La Cour des Comptes épingle les énergies renouvelables depuis longtemps

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Eoliennes

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La Cour des Comptes épingle les énergies renouvelables depuis longtemps

Publié le 2 juin 2014
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Par Michel Gay.

EoliennesParmi les citoyens, qui a lu les rapports de la Cour des comptes de février 20111, janvier 20122 et de juillet 20133 sur les énergies renouvelables, le nucléaire et la transition énergétique ? Qui a lu le rapport du Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP) de janvier 2014 intitulé « La crise du système électrique européen » ?

L’énergie est pourtant le fondement de toutes les civilisations modernes. Une meilleure connaissance des réalités et des enjeux énergétiques permettrait à chacun, d’une part, d’intervenir dans le débat public sur l’énergie pour ne plus se laisser abuser par des lobbies divers, fussent-ils « verts » et, d’autre part, de disposer d’arguments pour se faire entendre.

Mais une question complexe est occultée et donc rarement traitée : les coûts et tarifs de l’électricité dont la production doit répondre en permanence au besoin variable. Aborder ce sujet implique de dire la vérité et donc de s’exposer à la vindicte de l’écologie politiquement correcte.

Le rapport de février 2011 analysait déjà le surcoût de l’électricité « renouvelable ». Il indiquait que « le caractère incontrôlé » du photovoltaïque avait entrainé un « effet d’aubaine » et des surcoûts. Il qualifiait la CSPE « d’imposition innommée » car frappant tous les consommateurs. Cet « impôt » aurait dû faire l’objet « d’un contrôle du Parlement, conformément au principe constitutionnel du consentement à l’impôt ». On peut donc légitimement se demander comment un lobby écologiste a pu créer un impôt par décret, sans vote et sans contrôle du Parlement.

Il faut rappeler que le prix de l’électricité en France est le plus bas d’Europe actuellement. On ne peut pourtant pas prétendre défendre la population modeste, les salariés, les défavorisés en situation de précarité énergétique et dilapider des sommes colossales au bénéfice de « maffias vertes » ou d’une idéologie politique délirante qui fera grimper le prix de l’électricité de 50% en 2020.

En effet, le surcoût des « Énergies Renouvelables chiffré dans le rapport de la « Cour des comptes » publié le 26 juillet 2013 s’élève à 70,1 milliards d’€ (Md€) pour la période 2005 à 2020.

Rappel des faits.

Le 18 juillet 2012, le Sénat publie un rapport annonçant l’augmentation du prix de l’électricité….estimée à 50% d’ici 2020. Cette assemblée pointe deux raisons à cette hausse : les investissements à réaliser sur le parc nucléaire après l’accident de Fukushima pour une petite part et…. le développement des énergies renouvelables subventionnées pour une grande part.

Le 26 novembre 2012, la CRE (Commission de Régulation de l’Énergie) déclare dans un communiqué que le surcoût des énergies renouvelables nécessite « de lever 5,1 Md€ en 2013 » auxquels il faut ajouter 2,1 Md€ de rattrapage de 2012, le gouvernement ayant limité l’augmentation du prix de l’électricité pour des raisons électorales.

Le surcoût total est donc de 7,2 Md€ pour 2013 au titre de la CSPE (Contribution au Service public4 de l’Électricité). Pour des raisons politiques, le gouvernement choisit de limiter l’augmentation à 2,5%.

1er janvier 2013 : le gouvernement décide à nouveau d’augmenter le tarif de l’électricité de 2,5%.

Début janvier 2013, le gouvernement décide d’attribuer 4,9 Md€ à EDF pour compenser le retard de l’augmentation nécessaire, mais refusée, de la CSPE. Cette somme est payée par tous les contribuables qui sont souvent  aussi les consommateurs.

Début juin 2013, la CRE demande une hausse de 9,6% du tarif de l’électricité, que le gouvernement a plafonné à 5% et fait appliquer … le 1er août. C’est plus discret pendant la période estivale.

Une augmentation de 5% est programmée pour août 2014 et une suivante aussi de 5% pour 2015, soit au total 18,65%. Nous sommes dans la droite ligne pour aboutir à l’augmentation chiffrée par la CRE, soit 30% d’ici 2017.

Un objectif injustifié

Sous la pression des lobbies de l’écologie politique, les gouvernements successifs (de droite comme de gauche) se sont engagés, depuis les années 2000, sur des objectifs de développement des énergies renouvelables. Ces engagements peuvent être  justifiés dans les pays pollueurs produisant majoritairement leur électricité au charbon, au gaz et au fioul (Allemagne, Danemark, Pologne…).

En Allemagne, les médias totalement intoxiqués par l’écologie politique vantent quotidiennement les énergies renouvelables allemandes. Leur niveau est effectivement élevé…. mais la réalité est soigneusement masquée.

Depuis l’arrêt (partiel) du nucléaire, 13 centrales au charbon on été construites, une vingtaine est en construction ou en projet. Le développement du gaz de schiste aux USA a fait baisser le cours du charbon. L’Allemagne a donc importé en plus 66 millions de tonnes de charbon des Etats-Unis en 2012. Rappelons que la production d’un kWh au lignite dégage 1100 g de CO2 dans l’atmosphère, 900 g pour la houille, 400 g pour le gaz et … 3 g gramme pour le nucléaire et l’hydraulique.

De plus, la production de chaque TWh (un milliard de kWh) avec du  charbon projette dans l’atmosphère 300 kg d’Uranium, 500 kg de Thorium, ainsi que du mercure, de l’arsenic et de l’antimoine.

En France, la production électrique n’émet quasiment pas de CO2. Le développement de ces énergies renouvelables chères et intermittentes, tels que les éoliennes et le photovoltaïque, est injustifié. En témoigne l’étude réalisée (6 mars 2013) pour le « Forum Économique Mondial » :

« La France a le troisième meilleur système électrique au monde » sur les 102 pays étudiés.

Seule la Norvège à production presque totalement hydraulique (avec un peu de gaz) et la Suède (nucléaire et hydraulique) ont un meilleur palmarès.

En France, la production (arrondie) d’électricité nucléaire est de 75%, l’hydraulique 10%, et les énergies fossiles (charbon, gaz, fioul) 10%. Les divers renouvelables (cogénération et biomasse 1,1%, l’éolien 3% et le photovoltaïque 0,8%) génèrent un surcoût abyssal auquel la Cour des comptes consacre les 221 pages de son rapport de juillet 2013.

L’analyse de la Cour des comptes

  • malgré le coût exorbitant (dû essentiellement à la « bulle photovoltaïque » et à son caractère spéculatif) les objectifs d’électricité renouvelable ne sont pas atteints (p 34).
  • les décisions des gouvernements successifs sont caractérisées par « l’absence d’une stratégie clairement identifiée sur l’organisation du système électrique du futur » (p 49)
  • manque de contrôles. Le CIDD (Crédit d’Impôt Développement Durable) n’est pas contrôlé (manque de moyens des services fiscaux) et repose sur un « système déclaratif » (p 46).

