Pourquoi moi, 22 ans, étudiant en IEP, je veux une Europe libérale

Réponse à un article d’une jeune étudiante publié dans le Monde qui voit trop de libéralisme dans l’Union européenne.

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drapeau européen (Crédits : jeunes-europensdotorg vx_lentz, licence Creative Commons)

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Pourquoi moi, 22 ans, étudiant en IEP, je veux une Europe libérale

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 30 mai 2014
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Par Édouard H.

drapeau européen (Crédits : jeunes-europensdotorg vx_lentz, licence Creative Commons)Anne-Sophie Dupuis, étudiante en L3 économie à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, a produit un article dans Le Monde intitulé « Pourquoi moi, 20 ans, étudiante en économie, je ne veux pas d’une Europe libérale ». Cet article est rempli de clichés et d’affirmations gratuites. Moi, Édouard, étudiant en M1 Économie et Entreprise à l’IEP de Strasbourg, je suis en parfait désaccord avec l’argumentation développée dans cet article. Je veux d’une Europe libérale.

Le premier point que je veux traiter est le thème récurrent de l’article. Tout au long de celui-ci, l’auteur semble avoir un ennemi juré : les inégalités. Selon l’auteur, les inégalités sont au plus haut : « les inégalités extrêmes de revenus et de patrimoine s’accentuent, se cumulant et se transmettant entre générations ». À aucun endroit de l’article l’auteur ne donne de chiffres ou de sources pour appuyer ce qu’elle avance, ce qui est bien pratique dans la mesure où il est donc impossible de le vérifier. Je pourrais donc simplement répondre que tout cela reste à prouver. Mais je vais concéder ce point : en effet, certaines inégalités ont bel et bien augmenté, mais les causes ne sont pas celles que l’auteur prétend.

Ce n’est pas le libéralisme de laissez-faire qui a produit ces inégalités, mais bien au contraire l’intervention toujours plus importante de l’État dans nos économies. Cette intervention profite en premier lieu à l’élite du monde des entreprises géantes qui ne connait que trop bien le monde politique. Elle se manifeste sous la forme de subventions, de monopoles ou d’oligopoles, de réglementations étouffantes dont le coût croît dégressivement avec la taille et qui créent donc une distorsion de la concurrence en faveur des grandes entreprises, de lois sur la propriété intellectuelle qui protègent les grands groupes contre l’innovation en leur permettant de déclencher des procès douteux pour violation de brevet afin d’écraser leurs petits concurrents sous le coût de leur défense avant la fin du procès… Si je devais faire la liste complète des injustices causées par le capitalisme de connivence, je pourrais écrire un livre. L’auteur dénonce les inégalités entre capital et travail et le pouvoir qu’ont les grandes entreprises en blâmant le capitalisme quand c’est justement l’emprise de l’État sur la société qui favorise ces distorsions massives. Le chômage de masse a de nombreuses causes, parmi lesquelles les lois sur le salaire minimum qui empêchent les personnes à faible productivité d’entrer sur le marché du travail, ou de manière générale les réglementations ultra-rigides des contrats de travail qui protègent les mauvais travailleurs aux dépens des chômeurs qui ne sont pas des fainéants mais des personnes qui aimeraient travailler si seulement on leur en donnait la possibilité.

L’auteur a le mérite de reconnaître cette collusion d’intérêts entre les grands capitalistes et le monde politique en citant l’analyse de Public Choice. Mais elle est bien naïve quand elle pense que l’on pourra lutter contre cela en donnant toujours plus de pouvoir à l’État. Les auteurs du Public Choice eux-mêmes concluent que le problème réside précisément dans le fait qu’il existe une structure qui concentre tant de pouvoir : tant que l’État pourra massivement faire plier l’économie sous sa volonté, il succombera à la tentation d’aider ses amis hauts placés. Les enjeux sont trop importants. L’État est fait d’humains, et cette avidité pour le profit que cette étudiante critique chez les capitalistes, elle semble en faire abstraction chez les bureaucrates. Les fonctionnaires et hommes politiques appartiennent-ils à une autre catégorie supérieure d’êtres humains ? Si on en croit la rétrospective sur l’actualité des 50 dernières années, il y a de bonnes raisons d’en douter. L’actualité récente ne me démentira pas.

Bref, l’État est un outil de domination que les capitalistes ont su, comme d’autres, manipuler à leur profit. Ce piètre état des affaires que l’on connaît n’est pas le résultat d’un capitalisme dérégulé mais bien d’un interventionnisme d’État qui ne paraît avoir aucune limite. Le résultat est une forme corrompue de capitalisme que l’on peut qualifier de « capitalisme de connivence », où les gagnants ne sont pas ceux qui offrent des biens et des services au meilleur rapport qualité/prix mais ceux qui savent jouer de la contrainte étatique à leur profit.

