Le meilleur du pire de la semaine sur Twitter : pétage de plomb sur Alstom !

Alstom (Crédits Alex van Herwijnen, licence Creative Commons)

Sélection du meilleur du pire de l’interventionnisme en 140 caractères : nos politiciens nous ont fait partager leurs certitudes sur la stratégie industrielle d’Alstom.

Par Daniel Tourre.

Le début de la semaine a été marqué par ce qu’il faut bien appeler un pétage de plomb collectif sur Alstom. Et on ne parle pas seulement d’Arnaud Montebourg dont c’est l’état naturel…

rlh - montebourg twitte alstommais du nombre surprenant d’élus géniaux qui en moins de 24 h ont acquis des certitudes sur la stratégie de ce groupe industriel, sans d’ailleurs avoir eu besoin de connaître deux chiffres significatifs sur son état financier ou sur son environnement économique.

Le génie, on l’a ou on l’a pas, mais il semble en tout cas justifié de passer au-dessus du droit pour imposer à une société une stratégie. Il permet aussi de forcer des épargnants français à acheter collectivement des actions qu’ils auraient fort bien pu acheter librement dans un PEA.

Cela a été surtout l’occasion de constater qu’une large partie de la droite n’est toujours pas guérie de son démon socialiste, le Gaullisme social, cette mixture improbable née à la libération sous la pression d’un PCF au sommet de sa puissance, servant toujours de prétexte à un interventionnisme convenu.

Christian Estrosi nous rappelle opportunément qu’il n’y a guère de bêtises interventionnistes de ce gouvernement qui n’ont pas déjà été faites ou envisagées par l’actuelle opposition.

On pourrait se rassurer en pensant à une génération piteuse de la droite, la génération Chirac, qui a tout raté, tout perdu, sans jamais défendre une idée utile pour le pays, malheureusement certains membres de Jeunes Pops semblent déjà prendre le même chemin.

Pierre Gentillet, président des Jeunes Pops de la droite populaire a d’ailleurs tenu à nous faire part de ses fulgurances sur le sujet :

gentillet

L’idée que la prospérité vient justement des libertés individuelles, et que celles-ci n’ont de toute manière pas à être hiérarchisées avec une fusion industrielle, même pompeusement appelée « bien commun », n’a pas l’air d’effleurer notre frétillant wannabe politicien de droite.

En passant on notera que Corinne Lepage a aussi un avis sur Alstom (le génie, toujours le génie), mais en utilisant l’idée visiblement à la mode chez les centristes : se faire les champions des tares de la politique française (Colbertisme pompeux, interventionnismes en tous genres) mais au niveau de l’Union Européenne.

On finit avec l’unique Gérard Filoche, membre du bureau national du PS, inspecteur du travail retraité, membre de la CGT, d’Attac, de Copernic qui mitraille quotidiennement des énormités sur twitter, pourtant un pur produit du capitalisme libéral.