Comment les gauchistes trichent dans le débat d’idées

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The Tyranny of Cliches, par Jonah Goldberg (Crédits : Sentinel Trade, tous droits réservés)

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Comment les gauchistes trichent dans le débat d’idées

Publié le 9 avril 2014
- A +

Par Bogdan Calinescu pour l’Aleps.

tyranie_clichesJonah Goldberg travaille à l’American Enterprise Institute, l’un des think tanks les plus huppés et les plus écoutés à Washington. Sa thèse est simple : dans le débat d’idées, les libéraux (liberals : gauchistes en anglais américain) ne cessent de tricher. Ce ne sont pas des gens de bonne foi, ni a fortiori des gens de science, mais des gens de propagande qui emploient n’importe quel argument, n’importe quel cliché, pour faire vivre et grandir l’État Providence.
L’intérêt de l’ouvrage est de faire la liste de ces clichés et de démontrer en quoi ils procèdent de la désinformation, voire même du mensonge éhonté. Fort heureusement, ce n’est pas comme cela que se comporte la gauche française !

Comment légitimer l’interventionnisme étatique ? L’argument essentiel est celui des inégalités et de leur aggravation, dues au pouvoir des riches. Peu importent les vrais chiffres : l’idéologie remplace les réalités, elle permet de prendre pour cibles la classe moyenne et les entrepreneurs … De même, au nom de la diversité et du multiculturalisme, on fait du « darwinisme » social : la discrimination produit l’exclusion des plus pauvres, des immigrés, des noirs, etc. La religion elle-même est caricaturée dans le discours politiquement correct, qui propose un genre de nouveau catéchisme qui sanctifie l’initiative du pouvoir.

Dans le domaine économique, c’est toujours au nom de la répartition des richesses et du partage des connaissances que les politiques de gauche veulent « encourager l’innovation ». Des dizaines de milliards de subventions publiques sont dépensées au nom de l’écologie, qui servent surtout à acheter des voix… Enfin, au nom du « jeunisme », on modèle toute la société en innovant et imposant des valeurs « plus modernes ».

Hélas, comme tous les clichés, ceux-ci ont la vie dure. Ils dispensent le peuple de réfléchir, en proposant des formules chocs et d’énormes truismes. Mais il est du devoir des partisans de la liberté de dénoncer et la méthode et les mensonges. C’est ce que fait Goldberg avec une telle précision que l’on croirait parfois qu’il parle de la gauche française…


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  • La pénalisation du mensonge en politique, parce que le mensonge constitue une distorsion majeure anti-démocratique équivalente au meurtre de masse ou au vol fiscal, éradiquera naturellement toute forme de socialisme du paysage politique.

  • Le mensonge aussi grossier et apparent qu’il soit, peu importe d’où il viennent d’ailleurs, marche grâce à la pleine et entière coopération de ceux qu’ils veulent bien le croire.
    Les menteurs s’adressent à un public qui partage déjà leurs {valeurs}, ainsi il est d’avantage facile de d’implanter de nouvelles {croyances} qu’elles soient vraies ou fausses.
    A un public qui ne partagera pas leurs {valeurs}, il sera plus difficile de leur faire changer leurs {croyances} d’autant plus si celles ci sont fausses.
    Les mensonges en politique marchent si bien, autant que les vérités prises en sandwiches, qu’ils s’adressent à un public réceptif, entendant ce qu’il est prêt à entendre.
    La responsabilité incombe en premier aux récepteurs du message, « le public », qui ne veulent voir, entendre que sous un seul angle, sans prendre de recul (passer du particulier au général) ni « faire le tour » de la question (réfléchir à la thèse et à l’antithèse).
    Mais ce travail de réflexion, de synthèse des faits, des arguments, pourtant d’un niveau collège/lycée, ce serait demander au public de renier leurs {croyances} personnelles sans pour autant remettre en cause leurs {valeurs}.
    Un exemple de {croyance} (négative et erronée) : Les patrons sont cupides et égoïstes. La remettre en cause et accepter qu’ils sont des travailleurs dotés de qualités et de défauts comme le sont les salariés ne remettra pas en cause la {Valeur} de « gauche » de Justice Sociale.

    Interdire le mensonge en politique serait une acte d’intérêt public mais ceux trop heureux d’y croire dénonceront un acte de censure… C’est triste à dire mais je pense que ca ne viendra graduellement que de chacun de nous de développer un esprit critique et tuer le mensonge dans l’œuf.

    • Interdire le mensonge paraît en effet difficile. Il est pas contre possible de faire parler les politiques sous serment.