Car où se trouve ce « tournant libéral » quand la dépense publique ne cesse d’augmenter depuis des décennies ? L’auteur ne serait-elle pas en train de confondre les campagnes actuelles de fausse austérité en Europe avec le libéralisme, quand cette austérité ne consiste qu’en des hausses d’impôts et des coupes dans les dépenses publiques au mieux anecdotiques ? Où est ce « capitalisme non régulé », quand les Français vivent sous l’empire de près de onze mille lois – dont certaines dépassent les deux cents pages – et de cent trente mille décrets ? Où est cette « déréglementation du marché du travail » quand le Code du travail comptait quatorze pages en 1911 contre deux mille cinq cents en 2013 ? Cette crise de la dette publique, est-ce aussi une conséquence de l’ultra-libéralisme quand les libéraux sont ses plus ardents opposants ? Où est passé le bon sens de Mlle Dupuis quand une simple analyse des données vient remettre en cause l’ensemble de son argumentation ?

Cette Europe des structures étatiques toutes puissantes, moi, 22 ans, étudiant à l’IEP de Strasbourg, je n’en veux pas. Ces « solutions » que Mlle Dupuis met en avant, à base d’un keynésianisme toujours plus important, d’une redistribution des richesses par l’État, d’un taux d’intérêt plus faible des banques centrales (qui, rappelons-le, est une des sources de la crise de 2008), ces « solutions » ont été constamment essayées depuis des décennies avec les résultats qu’on connaît. Non, la réelle solution ne réside pas en toujours plus de contraintes d’État mais bien au contraire en plus de liberté. Une Europe qui refuserait l’interventionnisme tant militaire à l’étranger qu’économique sur nos propres sols, une Europe tolérante et ouverte sur cette mondialisation qui a sorti des millions de gens de la pauvreté, une Europe de libre-échange et de libre circulation des personnes et des idées c’est la seule réelle alternative aux replis nationalistes que semble décrier l’auteur. Ce sont ces solutions profondément humanistes et résolument libérales que j’appelle de mes vœux.

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  • Magnifique !
    À quand une publication dans le Monde de votre article ?
    Bravo encore

    • Merci à l’auteur !

      « Si je trouve à Sodome 50 justes, je pardonnerai à toute la ville à cause d’eux »

      Je croyais les IEP un foyer actif et exclusif de « conscience républicaine » conduisant notre société à sa perte.
      Il y a donc au moins un juste, étudiant en IEP. Je ne l’envie d’ailleurs pas.

      Quant à croire en la possibilité à un juste de s’exprimer dans notre Guide de la Conscience Républicaine (Le Monde), cela procède de l’abus de substances hallucinogènes.

      • Pour être passé par un IEP je peux vous assurer que les opinions politiques des étudiants y sont beaucoup plus diverses que dans les facs.

        • Quand j’étais à la fac, j’ai eu deux profs de l’IEP qui m’ont appris deux choses qui se sont toujours vérifiées :
          – quand la gauche gouverne, l’extrême-droite progresse
          – les révolutions sont toujours faites par des gens élitistes
          Il va s’en dire que ces profs n’étaient pas appréciés de la volaille gauchiste locale.

  • Exactement, sans vouloir être désobligeant pour Contrepoints, il vaudrait mieux que cet article soit publier dans le Monde…

    • Le Monde ne saurait commettre une telle agression contre le socialisme et le vivre-ensemble, voyons !

      • Bravo Edouard H. !
        Votre raisonnement est imparable et est digne de la ligne directrice de Contrepoints (ce n’est pas toujours le cas pour d’autres auteurs): le nivellement par le haut.
        Avez-vous tenté un droit de réponse, au nom du débat d’idées et d’une démocratie vivante, dans le journal du Monde? Proposez-leur une rubrique du type « Débats économiques » pour tester leur capacité à faire leur travail. Peut-être auraient-ils peur que leurs lecteurs deviennent plus instruits et moins idéologues?

        • Merci Miguel.
          J’ai en effet envoyé l’article au Monde, mais j’ai peur que leur culture de la démocratie vivante ne s’arrête là où ses intérêts à recevoir des subventions de l’Etat commencent.
          Mais bon, croisons les doigts !

    • Rien là de désobligeant. Ce serait une bonne chose.

