Savoir faire d’un désastre un succès

Ford Edsel (Crédits Arend Vermazeren, licence Creative Commons)

Il faut savoir se poser une question simple : « Qu’ai-je appris de cet échec occasionnel pour tenter de le transformer en succès éclatant ? »

Par Alain Goetzmann.

Ford EdselVous ne vous en souvenez probablement pas mais en 1957, le lancement de la marque Edsel par la Ford Motor Company, constitua l’un des désastres les plus marquants de l’industrie automobile américaine. Des dizaines de millions de dollars furent engloutis et la presse et le grand public firent des gorges chaudes de cet échec.

Mais en définitive, était-ce véritablement un échec ?

Un échec peut être considéré comme tel uniquement si on renonce définitivement et certainement pas lorsqu’on ne rencontre tout simplement pas le succès. Or Ford ne renonça pas, bien au contraire. Poursuivant son programme de recherches dans la même direction, les ingénieurs de Ford accumulèrent des connaissances technologiques qu’ils ne possédaient pas auparavant et finirent par accoucher de l’un des plus grands succès de l’histoire automobile, tant sur le plan commercial que financier, la Ford « Mustang ». Et, dérivée de la Mustang, il y eut ensuite la Taurus, qui pendant de nombreuses années fut numéro 1 des ventes sur le marché américain.

La leçon de cette histoire est que, lorsqu’on fait une erreur, et cela arrive régulièrement à chacun de nous, il faut se poser une question simple : « Qu’ai-je appris de cet échec occasionnel pour tenter de le transformer en succès éclatant ? ». Chacun le sait, le chemin vers les montagnes les plus élevées passe par le fond des vallées. Nous n’atteignons jamais notre plein potentiel si nous n’essayons rien ou ne tentons rien.

Quand l’adversité se dresse face à vous, considérez votre courbe d’expérience. C’est ce que Ford fit. C’est pourquoi le désastre de l’Edsel est devenu le succès de la Mustang et de la Taurus.

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