Comment les gauchistes trichent dans le débat d’idées

The Tyranny of Cliches, par Jonah Goldberg (Crédits : Sentinel Trade, tous droits réservés)

L’ouvrage La Tyrannie des clichés, par Jonnah Godlberg, permet de saisir la pensée des gauchistes démocrates américains, dont le Président Obama est l’un des plus beaux fleurons.

Par Bogdan Calinescu pour l’Aleps.

tyranie_clichesJonah Goldberg travaille à l’American Enterprise Institute, l’un des think tanks les plus huppés et les plus écoutés à Washington. Sa thèse est simple : dans le débat d’idées, les libéraux (liberals : gauchistes en anglais américain) ne cessent de tricher. Ce ne sont pas des gens de bonne foi, ni a fortiori des gens de science, mais des gens de propagande qui emploient n’importe quel argument, n’importe quel cliché, pour faire vivre et grandir l’État Providence.
L’intérêt de l’ouvrage est de faire la liste de ces clichés et de démontrer en quoi ils procèdent de la désinformation, voire même du mensonge éhonté. Fort heureusement, ce n’est pas comme cela que se comporte la gauche française !

Comment légitimer l’interventionnisme étatique ? L’argument essentiel est celui des inégalités et de leur aggravation, dues au pouvoir des riches. Peu importent les vrais chiffres : l’idéologie remplace les réalités, elle permet de prendre pour cibles la classe moyenne et les entrepreneurs … De même, au nom de la diversité et du multiculturalisme, on fait du « darwinisme » social : la discrimination produit l’exclusion des plus pauvres, des immigrés, des noirs, etc. La religion elle-même est caricaturée dans le discours politiquement correct, qui propose un genre de nouveau catéchisme qui sanctifie l’initiative du pouvoir.

Dans le domaine économique, c’est toujours au nom de la répartition des richesses et du partage des connaissances que les politiques de gauche veulent « encourager l’innovation ». Des dizaines de milliards de subventions publiques sont dépensées au nom de l’écologie, qui servent surtout à acheter des voix… Enfin, au nom du « jeunisme », on modèle toute la société en innovant et imposant des valeurs « plus modernes ».

Hélas, comme tous les clichés, ceux-ci ont la vie dure. Ils dispensent le peuple de réfléchir, en proposant des formules chocs et d’énormes truismes. Mais il est du devoir des partisans de la liberté de dénoncer et la méthode et les mensonges. C’est ce que fait Goldberg avec une telle précision que l’on croirait parfois qu’il parle de la gauche française…


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