Cambadélis, oint du seigneur ?

Cambadélis (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Le regard de René Le Honzec.

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Habitués aux sommets de la Vertu socialiste, chacun a pu apprécier le libre choix en son âme et conscience des électeurs du synode national, représentant la parole des électeurs de base (de moins en moins nombreux) mais qui ont donc voté pour le candidat de l’Evêque Saint François, recteur de l’Église de l’Élysée.

Le baptême s’est passé en toute discrétion, car il fallait que Cambadélis, le Fier Socialiste barbare désigné soit d’abord absout de ses nombreux pêchés (voir ce précédent billet d’humeur).

Mystique imprégné des histoires de Q de l’Histoire du socialisme, l’évêque encore chef spirituel (bof, petites blagues) des rares socialistes militants a voulu souligner la continuité de la légitimité du pouvoir dans le temps en s’inspirant du sacre de Clovis, lui aussi sacré voleur (de vases) baptisé par Saint Rémi de Reims (cf. wiki).

Imitant donc l’illustre prédécesseur, François dit en lui donnant l’onction, à l’instar de Rémi morigénant Clovis : « Fier socialiste, brûle ce que tu as adoré, et adore ce que tu as brûlé. » Ce qui est précisément le nouveau programme du PS de Valls, qui envisage de baisser le Smic et de donner des tas de cadeau aux patrons, d’aimer les entreprises qu’il voulait précisément brûler, d’encourager l’indiscipline chez les jeunes créateurs pour favoriser la création, etc., bref, de devenir libéraux. Il n’est pas certain que le miracle de Clovis, la conversion de tout un peuple arriéré, se reproduise avec François : il faudrait la grâce divine.