Petit plaidoyer contre les grands hommes « providentiels » !

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Petit plaidoyer contre les grands hommes « providentiels » !

Publié le 3 juin 2014
- A +

Par Nicolas Nilsen.

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Barack Obama vient de nous laisser entendre qu’Hillary Clinton serait la « femme providentielle » des prochaines élections présidentielles américaine… En France, certains espèrent le « retour providentiel » de Sarkozy… Et Ségolène et Marine se verraient bien comme les « femmes providentielles » du scrutin de 2017… Moi c’est simple, je ne veux plus que le pays soit dirigé par des prétendus « grands hommes » (ou femmes), ou des « Grands Timoniers » (qu’ils soient aux commandes d’un État ou d’un petit pédalo). Je ne veux plus de « petits Pères des peuples » ni de « Grands guides des peuples », ni de « Führer » ni même de « guides », ou de « Duce », ou des « Sauveurs de la Patrie ». Je ne veux plus de « Che », ou de « Lider màximo », plus de gens qui prétendent nous « faire rêver » ou nous « indiquer le chemin », ou nous « tracer un horizon » ou même des « feuilles de route » ! Je ne veux plus que le pays soit dirigé par des gens qui nous promettent des « grands soirs »…

J’en ai assez des « grands hommes » et surtout de cette fascination ridicule pour les « hommes providentiels ». J’en ai assez des « grandes figures historiques ». J’en ai assez qu’ils prétendent incarner une « grande idée pour la France », ou le « génie national » ou « l’exception Française »…

Des petits comptables s’il vous plait !

Pendant les vingt prochaines années, je ne veux plus de « grands hommes » : plus de grands dépensiers, dans de grands ministères, qui financent de grands projets qui finiront en grands trous, en grands déficits et en grands désastres. Je veux juste des petits comptables,avec des petits chapeaux et des petites manches de lustrine et des petites calculettes… Des petits comptables – genre Cour des Comptes – pour qui un sou est un sou… Qui gèreront la France en bons pères de famille et qui équilibreront les comptes publics en veillant scrupuleusement à ne déjà pas endetter les générations qui suivent. Des petits hommes ennuyeux, qui ne feront pas de bruit mais gèreront correctement, des petits hommes gris qui ne se prendront pas pour des hommes providentiels, des petits hommes discrets qui ne jacasseront pas du matin au soir dans les médias, des petits hommes modestes qui ne feront plus la moindre promesse mais présenteront des comptes équilibrés et voteront des budgets en équilibre ! Et puisque je parle de comptables, tenez, je verrais bien comme Président de la République le Président de la Cour des Comptes !

C’est le Peuple souverain qui serait « providentiel » !

Qu’ils diminuent déjà le périmètre de l’État, réduisent les dépenses des ministères, remettent de l’ordre dans leurs comptes publics et votent des budgets en équilibre… et tout le reste on s’en occupera nous-mêmes à grands coups de « démocratie digitale » et de référendums à répétition !

Finalement, quand j’y pense, c’est le peuple souverain qu’on ferait mieux de considérer comme ‘providentiel’ !

*

PS.Quand je dis que je veux des « petits hommes », je ne dis pas que je veux des petits nains car je veux évidemment des géants ! Mais des dirigeants qui ne se prendront pas pour des hommes providentiels ou des rois Soleil avec leurs petites cours de laquais agenouillés, serviles et assoiffés d’honneurs. Je veux des hommes d’honneur(honneur au singulier) des personnalités respectables et dignes qui nous représenteront avec grandeur. Des géants dont le regard portera évidemment plus loin et plus haut que le caniveau des affaires et des combines qui est l’horizon de ceux qui se croient « normaux » mais ne sont en réalité que de petits politiciens dérisoires et sans envergure.


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  • Parfaitement d’accord mais, ce sont bien les citoyens, partout dans le monde, qui sont en attente d’hommes providentiels, Obama est le parfait exemple ! comme Mitterrand en 1981.

    Une des raisons possibles, au delà du fait que nos élections désignent et subliment un homme, et par réflexe les électeurs ne soient en demande que d’un autre, mieux monté, mieux fini, avec plus d’options… c’est surtout que l’homme providentiel est un retardateur d’échéance, celui qui va permettre de perdurer un système, tout cela relevant du miracle. Les hommes politiques promettent, les gens y croient, les élections c’est le grand bal des hypocrites.

