Sarkozy coupable… d’être Sarkozy

Procès à charge médiatico-politique, leurre de l’indépendance du Parquet et violation du secret professionnel de l’avocat : une « affaire Sarkozy » qui soulève bien des inquiétudes.

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Nicolas Sarkozy à Davos (Crédits : World Economic Forum, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

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Sarkozy coupable… d’être Sarkozy

Publié le 13 mars 2014
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Par T. Matique.

Nicolas Sarkozy à Davos (Crédits : World Economic Forum, licence Creative Commons)

À l’heure où les écoutes de Sarkozy ne sont pas plus révélatrices d’un élément nouveau dans l’affaire Kadhafi et font l’objet de toutes les interprétations qui vont de l’affaire d’État au complot, d’une traque d’un Al Capone au maintien d’une vérité pré-établie reposant sur de simples convictions, les secrets de l’instruction n’ont plus de secret et certains journalistes se transforment en juge, voire même en justicier. Indépendamment de toute idéologie, et de toute considération envers Sarkozy, le rôle du Parquet et celui des journalistes envers Sarkozy entretiennent le sentiment d’une priorité politique au détriment de la présomption d’innocence et du droit au secret professionnel des avocats.

Le Sarkozy « des petits pois » à toute les sauces du Parquet

Le juge d’instruction Serge Tournailes, chargé par le Parquet de Paris des affaires des sondages de l’Élysée, de l’arbitrage dans l’affaire Tapie, et du financement par Kadhafi de la campagne présidentielle de 2007, a mis Sarkozy sur écoute dans cette dernière affaire supposée ; l’avocat de Sarkozy, maître Thierry Herzog, n’ayant jamais été personnellement concerné par l’affaire Kadhafi, (si ce n’est en se chargeant de la défense de son client), et n’ayant a priori pas fait l’objet d’un quelconque soupçon d’infraction grave, pas même d’infraction « légère » dans cette affaire, il n’y avait aucun fondement pouvant justifier l’écoute de ses entretiens avec son client.

De plus, de l’affaire Kadhafi initiale dont il était question, et où de toute évidence les écoutes depuis onze mois n’ont pas fait avancer l’enquête d’un iota, ce sont les enregistrements des conversations entre maître Thierry Herzog et son client dont le secret professionnel a été bafoué qui ont servi de prétexte pour déclencher une nouvelle information judiciaire avec une enquête contre X pour trafic d’influence et violation du secret de l’instruction dans l’affaire Bettencourt. Cette enquête n’a pas été ouverte par le parquet de Paris mais par le tout nouveau Parquet financier créé après l’affaire Cahuzac, et son nouveau procureur financier, Éliane Houlette, en poste sur proposition et avec l’aval de Christine Taubira au Conseil Supérieur de la Magistrature. Or, selon l’article 80 du Code de procédure pénale : « Lorsque des faits, non visés au réquisitoire, sont portés à la connaissance du juge d’instruction, celui-ci doit immédiatement communiquer au Procureur de la République les plaintes ou les procès-verbaux qui les constatent. Le Procureur de la République peut alors soit requérir du juge d’instruction, par réquisitoire supplétif, qu’il informe sur ces nouveaux faits, soit requérir l’ouverture d’une information distincte, soit saisir la juridiction de jugement, soit ordonner une enquête… » Non seulement le droit au secret professionnel de Maître Thierry Herzog a été violé, mais de plus tout élément non visé au réquisitoire transmis au Procureur du Parquet de Paris aurait dû être traité par celui-ci et non par le Parquet financier uniquement en charge des affaires de corruption financière et de grande fraude fiscale.

Par ailleurs, dans cette nouvelle information judiciaire sur un trafic d’influence et violation du secret de l’instruction dans l’affaire Bettencourt où même les vacances de Sarkozy à Monaco sont devenues suspectes et associées à une hypothétique promesse d’un poste de conseiller d’État à Monaco au haut magistrat Gilbert Azibert, le trafic d’influence a déjà été démenti par Monaco par un communiqué officiel : « La direction des services judiciaires de la Principauté de Monaco confirme que M. Gilbert Azibert a été candidat à un poste de magistrat à la Cour de révision, équivalent à Monaco de la Cour de Cassation », « Elle indique qu’au terme du processus de recrutement sa candidature n’a pas été retenue », et « qu’aucune intervention extérieure n’est venue interférer dans cette procédure de recrutement ». Mais peut-être faut-il aussi une perquisition à la direction des services judiciaires de Monaco pour s’en assurer ?

Quant à la violation du secret de l’instruction, elle ne semble reposer que sur l’interprétation faite des écoutes de Maître Thierry Herzog avec son client qui aboutit à la perquisition chez l’avocat : du matériel de travail, tels que matériel informatique et téléphone portable, et des agendas ont été saisis au lieu d’être consultés sur place en vue d’y extraire les éléments exclusivement liés à l’affaire concernée et ce au détriment de la confidentialité des informations concernant d’autres affaires, d’autres clients, que ces objets saisis peuvent contenir. Pourtant l’article 56-1 du Code de procédure pénale est très clair en ce qui concerne la saisie dans un cabinet d’avocat lors d’une perquisition : « Aucune saisie ne peut concerner des documents ou des objets relatifs à d’autres infractions que celles mentionnées dans la décision précitée. Les dispositions du présent alinéa sont édictées à peine de nullité. Le magistrat qui effectue la perquisition veille à ce que les investigations conduites ne portent pas atteinte au libre exercice de la profession d’avocat… » Un recours en nullité pour non respect de la procédure pénale ? De quoi alimenter de surcroît les soupçons sur les méthodes employées et leur but.

Il est assez ubuesque de constater qu’après onze mois de mise sur écoute, les instances judiciaires s’orientent vers une surenchère judiciaire pour justifier les onze mois d’écoutes infructueuses avec un « soupçon » sur la violation du secret de l’instruction qui n’a plus de secret pour bien des journalistes : Mediapart qui publie les écoutes faites sur Hortefeux non inculpé dans une enquête en cours, et les dernières révélations du Monde sur les écoutes téléphoniques de Sarkozy et de son avocat, etc. Le Monde qui avait déjà, entre autres, donné des détails sur les auditions de deux des employés de Liliane Bettencourt et de la perquisition ayant eu lieu chez elle en 2010. Liliane Bettencourt, prouvant qu’elle était bel et bien en pleine possession de ses facultés avait porté plainte contre le juge Isabelle Prévost-Desprez en charge à l’époque de l’affaire et à présent renvoyée devant le Tribunal Correctionnel. Une juge si habitée par le devoir de réserve qu’elle a publié en 2011 un livre sur le président en exercice à l’époque : Sarko m’a tué.