      • Mais ils mentiraient aussi sous serment. Ils ne savent faire que ça d’ailleurs. C’est pour cela qu’ils nient farouchement mentir à leurs électeurs. Ils ne s’en rendent même plus compte.

  • En tout cas le mensonge devrait être punit, même si il sera toujours difficile de le traquer, ceux qui seront pris payeront pour les autres*.
    * en particulier … les juges !

  • René de Sévérac
    10 avril 2014 at 19 h 14 min

    « l’idéologie remplace les réalités »
    Prière d’éviter ce type de cliché en considérant que « l’idéologie est le filtre à travers lequel est perçu le réel » (K. Marx).
    Cette phrase signifie donc « en prenant le point de vue d’un autre groupe » c’est-à-dire « en changeant de lunettes ».

  • Mouais, mais concernant les Etats Unis, je crois qu’on en fait trop avec le parti Democrate, et qu’on idéalise trop aussi le parti Republicain. Aujourd’hui on critique la gestion économique de Barack Obama, mais on oubli un peu vite que la merde actuelle fut installer par…. Bush, un republicain. Quant à Reagan, souvent cité en exemple ici, sa guerre des étoiles à lourdement endetté l’Amerique pour…. Rien.

    Au final, le deux plus violents pics de dettes qu’à connu l’Amerique furent l’oeuvre des deux cités plus haut. Les republicains sont largement responsables de la dette. C’est bien le drame de ces gens là. Ils prônent le liberalisme quand il s’agit de ne rien redistribuer, oui, mais la partie gestion des dépenses… C’est pour les cons ça!
    Là où Clinton avait réussi a stabiliser la dette (ce qui fut très vite annihilé par Bush dont on connait le gout pour les emprunts, a tel point qu’il est aussi responsable, de par son interventionnisme ridicule, de la crise des subprimes, du moins en bonne partie).

    Bref, ouvrons les yeux sur le camp d’en face aussi…

    • Desproges54 : « Là où Clinton avait réussi a stabiliser la dette (ce qui fut très vite annihilé par Bush dont on connait le gout pour les emprunts, »
      —————————————–

      La « stabilisation la dette » par Clinton n’est qu’un mythe mille fois répété dans la propagande gauchiste.

      Mythe rendu possible par un enfumage comptable qui consiste à ne parler que la « dette détenue par le public » (« Debt Held by the Public », sous forme d’obligations, de bons du trésor…) et à balayer sous le tapis les dettes intragouvernementales (« Intragovernmental Holdings » sous forme d’emprunt par l’Etat directement dans la caisse de la sécu et autres pensions de retraites publiques, typique du après-moi-le-déluge de la gestion socialiste). Et voilà, ni vu ni connu que je t’embrouille (on notera par exemple l’enfumage systématique sur les sites du gouvernement US qui emploient le terme « Public Debt » au lieu de « Debt Held by the Public », Orwell a de quoi être fier du double langage de nos communicants modernes).

      Donc pour parler de la dette sous Clinton, il faut faire la somme des DEUX (Total Public Debt Outstanding), et alors, on constate que notre socialaud a fait un trou de plus de 400 milliards durant ses 4 dernières années (qui vont de 1997 à 2001 rappelons le, puisque l’année budgétaire Bush ne commence qu’en octobre 2001) et ce malgré une forte hausse de la taxation. C’est un fait, que chacun peut vérifier sur le site du Trésor US http://www.treasurydirect.gov/NP/debt/search?startMonth=&startDay=&startYear=&endMonth=&endDay=&endYear=

      Et sans vouloir justifier les dépenses de Bush, faut-il rappeler qu’il faut y compter le coût de deux guerres au Moyen-Orient.

    • Et puis rappelons que le « bon gestionnaire » Bill Clinton, en renforçant le community reinvestment act est directement responsable de la crise de 2008 et suivantes…

      Et la « guerre des étoiles » de Reagan a eux deux dimensions : la première, géopolitique, a contribué à l’effondrement de l’URSS, la seconde c’est que ça a été en grande partie de l’investissement (certes de fonds publics qui n’auraient même pas du exister) dans des entreprises privés de technologie. Il est possible de se demander si l’avance actuelle des US dans le domaine ne doit pas un peu à cela.

  • … les gauchistes qui ne veulent surtout pas qu’on touche à un cheveu de leurs fonctionnaires « si utiles » devraient méditer la célèbre phrase d’un dictateur du siècle dernier: « TOUT DANS L’ÉTAT, RIEN HORS DE L’ÉTAT ET RIEN CONTRE L’ÉTAT » Mussolini, l’exemple même du fascisme… on dit d’ailleurs les « socialo-fascistes » ce n’est pas pour rien !

  • Les commentaires sont fermés.

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