Le sucre est abondant au Brésil, la production d’éthanol ne devrait pas avoir un impact majeur sur le prix des aliments. Toutefois, le sucre des États-Unis est plus cher, donc l’éthanol est fabriqué à partir du maïs cultivé dans la grande zone agricole (farm belt) américaine.

En conséquence les intérêts de l’industrie des biocarburants sont entrés en conflit direct avec les intérêts des pauvres, qui comptent sur la forte production agricole de pays comme les États-Unis pour disposer d’une nourriture bon marché. L’Agence des Nations Unies pour l’Alimentation est même allée jusqu’à demander au gouvernement américain de suspendre sa production de bio-carburant en raison de sa contribution à une crise alimentaire mondiale.

En 2010, une étude de la Banque Mondiale a estimé que la hausse des prix causée par l’augmentation de la production de biocarburants par rapport au niveau de 2004 poussait 32 millions de personnes vers la pauvreté alimentaire.

L’augmentation du prix de l’énergie

Le système de quotas de l’UE sur les émissions de CO2 veut que les producteurs d’électricité soient obligés d’acheter des permis d’émission de dioxyde de carbone sous peine de sanctions. Le gouvernement britannique a décidé d’introduire un prix-plancher du carbone, car il pensait que le prix du carbone était bien trop bas. Cette décision a fait augmenter les coûts d’énergie encore plus que le régime initial de l’UE.

La situation a été exacerbée par les Obligations Renouvelables (RO). Le gouvernement oblige qu’une proportion de l’électricité soit créée à partir d’énergies renouvelables pour tous les fournisseurs d’électricité agréés. La Fondation des Énergies Renouvelables a estimé que, entre 2002 et 2030, le coût de la RO atteindra 100 milliards de livres sterling (123 milliards d’€).

Kelly conclut : « Les changements imposés jusqu’à présent n’ont pas traité les risques du changement climatique par une amélioration raisonnable, stable et durable de l’énergie ni par d’autres technologies et n’ont donc pas résolu les problèmes d’aujourd’hui. »

Source : City A.M. Traduction : Jean-Pierre Cousty pour Contrepoints.

Voir les commentaires (16)

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  • appauvrir les pauvres ..mais c’est le but du ‘changement climatique’ , que deviendraient les pays riches si la chine ou l’inde obtenait le même niveau de vie que nous en 10 ans , nous ne pourrions pas nous adapter !

  • « appauvrir les pauvres » ? C’est pas ça qui va empêcher de dormir les bobos.

  • ouais…
    on a deux espèces d’écolo ceux qui pensent qu’ils faut s’appauvrir…c’est le postulat de départ..
    et ceux qui ignorent que les solutions qu’ils prônent ( à quels problèmes???) conduisent très certainement à l’appauvrissement général…

  • Les problèmes ne sont pas encore résolus, donc cela ne marche pas … (??)

    Et c’est avec ce genre d’article et d’idées nauséeuses que ce blog compte niveler vers le haut ?
    Les pauvres c’est bien connu, vont s’enrichir avec les énergies fossiles, le rapport a d’ailleurs certainement été écrit pour faire le jeu de certains lobbies et relayer bêtement par des non spécialistes qui défendent « les fameux pauvres » derrière leur écran d’ordinateur. Les pauvres du Niger où est extrait une partie de notre uranium doivent bien se fendre la gueule.
    Mélanger énergies renouvelables, agro-carburant et quotas carbone sans discernement et voilà nos brillants experts de Contrepoints qui affabulent pour leur plaisir personnel en montrant du doigt le méchant « bobo ».
    Chinois, contre français, indiens contre allemands ou russes, les cerveaux de nos libéraux qui volent au-dessus de la masse imaginent que l’environnement raisonne avec des « frontières » sans penser un moment que indiens, chinois, russes allemands ou français subiront les mêmes conséquences de leur stupidité gonfler par la testostérone de nos commentateurs du Web 2.0.
    Vaste fumisterie. Pauvre France.

    • mis à part les insultes?

      les énergies renouvelables sont plus chères que les énergies fossiles , à service rendu équivalent, c’est à dire en fournissant de l’énergie quand on en a besoin… ensuite à l’échelle du mode les ressources fossiles seront exploitées, en conséquence, on ne réduira pas les émissions de CO2 mais peut etre un peu le rythme… et les plus pauvres au moins des pays riches paieront.

    • 600.000 foyers Allemands ont vu leur électricité coupée pour non paiement. L’électricité en Allemagne est presque deux fois plus chère qu’en France en raison de leur politique énergétique. Bientôt la « transition énergétique » en France va nous valoir les mêmes tarifs. mais à part ça tout va très bien.
      Pauvre débile !

    • « nos libéraux qui volent au-dessus de la masse imaginent que l’environnement raisonne avec des « frontières » sans penser un moment que indiens, chinois, russes allemands ou français subiront les mêmes conséquences »

      Le problème des écologistes est justement de raisonner sans frontière et de considérer que leur préoccupations doivent être une priorité pour les chinois ou les indiens.

      Vous dites « les mêmes conséquences », alors que les chinois sont pollués par les particules de combustion du charbon dans les villes (ce qui n’est pas notre cas) et que les campagnes sont pauvres et que la pollution n’est donc pas le problème majeur de ces campagnes. Vous mélangez allègrement environnement et politiques énergétique renouvelable, comme tous les écologistes, faisant de l’écologie une religion avec des préceptes rigides sans considérations pour la réalité et en particulier pour la réalité des pays pauvres.

      Oui, vous êtes un bobo ! Pour vous donner bonne conscience et remplir la vacuité de votre existence, vous vous faites peur avec des lubies et des problèmes minuscules en comparaison de ceux des pays pauvres, et vous prétendez en plus leur expliquer que leur problème n’est pas de crever de faim, d’être à la merci de catastrophes naturelles ou de guerres mais « l’Environnement ».

    • On rira bien quand les campagnes retourneront au fourneau à bois pour se faire la popotte le soir ❗
      Vive les soirées et nuit dans la purée de pois :mrgreen:
      Asthmatiques, tous en ville !

  • Je déteste ce procédé qui consiste à se servir des pauvres comme bouclier humain, comme une justification à ce qu’on propose de faire. Alors bien sûr ça fait partie des règles du jeu de médiapolitique bienpensante, mais ça reste répugnant.
    Et inefficace : vous dites que les pauvres ne pourront plus payer une électricité trop chère ? no problemo, les pastèques ont la solution toute trouvée : encore plus de taxes pour ajouter à l’usine à gaz réglementaire un tuyau servant à subventionner les pauvres. Et des commissions pour moduler tout ça en fonction de tout un tas de critère tous plus justes les uns que les autres : bienvenu dans le monde merveilleux du « scoring » « social » — plutôt socialiste.

    • Cette pyramide de ponzi ne marchera plus longtemps. Il y a de moins en moins d’argent. Plus du tout chez les pauvres, bientôt plus chez les classes moyennes et les riches, eux, s’en vont sous un ciel plus clément. Et on ne pourra même plus baisser le coût de l’énergie puisque ce sera une énergie de riches…

    • Ce n’est pas parce que les pauvres (et les enfants et les ours blancs…) sont des gadgets favoris du sac à malices marxistes qu’il ne faut pas les citer, chiffres à l’appui, quand ils sont les vrais victimes!
      Ce n’est pas parce que les propagandistes ont inventé des faux problèmes que les vrais problèmes n’existent pas.
      Ce n’est pas parce que des idiots ont crié au feu sans raison que les incendies n’existent pas…

  • Les commentaires sont fermés.

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