Le non respect du secret professionnel d’un avocat, tant par l’écoute de ses conversations avec son client sans fondement juridique que par les éléments saisis lors de la perquisition, soulève bien des inquiétudes sur le mode de fonctionnement des instructions judiciaires, voire même des institutions judiciaires, de même que les liens qui unissent le Parquet à tout garde des sceaux et la banalisation des fuites sur le secret d’instruction de diverses affaires. La circulaire de Christiane Taubira du 31 janvier 2014 illustre bien les liens entre le Parquet et tout garde des sceaux  : « La nouvelle rédaction de l’article 35 du code de procédure pénale maintient la formulation selon laquelle le procureur général informe le garde des sceaux au moyen de « rapports particuliers établis d’initiative ou sur demande du ministre de la justice » et de rapports annuels », « Ensuite, le garde des sceaux, qui peut notamment être interrogé par des autorités administratives indépendantes ou par des parlementaires à l’occasion de questions écrites ou orales sur sa conduite de la politique pénale, doit être renseigné sur les procédures présentant une problématique d’ordre sociétal, un enjeu d’ordre public, ayant un retentissement médiatique national ou bien encore qui sont susceptibles de révéler une difficulté juridique ou d’application de la loi pénale », etc.

Malgré toutes les manœuvres des socialistes pour faire croire à l’indépendance de la justice, les faits demeurent les mêmes qu’auparavant. Peut-être que l’indépendance du Parquet ne pourra être effective que lorsque chaque Procureur de la République sera élu en contrat CDD par les citoyens et non sur proposition d’un garde des sceaux après avis du Conseil Supérieur de la Magistrature. De plus, il ne peut y avoir d’indépendance lorsque des magistrats expriment une allégeance politique avec, entre autres, le mur des cons et la lettre ouverte du syndicat de la magistrature du 2 mai 2012 appelant à voter contre Sarkozy. Face à autant de dérives sur le secret d’instruction et les droits de la défense, il serait peut-être souhaitable que la Justice devienne une autre « grande muette » comme l’armée où il n’y a semble-t-il aucun syndicat militaire et où les liens politiques et journalistiques n’ont pas cours.

Sarkozy et le bûcher des vanités

La liberté d’information est devenue pour certains journalistes un moyen déguisé de faire des procès d’intention, de l’ostracisme, et du militantisme aux frais des contribuables. Quand à la médiocrité s’ajoute la vanité, l’information n’est plus qu’une suite de conjectures déconnectées de toute réalité, de toute humanité. Chacun est libre de penser ce qu’il veut et libre de l’exprimer mais quand ce sont les deniers des contribuables qui lui permettent de le faire, ces libertés ne s’exercent pas sans contrepartie, et notamment celle de la prérogative des contribuables à pouvoir en critiquer les objectifs et la méthode. Tant que la presse et les journalistes seront sous perfusion de l’État, les considérations de tout contribuable à leur égard ne seront pas infondées.

Le rapport de la Cour des Comptes de septembre 2013 est éloquent sur les aides de l’État et les diverses prérogatives de la presse écrite :

  • Abondements de l’État à l’AFP : 117.902.769 euros
  • Aides à la presse en 2012 : 267.013.682 euros
  • Aide au transport postal crédits du programme 134 : 152.000.000 euros

Un total de crédits budgétaires presse de 536.916.451 euros auxquels se rajoutent les nombreux avantages fiscaux des journalistes et la TVA réduite à 2,1% comme s’il s’agissait d’un médicament. Un remède pour voir la vie en rose peut-être ?

Quant à la presse en ligne, des aides de l’État au titre du fonds d’aide au développement des services de presse en ligne (fonds SPEL) leur sont versées depuis le décret du 11 novembre 2009 et il semblerait que Mediapart ait bénéficié en 2009 d’une aide de 200.000 euros et de tous les avantages fiscaux liés au journalisme, de même qu’à présent de la TVA réduite.

mediapart

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C’est l’interventionnisme de l’État dans ces entreprises privées qui amplifie bien souvent l’exaspération des lecteurs envers les journalistes qu’ils paient partiellement de leurs impôts pour des informations qui relèvent de plus en plus de la chronique partisane ou d’apprentis détectives que de la présentation des faits en toute neutralité. Certains journalistes sont même abonnés aux titres outranciers pour ne révéler que quelques faits avérés dans un océan de mépris et de dénigrement envers leurs adversaires idéologiques, dont Sarkozy. Le fait de constater qu’en janvier 2014, les ventes de Libération ont chuté de 10,6% et celles du Monde de 8,6% tandis que celles des Échos ont augmenté de 3% a de quoi faire réfléchir certains sur leur choix des « unes », leur politique éditoriale, et les sujets traités. Les revues telles que Marianne et autres ne sont guère plus épargnées par la défiance qui se répand chez les lecteurs de leurs articles. Le défilé des journalistes de la presse écrite et en ligne sur les plateaux de télévision et leurs nombreuses prises de position ne font qu’accroître ce sentiment d’informations tronquées par leur propre idéologie politique.

Quels que soient les avis sur sa personne, les appréciations et les convictions politiques de chacun, Sarkozy n’est pas un citoyen comme les autres car peu de personnes sont à ce point mis en cause par la moindre rumeur, les moindres allégations non fondées, et un bout de papier non officiel d’une promesse de financement, dont le prétendu auteur, Moussa Koussa, a déclaré qu’il s’agissait d’un faux et Bachir Saleh, le supposé destinataire, affirme ne pas l’avoir reçu, les soi-disant 50 millions promis introuvables depuis deux ans, et avec une Cour Constitutionnelle ayant vérifié et certifié les comptes de campagne de 2007. Peu de gens bénéficient d’autant de moyens financiers et humains payés par les contribuables pour être mêlés coûte que coûte à une quelconque affaire alors que, par ailleurs, le principal suspect d’un meurtre a été libéré de la maison d’arrêt de Villepinte faute d’encre dans un fax au Parquet de Bobigny. Que Sarkozy soit coupable d’être impétueux, d’être dérangeant, d’être parfois impulsif, d’être au fond ce qu’il est (attachant pour certains et détestable pour d’autres), il n’en demeure pas moins un être humain qui comme tout être humain face à la justice doit bénéficier de la présomption d’innocence et non pas être mis en pâture sur la place publique dans un procès à charge médiatico-politique. Il ne s’agit pas d’oublier le fond d’une quelconque affaire où Sarkozy pourrait être impliqué, mais encore faut-il qu’il y ait un début de preuve sérieux à son encontre pour qu’il y en ait une, pour qu’il y ait une affaire Sarkozy.