Les fraudes sont essentiellement constatées dans le photovoltaïque où la bulle spéculative et l’effet d’aubaine ont véritablement explosé. La Cour identifie trois modes de fraudes (p 70). Un quatrième système ne peut être qualifié de fraude car aucune loi n’a anticipé ni créé un système de contrôle. Il s’agit des prétendus bâtiments agricoles « surdimensionnés » par rapport aux besoins de l’exploitation. Les avocats fiscalistes de la FNSEA5 ont dû s’en donner à cœur joie.

  • l’expertise est insuffisante, entraînant une mauvaise connaissance des coûts (par l’État) sur des sujets financièrement très lourds (p 63).
  • absence d’un suivi statistique d’ensemble des emplois. Il n’y a pas de définition unique des emplois à décompter (p 64). Ce qui permet au lobby « écologiste » d’annoncer des chiffres  fantaisistes d’emplois créés.
  • impact économique insuffisamment évalué. Ainsi « la décision de développer une filière éolienne en mer (offshore) a été justifiée par des perspectives en termes d’exportation et de création d’emplois » ….mais « aucune évaluation économique approfondie » n’a été menée (p 65). Et cela va coûter 1,1 Md€ de surcoût/an pendant 20 ans, plus un Md€ pour les raccordements.
  • mauvaise utilisation des appels d’offre. La Cour note que le projet « E.ON Provence Biomasse » convertissant l’ancienne centrale au charbon de Gardanne importera 48% du granulé de bois ….du Canada, des USA et d’Amérique du Sud (p 67). Ces importations alourdiront notre facture énergétique et aggraveront notre déficit commercial.
  • la gestion de l’intermittence (du PV et de l’éolien) reste à mettre au point (p 77). Le stockage est étudié mais peu développé. Seules fonctionnent des STEP (Stations de Transfert d’Énergie par Pompage) dont les capacités d’extension sont limitées en France, voire inexistantes au regard des besoins. Pendant les heures creuses, des pompes transfèrent l’eau d’un barrage en aval vers un barrage en amont. Les autres formes étudiées, notamment le stockage par batteries, ont des coûts excessifs. Or, EDF produit le kWh à moins de 5 centimes d’euro…
  • le besoin en lignes supplémentaires pour « accueillir » les énergies renouvelables est estimé à 20.000 (vingt mille) km en Europe d’ici 2020 (p 79). Outre un financement (5,5 Md€ pour la France) « qui repose sur les consommateurs », elles « se heurtent à des difficultés d’acceptabilité sociale ».

A l’issue de l’analyse, la Cour récapitule le surcoût, essentiellement sous formes de taxes et d’impôts, qualifiés pudiquement de  » Politique de soutien » aux énergies renouvelables :

  •  CSPE 2005 / 2011: 14,3 Md€ (Pages 94 et 121).
  •  CSPE 2012 à 2020 (programmes en cours et objectifs du gouvernement) 40,5 Md€ (P 121)
  •  Adaptation du réseau à la dispersion des 285 000 producteurs privés 5,5 Md€ (P 122)

Coût fiscal :

a) dépense fiscale brute attachée aux ENR (2005/2011) 1,8 Md€ (P 44).

b) Crédit d’impôt Développement Durable (CIDD) 2005/2011) 8 Md€ (P45).

TOTAL : 70,1 Md€ !

Il faut noter :

  1. que le coût fiscal pour la période 2011 à 2020 ne sera pris en compte qu’après avoir été constaté en 2020. Il s’ajoutera aux 70,1 Md€.
  2. que la loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l’Électricité) de décembre 2010 impose à EDF de livrer à bas prix (42 €/MWh) 25% de sa production nucléaire à ses concurrents. Le plus important d’entre eux, GDF/SUEZ, achète donc son électricité à 42 €/MWh …….et vend à EDF son électricité photovoltaïque à 310 €/MWh grâce à « l’obligation d’achat ». La loi NOME est une machine infernale qui ponctionne la production d’électricité nucléaire d’EDF pour alimenter ses concurrents… sur le dos des consommateurs et des contribuables qui paient la différence.

En effet, EDF avance seulement  l’argent pour acheter cette électricité « renouvelable » à ses concurrents et aux particuliers puis elle se fait rembourser par l’état grâce à « l’impôt » CSPE… sur la facture des clients.

Or, quand cette CSPE est volontairement sous estimée pour des raisons électorales, comme ces dernières années, l’État rembourse sur nos impôts l’avance financière qu’EDF a dû consentir pour acheter la production d’électricité des renouvelables au prix fort. Ce sont les 4,9 Md€ que le gouvernement a remboursés a EDF en janvier 2013.

Conclusions et recommandations:

Le CGSP constate dans son rapport de janvier 2014 que « le paquet climat-énergie ne répond plus aux objectifs initiaux : ni la sécurité d’approvisionnement, ni la préservation de la compétitivité, ni enfin la maitrise des émissions de gaz à effet de serre (GES) ne sont assurées ». Il recommande de « considérer l’objectif de diminution des émissions de GES comme le principal, sinon l’unique objectif à l’horizon 2020 et de reconsidérer les politiques de soutien aux énergies renouvelables ».

La Cour des comptes conclut et propose des « recommandations » (p 83 et 84), en particulier un dispositif de contrôle efficace, notamment dans les filières solaires et biomasse et pose la question :  « A qui faire supporter la CSPE ? » c’est à dire le surcoût de 40,5 Md€ (p 95). Elle propose de réfléchir à « un élargissement de l’assiette de financement intégrant la consommation des énergies fossiles » (p 92).

Pauvre contribuable et consommateur. Ainsi, le surcoût faramineux de dizaines de milliards d’euros de la production d’électricité renouvelable (hors hydraulique) sera dilué dans tous nos achats d’énergies (essence, gaz, fioul, électricité,…). Il sera ainsi moins visible et cette gabegie scientifiquement organisée pour satisfaire un objectif idéologique « vert » et décroissant contribuera à appauvrir en douceur les Français de manière légale et « indolore ».

Jusqu’à la révolte ?

