Banques Suisses : le problème n’est pas les paradis fiscaux, mais les enfers fiscaux

Quand la pression fiscale devient une oppression fiscale, les canaris et les saumons se tirent.

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Banques Suisses : le problème n’est pas les paradis fiscaux, mais les enfers fiscaux

Publié le 21 mai 2014
- A +

Par Nicolas Nilsen.

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Ils parlent beaucoup des banques suisses dans les médias en ce moment, et aussi de paradis fiscaux dont l’argent sert providentiellement à financer les cadeaux électoraux du gouvernement à la veille des européennes. J’en ai déjà parlé à l’époque et je sais que ça va faire hurler, mais tant pis : ces histoires de « paradis fiscaux » commencent à me plomber la tête. Et donc, même si je sais que c’est un sujet glissant, je vais tout de même essayer de vous expliquer avec un canari jaune et un saumon rose…

Les canaris et les saumons sont des « sonneurs d’alarme » !

  • D’abord, le canari : dans les mines de charbon, à l’époque, les mineurs descendaient toujours avec un canari dans une cage. Comme le canari est super sensible aux gaz toxiques, lorsque les mineurs voyaient que le canari piquait du nez, ils remontaient à l’air libre à toute vitesse parce que c’était le signe qu’il y allait avoir un méchant coup de grisou. Merci au canari de nous signaler, en se tirant, que la fiscalité est confiscatoire et spoliatrice !
  • Ensuite le saumon rose : quand les rivières sont polluées, les saumons se tirent, vite fait. Quand la qualité des rivières revient, les saumons reviennent. Même pas besoin de faire des lois, des arrêtés, des décrets et des circulaires. Ils reviennent tout seuls parce que c’est la pollution qui les a fait partir.

Bon, vous me suivez ? Quand la fiscalité monte, quand la pression fiscale devient de l’oppression fiscale, les canaris, les saumons se tirent. Comme les gens qui ont de l’argent. Aussi simple que ça : vous pensez peut-être que c’est parce qu’ils aiment le Toblerone que des chanteurs comme Johnny, des anciens tennismen comme Yannick Noah ou des footballeurs comme Karembeu ont tous des comptes offshore ? Évidemment non. C’est parce qu’ils considèrent (les pauvres !) que la fiscalité française est spoliatrice et confiscatoire. Et vous avez vu comme je suis prudent : je ne parle que des gentils « people » et pas des méchants chefs d’entreprise !

Réduire d’urgence la toxicité fiscale

Quand vous êtes un dirigeant politique, vous avez deux solutions :

  • Soit vous êtes intelligent et comprenez que les saumons sont des « whistle-blowers » qui sonnent l’alerte sur le niveau asphyxiant de la fiscalité. Et vous diminuez la pollution pour que les poissons reviennent au bercail au lieu de se tirer parce que votre fiscalité est dissuasive par rapport aux autres pays européens (ou la Suisse) ;
  • Soit vous refusez de comprendre et en bon idéologue de gauche, vous rajoutez encore une nouvelle couche de toxicité. Et, pour les empêcher de partir, vous les matraquez sur place. Boum, plus de problème. Nos malades de l’imposition appellent ça « transparence fiscale » par dénonciations nominatives des comptes à l’étranger… Nos matraqueurs fiscaux n’ont en fait qu’une idée en tête : mettre des barbelés partout pour pouvoir augmenter leur fiscalité sans que plus personne ne puisse sortir du camp. C’est la façon de penser de nos dirigeants spoliateurs et de gens comme Piketty avec son impôt confiscatoire de 80% sur les riches : vous vous êtes demandé pourquoi il voulait le rendre « mondial » ? Tout simplement pour que personne ne puisse s’y soustraire en se réfugiant ailleurs dans le monde. Forcément, son système est tellement attrayant et efficace qu’il veut l’imposer à tous. Ils construisent des souricières et plombent l’Europe avec leur fiscalité spoliatrice et ils s’étonnent ensuite que, comme les footballeurs, les gens aient envie de partir en Suisse ?

Et d’ailleurs réfléchissez un peu : pourquoi croyez-vous qu’ils se déchaînent autant contre ce qu’ils appellent les « paradis fiscaux » en ce moment ? Tout simplement parce qu’ils veulent pouvoir continuer à augmenter la fiscalité et vous prendre votre argent en toute impunité. L’histoire de la directive européenne « bail-in » (qui va les autoriser à ponctionner directement votre épargne et vos comptes bancaires) devrait vous mettre la puce à l’oreille… Votée en douce, elle entrera en vigueur à partir de janvier 2016. C’est pour cela qu’ils se dépêchent de fermer les derniers « paradis fiscaux » : pour que vous ne puisiez plus vous tirer : clac, pris comme dans un piège ! Ils pourront ainsi vous faire les poches sans risque.

Qu’ils ferment d’abord leurs « enfers fiscaux » !

Au lieu de se dire : « zut les saumons se tirent et les canaris sont en train de crever dans leurs cages »… essayons de diminuer la pression fiscale qui tue l’activité. Ils hurlent avec la populasse chauffée par les médias : « ah mais ces chiens ont va les traquer, les empêcher de partir, les dénoncer, les plumer et les écailler, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus un seul pigeon vivant dans le ciel de France et plus un poisson libre vivant dans les lacs suisses ». Trop cool les politiques ! Regardez où en est la France avec ces méthode de Kapos fiscaux !