Référence :

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  • certe, il n’ y a pas la moindre preuve que kadaki ait financé la campagne de sarkosy, juste la preuve que ce dernier lui a déroulé le tapis rouge dans la cour de l’élysée, avant de lui envoyer ses rafales parce qu’il y aller avoir un  » génocide  » en lybie.

     » mon dieux, protèger moi de tels amis  » pourrait-on dire. pas étonnant que Buisson enregistrait tout…

    • Après Paris, Rome et Madrid ont également déroulé le tapis à Khaddafi alors pourquoi s’enteter à ne retenir que Sarkozy ?

      • pareil pour rome, madrid et touti quanti…

        quand on voit comme ces pays ont été gèrés dans un passé proche, leurs dirigeants, ont devrait avoir le droit de leur craché dessus !

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  • Excellent article. Mais, selon certains commentaires, puisque c’est du détestable Sarkozy qu’il s’agit, tout est permis. Il faudra combien de siècles pour que le blaireau franchouillard moyen comprenne ce que sait qu’un état de droit ?

  • « à quand une telle complaisance pour FH ? »
    Pas plus tard qu’il y a deux jours peut-être :
    http://www.contrepoints.org/2014/03/11/159181-ecoutes-sarkozyherzog-peut-on-mettre-sur-ecoute-un-avocat
    L’auteur utilisait des arguties juridiques pour faire croire que l’Etat PS (qui bafoue impunément l’Etat de droit) est légitime quand il met son principal opposant politique sur écoute…

    Et là, comme par hasard, on ne vous a pas vu commenter cet article…

    • Cet article ne vise pas à défendre Sarkozy, pas plus que l’article de Letteron ne vise à défendre Hollande. Il ne faut pas ramener tout échange d’arguments à une question de personne et d’orientation politique !

  • Ce n’est pas la mauvaise foi qui vous étouffe vous !
    Rappeler qu’il y a des règles, rappeler le principe de la présomption d’innocence, c’est faire preuve de complaisance ? Parce qu’il s’agit de Sarkozy ? Comme le dit l’article, il est un citoyen comme un autre, les mêmes règles s’appliquent qu’à tout autre justiciable.
    Quant à la complaisance en général de Contrepoints envers Sarkozy, je vous invite à chercher les articles à son propos lorsqu’il était au pouvoir. Plutôt que de lancer des accusations ridicules de partialité, renseignez-vous. Et si vous êtes honnête, vous vous en excuserez ensuite.

    • sarkosy n’est pas un étatiste, c’est un arriviste, un opportuniste: il est libéral quand ça l’arrange, et keynesien quand le vent tourne… jusqu’à preuve du contraire, il a échoué à réformer la France et à échouer à ce faire réelire. ça en dit long sur le niveau de déconfiture de la droite classique française que de voir chez cet homme la, le phare qui peut guider vers le rivage…

  • Cet article enfonce des portes ouvertes.

    A quoi servent ces arguties juridiques ? A quoi ça sert de pleurnicher sur le « secret professionnel » ? Sur le « secret de l’instruction » ?

    Rappel : France, 2014.

    Nous sommes virtuellement tous sur écoute (NSA mais pas seulement, les services français participent).

    Et c’est une clique mafieuse qui dirige le pays.

    Alors ? Qu’est-ce que vous espérez ? Que le « droit » soit respecté par Hollande et ses complices ? Que Taubira aie un comportent « éthique » ? Que Valls soit réconcilié avec la « morale » ?

    Le juridisme n’est là que pour emballer le tout, comme le papier emballe le morceau de bidoche chez le boucher.

    Pour 2017, Hollande doit :
    -éliminer Sarkozy
    -faire monter le Front National

    Point barre. Tout le reste n’a aucune importance.

    • « Tout le reste n’a aucune importance. »

      Exactement la même politique que Mitterrand… Détruire Chirac et faire monter le FN….
      Mais quid de l’économie, du chômage, de la dette, de la perte de compétitivité, de la perte de liberté…
      Oui, c’est vrai, tout cela n’a aucune importance !!!

    • Exactement, tout est dit.

  • Puisque vous revenez sur l’affaire Kadhafi, il faut souligner que le sieur Takieddine avait affirmé, belles preuves, qu’il « n’était pas présent à la réunion indiquée dans le document », mais qu' »il pense que ce document est crédible, vu la date et les personnes qui apparaissent », et avait par ailleurs annoncé le 27 mars 2012 sur BFM TV qu’il votera François Hollande à l’élection présidentielle de 2012. Depuis, on s’interroge sur la véracité du document qui maintenant est qualifié de faux, Takieddine vient de sortir de prison, ses témoignages semblant être farfelus et n’apportent donc plus rien à l’accusation…

  • Excellent, rien de plus.

  • Pas évident de défendre le citoyen Sarkozy dans le traitement qu’il subit lorsque dans le même temps son bilan politique est indéfendable. Exercice réussi ici, bravo.

    • Pourquoi ? Les deux choses n’ont aucun rapport.
      Ca rappelle juste que la justice en France est dirigée et contrôlée à volonté et que faire tomber NS par tous les moyens même illégaux est une volonté même pas niée.
      On pourrait sans peine faire le même papier sur Dray, Tron et même DSK.
      A l’inverse FH qui triche sur ses déclarations d’impôts ne craint rien, Huchon qui pille l’Ile de France n’est jamais effleuré, et j’en passe et des meilleures.

  • Excellent votre article Tmatique. Ce gouvernement qui a tous les pouvoirs y compris la presse, les médias, syndicats et la main mise sur les plus hautes instances, doit avoir aussi le pouvoir d’utiliser la justice(Taubira, la police(Valls) avec des moyens considérables, des méthodes dignes de la Stasi pour éliminer un adversaire politique N.Sarkosy et bien sur, ils ne savent rien ?.Mme Taubira ment avec un aplomb incroyable en direct et Valls lui a été mis au courant via le Monde plus informé par ses sources proches du dossier. C’est formidable !!!! et ces ministres restent au gouvernement il est vrai que FH en a fait ses bras armés. Partout ailleurs, avec un tel scandale, ils auraient démissionné pas en Socialie. Mais peut-être préfèrent-ils passer pour des menteurs que pour des donneurs d’ordres.
    Tout le monde bien pensant trouve cela normal puisque N.S est coupable, la présomption d’innocence disparait lorsqu’il s’agit de lui. Les juges trop politisés SM (mur des c..s) veulent sa peau, encore faut-il qu’ils trouvent des preuves. Ils vont faire durer pour maintenir l’épée de Damoclès sur sa tête et continuer à distiller le poison du soupçon pour l’empêcher de revenir. Le but c’est qu’en 2017, FH soit face MLP et qu’il soit réélu, tout sera fait en conséquence.
    FH et son gvt sont pitoyables, incapables, menteurs ne sont pas dignes de gouverner notre pays. Avec le PS, ils font régner un climat délétère, une atmosphère de suspicion, de soupçon dont la presse et médias se délectent. Leur priorité piéger coûte que coûte N.S. Ils me donnent la nausée car pendant ce temps notre déficit court, notre dette enfle, les taxes et charges tombent, nos retraites complémentaires gelées pendant 2 ans avec un pouvoir d’achat en berne. La France est sous surveillance renforcée. Notre pays s’effondre, les droits de la défense se trouvent menacés, notre Démocratie se meurt et avec elle nos libertés. A part ça ….. Bien à vous.

