Affaire du voile : l’opposition du football français à la décision de la Fifa

Les instances dirigeantes du football français s’élèvent contre la décision de la FIFA qui vient d’autoriser le port du voile dans les compétitions.

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Affaire du voile : l’opposition du football français à la décision de la Fifa

Publié le 7 mars 2014
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Par Adel Taamalli.

joueuse-iranienne-saedeh-ahmadi
La joueuse iranienne de football Saedeh Ahmadi.

 

Samedi dernier, la Fifa annonçait que l’International Board, organe qui depuis l’origine a la charge d’édicter les règles du football1, décidait d’autoriser, après deux ans d’essai, tout footballeur (ou toute footballeuse) d’arborer sur le terrain un couvre-chef d’ordre religieux s’il (ou elle) le souhaite, avec cependant la réserve que certaines dispositions pratiques relatives à la sécurité des joueurs soient respectées (le couvre-chef doit « être collé à la tête, être en accord avec la tenue du joueur, ne pas être rattaché à son maillot, ne pas constituer un danger pour celui qui le porte ou pour autrui, et ne doit avoir aucune partie qui dépasse »2). Ainsi est-il permis, lorsqu’ils entreront sur la pelouse d’un terrain de football, aux femmes musulmanes de porter librement un foulard et aux hommes sikhs d’apposer sur leurs têtes le turban traditionnel commandé par leur religion. La Fifa affirmant lutter, par cette autorisation, contre les discriminations.

Aussitôt, et en réaction, les deux instances dirigeantes du football français, la Ligue de Football professionnel (LFP) et la Fédération Française de Football (FFF), se sont crues obligées de s’élever contre cette décision de l’organisme tutélaire suprême dans ce sport, en assumant, dans le champ du football, la spécificité du pays dans la teinte habituelle prise par son positionnement laïc face aux signes et manifestations religieux ostensibles. Alors que la seconde a publié un communiqué dans lequel elle réitère « son souci de respecter les principes constitutionnels et législatifs de laïcité qui prévalent dans notre pays et qui figurent dans ses statuts », condition principale de son « maintien de l’interdiction du port de tous signes religieux ou confessionnels », le président de la première, Frédéric Thiriez, a qualifié cette mesure de « grave erreur », car allant à l’encontre, selon lui, de la Charte olympique mais aussi du « droit des femmes ».

Cette attitude réfractaire des dirigeants de notre football amènent les deux questions essentielles suivantes. La première a trait à la confusion des ordres qui existent souvent en France lorsqu’il s’agit de laïcité, avec des implications sur les plans juridiques et politiques : doit-elle être exigée auprès de l’ensemble de la population ou ne peut-elle être imposée exclusivement qu’aux seuls agents du service public ? La seconde regarde l’état de notre nation : est-ce qu’il est légitime, au nom de principes directeurs qui procèdent de la laïcité, de ne pas tenir compte de l’ensemble effectif et constitutif de la société ?

L’indépendance des fédérations nationales, un principe défendu par la Fifa

La Fifa a toujours défendu le principe d’autonomie et d’indépendance des fédérations nationales par rapport à l’État, en agitant la menace de suspension à l’encontre de toute fédération qui contreviendrait à cette obligation3. La raison principale en est que le développement de ce sport, pour qu’il soit harmonieux, nécessite une éthique de responsabilité conditionnée par la non-ingérence des pouvoirs publics dans le mode démocratique imposé de désignations des dirigeants du football dans chaque pays. C’est en prenant pour base un tel principe que la Fifa a menacé la France de suspension à l’issue de la désastreuse Coupe du monde de 2010 pendant laquelle les Bleus s’étaient distingués par leur grève en réaction au renvoi de Nicolas Anelka, lequel fut coupable d’avoir insulté Raymond Domenech, le sélectionneur de l’équipe tricolore. En effet, en réaction aux polémiques qui émaillèrent le débat public pendant plusieurs jours en France, le président Nicolas Sarkozy voulut que s’organisât une réflexion globale sur le football français au sein de la FFF afin d’enclencher un débat de fond, tandis que Roseline Bachelot, la Ministre des Sports de l’époque, déclara que la démission du président Jean-Pierre Escalettes était « inéluctable », ce qui contrevenait manifestement au principe d’indépendance4

Si l’organisation interne des instances gestionnaires du football français se fait de manière indépendante, doit-on en conclure que ceux-ci ne doivent pas répercuter sur les terrains de football les lois républicaines ? Il n’est pas question de répondre par l’affirmative à cette interrogation car la loi de la République doit être appliquée partout de la même façon. Le football ne peut, ainsi, s’arroger un droit d’extraterritorialité. Et les terrains de football, même pendant la durée d’un match et bien que soumis pendant ce laps de temps particulier à l’autorité de l’arbitre, restent soumis au droit commun.