    Une des solutions est de réformer totalement notre système électoral, personnellement je milite pour une carte politique comme suit :
    – conservation des mairies avec une limite fixée à 40 000 habitants, au delà on morcelle
    – suppression des conseils généraux
    – suppression des métropoles
    – augmentation du nombre de régions ! qui centralisent les mairies
    Dans un tel système, les électeurs élisent un maire, les maires désignent l’assemblée régionale dans le même mouvement, avec remplacement de la police et de la justice (les boss de ces institutions). Sous 1 mois, ces mêmes assemblées régionales désignent les membres du gouvernement y compris le chef de l’état.
    Force donnée aux cours des comptes, une entité par région avec un pouvoir comptable, c’est à dire qu’une cour des comptes n’a aucune décision politique, juste une responsabilité comptable. Les élus continuent de décider des investissements mais avec l’accord financier de la cour des comptes, pas d’argent, pas de projet.

    En résumé, les citoyens votent pour un maire, ceux-ci deviennent les grand électeur des régions, qui eux même désignent le gouvernement. Le pouvoir est redonné au local, il est morcelé. La politique devient secondaire.

    Les élections locales, dans des mairies de taille réduite, sont seuls garantes de l’expression des citoyens, l’aspect partisan et politique s’efface devant la réalité, j’en sais quelque chose, j’ai la chance de résider depuis fort longtemps dans des petites communes et les citoyens sont écoutés, sinon le maire dégage.
    Lorsque je veux voir mon Maire, je téléphone à la mairie (ou je le croise dans la rue), je suis reçu souvent le lendemain, tout le monde est concerné, j’ai découvert seulement après 2 élections, quelle était l’étiquette politique du maire de ma commune, en fait tout le monde s’en fiche qu’il soit UMP, PS ou que sais je. Dans ma commune nous avons des réunions de « quartier » et ce 2 fois par an ou tout le monde s’exprime. Pas de référendum qui ne sont que le prolongement des élections actuelles… Croyez moi que le mairie se bouge les fesses et que les propositions de certains voisins qui ont tendance à faire déraper le budget communal, sont remisées au placard, tous avons conscience que c’est notre argent, notre commune n’a jamais été déficitaire.

    Autre particularité, les cours des comptes doivent rendre accessible en temps réel les comptes régionaux, tout comme les mairies doivent le faire (la comptabilité de la mairie doit être accessible telle celle d’une entreprise).

    Ainsi, lors d’une élection, les candidats seraient tenus de présenter un projet chiffré de la gestion de la commune prenant en compte tous les paramètres du moment, détaillant financièrement et avec précision leurs propositions. Pas de bilan de reprise chiffré, impossible de se présenter.

    Le système actuel, permet à des candidats à des élections d’envisager de gérer une commune (ou autre) sur la base de simples promesses. Nulle part ailleurs cela est possible, une entité qui rachète une entreprise commence par étudier les bilans de celle-ci, une fois fait il présente un bilan prévisionnel lié à ses propositions.

    Lorsqu’on parle de communes de 40 000 habitants maximum et, avec un tel système en place, tout devient plus clair, les élus sont près des citoyens et sont tenus de présenter des bilans à jour. En devenant de grands électeurs, leur nombre garanti une parité, chacun étant fatalement à l’écoute et seulement de ses électeurs. Tout ce petit monde serait élu pour 5 ans.

    Ont peut rêver, il nous reste ça, encore un temps.

    • Ce ne sont pas des règles avec des seuils et des obligations qui règleront la question. Ce sont des règles avec, comme le dit l’article, le pouvoir aux petits comptables de décider eux-mêmes, avec leur bon sens et leurs calculs, de si les choix doivent être faits au niveau supérieur ou s’ils peuvent s’en débrouiller. Quant à faire présenter des bilans prospectifs chiffrés, quel intérêt si moins d’1% des électeurs sont capables de les lire et de les analyser ?

      • Votre critique aurait été recevable si elle était argumenté, toutefois, je vous remercie de m’avoir épargné le sempiternel « Yaka ».

        Dans une entreprise, ce n’est pas le comptable qui commande (il ne manquerait plus que ça, un comptable approuve ou pas les comptes et responsabilise de facto le dirigeant), c’est le dirigeant. Ma proposition ne fixe qu’une règle qui est de réduire la taille des potentats, c’est une alternative qui rapproche l’élu des citoyens.