  • Bonjour,

    Je me permets de mettre en lien le post de Gilles Devers, avocat, qui contredit quelques unes de vos affirmations: http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2014/03/13/sarko-taubira-le-feuilleton-se-precise-894078.html
    Il rappelle les grandes dates de ce dossier ainsi que le strict respect de la procédure d’écoutes demandée par les deux juges d’instruction surtout quand maître Herzog a été concerné: « 3 septembre 2013 : mise sous écoute de Sarkozy. Il faut croire que l’enquête a un peu de consistance car les juges décident de cette mesure grave qu’est la mise sous écoute du téléphone portable de Sarkozy. Nous sommes le 3 septembre. C’est une mesure qui est là du registre exceptionnel, pour un ancien chef de l’Etat, avocat par ailleurs, ce qui oblige à respecter une procédure spéciale, à savoir avertir le Bâtonnier de l’Ordre. Ma consœur la Bâtonnière Christiane Féral-Schuhl est donc informée, et strictement tenue au secret professionnel cela va de soi. » La lecture du reste du post donne un bon aperçu de cette affaire dont, pour le moment, il n’est encore rien sorti sinon qu’une ou des personnes, dont on ignore tout, ont savamment fait fuiter des informations destinées à rester confidentielles. Au cas où vous l’ignoreriez, l’ancien président, avocat de formation, est toujours inscrit au Barreau de Paris ce qui impose le respect de procédures très strictes en matière d’écoute sous peine de nullité (Nicolas Sarkozy est membre du Barreau de Paris: http://www.village-justice.com/articles/avocats-Conseil-Ordre-Paris-impliques,16431.html)
    Que l’exécutif étale en cette occasion sa profonde nullité (http://authueil.org/?2014/03/12/2236-bienvenue-chez-branquignols) et que certains de ses membres soient pris en flagrant délit de mensonge ne doit pas empêcher que les enquêtes, fussent-elles délicates, suivent leurs cours jusqu’à leur conclusion naturelle: non-lieu ou renvoi devant la juridiction compétente. Le reste n’est que fumée.
    Par ailleurs, avancer comme argument que les comptes de campagne ont été approuvés par le Conseil constitutionnel pour exonérer son bénéficiaire de tous soupçons est un argument un peu faible. Le dit conseil a malheureusement entériné, sous la pression de Roland Dumas, les comptes d’Edouard Balladur et de Jacques Chirac en 1995 alors que ceux-ci présentaient visiblement quelques anomalies: http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/11/25/et-les-comptes-de-campagne-d-edouard-balladur-furent-valides_1444772_823448.html. Il m’est donc difficile de lui accorder le crédit dont il se réclame. Comme dit l’adage romain: « On ne doit pas soupçonner la femme de César. »

    Personnellement, je suis un peu rassuré de savoir qu’un ex-puissant est avant tout un justiciable comme les autres. Le respect de la présomption d’innocence exigerait d’abord que ce type d’affaire ne sorte sur la place publique que si l’instruction est bouclée et qu’une décision ait été prise sur les suites à donner. Prétendre que le dossier est vide, alors que nous en ignorons tout et que nous sommes avant tout les victimes de campagnes de communication puissantes assez nauséabondes est aller un peu vide en besogne. Je regrette qu’un média comme Contrepoints, que j’apprécie énormément, ne fasse pas preuve de plus de retenu en la matière ou soit si léger dans ses dires. Il se place ainsi, hélas, au niveau du journalisme national qu’il se plaît tant et justement à fustiger.

    Bonne soirée

    •  » les comptes de campagne de Balladur en 95 présentaient des anomalies…  »

      encore ! décidément, ça devient une habitude…

    • Gilles Devers ne fait que reprendre et expliquer le point de vue des juges… Il est donc normal qu’il y ait une interprétation différente dans un article critiquant notamment les instructions en cours ! D’autre part, GD ne dit pas s’il apprécierait le type de perquisition menée chez Herzog !

      Il reste quand même étonnant que le nouveau Parquet financier ait réagit d’urgence à un trafic d’influence, quand il doit normalement se limiter aux affaires de corruption financière et fraude fiscale.

    • H: « Personnellement, je suis un peu rassuré de savoir qu’un ex-puissant est avant tout un justiciable comme les autres. »

      Moi pas du tout, ça pue la justice à deux vitesse, les copinages, détournements, traitrises et coup de poignards purement politiciens.

      Être rassuré parce que l’ongle incarné a enfin eu son pchittt de désinfectant alors que tous le corps est gangrené c’est trop pour moi.

    • Pas d’accord. Sarko est partiellement responsable de ne pas avoir abrogé – ou pire, de les avoir soutenues – des procédures liberticides qui servent à le flinguer en ce moment… mais cela ne peut pas servir de satisfaction et encore moins rassurer le peuple !

      Certes la découverte du second portable sous un faux nom est cocasse:
      On se rappelle de l’épisode avec certaines similitudes troublantes durant lequel Sarko s’indignait de vol d’identité! Il y a des droits d’auteur qui se sont encore perdus en Afrique:
      http://www.01net.com/editorial/393686/deux-personnes-arretees-pour-le-piratage-du-compte-de-nicolas-sarkozy/

      Mais si j’ai bien compris: les écoutes de Sarko par la magistrature ont servi a découvrir que celui ci écoutait ce que la magistrature disait de lui!

      Comme disait H16: si je te prends encore à voter, je te mets une beigne.

      •  » comme disait H16: si je te prends encore à voter, je te mets une beigne  »

        municipale dans mon village: plus le droit de rayer les noms sur la liste ( plus de 1000 habitants ) , comme toujours depuis les années 90 : une seul liste ( comme s’était toujours le liste du maire qui passait, les autre ont fini par se lasser… ) sans dire qu’avec la parité ça devient de plus en plus difficile de constituer une liste !

        nous y voila donc camarade brejnev, le parti unique veut le bien du bon peuple, et surtout son pognon: les taxes foncières sont en fortes hausses depuis 20 ans !