  1. février 2011, rapport de la Cour des comptes   » La compensation des charges du service public de l’électricité »
  2. http://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Les-couts-de-la-filiere-electro-nucleaire
  3. http://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/La-politique-de-developpement-des-energies-renouvelables
  4. La perversion est dans l’utilisation du mot Public alors qu’il s’agit de faire financer la production principalement Privée de l’électricité renouvelable.
  5. Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles
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  • Merci pour cet article très intéressant ! Un petit bémol toutefois : dans le prix de l’électricité nucléaire, le coût de démantèlement des centrales est peu ou pas pris en compte. Donc son prix très bas est artificiel.
    Cela n’enlève rien au caractère scandaleux du coût des énergies renouvelables. Dans sa logique socialiste,  »  » État stratège » aurait mieux fait d’investir quelques milliards dans la recherche pour favoriser l’émergence de nouvelles technologies…

    Enfin, concernant « le gouvernement décide d’attribuer 4,9 Md€ à EDF pour compenser le retard de l’augmentation nécessaire, mais refusée, de la CSPE. Cette somme est payée par tous les contribuables qui sont souvent aussi les consommateurs » : on paie donc désormais l’énergie au prorata de nos revenus et non de notre consommation ! Ce pays est vraiment foutu…

    • Arrêtez d’enfumer les gens sur le coût de démantèlement des centrales nucléaires. Ce coût est connu d’après le démantèlement de centrales américaines de même technologie. De plus, ce coût peut-être encore divisé sur les centrales les plus anciennes qui peuvent bénéficier, après remise à jour des systèmes sensibles (circuit primaire) de 10 années supplémentaires de fonctionnement en toute sécurité. En fait, comme presque tout est régulièrement mis à neuf sur les centrales, on ne peut arguer du fait qu’elles sont anciennes; la seule raison sécuritaire nécessitant leur arrêt serait une cuve fracturée, ce qui ne s’est encore jamais produit.

      • D’autant plus qu’une centrale amortie, il ne reste que les coûts de fonctionnement.

        Et elle rapporte pour une seule tranche de 1300MW :
        1300MWx24hx365joursx10ansx42Ex0.8= 3.8Mds pour une seule tranche, alors qu’il y en a en général 3 ou 4.

  • Merci pour cet article factuel, précis et intéressant. Voilà un bon exemple de ce que ce site pourrait être : une source d’information fiable et intéressante, alors que beaucoup trop de billets publiés sur contrepoints se contentent d’étaler des convictions idéologiques simplistes appuyées d’argument spécieux. Voilà du concret et du sérieux qui permet à tout à chacun de juger sur pièces quelles que soient ses convictions. Je souhaite que les autres blogueurs prennent exemple sur cet article comme exemple de journalisme !

    • Les rapports de la CC existent. Il vous fallait un résumé semble-t-il.
      Autrement dit quelqu’un qui vous mâche le travail.

      Les billets d’opinion sont aussi un vrai travail d’analyse.
      Vous voulez peut-être aussi nous faire une loi pour définir ce qu’est le journalisme ?
      Ce qu’il est autorisé d’écrire ou pas.

      Moi, c’est de votre commentaire que je me serais bien passé, mais il était dans mon journal libre, auquel moi j’ai fait un don. Je n’attends pas que les choses tombent du ciel.

  • Un point intéressant: l’énergie renouvelable que tout le monde vilipende, c’est l’éolien (c’est d’ailleurs l’illustration de l’article), alors que celle qui coûte effectivement très cher est le photovoltaïque, inadapté à nos régions. Le kWh éolien est en passe d’être compétiif avec le nucléaire issu des EPR (il reste à résoudre le problème important de l’irrégularité de la production).
    Comme le souligne la Cour des comptes, les opérateurs se sont engoufrés dans une brèche, celle des hangars agricoles construits pour avoir un toit recouvert de modules PV. Certains opérateurs offraient même aux agriculteurs de leur construire des hangars tout neufs, à condition d’installer du PV sur le toit.
    Mais la faute à qui? A des acteurs privés qui utilisent la législation en vigueur ou les politiques et les fonctionnaires qui n’ont pas su prévoir? Et qui, une fois la chose vue et comprise, ont mis des années avant de réagir?
    Qu’un acteur privé cherche à maximiser ses gains, c’est normal, c’est même le moteur de l’économie. Mais, quand l’état, donc les contribuables, donnent des subventions, il faut avoir travaillé dans une entreprise pour comprendre comment va réagir un opérateur privé.
    Or en France, l’ensemble des fonctionnaires et politiques ayant travaillé dans le privé est quasi vide.
    Il ne faut donc pas se tromper d’adversaire!

    • « il reste à résoudre le problème important de l’irrégularité de la production »

      C’est comme si on avait construit à grand frais un immense pont entre pas grand chose et nulle-part et qu’on disait : « il ne reste plus qu’à trouver à quoi il va servir ! »

      Le kWh éolien produit au moment où on n’en n’a pas besoin ne peut en aucun cas être compétitif avec le kWh d’EPR produit quand on n’en a besoin. C’est comme calculer le prix du sable produit chez nous pour le vendre au sahara.

      • simple-touriste
        2 juin 2014 at 16 h 47 min

        C’est marrant, personne n’étonne que Gibert n’achète pas les livres d’occasion au même prix qu’ils les revendent, mais on s’attend (principe du « net metering ») à ce que la société d’électricité achète l’électricité au moins au prix où on l’achète…

    • Pas de subventions, pas d’acteurs qui débarquent pour se mettre sous le robinet d’argent gratuit. C’est aussi simple.

  • Dommage que les réalités évidentes de cet articles ne pénètrent pas les médias de masses, endormis et endoctrinés par la vague verte…

    Ce week end un agriculteur me montrait les ravages de la vague verte en Allemagne. Avec les méthaniseur notamment, à la base fait pour les élevages bovins. Aujourd’hui des agriculteurs arrêtent le bovin et font du maïs pour alimenter les méthaniseurs, le gaz est racheté à prix d’or grace à des tarifs négociés (ou subventionnés ?).
    Toute parcelle de terre devient donc une proie pour faire du maïs, quitte à raser du bocage et à y aller à coup de pelleteuse.
    On trouve très peu de documents là dessus, seul les professionnels en parlent. Dans le corrolaire de cet article oh combien réaliste, ça serait bien d’avoir des enquêtes de ce genre pour dénoncer ces conneries vertes.

    • simple-touriste
      2 juin 2014 at 16 h 51 min

      Forcément, les journaleux ne vont pas dénoncer les ravages d’une politique qu’il ont encensé et que leur lectorat, par définition, approuve.

      C’est le plus problématique des conflits d’intérêt : ce que les lecteurs ont envie d’entendre.

  • Et le surcoût d’une catastrophe nucléaire française, il est évalué à combien ?

    • Quelle catastrophe nucléaire française ?

    • A question imbécile, une réponse ad hoc ?

      RE : surcoût évalué à l’ampleur des distorsions mentales qui sont vôtres, peut-être ?
      1) Ouvrez vite votre parapluie,
      2) Courez vous abriter dans l’abri anti-atomique de José Boeuvé,
      3) Sinon flinguez vous directement, la question ne vous taraudera plus ensuite !