  • D’accord sur le capitalisme de connivence, mais le libre-échange en Europe comme dans le monde ne fait qu’appauvrir la population (pertes massives d’emplois au profit de pays aux salaires et conditions de travail « dignes » de pays du tiers-monde). C’est la cause de la désindustrialisation de la France et de l’explosion du chômage depuis les années 80 : non pas le fait que nous ayons un SMIC mais le fait qu’ on trouvera toujours dans les pays pauvres des désespérés prêts à travailler 24/24 et se tuer au travail pour se payer un bol de riz. Le SMIC freine l’embauche par les petites PME mais les autres entreprises ont largement les moyens, elles choisissent simplement de sacrifier l’humain et la qualité de travail pour maximiser leur profit en faisant appel à lesclavagisme moderne. Il ne sera jamais souhaitable pour un pays comme le nôtre, de s’aligner sur le tiers monde. Il est compréhensible qu’à vôtre âge vous manquiez encore de recul et d’indépendance d’esprit pour comprendre celà. Au fil des années vous vous rendrez peut être compte des catastrophes causées par l’ultralibéralisme : destruction des normes sociales et des économies traditionnelles, colonialisme économique, vol des ressources, perte d’indépendance des populations (les agriculteurs et petits métiers sont poussés à la ruine par les multinationales qui détruisent ainsi toute autonomie locale. Ce qui fournit une main-d’oeuvre à bas coût pour l’industrie, car ces gens n’ont plus de possibilité de subsister autrement). En Europe, les USA poussent le traité TTIP (TAFTA) pour détruire toute barrière à l’invasion massive de nos marchés par leurs produits. Traité négocié en secret de manière totalement antidémocratique. Personne n’en veut parmi les peuples, et les USA veulent nous l’imposer avec la complicité des autorités Européennes. Si vous êtes contre l’interventionnisme étranger, contre les décisions étatiques imposées de force, vous ne pouvez qu’être contre ces accords de libre-échange. D’ailleurs je m’étonne que Contrepoints ne parle pas régulièrement de ces tractations gravissimes et scélérates. A moins que le but de ce site soit de préparer l’opinion à cette saloperie ?

    • « mais le libre-échange en Europe comme dans le monde ne fait qu’appauvrir la population (pertes massives d’emplois au profit de pays aux salaires et conditions de travail « dignes » de pays du tiers-monde). C’est la cause de la désindustrialisation de la France et de l’explosion du chômage depuis les années 80 »

      1) Le libre-échange implique aussi la libre circulation des capitaux, or celle-ci n’était qu’à ses prémisses dans les années 80 avec la directive du 24 juin 1988, dont la transposition n’aura lieu que le 1er juillet 1990, qui sera ensuite codifiée dans le Traité d’Amsterdam (56 à 60 du TCE) et dans le Traité de Maastricht, puis dans le Traité de Lisbonne avec l’article 63 du TFUE.

      2) Une étude de l’INSEE a chiffré, pour la période 1995-2001 l’ampleur des emplois perdus dans le secteur industriel à cause de délocalisations : en moyenne, 13.500, dont plus de la moitié vers des pays à hauts salaires. Ce chiffre est à comparer aux 6,8 millions d’emplois dans le secteur secondaire en France.

      http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ECOFRA05b.PDF

      Une seconde étude du Conseil d’Analyse Economique, écrit ainsi : « les restructurations d’entreprises s’étant produites en Europe entre le 1er Janvier 2002 et le 15 juillet 2004 concernent 1456 entreprises et ont entrainé la suppression de 780 394 emplois, ce qui correspond à 0,42% des 192 millions emplois européens. Ramené à 1 an, on obtient un taux de 0,17%. Chaque année, c’est donc 0,17% des emplois européens qui disparaissent dans des restructurations. »

      http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054000102/index.shtml

      Les délocalisations ne représentent, selon le rapport, que 4,74% des emplois supprimés (36 977) pour restructuration et 7,14% (100) des entreprises restructurées. En terme d’emploi, cela correspond donc en deux ans et demi à 36 977 suppressions donc 0,019% de la totalité des emplois européens. Rapporté à 1 ans, on obtient un taux de 0,0076%. Chaque année, c’est donc 0,0076% des emplois européens qui disparaissent dans des délocalisations. ». « Au niveau de la France, les 8 000 suppressions d’emplois survenues en 2001 suite à des fermetures d’unités de productions correspondent à 0,032% des 25 millions d’emplois français.

      Un rapport du Sénat expose les mêmes conclusions que les précédents rapports.

      http://www.senat.fr/rap/r03-374/r03-3740.html

      Je vous invite aussi à consulter cet article : http://www.wikiberal.org/wiki/D%C3%A9localisation

      Après tout n’est pas « rose », il y a aussi des délocalisations de marges, etc. mais le tableau n’est certainement pas aussi sombre que celui que vous indiquez, au contraire, au niveau global il est même très positif.