    • La référence à l’arrêt Buffalo Grill, jugé par la Cour de Cassation le 1er octobre 2003, relatif à une dérogation au principe confidentialité et du secret professionnel de l’avocat, concerne d’une part une affaire d’homicide involontaire et de mise en danger d’autrui, d’autre part le client de l’avocat était mis en examen, et repose sur le fait que l’avocat a lui même admis avoir dérogé au principe de confidentialité de son client lors de l’entretien téléphonique avec celui-ci, et donc au secret professionnel. Extrait de l’arrêt: « lors de cette conversation, du texte de l’article, comporte des citations de pièces versées au dossier de l’information ; que les propos ainsi tenus au téléphone par cet avocat, et spécialement les remerciements qu’il sollicite de son interlocuteur au sujet de l’article, sont propres à faire présumer qu’il a communiqué à des personnes autres que son client et en tout cas hors du cadre des articles 114 et 11 du Code de procédure pénale, des pièces de la procédure, faits susceptibles de constituer l’infraction de violation du secret professionnel ; qu’il n’y a donc pas lieu d’annuler la transcription de cette conversation ».

      Dans le cas de Sarkozy, Maitre Hetzog n’a en aucun cas fait preuve d’une quelconque entorse au secret professionnel. Cette arrêt ne peut donc en aucun cas s’appliquer dans cette affaire. Par ailleurs, le fait qu’il s’agisse ou non de téléphones à leur nom n’est pas un motif valable et suffisant pour créer une dérogation au principe du secret professionnel car ce n’est pas le téléphone qui fait l’avocat mais la personne elle même, tout comme ce n’est pas le lieu où il dépose ses dossiers (cabinet, maison, voiture, mallette, etc) qui les rendent confidentiels mais le fait qu’ils lui appartiennent. Comme il est précisé dans le règlement intérieur national du Barreau français article «Le secret professionnel couvre en toutes matières, dans le domaine du conseil ou celui de la défense, et quelles qu’en soient les supports, matériels ou immatériels (papier, télécopie, voie électronique)…» .

      Quant aux écoutes téléphoniques décidées « lorsque les nécessités de l’information l’exigent », il faut bien plus que de simples allégations qui jusqu’à présent se révèlent sans fondement et une note contestée par son propre auteur pour mettre sur écoute une personne qui n’est même pas mise en examen. Sinon c’est la moitié des français qui peuvent l’être, si ce n’est pas déjà le cas. Les comptes de campagne (environ 20 millions) ne sont qu’une mise en parallèle avec les 50 millions et voulaient suggérer le fait que pour dissimuler plus du double, il faut vraiment faire fort!

      Alors, dans cette affaire l’analyse de l’avocat Gilles Devers est une analyse où «le strict respect de la procédure d’écoutes demandée» comme vous le mentionnez n’est absolument pas partagé par plus de 400 avocats, de droite comme de gauche, qui fédèrent à une lettre précisant notamment « Que le secret professionnel, socle de la défense, garantie fondamentale des libertés individuelles dans un Etat de droit, fasse l’objet d’atteintes graves et répétées, menace l’essence même de notre profession d’avocat et son indépendance ». Même le Président du Conseil National des Barreaux, le Bâtonnier Jean-Marie Burguburu, précise dans une lettre adressée à ses confères que «Les circonstances de l’interception des conversations entre Thierry Herzog et son client peuvent être analysées en un détournement de procédure qui constitue une inquiétante atteinte au bon fonctionnement de notre démocratie».

      Pour le reste comme dit maître Thierry Herzog. :«Pour qu’il y ait trafic d’influence, il faudrait qu’il y ait ou qu’il y ait eu influence, c’est-à-dire des pressions d’un haut magistrat sur le président de la chambre criminelle de la Cour de cassation et les dix magistrats qui la composent! Non seulement on ne peut exercer une influence que l’on n’a pas, mais M. Azibert ne siège pas à la chambre criminelle».
      Et toujours pas d’éléments dans l’affaire Kadhafi!

      • Bonjour,

        « Alors, dans cette affaire l’analyse de l’avocat Gilles Devers est une analyse où «le strict respect de la procédure d’écoutes demandée» comme vous le mentionnez n’est absolument pas partagé par plus de 400 avocats, de droite comme de gauche, qui fédèrent à une lettre précisant notamment « Que le secret professionnel, socle de la défense, garantie fondamentale des libertés individuelles dans un Etat de droit, fasse l’objet d’atteintes graves et répétées, menace l’essence même de notre profession d’avocat et son indépendance ».
        Et alors. Consensus ne vaut pas vérité ou alors je deviens tout de suite un réchauffiste patenté puisque, d’après ces derniers, le consensus est absolu en la matière. Sur le dernier point, le secret professionnel, Eolas souhaite qu’il soit absolu « Les écoutes sur des conversations avec un avocat doivent être purement et simplement interdites.  » (http://www.maitre-eolas.fr/post/2014/03/08/Allô-oui-j-écoute). Sur ce point Gilles Devers, sur un post précédent, s’inquiétait lui aussi des dérives possibles (et il a raison): « Sur le plan des droits de la défense, je veux bien croire – c’est évident – que les juges d’instruction ont respecté la loi. C’est cette loi qui ne me plait pas, et encore plus le flou de cette loi qui laisse trop de part pour le juge, et l’évanescence du Barreau, qui flatte le secret comme son plus bel amour, mais se montre incapable de le défendre. » Ces interrogations sont miennes mais c’est avant tout la loi (fruit du travail des législateurs) qui est mal faite. Les hommes, eux, restent des hommes. Ne nous trompons pas de cible.
        Quant à l’affaire Khadafi, j’espère que vous n’imaginez pas que les preuves sont à la porté du premier quidam venu et qu’elles sont bêtement situées sous le sabot d’un cheval. Trouvons donc le cheval et nous trouverons les preuves. Si les politiques français font preuve d’un grand savoir-faire, c’est essentiellement quand il faut limiter les moyens d’investigations, qu’ils soient matériels, humains ou juridiques, mis à la disposition de « l’autorité » judiciaire (pas le pouvoir) en matière de délinquance politico-financière. A titre purement personnel, j’aimerai que leur zèle sur ce point soit égal, voire supérieur, à celui mis pour traquer le pauvre automobiliste, réduit de plus en plus au statut de délinquant routier. Mais cette population est dans un tel état de déliquescence que nous allons devoir attendre les calendes grecs pour cela: « La France se meurt de sa classe politique en totale déliquescence qui ne veut rien lâcher de ses privilèges mal acquis dans les urnes ; de même notre pays se meurt-il de l’insolente indifférence de ladite classe politique pour la France d’en bas assommée comme à plaisir de difficultés sans nom. » (http://www.contrepoints.org/2014/03/14/159425-nicolas-baverez-avis-de-tempete-force-10).