      • La question n’a rien d’imbécile. Ces installations sont dangereuses (comme tout ce qui manipule d’énorme quantité d’énergie) et mal gardées, les terroristes verts y entrent comme ils veulent quand ils veulent.
        Il est urgent de sortir du paradigme du gigantisme, et de passer à des centrales plus petites et plus sûre (par exemple : nucléaire à sels fondus, dont un terroriste ne fera jamais rien )

        • Les centrales à Thorium et les mini-centrales (plusieurs dizaines de KWh a quelques centaines de KWh) pourraient bien évidement être d’une utilité certaines en complément aux grandes centrales standards (la dissuasion nucléaire requiert une utilisation annuel d’uranium).
          Malheureusement, comme tout autre sujet/problème en France, cela demande une vision et un leadership exemplaire. Donc à oublier!

          • snickers Marcel
            2 juin 2014 at 22 h 13 min

            Il est vrai que le thorium aurait dû être envisagé depuis des décennies !!!! Mais le lobby uranium en a décidé autrement. Les politiques n’y comprenant rien, aurait dû inciter cette énergie propre à être adaptée dans les centrales uraniums actuelles. Ces dernières laisseront un héritage de déchets insolubles pendant des milliers d’années. Plus on en parlera de thorium, mieux ce sera. Informez vous par internet…

            • Les Chinois sont dessus.
              Faut pas imaginer que ce type de réacteurs puisse voir le jour dans les pays « historiques » du nucléaire.
              La vision étriquée de la gouvernance et l’environnement de travail réglementé des grands groupes étouffe toute créativité.
              la rentabilité absolue limite la R&D, la peur de l’échec n’explore pas les voies inconnues, la sélection au CV écarte des créatifs et autodidactes, les modèles de managements ne souhaitent pas voir éclore de révolution sous eux.
              Il y a un an a commencé la vague de renouvellement des outils informatiques chez AREVA, le manque de confiance dans les salariés et la règle unique dans un groupe aux activités diversifiées freine toute créativité, ce qui est dommage car le groupe possède des gens remarquable, mais les politiques groupes font que certains regardent de plus en plus ailleurs…
              Seule une start up pourrait changer la donne, seulement les poids lourds du secteur en ont conscience et étoufferont le poussin dans l’oeuf.

        • simple-touriste
          2 juin 2014 at 16 h 53 min

          Il est surtout urgent de tirer dans le tas en cas d’attaque de type camion-bélier.

          • A moins que les projectiles soient des tomates bio, je crains que tirer ne soit plus dans l’air du temps 🙂

            • Mêle avec un camion bélier, ils seraient loin de pouvoir accéder aux zones sensibles (réacteur et installation primaire). Donc à oublier. De même un séisme millénaire AVEC tsunami comme au Japon est à rejeter en tant qu’hypothèse de travail.

            • simple-touriste
              2 juin 2014 at 19 h 04 min

              Tirer des produits bio sur les activistes seraient déjà un progrès; tomates bio, farine bio, œufs bio… que du bon.

              Ils auraient l’air fin.

          • Il faut foutre des panneaux tout autour des centrales nucléaires indiquant qu’une balle entre les deux yeux sera posé en cas de franchissement de la ligne jaune!
            Ces bâtiments devraient être des zones protégés militairement.

            • c’est pour ça qu’aux USA ils n’ont pas de problème avec des militants pénétrant sur les sites…

              • N’utilisez par les USA comme argument pour améliorer quoi que ce soit en France!
                La pilosité de la masse s’hérisse instantanément lorsque vous utilisez de tels arguments.
                Si les USA l’ont mais pas nous et qu’en plus ca marche, il doit y avoir mensonges et complots dans l’air!

            • Oui pour la balle entre les 2 yeux.
              Un groupe de terroristes qui voudrait s’introduire dans une centrale, ils ont juste à se déguiser en GreenPeace.
              C’est Greenpeace qui met les centrales en insécurité.

              • Malheureusement c’est vrai. Venant du Haut-Rhin, en apprenant l’invasion de la centrale nucléaire de Fesseheim par Green-Peace qui a déferlé de par la route et par le Rhin, venant des quatre coins de l’Europe.
                En tant que citoyen, alsacien, père de famille, je n’avais qu’une envie, c’est de les foutre dans le réacteur.

                • simple-touriste
                  3 juin 2014 at 10 h 29 min

                  je n’avais qu’une envie, c’est de les foutre dans le réacteur.

                  Attention à ce qu’il ne reviennent pas avec … DES SUPER-POUVOIRS!

                  Comme le super-pouvoir de peser politiquement avec quelques % des voix.

                  • justement, qu’ils soient élus !! et qu’ils appliquent leurs satanés principes et ferment nos centrales.

                    Le quidam se rendra alors compte qu’il faudra payer des milliards pour les infrastructures, augmenter la facture pour payer le cout de production, payer une taxe CO2 (parceque je doute que le modèle vert puisse faire mieux que l’atome), payer la filière de maintenance (les tonnes de batteries du PV) et accepter une baisse de la dispo du réseau.
                    Tout le monde roulera à vélo, peut etre meme qu’ils seront immatriculés pour se faire flasher, parceque pédaler trop vite fait rejeter beaucoup de CO2 aux poumons, et appelle des repas copieux qui dilapident les ressources naturelles.

                    • repas copieux avec émission de méthane …

                    • On ne fermera les centrales qu’une fois.
                      Puis, une fois que notre stock d’armes nucléaires sera épuisé, et Areva et autres revendus aux plus offrant, ni les USA, ni la Russie, ni la Chine ou autres nous laisseront reconstruire des centrales nucléaires qui nous permettraient de rétablir un stock d’armes nucléaires.
                      C’est irréversible.

                    • simple-touriste
                      3 juin 2014 at 14 h 38 min

                      Les bombes nucléaires ne sont pas fabriquées par des centrales EDF.

                      Ne mélangez pas tout.

                    • Si vous voulez discuter, indiquez vos problèmes, exprimez-vous avec politesse et posez vos questions sans condescendance?
                      Si nous n’avons plus de centrales nucléaires, l’AIEA, les USA et tout autre nation feront tout pour nous empêcher de garder nos sites d’enrichissements. On veut faire des bombes mais on ne veut pas produire d’énergie avec!
                      Et vous irez le trouver ou l’uranium ou le plutonium enrichi à 90%? Certainement pas sous nos terres…

                    • simple-touriste
                      3 juin 2014 at 15 h 11 min

                      Nous avons déjà des bombes. Qui a dit que nous voulions en faire plus?

                      Les centrales d’EDF ne servent pas à faire des bombes.

                      Les bombes démontées sont recyclées dans le nucléaire civil.

                    • A court terme, on s’en fout, nos Triophants, M51 et M45 sont très performant.
                      A moyen terme, la technologie employée sera obsolète et le shelf-life des engins aura longtemps passé!
                      A long terme, nos stock seront dégradés et comme je l’ai dit avant nous n’aurons plus la légitimité de s’approvisionner en uranium enrichi.
                      Donc on s’en fout parce que notre génération est sauve!

