Divin Moyen Âge

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Divin Moyen Âge

Publié le 8 mai 2014
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Par Jean-Baptiste Noé.

divin moyen ageDans Divin Moyen Âge, Alessandro Barbero poursuit ses portraits et ses études d’une époque. Après avoir consacré plusieurs livres aux batailles (Waterloo, Andrinople, Lépante), c’est cette fois-ci le portait de six personnes du Moyen Âge qu’il nous propose, trois hommes et trois femmes, à la fois hommes de leur temps, et hommes remarquables. On trouve ainsi des portraits brefs et synthétiques de Catherine de Pisan et Catherine de Sienne, Jeanne d’Arc et Jean de Joinville, Salimbene de Parme et Dino Compagni.

L’ouvrage ne se veut ni savant ni érudit, même si l’auteur maîtrise parfaitement son sujet. Il a l’art d’aller à l’essentiel, de brosser en quelques traits les moments importants, de décrire et d’analyser une époque, une situation, comme les moments troubles de Florence sujette à la guerre des Guelfes, les atermoiements de la papauté face aux divisions du Grand Schisme, les relations d’amitié et de dévotion de Joinville et de Louis IX. C’est un Moyen Âge humain que l’auteur nous propose, une période qui n’en finit pas de perdre ses caricatures et ses errances. On y découvre à la fois la vie quotidienne et les grandes interrogations du temps.

La période étudiée va du XIIIe au XVe siècle, ce qui permet au lecteur de se rendre compte des évolutions et des transformations, et des différences qui existent aussi selon les espaces géographiques.

En analysant des personnes, l’auteur nous montre aussi comment l’homme peut changer son temps, on pense notamment à Jeanne d’Arc et Catherine de Sienne, et que l’individu n’est jamais enfermé dans un déterminisme social. On découvre une époque faite de chair et d’âmes, une époque vivante, bâtie par des hommes et des femmes dont les noms résonnent encore dans les mémoires.

Alessandro Barbero, Divin Moyen Âge, Flammarion, 2014.


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  • je vais le lire , ça me changera un peu  » des rois maudits  » , trés bon bouquin au demeurant et trés bien écrit ;

  • On pourrait envoyer le livre à certains « écriveurs » de Contrepoints, qui récemment encore nous peignaient le MA comme une triste et obscure période de l’histoire de l’humanité, sans doute baignés étaient-ils par l’adaptation du l’ivre d’Eco et des cours de l’EDNat…

    • L’obscurantisme au sujet du Moyen-Âge est un élément de la propagande socialiste qui sert deux fonctions politico-religieuses:
      1 – Justifier le progressisme, à savoir le préjugé que l’esprit humain progresse avec le temps, simplement parce que le temps passe, et du fait des « luttes sociales », ce qui permet d’imposer l’arbitraire socialiste en excluant tout débat rationnel
      2 – Justifier l’antichristianisme, en caricaturant cette époque comme obscurantiste, intolérante, antiféministe etc., ce qui permet au socialisme d’imposer son magistère moral.

      Tout le cela est rigoureusement faux et on peut montrer que le MA vit l’accomplissement de principes chers au libéralisme et promus par le christianisme, à savoir les droits humains et la limitation de l’État (corollaire du rôle limité de l’Église, sur ce point nous avons reculé!)

      La légende de la nuit du Moyen-Âge montre la force du conformisme, donc de la répression exercée par le socialisme depuis deux siècles (une peur tellement intégrée qu’elle nous semble normale).
      En effet elle ne résiste pas au plus petit exercice d’esprit critique: Si vraiment la chrétienté avait été affligée d’une pensée figée et arriérée, comment expliquer qu’elle soit passée du sous-développement à la domination mondiale ?
      Les autres civilisations (arabo-musulmane, indienne, persane, chinoise etc.) avaient pour elles un niveau de développement initial globalement bien supérieur.

    • le moyen âge était loin d’être une pérode obscurantiste. à lire « Pour en finir avec le Moyen Age Poche « de l’historienne Régine Pernoud , « Le Moyen Age, une imposture » de l’historien Jacques HEERS et  » Le Moyen Age, Ombres et lumières « de Jean VERDON (livre intéressant mais pas très détaillé trop généraliste)

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