        Bonne journée

        • Je n’ai à aucun moment évoqué un consensus de vérité car la vérité ne concerne que le fond de l’affaire tandis que la procédure en est la forme et est uniquement régit par la loi. Vous avez évoqué le fait qu’un avocat contredisait quelques unes de mes affirmations et je n’ai fait que vous démontrer que le point de droit auquel il se réfère, l’arrêt Buffalo grill, n’est pas applicable en la matière et donc soulève un point de droit dans l’affaire concernant maître Hertzog, notamment celui du «détournement de procédure» et le non respect du secret professionnel. L’arrêt de Buffalo grill confirme le droit du secret professionnel des avocats mais en donne une limite: celle où l’avocat l’a lui-même violé. En application de cette jurisprudence Buffalo grill qui a la force de la loi, maître Hetzog n’ayant pas commis lui-même «l’infraction de violation du secret professionnel» (puisqu’il n’a transmis, entre autres, aucun document concernant son client à des tiers, et encore moins sans son consentement), il n’y a pas eu de «strict respect de la procédure d’écoutes demandée» et justifie, entre autres, le mécontentement de tant d’avocats.
          Je n’ai pas abordé des sujets tels que le bien fondé de la loi, la «classe politique en totale déliquescence», et autres considérations qui relèvent de l’appréciation personnelle de chacun. Pour moi c’est un autre débat, certes très passionnant, mais un autre débat.

    • « Personnellement, je suis un peu rassuré »

      En effet, les délires de la Justice sont très rassurants.

      Personnellement, je suis un peu rassuré de l’utilisation de tapis de bombes, parce que ça dégomme les riches comme les pauvres, les patrons et les employés…

      (Oupa)

  • EXCELLENT ! Tout est dit.

  • Bonjour Tmatique

    Excellent article.
    Je reviens sur la perquisition chez Me Herzog où tous ses matériels (ordi, phone, dossiers et agendas) ont été saisis ce qui est, me semble-t-il, un détournement de procédure pour ne pas dire plus.
    Normalement, les appareils ne sont pas emportés mais consultés sur place sur des « sujets » précis, en présence du perquisitionné et sous son contrôle (s’agissant d’un avocat).
    Dans le cas qui nous occupe, tout a été emporté, y compris les agendas que le Juge Gentil avait déjà tenté d’obtenir dans l’affaire Bettencout et pour lequel ce juge c’était fait rappeler à l’ordre, ce rappel à la loi ayant dispensé Me Herzog de les fournir.
    De part cette perquisition « particulière », les juges ont accès à tous les documents physiques ou pas où le nom de Sarkozy figure, y compris des dossiers où il est partie civile.
    De mon point de vue nous sommes dans de l’abus de pouvoir.
    Non mis en examen, Sarkozy n’a aucun moyen de défense pour dénoncer ce type de dérives.
    Pour ma part, la France n’est plus un état de droit, les droits de la défense y sont à géométries variables, il y a la loi (théorie) et puis la façon dont elle est appliquée et visiblement un grand écart entre les 2.
    Je reviens aussi sur l’hypocrisie de certains magistrats arguant le fait que ce n’est pas Me Herzog qui ait été mis sur écoute, tout ça pour tenter de discréditer la Fronde des robes noires.
    Selon eux, il n’y a aucun problème puisque ce n’est pas Me Herzog qui était mis sous écoute mais Sarkozy.
    La bonne blague !
    Sarkozy sur écoute, que ce dernier appelle son avocat ou que son avocat l’appelle, les conversations étaient écoutées et retranscrites quand même, vous parlez d’un argument !
    De mon côté, j’avoue avoir un peu de mal avec le concept qui voudrait que l’on coupe le son lors de ces appels, ma confiance en la Justice de mon pays étant plus que limitée, cette défiance s’étant particulièrement accrue depuis le « mur des cons ».
    Je ne pense pas que les notes blanches aient disparu, quoiqu’en dise le 1er flic de France qui, si on en croit ce qu’il dit, dépend de la parution du journal « Le Monde » pour être informé de ce qui se passe dans son ministère ! Incompétent ou menteur, faut choisir et il a choisi « menteur ».
    Je note aussi que beaucoup des juges chargés du nouvel ennemi public N°1 de ce pays sont, comment dire « politisés », mais n’ayons crainte, totalement impartiaux selon notre passionaria PS du ministère de la parole !

    Pour ce qui est de la divulgation de certaines info dans la presse, comme beaucoup je m’interroge sur « qui » fait fuiter les documents ou les infos maintenant que nous savons (bien qu’ils le nient tous avec un aplomb qui laisse pantois), qu’ils savent depuis le début ?
    A ce sujet, les mensonges itératifs de Taubira, Valls et Ayrault m’ont amené à me demander quels intérêts ils pouvaient avoir pour préférer passer pour des menteurs que des incompétents.
    La réponse fut quasi instantanée, dès que l’on a su, à la Chancellerie comme à Beauvaux, il était alors facile de décider de faire fuiter au bon moment certaines infos, histoire que tout cela puisse gentiment feuilletonner, plongeant ainsi Sarkozy, dans un tunnel judiciaire, si possible jusqu’en 2017.
    Durant ce laps de temps, toute l’opposition se trouve salie, inaudible parce que toujours suspectée de quelque chose et Sarkozy suspendu à des rendus de justices, tuant dans l’œuf tout espoir d’en finir avec le socialisme.
    Quoi de plus efficace pour un pouvoir à la ramasse sur tous les sujets, rejeté par ses citoyens (hollande 16 %) pour faire diversion tout en neutralisant son plus dangereux adversaire pour 2017 sous un flot continu de rumeurs ou mieux de mises en examen tout de même handicapantes même si elles doivent se terminer comme pour Bettencourt.
    En attendant le mal est fait, le discrédit jeté, le jugement médiatique avéré et l’opinion publique manipulée par des médias-presse dont vous avez à juste titre rappelé la perfusion financière dont ils bénéficient de la part de l’état.
    Je peux vous dire que mon écœurement est total devant autant de médiocrité.
    Nos dirigeants n’ont de dirigeants que le nom, nous baignons dans la bassesse et la bêtise généralisée, je comprends que tant de jeunes s’en aillent, ce pays est foutu, il perd ses talents, ses intelligences, quand à celles qui restent encore, elles ne sont pas entendues car en désaccord avec la bienpensance socialo-marxiste qui aura mis 40 pour avoir raison de ce qui avait fait la grandeur de la France.
    Je pense que nous allons au chaos.

