Bal de Matignon : Valls drague les syndicats qui n’ont pas apporté leurs ballerines

Syndicats Valls (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Le regard de René Le Honzec.

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Valls s’est lancé dans les invitations au bal des syndicats, aussi traditionnel que la volonté affirmée, chez les nouveaux Premier Ministre, de renouer avec la croissance, réduire les déficits, nommer une représentante de la mixité à la Jeunesse et au sport (en conclure qu’on aime courir dans les cités de djeunes).

Les invités (là, pas de parité dans ce monde macho des chefs de syndicats) entrent avec leur invitation en promettant d’écouter l’orchestre, puis ressortent traditionnellement en disant que la musique n’est pas à leur goût, que le parquet des intentions est glissant, qu’il faudra faire un effort sur les petits fours pour la prochaine fois.

On appelle ça « se prendre un râteau ». Nulle homophobie dans le refus de Valls catalane : juste une histoire amoureuse déçue entre vieux prétendants à la fièvre du samedi soir, quand Marchais, Séguy, Edmond Maire, Blondel menaçaient de piller la cave et de brûler les rideaux si on insultait les prolétaires français.

De nos jours, précarité oblige, les syndicats ne peuvent que faucher les cendriers pour les distribuer à leurs petits cotisants-fonctionnaires-subventionnés qui y verront leurs dernières illusions s’envoler dans la fumée des cigarettes taxées et les factures de chauffage des locaux de cellule. Et tous se poseront la question qui tue : « t’as compris, toi, qui va payer les 50 milliards ? »