        Je note que vous procédez de la même logique que tout ce que vous critiquez durement par ailleurs, vous infantilisez les gens. Lorsque vous entendez « bilan », vous partez dans l’expertise comptable, moi, je vous parle d’un bilan simplifié, avec des colonnes qui totalisent les entrées et la ventilation des dépenses (les grands comptes).

        Lorsque j’entends que des élus se livrent à de la prospective, promettant tout ce que les gens veulent entendre sans ne jamais chiffrer le moindre de leur projet, je me dis que la gabegie ne prendra jamais fin.

        Un élu et son staff, candidat à une mairie, doit l’être avec un bilan chiffré de ses projets (qui souvent ne sera qu’une proposition de ventilation différente), cet élu sera de plus engagé et pourra être tenu responsable.

        je ne pense pas que vous trouvez normal qu’un élu soit candidat d’une élection et une fois élu vous serve le sempiternel « nous n’avons pas prit la mesure de la situation financière… » (Hollande et avant lui…), un élu doit être candidat en présentant un bilan prévisionnel, ne jugez pas à l’aune de vos connaissances ou méconnaissances ceux que les autres sont aptes à comprendre ou pas.

        Par ailleurs, avez vous pleinement conscience de ce qu’implique votre réflexion ?

        • la prospective ne fait pas tout : la gestion d’une localité ou d’un pays , c’est une peu comme une campagne militaire , ça ne se passe jamais suivant les plans. un bon dirigeant est quelqu’un qui sait s’adapter à la situation , qui sait montrer l’exemple ( le bon , pas le mauvais , comme les dirigeants français ! ) et qui sait passer la main lorsque le moment est venu …

  • J’ai peur que le « culte du chef » fasse partie de notre nature. Nous cherchons un leader charismatique derrière lequel nous rallier.

    D’où l’importance d’expliquer dans l’éducation et peut-être dans les cours d’histoire que les grands-hommes n’existent pas. Les vainqueurs ou leurs héritiers réécrivent l’histoire pour créer le mythe. Dès lors que par une suite de hasards et de circonstances une situation change (sur le plan militaire, social, culturel – peu importe), ce changement est attribué à celui qui avait le pouvoir (ou plutot qui était censé l’avoir). C’est un raisonnement à postériori, faux comme tous les raisonnements de ce type.

    La seule grande réalisation d’un grand-homme, c’est d’avoir réussi à persuader les autres qu’il était le chef – et encore il n’est pas évident que le mérite lui revienne.

    • @pragma Un livre sur le thème que vous décrivez : « Batailles » de Hervé Drévillon aux Editions Seuil.

      • et aussi  » guerre et paix  » de tolstoi … qui défend la thèse dans son livre, que c’est les évenements qui commande à bonaparte , et non l’inverse , et que c’est le peuple russe qui à renvoyé l’armée française chez elle et pas koutouzov ou l’empereur alexandre …

        • Vous êtes-vous au moins informé sur ce livre ? Votre commentaire est bien simpliste …

          • non , j’ai tout inventé …

            • Essayez de prendre le temps de lire le livre « batailles », vous verrez une belle fresque d’histoire française avec les pratiques décrites par pragma.
              Et çà alimentera votre créativité 😉

              • c’est pas le livre qui retrace la bataille de wagram ?

                • Non, il y a quatorze batailles, du combat des Trente (1351) à la bataille de la Marne (1914).
                  Pour l’époque napoléonnienne, il y a seulement Eylau (1807).
                  C’est un bouquin passionnant, contexte, personnes, bien écrit.

  • il y a aussi des grands hommes qui n’ont rien demandé à personne , et qu’on ai venu chercher quand la période le necessitait , comme cincinatus ou washington …

    • Il n’y a pas de « grands » ou de « petits » hommes. Un des pires défauts français est d’associer la position hiérarchique avec la position sociale. Et aussi d’attendre le grand sauveur qui fera tout pour tous au lieu de se retrousser les manches.
      C’est comme çà que des députés ont donné les pleins pouvoirs a Pétain. L’époque actuelle sent la même pleutrerie.

  • Culte de la personalité imposé par nos médias . exemple le 02/6 12h30 FR musiques , la speak :  » à la une de ts les grands quotidiens les nouvelles régions dessinées par F H  »
    supprimer cette fonction de président de rép , cette question n’ a bizarement jamais été posée je crois que la majorité des gens y serait opposé .

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