    • Les faits sont têtus mais ce sont les faits: « Une superbe manipulation vient d’être effectuée à l’intérieur d’une affaire d’écoutes téléphoniques qui a défrayé la chronique ces derniers jours, par l’avocat Thierry Herzog. Il a en effet réussi à retourner au plan médiatique une situation délicate en mystifiant ses confrères sur le point de savoir quel téléphone était écouté, le sien ou celui de son client Nicolas Sarkozy, lequel est également avocat, ce que les journalistes, les hommes politiques et les avocats eux-mêmes ont visiblement oublié. Heureusement, tout cela ne devrait déboucher que sur une guerre des mots…Un simple rappel chronologique suffit à le comprendre :
      Un article du Monde a révélé le vendredi 7 mars 2014 que les conversations téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog étaient écoutées « depuis un an ». Le cabinet de l’avocat venait en outre de faire l’objet d’une perquisition, en présence du bâtonnier de l’ordre des avocats comme il est de règle.  » (http://www.herodote.net/Herzog_Sarkozy_un_avocat_peut_en_cacher_un_autre-article-1460.php)

      Et puis, l’unanimité du Barreau sur ce sujet n’est que de façade: « Les avocats « peuvent être mis sur écoute » et « ne sont pas intouchables », écrivent vendredi plusieurs d’entre eux, dont des pénalistes de renom, dans une tribune répondant à des confrères qui considèrent l’affaire Herzog/Sarkozy comme une atteinte à leur secret professionnel.  » (http://www.lepoint.fr/societe/ecoutes-des-avocats-rappellent-qu-ils-ne-sont-pas-intouchables-14-03-2014-1801170_23.php)

      • Bonsoir,

        Concernant la mise sur écoute de Me Herzog, j’en parle clairement il me semble, vous pouvez toujours dire que ce que vous avancez est fondé, je ne suis pas d’accord pour les raisons que j’ai précédemment explicité, cela me parait frappé du bon sens, par définition une communication téléphonique comprends au minimum 2 personnes, forcément quand elles s’appellent, elles sont écoutées, Me Herzog étant l’avocat de Sarkozy, le problème de la confidentialité demeure et peu importe sur quelle ligne l’écoute repose.
        J’apprécie comme il se doit le vocabulaire choisi, « mystification » et le magnifique « heureusement » quand à l’issue de la pétition en question, ce qui estampille votre commentaire du sceau « validé par Solférino ».
        Me Mignard étant l’avocat de Hollande depuis très longtemps, voilà qui en dit long sur la création de ce fameux collectif, un signe de plus de la panique qui doit régner à l’Elysée.
        Pour le reste, répéter des mensonges devenus depuis plusieurs jours une échappatoire pathétique pour ceux qui tentent de discréditer la pétition signée par des centaines de robes noires, pétition dont l’objet n’a jamais, mais alors jamais était la demande d’ une quelconque impunité, relève de l’enfumage, quelques « ténors » signataires l’ayant dit et répétés plusieurs fois d’ailleurs.
        Répétez dans le texte l’argumentaire de Taubira, ne transforme pas des mensonges en vérités, même si depuis plusieurs jours, cette dame espère nous convaincre que nous sommes tous victimes d’hallucinations collectives quand aux déclarations mensongères dont elles et ses collègues nous ont gratifié.

    • J’espère que vous ne m’en voudrez pas de vous associer à MIA26 car le temps me manque pour m’adresser à vous séparément.

      La médiocrité que vous évoquez tout deux est partagée et malheureusement subie par une majorité de français. En plus de cette médiocrité viennent s’ajouter la propagande, la mise sous surveillance tout azimut (caméras, écoutes téléphoniques et espionnage internet), l’ingérence dans tous les domaines, et à présent voilà que le Parquet est « officiellement » tenu de rendre des comptes sur les affaires en cours à l’exécutif avec la circulaire de janvier de Taubira, elle qui se veut l’égérie de l’indépendance de la Justice!

      Plus rien ne m’étonne avec les socialistes mais, pour en revenir à cette affaire judiciaire, ce qui m’intrigue d’un point de vue politique ce sont les raisons pour lesquelles c’est le nouveau procureur financier, Eliane Houlette, du tout récent Parquet financier uniquement en charge des affaires de corruption financière et de grande fraude fiscale, qui traite l’information judiciaire concernant maître Hertzog. Indépendamment d’une procédure juridiquement contestable à l’encontre de maître Hertzog, le Parquet de Paris aurait pu soit confié le dossier à un autre juge d’instruction, toujours sous contrôle du Parquet de Paris, soit le confier aux juges en charge de l’affaire Bettencourt. Le fait que ce nouveau procureur financier, Éliane Houlette, ait été proposé au Conseil de la Magistrature par Christiane Taubira ne fait qu’accroître mon scepticisme politique (et c’est un euphémisme) dans cette affaire. Il serait intéressant d’avoir plus d’informations sur cette étape de transfert de dossier du Parquet de Paris au nouveau Parquet financier et tout courrier s’y rattachant concernant, entre autres, les raisons de prise en charge par ce dernier. Le cafouillage de Christiane Taubira n’est peut-être qu’un simple divertissement. Il vaut mieux commettre une erreur de date, même si cela peut révéler une certaine incompétence dans la gestion des dossiers, que de laisser entrevoir l’hypothèse d’une ingérence méticuleusement organisée. Quant aux derniers lapsus de Sapin sur Sarkozy à BFMTV et ses propos sur l’ouverture d’une information judiciaire suite aux révélations du Point sur l’UMP, avant même que ce parti en soit avisé, ont de quoi saisir, et la encore c’est un euphémisme.

      Le Parquet de Paris a ouvert une enquête judiciaire, suite à la plainte déposée par Patrick Buisson (impliqué dans l’affaire des sondages) contre la Garde des Sceaux Christiane Taubira pour « prise illégale d’intérêt » du fait d’une suspicion de son soutien de l’action judiciaire d’Anticor dans le cadre de l’affaire des sondages de l’Elysée. Si en plus il devait y avoir un doute confirmé sur une influence quelconque quant à la saisie du nouveau Parquet financier en ce qui concerne maître Hertzog, il s’agirait d’une instrumentalisation du Parquet par l’exécutif sans précédant. De la surveillance du déroulement des affaires à déclencheur d’affaires, ce serait la mise en place d’une Stasi à la française.

      Mais bon, il ne s’agit là que de conjectures de ma part. Une fantaisie neuronale tant l’enfumage est intense. En politique, à chacun ses scénarios.

      • Aucun problème Tmatique, toujours un plaisir de vous lire même si je regrette le temps des échanges et leurs fréquences en d’autres lieux. Pour MIA26, c’est pareil, elle se fait bien trop rare.
        j’ai une petite vidéo à vous proposer sur celui qui nous sert de président, cela donne un éclairage particulier au climat actuel.
        Très instructif, vous verrez !

