Jean-Marc Ayrault, commissaire européen ?

Jean-Marc Ayrault viserait un poste de commissaire européen à Bruxelles a-t-on appris ces derniers jours. Qu’en penser ?

Par Philippe Robert.

Jean-Marc Ayrault viserait un poste de commissaire européen à Bruxelles a-t-on appris ces derniers jours. D’une manière générale, cette nouvelle ambition exprimée par Jean-Marc Ayrault est emblématique de la mentalité qui affecte notre classe politique volontiers oublieuse, dès lors qu’il s’agit, pour elle, d’assurer durablement sa propre survie, du sort des uns et des autres.

Car après des décennies de vie publique s’achevant dans l’opprobre d’un retentissant fiasco, voici donc un homme politique protégé par son statut de fonctionnaire qui, sans vergogne, s’estime tout à fait en droit de réclamer un nouveau pantouflage de fin de carrière à Bruxelles !

Parvenu à l’âge de 64 ans et ayant retrouvé son siège de représentant de la Nation, Jean-Marc Ayrault pourrait fort bien en rester là et jouir, d’ici trois ans si les dieux sont indulgents avec le président de la République, d’une confortable et tranquille retraite dorée sur tranche.

Mais non. Le démon de midi politique qui s’est emparé de lui en a décidé autrement et pousse donc ce politicien, dont la médiocrité est apparue en pleine lumière dans sa précédente fonction de chef de gouvernement, à vouloir briguer un poste de commissaire européen.

Le plus tragique, dans cette histoire, c’est de constater, en un moment où la France va vraiment mal, à quel point le sens éthique, ou pour parler plus simplement le sens de la mesure, a littéralement déserté nos élites jusqu’à leur ôter toute réelle notion de dignité.

Mais l’ex-Premier ministre Jean-Marc Ayrault n’est pas seul à vouloir ainsi péter plus haut que son c..l après s’être livré à une prestation gouvernementale nullissime; il en est d’autres, à l’instar de l’inconsistant Pierre Moscovici, qui ne s’en privent pas avec un rare aplomb !

Le jour où nos ministres concevront leur charge non pas comme le moyen d’imposer leur vision téléguidée du bonheur mais, a contrario, comme l’occasion de promouvoir plus de libertés pour le plus grand nombre, alors seront-ils dignes du respect qui, aujourd’hui, leur fait cruellement défaut.