    • Edison a été le premier à déployer l’alimentation des bâtiments à Manhatan avec du courrant continu basse tension. L’inconvénient est que les centrales doivent être à moins d’un km des utilisateurs.

      Quand Tesla et Westinghouse ont commencé à mettre en place une solution techniquement plus réaliste avec du courrant alternatif haute tension permettant un transport sur une plus longe distance, Edison à mené une grande campagne médiatique et politique en mettant en avant le problème des risques (réels) de l’alimentation haute tension. Pour bien convaincre l’opinion on a fait des show où on électrocutait des chiens et on a inventé la chaise électrique. Westinhouse a été ruiné mais au final sa solution – la seule viable – a fini par être retenue.

      Préconisez vous que l’on reconstruise des centrales à charbon tous les km en ville pour lutter contre les risques d’électrocution, ou bien que l’on s’éclaire à nouveau au gaz de ville ?

      Le nucléaire français est plus sur que celui de Fukushima et on pourrait réduire les risques à néant avec des réacteurs au thorium à sel fondu si on repensait l’industrie nucléaire. Je ne dis pas que telle ou telle solution est idéale, mais que les courtes-vues et les manipulations de l’opinion sont un frein au progrès et donc à la sécurité.

      • En utilisant les déchets, il sera même possible de récupérer la chaleur de ces derniers tout en les neutralisant.
        Mais, grâce à ces crétins, on aura les déchets pour des millions d’années.
        Plus le CO2 et les métaux répandus partout, le comble de l’écologie :mrgreen:

    • Avec ce genre de remarque , l’humanité n’aurait jamais rien mis en oeuvre . J’imagine que vous n’utilisez jamais de voiture , ne prenez jamais l’avion , ne vous vaccinez pas , ne prenez pas de médicaments, ne vous faites pas opérer , bref , allez donc vivre dans une grotte dans le Larzac , votre espérence de vie serait comme par le passé de 25 ans , super , nous n’aurions pas à vous payer de retraite.

      • votre remarques est completement à coté de la plaque, vous biaisez les faits par comparaison stupide, preuve de l’intellecte manipulée des escrolos.

        Prendre comme exemple la santé pour justifier votre position… LOL

        Si on a investit des milliards dans le système de santé moderne au sens large, ça a été utile, vous le dites vous meme, si tel n’était pas le cas on y resterait au moindre truc.

        Les vaccins, des milliards investits, des millions de vie protégées = efficacité reconnue.
        La médecine, des soins efficaces = efficacité reconnue.

        L’écologie, des milliards investits et….on est obligé de fabriquer des unités de contournement encore plus couteuses pour permettre un semblant de fonctionnement = du flan.

        La voiture (comme l’avion) a été créée financée et construite par des privés avec des fonds privés. La performance, la commodité, l’efficacité étant là, le public a adhéré de lui meme à ces éléments sans qu’on ne l’y oblige par taxe et autre conneries de subventions.

        Sans subventions, l’écologie ne peut survivre durablement, une preuve de plus que ça tourne pas ; seulement on nous oblige d’y souscrire par des prélèvements, des tarifs et des taxes obligatoires.

        • « Sans subventions, l’écologie ne peut survivre durablement, une preuve de plus que ça tourne pas ; seulement on nous oblige d’y souscrire par des prélèvements, des tarifs et des taxes obligatoires. »

          Ce n’est pas un problème d’écologie en général. C’est un problème de politique écologique en particulier.

          L’écologie est une science (si ! je vous assure). Au même titre que les mathématiques ou la physique. Pour être précis, c’est un sous domaine de la biologie. L’écologie ne peut donc ni survivre ni périclité par des subventions.

          La politique écologique, dans le sens « des mesures politiques qu’on associe à l’écologie » c’est autre chose. Est-ce que la politique écologique est-elle en rapport avec l’écologie ? C’est également une question intéressante. Qu’on devrai peut-être se poser avant de même savoir si les subventions dont elle bénéficie sont justifiées.

      • Parmi les progrès que vous soulignez, incluant votre naïveté vis à vis des vaccins et de Pasteur, en est-il un susceptible de faire autant de morts immédiates ou plus ou moins lente qu’une explosion d’un réacteur nucléaires

        Savez-vous que nous avons n France été plus d’une fois à la frontière de la catastrophe ?

        • des preuves ???

        • Non on ne sait pas ! Pas plus qu’on ne sait à combien de pandémies, de catastrophe chimiques type ‘Union Carbide », d’attentats terroristes, de tsunami, de tremblements de terre ou de chutes de météorites géantes on a échappé.

          Ce qui est sur c’est que pour ma part je ne prendrais jamais pour argent comptant ce que peuvent dire aussi bien les responsables industriels ou politiques que les activistes escrologistes sur le sujet. Renseignez vous sur les différents types de réacteurs nucléaires et l’étendu des risques inhérents à la conception. Puis comparez aux autres risques cités plus haut. Mais ne propagez pas des craintes vagues dans quelque domaine que ce soit dans les étayer avec des études sérieuses.

        • Les réacteurs en France ne sont pas du même type que Tchernobyl. Les risques encourus sont donc différents. Les mesures en place en regard de ces risques sont très développées et font l’objet, comme pour les alertes incendies dans une entreprise par exemple, de régulière mise en situation pour contrôle etc.
          Quant à chiffrer le « surcoût » d’une « explosion » dont la probabilité est non seulement faible, mais carrément nulle si on considère la technologie des réacteurs…

          • pour rappel Tchernobyl est la conséquence d’une grosse erreur humaine avant tout, ils ont volontairement retirer quasi tout les modérateurs du coeur…le RMBK n’a peut etre pas aider, mais de là àa dire que le RMBK n’est pas fiable attention quand meme. Le Japon, c’est le coté privatisé-rentabilité-soumis aux marché qui a fait la vetusté des installations, mais vu le séisme c’est étonnant qu’il n’y ait pas plus de dégat.

            Le risque du nucléaire est il réel ? en cas d’accident, quelques morts rapides dans les environs proches, mais moins qu’un TGV qui déraille (et ça c’est plus probable qu’un réacteur le ventre à l’air).
            des leucémies ? on a pas d’accident mais allez faire un tour dans les hopitaux voir le nombre de personnes atteintes de cancer et autre maladie CV, obésité et autres troubles.
            un peu plus ou un peu moins ne changera pas grand chose à l’échelle de l’humanité, et toute façon l’uranium est là et il se bouffe naturellement, autant en tirer profit.

          • simple-touriste
            2 juin 2014 at 20 h 40 min

            Attention, le modérateur sur RBMK est du graphite (en plus de l’eau). L’eau n’a pour fonction que de récupérer la chaleur pour faire tourner les alternateurs. Le modérateur est ce qui permet la réaction en chaîne en freinant les neutrons.