        • Merci pour la vidéo. Même si il est un peu tard pour vous répondre, j’espère que vous me lirez.
          Je partage tout à fait votre sentiment mais cet autre lieu n’est plus un espace d’échanges depuis bien longtemps.

          Si cela vous intéresse, ainsi que d’autres lecteurs, je mets les liens concernant la lettre qu’a adressé aujourd’hui maître Herzog au Procureur de la République concernant la parution des extraits des écoutes téléphoniques publiées par Médiapart. C’est édifiant et il prouve bien la manipulation faite par leurs journalistes et l’intérêt qu’ils ont à s’acharner sans preuve sur Sarkozy.

          http://www.youscribe.com/Product/Download/2416445?embed=true&key=1a8a19c87503f03b02a216d3ad50deb0164d4d22&format=1
          http://www.lepoint.fr/politique/exclusif-ecoutes-nicolas-sarkozy-et-thierry-herzog-contre-attaquent-19-03-2014-1803164_20.php

          • Quelqu’un pensait que me(r)diapart n’est PAS une officine anti-Sarko?
            Quelqu’un pensait que les juges ne veulent pas collectivement se faire Sarko?
            Quelqu’un pensait que les me(r)dia avaient encore un peu de dignité?
            Quelqu’un pensait que les valeurs existaient encore en France?

          • Merci Tmatique pour vos liens. Aujourd’hui Me Herzog porte plainte pour la violation du secret de l’instruction, il a raison. Le camp du bien saute à pieds joints après les révélations de Médiapart mais que le secret de l’instruction soit violé et bafoué en permanence ne le chagrine pas plus que cela. Les sources de cette presse sont plus protégées que le secret de l’instruction des affaires en cours. Toutes ces fuites qui nous inondent sont le véritable scandale.
            AC trouve que je me fais rare,c’est gentil à lui, mais comme vous le dites si bien en d’autre lieu il n’est plus possible d’échanger.
            Tmatique si vous n’avez pas le temps de me répondre personnellement, ce n’est pas grave, je ne manque aucun de vos écris que je lis toujours avec le plus grand plaisir, ils m’apportent beaucoup. Bien à vous.

  • N’apitoyez pas, dans ce cas.

  • EDWY #PLENEL ex TROTSKYSTE, militant à la LIGUE COMMUNISTE RÉVOLUTIONNAIRE, journaliste à ROUGE sous le pseudo Joseph KRASNY (=rouge en Russe), au MONDE puis à #MEDIAPART, attaque depuis 40 ans le Système – aujourd’hui #SARKO -comme une hyène sa proie moribonde : il déchiquette, réduit en pièces, fouille les entrailles jusqu’à ce que la puanteur exhale … Qu’importe d’abîmer la chair, il ne dévore pas pour manger mais pour sentir l’odeur du sang. Peut-être demain apprendra-t-on que la charogne n’en était pas une ? Aucune importance. Car Plenel sait bien que même une fois équarrie, dépecée et assainie, la carcasse de sa victime portera à jamais l’odeur nauséabonde dont il l’a enveloppée; elle continuera à souffrir du souvenir putride qui a nourri les camarades gauchistes ou lepenistes; elle restera cette bête immonde qu’il a fabriquée pour la beauté du geste … Il n’y a de vérité que la sienne, camarade !
    Pourtant, Plenel et ses complices ne s’en porteront pas mieux après qu’avant la mise à mort de Sarko : la même jalousie rongera leur coeur, la même haine se répandra dans leurs veines, la même envie d’être ce qu’ils s’interdisent de penser minera leur vie.
    Mais au moins ils auront tué le père. Effacé le sujet de convoitise. Le modèle haï parce qu’inaccessible. Ils pourront enfin grandir. Devenir ce qu’ils sont. Et n’auront plus qu’à détester leur miroir.

  • On se calmera pas! Certains déplorent que Sarkozy ne soit pas encore mis en examen et inculpé. C’est toute l’intelligence vicieuse de Taubira: elle utilise et organise les fuites de l’instruction ou des de rumeurs mettant toujours en échec la présomption d’innocence , sans le mettre en examen , ni l’inculper pour s’assurer que Sakosy n’ait strictement aucune voie de recours à sa disposition pour se défendre! En l’absence d’indices suffisants les recherches d’informations trainent en longueur et finissent en pures calomnies non sans avoir provoqué le préjudice moral voulu qui ne pourra- au moins faut-il l’espérer- rester très longtemps impuni. Dès que l’on aura changé de garde des sceaux vous ne pourrez éviter que la chasse au Sarkosy se retourne contre vous. Ainsi :Une affaire Bettencourt bien claironnée se termine par un non-lieu ! Une affaire Karachi montée de toutes pièces, sans aucun indice peut encore être trainée encore longtemps pour faire nombre ! Une affaire de trafic d’influence pour favoriser un recrutement déjà fait depuis belle lurette d’un tout autre candidat ! une mini-affaire Tapie /Crédit Lyonnais parmi l’affaire mitterrandienne de 15 milliards d’euros totalement impunie, sauf Haberer condamné à UN EURO pour faillite crapuleuse et ou les accusations se succèdent au même rythme que leur invalidation ! Une affaire Libye ou le principal indice est la demande de remboursement de € 50 Mio que Khadafi père aurait consenti pour une campagne électorale ayant coûté € 22 Mio. financés par l’Etat !.Une affaire de sondages de l’Elysée où vous retrouve juge et partie, plaignante et poursuivie….. Mais oui, madame Taubira:les cons ont le droit de se défendre ! En dépit de votre position sociale actuelle : notre justice n’est pas la vôtre ! Attendez-vous à être poursuivie le moment venu avec les preuves que vous avez semées. Ne croyez surtout pas qu’avec votre racisme affirmé d’indépendantiste vous allez pouvoir nous supprimer notre civilisation très ancienne pour nous plonger dans une nouvelle civilisation « moins ringarde »de votre cru dont nous ne voulons pas !

  • On parle de complot contre Nicolas Sarkozy, de manipulations par la gauche avant les élections de 2017. Vous rappelez-vous seulement l’affaire DSK avant les élections de 2012 ? Là encore il n’y a pas de hasard… Tous ces politiques ( de tous bords) sont des affreux qui feraient n’importe quoi pour faire tomber leurs adversaires. Mais, tout de même, je ne vais pas m’apitoyer sur ce « pauvre » Nicolas, je garde mon énergie pour ceux qui ont vraiment besoin de pitié et de soutien.

  • La justice se targue d’être indépendante quand c’est la gauche qui dirige pour mieux nous détourner de sa compromission et se plaint d’être soumise quand la droite dirige pour mieux la compromettre

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