Le capitalisme, c’est notre mot

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Le capitalisme, c’est notre mot

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 9 mars 2014
- A +

Par Geoffroy Laville.

« De tous les systèmes sociaux, de toutes les institutions humaines, le Capitalisme est le moins imparfait, celui qui est susceptible d’assurer avec le maximum d’efficacité et le minimum de contraintes la coordination de la multiplicité des fins individuelles quelles qu’elles soient. »

David Friedman, Économiste américain (1945-)

Les Noirs se sont appropriés le mot niger et les homosexuel(le)s les mots PD ou gouine. Dorénavant, nous autres libéraux revendiquons symboliquement l’usage du mot capitalisme.

Le mot capitalisme, né en 1753, a été vulgarisé à des fins polémiques et péjoratives par deux théoriciens socialistes, Pierre-Joseph Proudhon et Auguste Blanqui, pour critiquer le libéralisme économique.

« Régime économique et social dans lequel les capitaux, source de revenu, les moyens de production et d’échange n’appartiennent pas à ceux qui les mettent en œuvre par leur propre travail. » Le Robert (Dixel) 2011.

Critiquer le libéralisme économique, c’est critiquer la liberté d’entrepreneuriat. C’est alors critiquer les libertés de propriété, d’usufruit, de commerce. C’est le droit naturel d’un individu d’investir son capital dans une entreprise dans le but d’en tirer un profit en assumant les risques et responsabilités.

« An economic system in which a country’s businesses and industry are controlled and run for profit by private owners rather than by the government. » Oxford (advanced learner’s) dictionary 2008
(Un système économique dans lequel les entreprises et industries d’un pays sont dirigées pour le profit par des propriétaires privés plutôt que par le gouvernement.)

Il n’est pas question de spoliation des moyens de production. Ceux-ci appartiennent à ceux qui y ont investi. Ces moyens de production sont mis à disposition des travailleurs en échange d’une rémunération.

Je ne vais pas chercher à vous convaincre. Je dirais seulement en toute simplicité que le capitalisme présente un bilan positif, les résultats positifs l’emportant sur les négatifs. Qu’il est le système économique inhérent à une société civile libre et démocratique.

Oui, j’ai bien employé le mot « démocratique ». Le système a ses limites et ses défauts. Elles sont de nature humaine. Les solutions, humaines, existent non pour combattre ou supprimer le capitalisme mais pour l’améliorer et afin qu’il profite à tous, n’excluant personne.

Le capitalisme de connivence existe bien. À une échelle internationale, une oligarchie (se dissimulant parmi les Firmes Multi-Nationales, Parlements et Gouvernements, syndicats… de nos sociétés démocratiques) qui abuse du Capitalisme non en cherchant à vous rallier à son idéologie mais en voulant vous en exclure.

Malgré les dérives dues à ce capitalisme de connivence, hérésie du véritable libéralisme, ne pointez plus ce doigt accusateur, ne remplissez plus votre bouche d’insultes, ne levez plus ce bras menaçant systématiquement que nous faisons face à des difficultés, que nous connaissons seulement la frustration. Cessez de stigmatiser systématiquement le capitalisme libéral.

Je suis un capitaliste, libéral, républicain et je suis fier de l’être. J’écris cette tribune par conviction du bien-fondé d’une idéologie qui va au-delà du marché libre. Et je n’ai ni colère, ni peur du socialisme. J’en viens… Je sais que tout comme moi vous vous souciez de la recherche du bonheur pour tous et chacun. Mais c’est bien là notre seul point commun…

Je ne vous conteste pas le droit à vos convictions, à vos croyances. Je ne veux pas vous refuser votre propre fierté d’être socialiste. Ça serait là contraire à mes principes que de vous l’interdire. Mais ce n’est pas une idéologie de la non-violence et je saurais défendre notre philosophie.

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Créer un compte Tous les commentaires (3)
  • Techniquement le capitalisme n’est pas une idéologie mais une philosophie, attention.
    Pas d’homme nouveau, pas de liste des personnes à abattre, pas de conditionnement, pas de culte de personnalité, pas de monde parfait, pas de tentative de s’octroyer personnellement le droit de décider pour autrui.
    Les socialistes peuvent très bien vivre dans un régime capitaliste en s’organisant ensemble sur un terrain librement, l’inverse n’est pas vrai.
    Définir le capitalisme comme idéologie revient à le mettre sur un pied d’égalité avec le socialisme, ce qui est absurde.

  • Cet excellent billet a peu de commentaires. Les capitalistes sont des gens sans crainte ni espérance, ils ne comptent que sur eux-mêmes, ils regardent comme il est et essaient de s’y adapter du mieux possible. C’est agréable d’être capitaliste.

  • Les commentaires sont fermés.

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