      « on trouvera toujours dans les pays pauvres des désespérés prêts à travailler 24/24 et se tuer au travail pour se payer un bol de riz. »

      Si ces gens acceptent de faire ça au lieu d’autres choses, c’est qu’ils ont quelque chose à y gagner, sinon ils ne le feraient pas. Il faut aussi regarder le cadre préexistant sinon c’est caricatural, exemple : en Chine de nombreux agriculteurs du Changjiang préfèrent quitter la campagne pour rejoindre les villes, afin d’y trouver un emploi manufacturier basique (exemple de Foxconn à Shenzhen), car ils jugent que les conditions de vie y sont meilleures qu’avant.

      Bien qu’il soit vrai que les conditions de vie ne sont pas « occidentales », l’augmentation de la demande et l’accroissement de la spécialisation, provoque un boom des salaires, avec une croissance qui permet une augmentation de la consommation intérieure et de financer des infrastructures meilleures, bref pour ces pays les délocalisations sont bonnes, et au nom de quoi n’auraient-ils pas le droit de nous faire concurrence ? Au nom de la loi de la majorité ?

      Comment peut-on se prévaloir d’aider les pays pauvres, et ne pas vouloir de leur concurrence ?

      Les pays riches peuvent se permettre des avantages comparatifs qu’eux ne peuvent pas, ainsi il faut miser sur la formation, l’innovation, la recherche, comme le font la Suisse, la Suède, la Finlande, le Danemark, les Pays-Bas, le Luxembourg, Le Japon, la Corée du Sud, etc.

    • C’est fou de n’avoir toujours aucune compréhension basique du libéralisme après autant de temps à rabâcher tes clichés dans les commentaires de ce site.

      • et je dirais même plus : compréhension des mécanismes économiques les plus élémentaires

        Notre république socialiste et soviétique ne connaît plus que le dogmatisme et l’invective / la diabolisation des éléments déviants. Celui qui n’accepte pas le dogme est un fasciste et / ou un ultra-libéral au couteau entre les dents. CQFD.

        Rassurez-vous, Maître, ou plutôt Sire. Comme il n’est pas possible de se montrer digne du niveau de générosité économique et morale dont Sa Majesté Normal 1er et sa cour montrent l’exemple au quotidien, il ne reste d’autre choix que de s’expatrier. Ce qui permet de maintenir à notre paradis socialiste sa pureté idéologique.

        Tous à Caracas pour la fête de la Révolution !

    • « Le SMIC freine l’embauche par les petites PME mais les autres entreprises ont largement les moyens, elles choisissent simplement de sacrifier l’humain et la qualité de travail pour maximiser leur profit en faisant appel à lesclavagisme moderne »

      Ca tombe bien alors, ce sont les PME innovantes qui sont les moteurs du progrès, pas les grandes entreprises. Comme ce sont elles qu’il faut encourager (peut-être un peu plus prioritairement que les grandes), aidons-les en supprimant le SMIC….

      Juste pour info : les Suisses viennent de refuser le salaire minimum par referendum à 77%. La Bulgarie a fortement relevé son salaire minimum l’an passé : accélération du taux de chomâge d’autant plus marquée dans les régions où les salaires étaient les plus faibles. (Et à Sofia le salaire moyen lui reculait..). Avant de penser à un « bon » niveau de salaire, il faudrait penser à ce que tout le monde trouve un travail…

      « destruction des normes sociales »

      C’est au contraire le socialisme, qui en socialisant la solidarité devenue obligatoire, qui est responsable du délitement du rôle de la famille.

      « .. et des économies traditionnelles »

      C’est finalement assez heureux qu’on abandonne une économie basée sur l’agriculture pour une économie basée sur l’industrie, puis les services. A moins de voulor revenir dans le temps.

      « colonialisme économique »

      La Suisse n’a pourtant pas perdu sa neutralité en restant un pays libéral.

      En fait, une guerre économique ou militaire, ça coûte beaucoup de ressources, et nécessite donc des ressources, récoltés par le biais d’impôts. Ce serait pas plutôt un excès d’étatisme qui en serait la cause ? C’est curieux d’ailleurs que les USA ont cessés d’être isolationnistes au moment même du New Deal…

      « vol des ressources »

      Le respect de la propriété étant un aspect important du libéralisme, je pouffe. Il est vrai que Chavez au Venezuela sait quoi faire de la rente pétrolière… les supermarchés sont vides, mais la morale socialiste intacte ?

      « perte d’indépendance des populations  »

      La Suisse est toujours indépendante malgré son libéralisme économique. Ou grâce à ?