            Certains petits réacteurs de recherche/formation peuvent être stoppés juste en enlevant le modérateur c’est à dire en vidant l’eau du réacteur.

            L’eau (légère) est aussi un absorbeur de neutrons, c’est pour ça qu’on peut regarder le combustible usé radioactif au fond d’une piscine sans danger.

            Les réacteurs RBMK sont conçus pour fonctionner à l’uranium non enrichi, ils doivent utiliser efficacement les neutrons. C’est pourquoi les réacteurs canadien CANDU utilisent de l’eau lourde : elle est modératrice mais ne bloque pas les neutrons. Mais l’eau lourde n’étant pas disponible à la supérette du coin, l’URSS a fait sans; il y a de l’eau légère, mais pas contrairement aux réacteurs classique, il n’y a pas un cœur nucléaire plongé dans l’eau, mais des « tubes de force » séparés.

            Retirer l’eau (légère et dense, donc liquide) a donc deux effets antagonistes, mais l’effet de non-modération est dominant sur un réacteur modéré à l’eau. Sur un réacteur modéré au graphite, l’effet de non modération est compensé par le graphite, par contre l’effet d’absorption disparaît, donc supprimer l’eau liquide accélère la réaction. L’eau ne doit donc pas bouillir dans un tel réacteur, sous peine d’accélérer la réaction.

            Pour contrôler la réaction rapidement, on introduit des barres de contrôle, quel que soit le type de réacteur. Les barres absorbent les neutrons et freinent donc la réaction. Le retrait inopiné d’une barre a notamment causé l’accident SL-1 qui a tué trois opérateurs d’un petit réacteur de l’armée US.

            La procédure d’arrêt d’urgence consiste à insérer toutes les barres de contrôle le plus vite possible. Sur le réacteur de la centrale Lénine, l’insertion demandait env. 18 secondes! En plus, les barres en bore absorbant étaient munies d’une extrémité en graphite qui accélérait la réaction! Donc la réaction était augmentée puis freinée. Mais une fois que la réaction est trop accélérée c’est trop tard.

            Tout est donc question de rétroactions positives ou négatives. Ces rétroactions étaient connues des savants soviétiques qui connaissaient l’instabilité de ce type de réacteur, qui était une espèce de projet Manhattan produisant en bonus de l’énergie électrique, mais dont le but premier était bien de produire du combustible fissile utilisable dans une bombe, donc pas trop pollué (le combustible usé typique d’une centrale EDF est très pollué et il faut des procédés délicats pour le recycler).

            Pour être complet, il faudrait parler de l’effet de la température sur la capture de neutrons, de l’effet de la température sur la taille du cœur, etc.

            Un réacteur RBMK n’était pas conçu pour être utilisé à bas régime en raison des rétroactions connues à cette température. C’est pour faire une « expérience » parfaitement stupide qu’un réacteur a été amené, sans supervision par un ingénieur nucléaire, dans une configuration instable, après avoir supprimé tout les dispositifs de sécurité.

            (Je précise que je ne suis pas expert nucléaire et que cette explication est approximative et peut contenir des conneries.)

  • Et sinon, est-ce qu’on pourrait au moins laisser entendre q’une partie des scientifiques ne considere pas le co2 comme un gaz a effet de serre ?
    Questipn d’honnetete intellectuelle.

    • Guillaume Stellaire
      2 juin 2014 at 14 h 27 min

      Ho, ceux-là sont plus qu’ultra-minoritaires, la chose est démontrée depuis Arrhénius en 1896, tout de même.

      • le hockeyeur est de retour ❗

      • Facepalm.
        Pas aussi « ultra-minoritaires » que les idiots qui évoquent encore (autrement que pour mémoire) Arrhénius , dont en sait depuis 1909 qu’il avait tort (ce que wikipedia.fr , pourtant furieusement édité par des fanatiques réchaufistes, reconnait …) . Mais vous n’avez après tout qu’un bon siècle de retard, c’est pas si mal, on a vu pire…

  • et pendant ce temps Fabius fait le tapin pour vendre sa transition énergétique auprès des miss météo
    une info lue dans je ne sais quel canard ce matin 🙂

    • Sur Europe1 entre autre : Fabius a convoqué les présentateurs meteo pour leur expliquer qu’ils devaient porter la bonne parole sur le RCA. Sinon ?

      C’est beau la démocratie …

      • 2 options :

        – il vend sa conférence qu’il va organiser fin 2015.
        – il essai de corrompre la tete, pour qu’elle convertisse les moutons réceptifs devant leur poste de TV.

        Peut être un combo des 2 ?
        Les fautifs sont ceux qui ont cédé à son discours et vont le semer bulletin après bulletin.

        Dans le même tonneau, on pourrait imaginer Montebourg convoquer les animateurs des téléshopings pour vendre du made in france ?

        • « il vend sa conférence »

          A qui ? Je n’ai pas reçu d’invitation pour cette conférence. Juste une invitation à en payer les frais (participation obligatoire).

  • Merci pour ces informations et chiffres très utiles.
    Je retiens principalement: 300 kg d’uranium par TWh de charbon brûlé. C’est vraiment édifiant!

    Vous évoquez le fait que la mafia verte voudrait passer d’un modèle énergétique élevé en CO2 à un modèle plus modeste en CO2. En suivant cette idéologie, l’Allemagne devrait bien évidement foutre des éoliennes et PVs partout sur son territoire et prier pour une météo clémente tout au long de l’année pour les siècles qui suivent!
    Comme on peut l’observer en France, notre mafia verte (qui doit être très connes) voudrait aussi supprimer le secteur nucléaire malgré la quasi-absence d’émission de CO2.
    On n’a que ce dont on mérite!

    • bonne remarque.
      à cela vous pouvez ajouter l’hydro et la géothermie qui ne sont pas franchement soutenus par les escrolos, alors que ce sont peut etre les meilleures sources vertes.
      Le CO2 est vilain, alors supprimons ce qui n’en rejette pas.

      Tout les pays adoptants le modèle vert se retrouvent dépendants d’autres (fourniture du schiste, du gaz nat ou du charbon associés aux modèles verts).
      écologie comme on nous la vend = perte d’indépendance.

      • Le régime NAZI avait démarré avec les juifs, puis les homosexuels et handicapés mentaux, puis les Slaves et Tziganes. Probablement que tout non-Aryen aurait péri avec le temps!
        Le procédé est le même pour la la mafia verte. Elle commence avec les centrales nucléaires, puis les centrales à charbon, puis ce sera les centrales hydraulique et pour terminer ce sera tout système convertissant une forme d’énergie en une autre forme d’énergie.

        • « …et pour terminer ce sera tout système convertissant une forme d’énergie en une autre forme d’énergie. »

          La bouffe, c’est déjà fait. Le résultat c’est de la m**** comme avant, mais bio.

