Le Bal des Faux-Culs

Bal des faux-culs (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints, licence Creative Commons)

Le regard de René Le Honzec.

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Dans cette saga décadente des scandales de la République – je parle depuis la Ière, imposture historique intellectuelle, négation même de la démocratie, qui s’est caractérisée par un génocide, des guerres civiles fanatiques, des guerres européennes dévastatrices, l’effondrement de l’économie, la multiplication des pauvres non secourus et qui s’est vendue au sabre le plus offrant jusqu’à cette Vème – le dernier avatar des tribulations de Copé est un symbole hélas commun à de nombreux autres responsables de gauche comme de droite (pas de libéraux, il n’y en a pas).

On ne peut que penser « Cahuzac, quitte ce corps » au spectacle terrifiant du président du premier parti de France proclamant droit dans les yeux de la caméra son innocence pervertie par de vilains proches collaborateurs ayant abusé de cette candeur dont, bien sûr, tous les observateurs l’avait caractérisé. On peut hurler de fureur à la vue de ces caciques faux-culs de l’UMP, ex- et futurs dirigeant de notre pays (ne pensant qu’à 2017, avec raison, l’expérience montrant que l’électeur oublie très vite) se drapant dans leurs dignités en affectant, eux aussi, de n’avoir rien su et se posant en questeurs romains pour régler leurs comptes en virant celui qui s’est fait prendre la main dans le Bygmalion. Prétendants à la France, incapables de tenir leur épicerie (Pardon, Poujade !).

Ayant été un jeune colleur d’affiches enthousiaste pendant ma fac, je me souviens que nous payions les seaux et la colle, et notre essence. Et pourtant, déjà, les mallettes circulaient, pas pour les petits, les obscurs. Bien sûr qu’ils savaient, peu ou prou, parce que tout se sait dans ce petit village qu’est l’UMP, comme les commères savent, comme on se racontait en gloussant les exploits de Chirac avec les p’tites militantes émoustillées. Comme on commentait les subtiles manœuvres pour placer les copains et les maîtresses dans des structures accueillantes. Comme on commentait le luxe des conventions-galas-meetings et autres sauteries.

Mais en face, si proche lors des Dîners du Siècle avec ses Cahuzac, Désir et consorts, Hollande président qui gagnera le titre envié de « Pire Président de la Vème », s’est fendu d’un discours bien décrypté sur Contrepoints dont la creusitude (soufflé par Ségolène) fait honneur à l’abyssalitude de celui de Valls, les deux concluant, « Français, on vous a compris et on continue pareil » vers le mur, of course. L’incompétence avérée de Hollande Ier se double de celle, frémissante, de son Valls, qui continue d’affirmer des réformes dont ils sont incapables et dont leurs clients ne veulent pas. Bal des faux-culs qui une fois de plus se lamentent sur la montée de « l’extrême- droite » ici ou ailleurs pour camoufler leur absence totale de compréhension du phénomène Bleu Marine, expression de l’écœurement du Peuple, surtout le « petit » devant l’impuissance de ses « élites ». Zemmour résume fort bien : Le Pen a quasiment le même discours économique que Mélenchon, elle y ajoute l’immigration. Ce problème qu’il est interdit, y compris dans la loi, de traiter sauf à psalmodier la doxa « Une chance pour la France ». Cherchez l’erreur.