    • C’est magnifique comme un troll anti-libéral arrive à susciter les passions sur Contrepoints.

      J’espère, Citoyen, que tu restes ouvert aux réponses qui te sont faites !
      Et que toi ou le Comité de Salut Public dont tu fais partie n’a pas le projet de faire envoyer tes contradicteurs à l’échafaud.

      La désindustrialisation de la France tient certainement plus à certaines attitudes (Goodyear …) ou aux innombrables tracasseries administratives auxquels ces salauds de producteurs ont à faire face, qu’à la part de la main d’oeuvre de production dans les prix de revient. D’un côté cette part est souvent modeste; et de l’autre le coût de la main d’oeuvre en Chine n’est plus ce qu’il était … la population rurale re-localisable commence à se raréfier. Des centaines de millions de paysans chinois ont choisi de venir vivre dans la misère à Beijing ou en région côtière. Quel manque de jugement de leur part !

      Si une entreprise de Haute Normandie préfère utiliser le port d’Anvers plutôt que celui du Havre, cela a très peu à voir avec les odieux terroristes libéraux qui prennent en otage le port d’Anvers.

      Le libéralisme ce n’est pas, comme dans l’imagerie d’Epinal professée dans nos écoles, le prosélytisme d’un dumping social et environnemental éhonté; c’est d’abord la possibilité de travailler sans contraintes absurdes et gratuites, et avec du personnel qui pense clairement et sainement. Les prosélytes de la lutte des classes à l’ancienne qui font la grève pour assurer le maintien d’un droit si festif ont leur part entière dans ce processus. A quand la dernière grève bloquant le port d’Anvers ou le moindre container sur le port ?

      La vraie problématique d’un accord de libre échange, c’est d’abord d’identifier les besoins et les enjeux, et de faire respecter la réciprocité, afin de faire tomber les entraves à la pénétration de nos produits dans le marché cible.

  • Quand à la dette, elle n’existerait pratiquement pas si nous n’étions pas obligés, pour emprunter, de le faire uniquement auprès de banques commerciales. C’est assez récent : article 123 du traité de Lisbonne repris dans les traités européens. Ainsi les banques privées imposent leurs intérêts très coûteux, alors que l’état accepte de les renflouer à des taux scandaleusement bas en cas de crise grave comme nous l’avons vu. Bien entendu cet argent est emprunté ailleurs, toujours à taux élevé… C’est une absurdité. Abrogeons cet article pour pouvoir emprunter sans intérêts et la dette ne sera plus un problème. Il sera beaucoup plus simple de rembourser et les banques n’auront plus la possibilité de spéculer à tout-và avec l’argent public. Elles n’ont d’ailleurs pas envie d’être remboursées rapidement, puisque ce sont les intérêts qui leur assurent une rente plus que confortable. L’endettement des états les rend esclaves des banques et permet d’imposer des politiques intrusives et destructives qui permettent d’asservir durablement les états concernés. Voir les résultats désastreux des politiques imposées par le FMI et la Banque Mondiale dans les pays du Tiers-Monde (Afrique notamment). La libéralisation de ces marchés détruit la société locale pour la rendre dépendante des multinationales occidentales prédatrices : c’est la forme la plus efficace du colonialisme moderne. Abolissons les intérêts faramineux que nous demandons aux pays les plus pauvres et nous leur rendrons leur liberté, avec la possibilité de reprendre en main leur fonctionnement politique et économique: c’est l’autonomie qui assure la croissance de la liberté et d’un marché local équitable, la libéralisation forcée n’apporte que le pillage par les multinationales et l’esclavage des peuples. C’est le chemin que prend l’Europe depuis 30 ans, et de plus en plus vite !

    • Le fait que l’Etat soit obligé de passer par les banques commerciales pour « emprunter » (et ne puisse plus faire marcher la planche à billets directement) date des lois Barre, si je ne m’abuse. Je ne suis pas sûr qu’on puisse les qualifier de « récentes », le président de la République de l’époque siégeant actuellement à l’Académie Française…
      Le fait que les banques aient été renflouées pour pouvoir prêter à l’Etat est, effectivement, un scandale. Mais c’est un scandale qui est lié à ce qui est dénoncé dans l’article : qui sont les dirigeants des grandes banques ? BNP Paribas, Société Générale…? Quelle école, quels cabinets ministériels…? Des idées ?

    • « Quand à la dette, elle n’existerait pratiquement pas si nous n’étions pas obligés » Nous ne sommes pas obligés de faire des budgets déficitaires de 60 ou 80 milliards chaque année, ce ne sont pas les intérêts les responsables. Mais ces 60 ou 80 milliards sont bien utiles à la corruption, au capitalisme de connivence et au clientélisme. et dans les 2000 milliards, ne sont pas comptés les provisions manquantes au règlement des retraites du Public.