    • « Je retiens principalement: 300 kg d’uranium par TWh de charbon brûlé. C’est vraiment édifiant! »
      ————————
      Ca ne veut pas dire que l’uranium va se retrouver dans l’air hein ! Sinon, on aurait constaté une concentration plus forte d’uranium et en augmentation tout autour des centrales au charbon, ce qui n’est pas le cas (sinon, qu’est ce qu’on en aurait entendu des pastèques !).

      L’uranium étant un métal lourd, il ne va pas partir avec la fumée mais se retrouve très concentré dans les cendres stockées dans d’énormes décharges. Uranium et bien plus de thorium.
      D’ailleurs, les cendres des centrales au charbon allemands sont incorporés dans du ciment pour fabriquer des dalles et autres pavés pour l’extérieur, chose interdite par exemple aux USA pour cause de radioactivité « importante » (même si c’est bien en-dessous de la radioactivité naturelles).

      La radioactivité par la fumée vient surtout du radon et radium, pas seulement du charbon mais également du gaz naturel, réputé pourtant pour être « propre ».
      Bref, il n’y plus qu’à en revenir au bois et à la bougie pour ne plus avoir de…
      Oh wait…

      • Et avoir beaucoup de brouillard comme autrefois …

        • Vous vous acharnez sur la mauvaise personne.
          Je voulais simplement dire que c’est édifiant dans le sens ou 300kg d’U3O8 enrichi rapporterait énormément plus d’énergie que la quantité de charbon brûlée!
          Mais merci tout de même d’approfondir pour toute personne qui m’aurait mal compris!

          • Euh, msieur… c’est pas moi, …. c’est lui ….. Rires 😉

            Mais on est bien d’accord, la politique énergétique menée en Europe et en France, n’a ni queue ni tête.

      • Il s’agit principalemtn Triuranium octoxide (U3O8) => Wikipedia.

  • lemiere jacques
    2 juin 2014 at 23 h 12 min

    ce rapport ne fait que confimrer tous les avertissements de bon sens à l’encontre du solaire et de l’eolien…

    mais la question n’est pas là, les politiques sont entourés de conseillers qui doivent leur dire ce genre de choses, je peux comprendre que commencer à émettre des doutes sur une politique qu’on a présentée comme de nature à sauver la planète soit difficile pour son égo et sa situation élective mais malgré tout cet aveuglement me dépasse.

    • Que ferait-on face à un cambrioleur qui menace notre famille avec un revolver? Que ferait-on si une femme est agressée par plusieurs jeunes dans un train? Que ferait-on face à un peuple en politique dans la même situation?
      On aime penser que l’on agirait tel un héro Hollywoodien, mais c’est très difficile à pronostiquer.

      Une autre question serait: est-ce que les conseillers n’ont-ils pas un autre agenda que celui du gouvernement? Pour ma part, si j’étais conseiller je m’infiltrerai et je ferais pour tout anéantir l’idéologie socialiste, peu importe les conséquences (manifestations, révoltes, guerre civiles, amputation de la tête ahah etc). Pourvu que ca vaccine.

      • Les règles qui change tous les jours, que du bonheur!
        Un article très intéressant qui explique pourquoi le gaz de Schiste ne peut se développer qu’aux USA:
        http://www.skyfall.fr/?p=1277

        Un cadre juridique stable et en faveur du propriétaire, une prise de risque qui ne mène pas à la guillotine, une créativité, une envie, etc.

        Voici des prévision
        2000-2010: GDP US = GDP EU
        2040-2050: GDP US = 150%* GDP EU
        Le GDP par français est un tiers moindre que le GDP par américain. L’américain paie à peu près 25% de taxe en moins (taxes, cotisations, impôt sur le revenu, TVA, TIPP, etc). Son pouvoir d’achat est donc 60% plus grand. Les chiffres ne sont pas du tout précis. Je tenais juste à montrer que le pouvoir d’achat est énormément érodé.

  • Faire la promotion d’un rapport qui dénonce le coût des énergies renouvelables par un état qui prône le nucléaire depuis longtemps, quelle bel exemple de ce que votre site internet véhicule, le nivellement par le bas…
    Savez-vous que le coût du kWh photovoltaïque est bien moins élevé que celui de l’EPR de Flamanville ?
    Vos analyses sur le sujet me laisse songeur, décidément, nous ne sommes pas prêts de sortir la tête du sable. Mieux vaut sans doute continuer à être dépendant du fossile de nos amis russes, c’est sûr !?

    En revanche, l’Allemagne qui affiche des résultats économiques plus optimistes que ceux de notre vieux pays ancré dans des principes parfois nauséabonds, est aussi le pays qui a fait massivement le choix des renouvelables pour assurer sa transition énergétique. A méditer.

    • Bonjour poutine
      J’ai une solution tres simple pour clore le débat, c’est de tout simplement retirer toutes les subventions et que les gens décident d’eux même de l’energie qu’ils préferent.
      A méditer.

      • Bonjour,
        Pour votre information, les coûts du photovoltaïque mentionnés, c’est sans subventions, ils correspondent au coût de production net. Contrairement à celui du nucléaire qui ne prend pas en compte le démantèlement ou les mises aux normes suite à Fukushima.
        « On avale à pleine gorgée le mensonge qui nous flatte, et l’on boit goutte à goutte une vérité qui nous est amère. »
        Diderot

        • simple-touriste
          4 juin 2014 at 13 h 25 min

          Mensonge, comme toujours!

        • 1/ Le coût de démantèlement est connu (voir mon post plus haut), modulo la durée de production de la centrale: une prolongation d’un an suffit à le réduire à rien…2/ Si des normes applicables à une centrale aussi mal installée que Fukushima dans une région aussi sismique sont sont appliquées à une centrale aussi à l’abri des séismes et des tsunamis que peut l’être Flamanville, il n’y a plus qu’à tirer l’échelle.

          • quel pays a réussi à démanteler une centrale nucléaire à ce jour ?
            aucun.
            et vous prétendez en connaître le coût ?
            même les américains sans mordre les doigts d’avoir commencer à s’attaquer au sujet de façon pragmatique.
            et Tchernobyl, c’est une zone sismique ? celle-ci non pus traîne encore dans les campganes ukrainiennes en attente d’un sarcophage en béton armé hors de prix. vous allez dire que c’est moins cher que quelques éoliennes ?
            la centrale de Blaye n’est-elle pas en zone inondable ?
            les japonais aussi comme vous avant Fukushima pensaient que rien ne pouvait arriver de dramatique.
            malheureusement, sans parler de sismicité, des erreurs HUMAINES ont conduit à un désastre.
            Il faudrait vous réveiller messieurs.