En fait ce n’est pas qu’il y ait des paradis fiscaux qui m’énerve : c’est que nos dirigeants ne comprennent pas que ces paradis fiscaux comme ils disent sont un révélateur de leur « enfers fiscaux » ! Qu’ils arrêtent d’abord de nous griller dans leurs cuves infernales avant de s’attaquer aux « paradis » !


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  • Après les moutons, les dindons et autres saumons, tous bien gentils et inoffensifs, il y a deux autres animaux qui vont bientôt apparaître dans la ménagerie contestataire :

    1) Les putois : quand on les menace, ils se défendent en envoyant un liquide désagréable sur leur agresseur. Ce dernier reçoit donc une « peine » qui le dissuade de recommencer. En équivalent contestataire, c’est balancer une boule puante dans les locaux des administrations qui agressent littéralement le peuple. Ces fonctionnaires goûteront ainsi à la merde qu’ils répandent : « Vous nous faites chier, ça va puer ! ».

    2) Les crotales. Symbole des libertariens, le crotale est discret et plutôt pacifique tant qu’on lui fout la paix. Mais si on l’agresse, il mord, injecte son venin et TUE l’agresseur. En équivalent contestataire actuel, les citoyens trop lourdement agressés par la bureaucratie fiscale et qui se voient menacés de ruine et de mort sociale, voire mort tout court (suicide), sont en état de légitime défense. Ils sont fondés à retourner la violence contre leur agresseur.

    La colère qui monte risque ainsi de franchir des paliers successifs, bien loin des bêlements de moutons tondus. Puisque les autorités ne veulent pas comprendre quand on leur parle gentiment, elle finira par l’entendre brutalement !

  • Nous sommes nombreux à être en accord avec vos écrits , mais les choses empirent !!
    Voici ce que j’ai écrit il y a déjà quelque temps :
    http://cardinales.blog4ever.com/la-france-pourrait-devenir-un-paradis-fiscal

  • Effectivement, les banques suisses sont bombardés par des impôts et taxes. Il faut croire que c’est pas le paradis. Alors, que de nombreux personnes se précipitent pour ouvrir un compte là bas.

  • Très juste réflexion que la votre.
    En premier chef, ce sont les USA qui orchestrent cette pseudo lutte contre les paradis fiscaux et la Suisse notamment, la pression sur les banques Helvètes, par les américains, va croissant. Les mêmes américains qui s’abstiennent bien volontiers de regarder dans leur propre jardin, tout cela fait partie d’une guerre économique.
    Concernant la Suisse, ce n’est donc pas un modèle, comme le rêvent certains qui ne font que ça du reste et, effectivement, la Suisse est entourée d’enfers fiscaux, la France étant en tête de gondole, hélas pour nous.

  • Super titre, même pas besoin de lire l’article 😉

  • depuis la nuit des temps, ce sont les cancres qui cognent sur le premier de classe.

  • Ce que vous dites est simplement du bon sens. Et il n’y a rien effectivement rien d’immoral à faire usage de sa liberté pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte.

  • quant on a pas les moyens de partir ,on peut trés bien rester,réduire son activité ,se débrouiller autrement,
    sans voler ,sans vendre de la drogue,on peut vivre tranquille ,et pénard .

  • Nos politique préfèrent s’attaquer aux enfers fiscaux du monde entier (sarko et hollande) alors qu’avec leurs tous petits bras ils devraient tenter de lutter contre les enfers fiscaux, et de commencer par le pire de tous: la France là meme ou ils sont assis!

  • Oui oui, c’est plaisant, bien tourné, bon j’ai préféré l’article sur le bail-in, parce que cette invention est passée inaperçue, mais pas sur Cps 🙂
    Moi je me demande que vont faire nos dirigeants quand les paradis fiscaux n’en seront plus?
    Finalement, gagnons moins, travaillons moins et profitons des choses gratuites ou partir c’est bien aussi!

  • Intéressant . mais honetement la réduct sur les + ou – value 50% et 65% selon la durée de détention une vieille revendication que j’ avais soumise par écrit lorsque j’ avais quelq actions d un groupe était – bien – dirigé à l’ époque par un pdg Corse (AGF
    c’est un point intelligent bien qu’il faut s’ attendre à des litiges avec l’ adminis fiscale

  • Mettez votre argent à l’étranger, déclarez le compte, c’est toujours ca de sécurisé

  • Votre argumentaire est juste au premier regard, mais si chaque contribuable agit comme vous le souhaitez en s’évadant alors que reste-il de notre construction sociale. Pourquoi serait-il acceptable que se ne soit que la partie la plus fortunée qui puisse s’exilé fiscalement? Les petits contribuables payent car ils ne peuvent faire autrement, mais ils contestent aussi la pression fiscale par leur bulletin de vote et autres actions citoyennes. Votre attitude serait plus juste si vous osiez la grève de l’impôt ou alors viviez dans un de ces paradis sans demander de services à un état moderne.
    Sans compter que plus il y a d’évasion fiscale plus la pression augmente pour ceux qui payent régulièrement leurs impôts pour assurer le même service de l’état.

    • C’est justement le principe : diminuer la pression fiscale afin que les riches exilés reviennent au pays, ce qui induira une baisse de la pression fiscale sur les moins fortunés, etc ………..

      Au lieu d’un cercle vicieux, vous rentreriez dans un cercle vertueux.

  • Mieux que le saumon : la truite.la pollution la fait crever.elle sert de temoin pour toute l’eau potable du bordelais dans une usine de recyclage de l’eau.mais beaucoup boivent du vin et sont hydrophobe.

  • Les commentaires sont fermés.

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