      « pour pouvoir emprunter sans intérêts »  » imposent leurs intérêts très coûteux » Vous êtes un comique, vous avez vu les taux directeurs actuels? et emprunter à qui si les taux sont nuls? Faire tourner la planche à billets? On vous a connu meilleur dans votre argumentaire

    • « emprunter sans intérêt » = monétisation, l’argent gratuit n’existant pas, c’est un transfert (vol) de richesses de ceux qui partagent la monnaie qu’on va avilir, c’est donc un impôt perfide et très dangereux.

    • « Ainsi les banques privées imposent leurs intérêts très coûteux »

      N’importe quoi. Aucun banquier n’impose à personne d’emprunter pour vivre au dessus de ses moyens. Ce ne sont pas les banquiers qui font des dizaines de milliards de déficit annuels dans les comptes dits publics. Dans quel monde vivez-vous ? Faut sortir de votre grotte, vous instruire un minimum et réfléchir.

      L’Etat a commencé à emprunter aux banques pour une raison très simple : les taux d’intérêts étaient plus bas que ceux qu’il proposait aux épargnants lors des grandes souscriptions pour éviter des grosses débilités comme l’emprunt Giscard à 7 % indexé sur l’or.

  • La mondialisation est en train de sortir des milliards de gens de la pauvreté, pas des millions. La liberté fait toujours les choses en grand.
    J’ai adoré votre article, et j’espère en lire d’autres.

  • Cet article ne serait pas ècrit de la sorte si il aurait fait par un français qui n’aurait pas vècu en France. En effet aller reprocher cet emprise de l’Etat, c’est surtout comparer l’Etat à celui de la france, qui reste le dernier au monde à conserver des dogmes communistes depuis la fin de la seconde guerre mondiale. L’Etat français est une exeption en Europe. Et c’est assurèment pas une rèfèrence. Le formatage de l’auteur sur sa jeune expèrience de ce que le système libèral a de positif, est encore plus limité, mais cela n’est pas une faute, et son analyse montre le vrai cynisme de la situation. Cette reponse à l’article de Anne-Sophie Dupuisk dans le Monde est conforme à le pensée d’un français pro libèral. Concernant la structure de l’Europe des Etats puissants , je suppose qu’elle se limite à celle de l’Union, car il semble que les pays en dehors ne sont pas impliqués dans cette rèponse. je me demande pourquoi donc, la Commission en charge de tant de compètances ( sans augmentation budgetaire pour l’assumer- le paradoxe de l’hypocrisie de partis nationaux pour une Europe diffèrente) ne cesse de concentrer on action à l’èchelle des règions, pour optimiser finalement le peu de budget ( 0,93% du PIB européen) ave cla contrainte de la PAC imposées par la France qui mange une grande grande partie de celui-ci. Bruxelles a certainement plus libèrée les ènergies èconomiques des européens que n’importe qu’elle organisation implantée en Europe. C’est meme devenu un problème pour des partis politiques peu virteux qui cherchent toujours à imposer un Etat dominant, car pour le français anxieux, il est celui qui dèfend le mieux les plus fragiles et en France il est la providence! Alors cela m’amène toujours dire que cette rèponse ne peut qu’ètre comprise que par des français comme celui de la jeune ètudiante. Car pour les jeunes ètudiants non français, qui ne connaissent ce qu’est l’Etat français, pour eux la notion d’Etat se limite plus à une identité culturelle , voir à sa prèservation, mais la notion du libèralisme est dèjà acquise dès le plus jeune age, car ils ont longtemps compris que si l’Etat n’apporte que des contraintes, ils sont tous prets à le quitter pour en trouver un, qui leur donne la liberté de rèussir. La France est classée 30emm au Monde pour sa liberté. Ce qui est peut faire penser que le français a accepté de se comporter comme un animal domestique qu’un animal sauvage..L’angoisse à attendre le retour du maitre…

    • Bienvenue en République Socialiste et Soviétique du Bisounoursland !
      Le garant de ces systèmes que le monde entier nous envie, mais n’a pas le courage de mettre en oeuvre.

      Le Vénézuela socialiste nous montre la voie. Et nous sommes au bord du précipice.
      Faisons un pas en avant, tous ensemble.

      Vous seriez surpris par la proportion de libéraux parmi les français expatriés …

      Ce pays est foutu. (copyright h16)
      Un spectacle désolant; mais qui n’affecte directement que les résidents en France ou ceux qui y possèdent des actifs.