Le football français et le voile islamique : un potentiel de controverse juridique et politique

Cependant, alors même que le principe de laïcité, reconnu dans la loi et imposant la neutralité religieuse aux pouvoirs publics, est sujet à litiges dans les tribunaux lorsqu’il s’agit de signes confessionnels et de leur port dans la sphère sociétale dans des contextes particuliers (ainsi de la récente affaire de la crèche Baby Loup qui n’a pas encore dit son dernier mot puisque des décisions contradictoires entre elles se succèdent auprès des différentes Cours de justice et que la procédure n’est pas close), la FFF pense que l’interdiction des signes religieux sur les terrains de football est légitimée par le droit constitutionnel et législatif.

En d’autres termes, elle se permet une interprétation particulière de la loi et étend, dans son propre cadre, qui est une délégation de service public, la neutralité exigée aux seuls agents du service public. Elle imposerait donc le fait, et cela est une interprétation objective que je soumets au débat public, que les terrains de football puisse jouir d’une extraterritorialité de fait, puisqu’il y est interdit, pour ceux qui le souhaiteraient, d’arborer un couvre-chef religieux, et ce, au mépris de la liberté de culte garantie par notre législation5.

Est-ce à dire que la FFF n’est pas indépendante du pouvoir public ? Il serait plus judicieux de conclure en disant qu’elle se présente plutôt comme l’anticipatrice d’un fait inéluctable si seulement le contexte donnait à ce fait l’occasion de se manifester : les parlementaires, tout comme le gouvernement, s’ils se saisissaient de ce problème à la suite de faits divers à répétition qui trouveraient facilement une caisse de résonance dans les médias friands de polémiques, appuieraient la décision de la FFF par une nouvelle loi ou mesure réglementaire liberticide contre le port de signes religieux ostensibles, cette fois sur les terrains de sport.

C’est pourquoi, au regard de cet argumentaire, il n’est pas faux d’affirmer que la FFF n’est pas totalement indépendante de la doxa politique sur ce sujet, même si elle ne reçoit aucune directive explicite de la part de son ministère de tutelle et bien que la sincérité de ses instances dirigeantes ne puisse être mise en doute lorsqu’elles interdisent le port de signes religieux sur les terrains de football.

Conclusion : le football, un révélateur de la difficulté de la mise en pratique d’une concorde véritable ?

Le football n’est pas à l’abri des lignes de fractures qui traversent la société. En ce qui concerne la controverse qui dure depuis plusieurs années maintenant sur le voile, il ne fait que montrer en quoi les discriminations sont assumées au sein des instances dirigeantes face au voile islamique, au nom du principe de laïcité que l’on pourrait pourtant comprendre comme un gage de neutralité des pouvoirs publics qui ont l’obligation d’organiser les outils et instruments nécessaires à la liberté de culte puisqu’ils en garantissent, selon la loi, l’exercice.

Le football révèle ainsi que la France fait preuve de schizophrénie sur ce sujet, puisque, tout en étant le champion incontesté dans le monde de la laïcité de son appareil étatique mais non de sa population, elle ne semble pas vouloir laisser, en application pourtant de ce même principe de laïcité, des femmes libres s’accoutrer comme elles l’entendent, même si le droit international l’y autorise (en l’occurrence celui édicté par la Fifa auprès de laquelle la FFF est membre, mais il en est de même sur la question du voile à l’école qui va à l’encontre de la liberté religieuse reconnue par la Convention internationale aux droits de l’enfant ratifiée pourtant par la France).

Le football montre enfin en quoi, en France, la légitimation de la discrimination contre des pratiques religieuses « heurtantes » est à l’œuvre, sans même que des voix nombreuses s’élèvent contre cet état de fait qui risquent de conduire, pour peu qu’un contexte exceptionnel et morose s’y prête, aux pires excès (cela a déjà commencé par les agressions gratuites et violentes, de plus en plus fréquentes ces derniers temps, subies dans nos rues par des femmes voilées).