        • Et le coût ($ + énergie requis) de production de ces PV devraient aussi être pris en compte par la mafia verte.
          Les cellules photovoltaïques (galette de silicone) et éoliennes (neodymium) ne tombent pas des arbres jusqu’à preuve du contraire.
          Le territoire français a une nature très clémente qui lui permet d’installer des centrales nucléaires sans trop se soucier d’une catastrophe naturelle, même si non négligeable. A contrario du Japon, des USA ou autres zones plus propices aux caprices de Mère Nature.
          Profitons-on et installons des centrales de nouvelles générations.

          • et le coût énergétique pour la production des centrales nucléaires, vous le prenez aussi ??
            les déchets issus des centrales, vous les rangez dans votre garage ?
            vous pensez détenir la vérité sur le sujet, soyez un peu plus humble en acceptant des avis contraires, on y gagnerez en lucidité.

    • Vous oubliez le coût du stockage. Actuellement, largement insuffisant.
      Par des journées d’hiver, peu de soleil, et peu de vents pendant une semaine, comment faites-vous?

      – importations ? Pas gratuit, et il faut des lignes THT. Pas dans votre jardin …
      – exportations ? à vil prix, et uil faut d’autres lignes THT. Et toujours pas dans votre jardin…

      Résultat ❓

      multipliez votre coût par 5 au moins.

      • « Que faites-vous? »
        Vous avez oublié la troisième solution:
        – On se gèle les cou… et on va au lit a 16H30.
        Les bandits verts souhaiteraient retourner la masse dans les délices prehistoriques. Par contre, eux, toujours la grande vie: Hummer, jet privé et tutti frutti.

      • mais dans quoi vous travaillez exactement pour dire autant d’inepties ?
        je veux bien écouter des discours opposés au mien, mais renseignez-vous pour affuter vos arguments avant de parler dans le vide.
        les réseaux électriques existent déjà pour véhiculer l’énergie produite qui est consommé instantanément.
        vous vivez dans un refuge de haute montagne pour parler de stockage ?
        d’ailleurs sur ce point, de nombreuses solutions existent (volant d’inertie, air comprimé, chimique, calorifique, sels fondus, pompage-turbinage) et évoluent pour stocker de l’énergie issue d’une production renouvelable. les experts avancent également sur ce point contrairement à certains qui ne font que aboyer.

      • Sur un site libéral, c’est étonnant de voir que les solutions alternatives les moins chers sont autant montrer du doigt. On produit un kWh solaire moins cher que le nucléaire même la cour des comptes le dit, c’est pour dire que l’on est plus à une contradiction près.
        l’Allemagne a fait le choix d’une transition énergétique qui prend du temps, mais qui prône largement les énergies renouvelables.
        En France, champion du monde des râleurs, on dénigre avec des arguments fallacieux ce difficile changement de cap.
        Résultat : l’économie allemande roule au-dessus de la masse, la France croule sous des décisions absurdes, Siemens rigole pendant que Alstom chercher désespérément à se faire racheter au plus offrant.
        Bravo les libéraux français.

  • La mission de la CGSP est la suivante :
    « Renouveler l’approche de la stratégie et de la prospective économique et sociale afin d’éclairer les pouvoirs publics sur les trajectoires possibles à moyen et long termes pour la France en matière économique, sociale, culturelle et environnementale ».
    http://www.strategie.gouv.fr/blog/le-cgsp/

    Ci-dessus on peut lire
    Il recommande de « considérer l’objectif de diminution des émissions de GES comme le principal, sinon l’unique objectif à l’horizon 2020
    Ben ils ont tout compris , comme avec les ENR on ne réduira jamais nos émissions de CO2 tant qu’on a du fossile pas chère sous la main , il faut taxer le fossile , le pétrole bien sûr , entendons nous
    Mais alors pourquoi continuer à construire des moulins à vent et mettre des miroirs sur tous les toits et puis du coup , plus besoin de CSPE; allez , et puis comme le côté économique et social passe à la trappe , puisqu’il ne reste que l’environnement , on peut aussi supprimer la CGSP; cela fera un comité Théodule en moins et des économies de plus .
    Z’ont rien dans le ciboulot ces énarques

  • Scandaleux! Ce gouvernement est incapable une fois de plus! Ils savent qu’ils envoient le pays dans le mur mails ils y vont quand même! Quelle irresponsabilité!
    Et le gaz de schiste? On devrait aussi en reparler plutot que de le balayer d’un revers de manche sans réfléchir au futur

  • C’est encore pire que ce qui est décrit.
    La taxe CSPE destinée à financer le surcoût phénoménal des Energies Vertes sur le dos des clients d’EDF, évolue tellement vite que l’Etat empêche EDF de la percevoir en totalité. C’est ainsi qu’un arriéré de 4,9 milliards d’€ (excusez du peu), cité en fin de cet article, s’est accumulé.
    Mais contrairement à ce que dit l’article, l’Etat n’a pas prévu de s’acquitter de cette dette auprès d’EDF ainsi que la loi l’impose. Il a maquillé cette dette sous forme d' »actifs dédiés à long terme » dans les comptes d’EDF : dit autrement, les provisions qu’EDF est tenue de constituer pour démanteler les centrales nucléaires lorsqu’elles arriveront en fin de vie, comprennent cette dette d’Etat de 4,9 Ma€.
    Dit encore autrement, quand EDF commencera son démantèlement et utilisera ces provisions financières il se tournera vers l’Etat pour récupérer ces 4,9Ma€. Comme l’Etat n’a pas le moindre kopek, ce sont nos enfants qui seront obligés de payer un impôt qui devra être levé pour honorer la dette publique. Mais nos politiques Rose/Vert ne seront plus là pour rendre des comptes.
    Je mens ? Voici la preuve en p.119/121 du document officiel ci-après qui fournit les « comptes consolidés d’EDF pour 2012 ».
    http://finance.edf.com/fichiers/fckeditor/Commun/Finance/Publications/Annee/2013/annuels/2012EDFGroupCptesCons_v3_vf.pdf

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En ces moments de pénuries de vent et de soleil quand ils sont nécessaires, (l’intermittence n’étant pas gérable, même au niveau européen, n’en déplaise à certains), et en l’absence depuis plusieurs décennies de constructions de centrales nucléaires nouvelles aux émissions les plus faibles de gaz à effet de serre, à la suite du démantèlement de nombreuses centrales au charbon très polluantes, l’Europe s’est réveillée avec pour seul recours le gaz vendu à prix fort, en particulier par la Russie.

Une dépendance envers la Russi... Poursuivre la lecture

Par Emilio Raimondo.

Les opposants au nucléaire avancent souvent les deux arguments suivants « le nucléaire est dangereux » et « les déchets peuvent durer des milliers d’années ». Mais ces deux affirmations n’informent pas sur les risques encourus.

Ce sont les risques provoqués par les activités dangereuses qui posent un problème et non les dangers eux-mêmes s’ils sont contrôlés.

Un danger est caractérisé par deux critères : sa probabilité d’occurrence (fréquence) et sa gravité.

Ainsi le soleil est dangereux à rega... Poursuivre la lecture

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