  • Moi, Li Wang, 35 ans travailleur chinois chez Foxconn, je dis merci à la mondialisation. Grace à elle, sur les 10 dernières années, mon salaire a augmenté de 450%. Les occidentaux, lorsqu’ils évoquent les inégalités, type Piketty, ne regardent que leur nombril et à l’intérieur de leur propre pays, sans jamais mentionner les bienfaits de la mondialisation sur les pays en voie de développement.
    Moi Li Wang, travailleur chez Foxconn, je prédis à Anne-Sophie Dupuisk, étudiante en L3 économie à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne un avenir sombre et désenchanté, si elle ne remet pas en cause ses acquis. Pendant qu’Anne Sophie Dupuisk gémit, pleurniche et regrette le passé, le monde avance.

  • Belle bouffée d’espoir que de lire les pensées d’une tête libre, dans notre jeunesse que tente chaque jour d’embrigader le ministère de la propagande étatiste, alias celui de l’éducation nationale!

    • oui, on étouffe sous le poids des « Anne-Sophie Dupuis » dans les universités, et de leurs rêves sucrés mais un rien haineux d’alter way-of-life.

  • Bravo…Rein à ajouter…

  • Bel article Edouard, on voit que tu maîtrises ton sujet et que ton article est bien plus documenté que celui de ton adversaire. Néanmoins je doute que LeMonde soit prêt à publier un article d’un « anarchiste libéral ». Il faudra peut-être faire des concessions si tu veux toucher le français lambda qui n’a jamais entendu parler de contrepoints.

    • Je ne me qualifie d’anarchiste libéral que sur Contrepoints. J’ai envoyé l’article au Monde simplement en indiquant mon nom et ma qualité d’étudiant, et en coupant certains passages car le texte était trop long pour le format de la partie Idée du Monde. Et je ne crois pas avoir été trop radical dans l’analyse que je développe dans cet article, je n’y fais un plaidoyer pour l’abolition de l’Etat 🙂

  • Toujours la même rengaine :

    « Ce n’est pas le libéralisme de laissez-faire qui a produit ces inégalités, mais bien au contraire l’intervention toujours plus importante de l’État dans nos économies. »

    Pouvez-vous prouvez que le mécanisme étatique est de facto synonyme de dérèglement et d’inégalités ? Non, vous ne le pouvez pas.

    L’erreur que vous commettez est de dégager une ligne générale sur des faits qui ne sont pas généraux ; rien n’empêche un état d’avoir une politique négative OU positive.

    En effet, j’habite dans l’un des pays les plus agréables au monde pour sa qualité de vie et de libre-entreprise. Ce pays est la Suisse ; problème, la Suisse est pays en parti protectionniste et même outrageusement étatique dans lequel le citoyen, s’il respect les conditions, est obligé d’effectuer son service militaire. Pays dans lequel l’armée peut réquisitionner des biens citoyens si elle le juge nécessaire. Pays dans lequel l’état n’hésite pas à renflouer des banques privées quand ces dernières sont en faillite, et pourtant quel beau pays.

    Un jour, messieurs, il faudra penser à fermer sa « bible libérale » , accepter la réalité d’un monde complexe où le pragmatisme et l’objectivité font foii. « L’état » n’existe pas. Il y a des états différents avec des gouvernements différents.

    Vos petites guerres d’idéologies rangées entre parasites-penseurs ne font que gaspiller du papier et du temps.

    • Bonjour Misère
      « Pouvez-vous prouvez que le mécanisme étatique est de facto synonyme de dérèglement et d’inégalités ? Non, vous ne le pouvez pas. »
      Si je peux le faire.

      • Non, vous ne pouvez pas le faire puisque je prouve le contraire avec le pays dans lequel je suis né. Qu’il y ait des exemples comme la Chine et la Russie pointés par pragma confirme bien que politique étatique est différente d’une autre et qu’il n’y a pas d’absolu. C’est intellectuellement plus facile de schématiser et de grossir le trait. C’est bien ça le paradoxe et la faiblesse de Keynes ; il reprochait aux interventionnistes d’être orgueilleux au point de prétendre pouvoir appréhender les interactions humaines inhérentes à l’économie ; devinez quoi, c’est exactement ce qu’il fait en vantant l’efficience.

        En attendant, des étudiants et des bébêtes mouillent sur ses écrits mais ces gens-là ne font pas grand chose à part de la politique de forum. Préférez le comptoir, au moins ça soutient l’économie locale.

        Mais ça les enfants ne le comprennent pas toujours, et par extension, un système sociétal universel et adéquat a très peu de chance d’être théorisé par quelques occidentaux. Non, petit, Keynes, Smith, Ricardo ne sont pas omniscients ; ils sont simples et trop fragiles dans leurs théories.