Dans le cas de cette affaire, une exception mérite toute de même que l’on y prête attention, car elle redonne au football la caractéristique majeure qui le gouverne, la compétition dans le fairplay. Il s’agit de celle de Patrice Lair, entraîneur de l’équipe féminine de l’Olympique Lyonnais, sept fois championne de France. Écoutons ses mots à propos de la récente décision de la Fifa : « Cela ne me choque pas. Cela n’empêche pas le ballon de rouler. C’est à moi de m’adapter le cas échéant. C’est le propre de mon métier. Ce sont des choses qui ne m’appartiennent pas. » On est loin de la « grave erreur » de Frédéric Thiriez…

  1. C’est lui, par exemple, qui décida, il y a plus d’une vingtaine d’années, que lors d’une passe volontaire d’un coéquipier à son gardien, ce dernier n’avait plus le droit de saisir le ballon des mains, et ce, pour fluidifier le jeu après la désastreuse et rugueuse coupe du monde de 1990 en Italie.
  2. D’après Le Monde, « La FIFA autorise le port du voile, colère du football français », 1er mars 2013.
  3. Voir les statuts de la Fifa, particulièrement les articles 13 et 14.
  4. D’après L’Express, « La Fifa menace de suspendre la France », 29 juin 2010.
  5. Selon l’article premier de la loi sur la séparation des Églises et de l’État qui fut l’acte de naissance de la laïcité en France, « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes ».
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  • A quand une religion avec des femmes en string ? ça ferait bien monter l’audimat du foot féminin.

  • en burqa comme cela personne ne saurait qui joue homme ou femme Grand n’importe quoi

  • Il aurait mieux valu se retrancher derrière un règlement avec notamment la nécessité d’avoir une tenue homogène dans l’équipe. J’ai un peu de mal à voir un voile ou un turban comme n’étant pas un vêtement susceptible de gêner le jeu (faire une tête avec un turban… hum.)

    • Tiens, oui, c’est vrai. Je me demande si un turban peut avoir des effets favorables lors d’une « tête » effectuée par un joueur (plus de rebond par exemple, ou alors un rebond inattendu ou étonnant pour le gardien de l’autre équipe). Si c’était le cas, je vois déjà d’ici les contestations qui s’élèveront en cas de défaite à cause d’un tel but.

    • Cela a été dûment testé : avant de donner son feu vert, la FIFA dit avoir fait effectuer des tests de « tête avec couvre-chef » pour vérifier que la trajectoire du ballon ne serait pas déviée !
      Au fait, Sepp Blatter est quand même chevalier de l’ordre du croissant vert des Comores, et puis décoré de tas de choses au Yemen, en Jordanie, au Soudan, en Centrafrique, alors …….

      •  » et a été décorés de tas de choses au yemen, jordanie, soudan…  »

        les pots de vin, c’est trés décoratif sur une cheminée…

  • j’savais pas que les femmes musulmanes avaient le droit de jouer au football ?

    tout de mème, c’est beau le progrés…

  • Je ne vois pas comment la liberté de conscience est en jeu ici.

    Le libre exercice du culte n’est pas l’obligation d’accepter les manifestations religieuses partout. Doit-on aussi faire des pauses-prières au milieu des match?

    • La FIFA et la FFF ont parfaitement le droit d’interdire le port du voile, mais elles ont aussi parfaitement le droit de l’autoriser : c’est la liberté d’association, tout simplement.

      Cela n’interdit évidemment pas d’avoir un avis sur le genre de règlement le plus adapté. Seulement la plupart des commentateurs (moi y compris) ne doivent presque jamais regarder de match de football féminin : quel intérêt d’avoir une position sur le sujet ? « Vivre et laisser vivre », n’est-ce pas suffisant ?

  • Le voile est une incongruité, une hérésie, une provocation, un instrument politique. Que des instances européennes l’autorisent dans le sport est d’un ridicule qui frise l’ineptie. Et que la France s’élève contre cela est juste et normal (pas pour l’Etat Français qui privilégie toujours ses « chances pour la France », mais pour les sportifs français qui n’ont pas à subir cette ineptie.
    Voir des femmes voilées qui se disent Françaises est déjà insultant, honteux et ignoble, mais voir des sportives jouer avec un voile est du plus parfait ridicule. A quand les sportifs musulmans en djellabah et bonnet ??? Le voile n’a rien de religieux mais comme la religion est le prétexte de son port de la part des musulmans, il est inconcevable que le sport tolère cette intrusion.

