Municipales : NKM propose la « gratuité » des transports pour les étudiants

Attention aux promesses de campagne démagogiques Mme Kosciusko-Morizet : rien n’est jamais gratuit !

Par Alexandre C.

Alors que les sondages lui sont encore défavorables – elle est donnée perdante dans le XIVème arrondissement où elle se présente – et que les candidatures dissidentes se multiplient, notamment celles de Charles Beigbeder, Nathalie Kosciusko-Morizet continue de faire des propositions, que l’on peut qualifier de désespérées, à quelques jours du premier tour des municipales. Parmi elles, une a particulièrement attirée l’attention des internautes : la candidate propose de rendre les transports gratuits pour les étudiants entre 18 et 22 ans. Si certains, notamment les premiers concernés, se sont réjouis d’une telle mesure, dont le coût est évalué à 35 millions d’euros, d’autres, en revanche se sont montrés plus critiques, reprochant à NKM de jouer de démagogie, puisque dans le même temps, la jeune femme promettait des baisses d’impôts pour attirer dans ces filets quelques électeurs indécis et tenter de renverser la tendance.

Outre son coût prohibitif, surtout pour une ville déjà fortement endettée, cette mesure est encore une illustration du principe de Frédéric Bastiat, « ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas ». Ce qu’on voit, c’est que les étudiants n’auraient plus à payer leurs titres de transport ce qui pourrait alléger leur budget, déjà bien plombé par les loyers de la capitale et de ses alentours. Ce qu’on ne voit pas, c’est que d’autres devront payer ces titres à leur place. Des dépenses supplémentaires pour les autres usagers de ces moyens de transport ou pour les contribuables, qui ne pourront donc pas utiliser librement leur argent.

img contrepoints149 NKMDès lors, déclarer que ce service sera gratuit pour une catégorie de la population revient à mentir effrontément aux yeux de la population. Qui plus est, on camoufle soigneusement la vérité, à la fois aux bénéficiaires ainsi qu’à ceux qui devront payer la facture. D’ailleurs, même les jeunes qui pensent, à tort, être exemptés de tout paiement, finiront par y contribuer, d’une façon ou d’une autre, par l’un des nombreux mécanismes de prélèvement – le plus souvent invisibles – qui foisonnent dans notre pays.

Au final, si vous vous posez la question de savoir qui paie pour un service gratuit auquel vous avez accès, regardez-vous dans un miroir et vous constaterez que vous n’y êtes pas étranger.


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