        Le meilleur indicateur reste la réalité mais c’est évident que les idéologues du net – n’ayant jamais rien produits de leur vie, ni même mener de combats physiques (savent-ils de quoi ils parlent quand ils emploient le terme société?) – ont tendance à la fuir.

        • si je peux le faire.
          Qui fait la loi, le règlement ? le puissant, par définition.
          contre qui le fait-il ? contre les puissant, ceux qui sont en haut, avec lui, et qui font les lois avec lui ? non bien sûr. Il le fait contre les autres.
          Il le fait pour renforcer les inégalités dont ils profitent, celles qui le maintiennent en haut ; les autres « inégalités », celles qui le feraient redescendre et qui feraient monter ceux qui sont en bas, ça, oui, tu peux compter sur lui pour les combattre, avec la dernière énergie …

    • « Pouvez-vous prouvez que le mécanisme étatique est de facto synonyme de dérèglement et d’inégalités ? »

      Il y a de forts indices en Chine ou en Russie par exemple.

      Je suis d’accord sur « la réalité d’un monde complexe où le pragmatisme et l’objectivité … etc … » L’idéologie socialiste ou libérale se heurte à cette réalité. L’important est d’identifier et de reconnaitre objectivement les mécanismes en jeu : le libéralisme ne doit pas être une considéré uniquement comme une « verrue nécessaire » du socialisme, car c’est le libéralisme qui nous fait vivre. Le socialisme ne peut que rendre la vie un peu moins difficile en étendant la notion de sécurité déléguée à l’état présente dans la pensée libertarienne.

      Cela fait toute la différence : le socialisme est une excroissance implicite du libéralisme et non un concept en soi. Le socialisme est forcément une préoccupation de second ordre si on est réaliste.

  • Encore félicitations Edouard 🙂 J’espère que tu seras publié dans Le Monde (fais le savoir si c’est le cas !)

    Strasbourg, bientôt libérale ? :O

  • Bel article en effet, admirablement argumenté, mais vox clamat in deserto, au pays où l’inculture économique est un gage de haute moralité. Elle propulse au devant de la scène des imposteurs à la Viviane Forrester et Thomas Piketty. Contrairement à ce que l’on prétend en France, ce dernier n’a pas conquis l’Amérique. Cette victoire à la Pyrrhus ne lui ouvrira pas les portes du Collège de France. Il a rallié par connivence idéologique deux Nobels (Steeglitz et Krugman) qui démontrent par leur soutien que, sortis de leur domaine d’expertise, ils sont inopérants. En plus, ils s’obstinent à analyser la situation présente avec des outils périmés.

    L’Europe dont rêve la gauche, c’est un modèle anti-libéral, jacobin, à la française qui fait la preuve de son inefficacité. La seule Europe qui a un avenir, c’est l’Europe libérale. La France en est le contre-modèle, d’où son chômage héréditaire et son endettement endémique.

    Quant aux IEP, et en premier lieu celui de Paris, le surmoi marxiste de la société française s’y exprime sans entraves. Dans 10 ans, Sc-Po Paris sera rayé de la carte des institutions « d’élite » et s’il entraîne l’ENA dans sa chute, ce sera un bénéfice collatéral non négligeable.

  • Je vais passer pour un étroit d’esprit, mais quand j’ai vu « IEP » j’ai stoppé la lecture. C’est ce genre d’institution qui a pourri et gangrène notre pays.

    • « … quand j’ai vu « IEP » j’ai stoppé la lecture. »

      Dommage pour vous… vous passez sans vous en rendre compte à côté d’un brillant article d’un jeune homme extrêmement lucide, dont les arguments sont limpides, un jeune homme comme on voudrait bien en avoir beaucoup dans notre pays.

      J’ajouterai, que selon mon point de vue, il faut lire un max de tout y compris Staline, Mao et j’en passe…

      • Vous avez tellement raison.
        Reconnaissez tout de même que le préjugé « IEP » est largement fondé.

        Sauf pour Contrepoints et quelques autres médias en ligne, la sauce IEP la plus courante a une situation de monopole. Il est donc légitime de s’arrêter à la seule mention du bidule. Lire de tout, c’est bien, mais, même en se limitant à Contrepoints, il y aurait toujours les trolls collectivistes à lire pour se faire une idée du sentiment dominant.

        Ceci dit, j’ai beaucoup d’admiration pour l’auteur. Il doit se sentir un peu seul, là-bas !
        Crier dans le désert, c’est un peu frustrant. Crier dans un univers hostile, c’est la pointure au-dessus.

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