Humour socialiste

Humour socialiste (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

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Valls, fidèle à sa tactique d’occupation systématique des médias s’est fendu d’un bel oral télé pour détailler ses (pardon, ceux du Président) 50 milliards d’économies diverses et variées. En réalité, il n’y a toujours pas les détails de ce fameux plan de rigueur-austérité-social-démocrate-changement-c’est-maintenant ; les syndicats sont aussitôt montés au créneau par réflexe pavlovien, quelques députés socialistes de « gauche » se sont fendus de sarcasmes légers, la droite s’est indignée de « c’est pas ça qu’il fallait faire », elle qui n’a pas été foutue d’appliquer son programme de 2005 que Valls pille allègrement, et puis rien.

Parce que pour l’instant, il n’y a rien de concret, toujours des effets d’annonce qui mécontentent tout le monde, ce qui serait le premier point positif, paradoxalement : si tout le monde est contre Valls, celui-ci n’a donc pas forcément tous les torts ! Et, pour un libéral, il est toujours doux d’entendre un socialiste louer les mérites des entreprises et entrepreneurs, d’admettre que l’État vit au-dessus de ses moyens depuis 30 ans, etc. Mais prétendre garder en même temps les 60.000 profs et envisager le générique comme solution pour les 10 milliards demandés à la Sécu, alors que la Cour des Comptes a dénoncé le nombre d’hôpitaux et leur sur-personnel administratif… Valls, c’est comme les prévisions du GIEC : toujours précis, jamais confirmé.