  • La liberté garantie par la loi de 1905 n’est pas celle des cultes mais de leur exercice. Sur un terrains de sport, que je sache, on n’exerce pas de culte (sauf quand le terrain est prêté pour un rassemblement religieux), mais un sport. L’auteur de l’article confond la liberté religieuse avec la liberté d’exercice des cultes. Ce sont deux choses différentes. Cette loi de 1905 ne garantit pas la liberté religieuse, qui ne concerne qu’une minorité de citoyens, mais la liberté de conscience (l’autre liberté garantie par la loi) concerne, elle, l’ensemble des citoyens. Elle est bien plus généreuse.
    je rejoins le commentaire de salminander : le voile n’a rien de religieux. Ce n’est qu’un signe d’appartenance communautaire et la République ne connaît que les citoyens, pas les communautés.

  • Rarement lu un article aussi ridicule et malsain.
    La FFF est suffisamment gavée d’argent public pour avoir la décence d’appliquer les lois de la République et non se soumettre aux lubies d’une fédération internationale notoirement corrompue et mafieuse.
    Quant à glorifier l’oppression religieuse, le communautarisme debridé et le totalitarisme de dictatures sanglantes au nom de la liberté, on touche le fond.

    • Entièrement d’accord. Cautionner l’Islam c’est toucher le fond. Article spécieux qui fait l’impasse de la volonté hégémonique des Frères musulmans et de leurs nombreuses antennes de part le monde (et de la FIFA!). C’est l’Islam qui est liberticide, pas la République.

      • L’islam est une religion qui est liberticide , incontestablement. La Turquie qui se présentait comme un modèle pour le monde musulman connaît depuis que le parti religieux est au pouvoir une dérive autoritaire , et annonce la fin de la laïcité!
        Aux dernières nouvelles, Erdogan menace même d’interdire internet !!!
        Alors, que la FIFA refuse le voile sur les stades est une bonne chose. Elle dit non à l’Islam de France qui refuse de renoncer aux pratiques culturelles et cultuelles propres aux pays musulmans.
        Imaginons un peu un terrain de foot où les filles ( parce que c’est d’elles qu’il s’agit) arrivent, l’une avec son voile, l’autre avec son crucifix bien visible sur son maillot et l’autre avec la croix de David. Je doute qu’un tel match se déroule pacifiquement.
        Et que vont-ils demander pour le foot masculin ? Là apparemment pas de problèmes… pour le moment !
        Maintenant si les pays musulmans , qui n’autorisent aucune autre religion que la leur, imposent aux filles le voile, c’est leur problème.
        Et puisque l’auteur de l’article est tunisien, on peut lui demander si demain l’équipe féminine de Tunisie se présentera voilée sur un terrain. J’avais cru comprendre que ce pays , par sa nouvelle constitution, assurait la liberté et non l’oppression religieuse.
        En fait, je suis toujours consterné , lorsque je lis des articles de Français musulmans de voir à quel point ils sont viscéralement attachés à leur culture religieuse, ne prenant jamais aucune distance critique vis-à-vis d’elle.
        Pourtant, ils devraient – comme l’ont fait en Europe « les maîtres du soupçon »- porter le doute sur des énoncés de la foi hérités du fond des âges. Ceux-ci ont eu le mérite de dénoncer l’idolâtrie que devient une religion dont on a perdu les clés de l’intelligence. Ils devraient en faire autant , mais au lieu de ça les musulmans ne font que revendiquer le droit de porter des tenues et signes religieux , ce qui correspond au plus bas degré de la croyance religieuse, la croyance populaire, idolâtre, qui est génératrice de conflits, comme on le voit aujourd’hui avec le terrorisme islamique et la guerre entre chiites et sunnites.

  • Excellente analyse ! Qui nous révèle une fois de plus, combien l’étaotâtrie en France, horresco referens !, est présente à tous les étages.

  • de toutes façons, le sport moderne proffessionnel n’est qu’un gros business corrompu et mensonger: voir l’affaire armstrong. je ne comprend pas comment on peut etre assez con pour regarder ça à la TV…
    on devrait carrement donner la coupe à qui à le plus de pognon: c’est à dire à l’émir quatarchiote !

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