Expatriation fiscale, pour qui et comment ?

Face à l’acharnement fiscal et à une caste politique bornée, de nombreuses personnes décident de quitter la France. Quelles sont les options fiscales ?

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Expatriation fiscale, pour qui et comment ?

Publié le 21 février 2014
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Par Charles du Villars.

Les nombreuses créations de diverses taxes et impôts qui découlent des gouvernements successifs de gauche comme de droite, la pression constante des contrôles utilisant un lourd arsenal et l’illisibilité voulue des lois fiscales à leur avantage incitent de nombreux Français à prendre leurs valises pour aller s’installer dans un autre pays.

Situation fiscale française actuelle

Auparavant, le consentement à l’impôt posait moins de problème à la population qui recevait de l’État-providence de nombreuses prestations. Se débrouillant pour que les gens ne réalisent pas combien coûtent réellement ces avantages, Bercy capte majoritairement les revenus du travail du secteur privé directement grâce aux entreprises via les charges salariales, patronales, le RSI, etc. Tant que les entreprises fonctionnaient et que la croissance était au rendez-vous, un tel système pouvait virtuellement perdurer. Depuis, la crise frappe le monde et l’activité mondiale est réduite dans le secteur privé. Les rentrées fiscales s’amenuisant malgré leurs nombreuses créations, et l’État refusant de se réformer face à la nécessité des nouveaux paramètres, les socialistes français ne voient comme solution que la création de taxes et impôts et réussissent ainsi à démontrer la véracité de la Courbe de Laffer.

courbe-laffer

Une nation qui espère prospérer grâce à l’impôt est comme un homme debout dans un seau qui essaye de se soulever par la poignée.
— Winston Churchill

Face à l’acharnement fiscal et à une caste politique bornée, de nombreuses personnes décident, comme l’acteur Gérard Depardieu, de quitter la France et d’ainsi échapper à cette morosité. Ces personnes ne trouvent plus aucun avantage à rester dans un pays où le coût de la vie est de plus en plus élevé, où une politique liberticide et antidémocratique est pratiquée, où la qualité de vie globale est en chute libre, et surtout où une imposition confiscatoire empêche d’entreprendre et de développer une quelconque activité.

Les options/solutions fiscales

1. Optimisation fiscale

Méconnues du grand public et diabolisées par le gouvernement qui y voit une forme de concurrence à son monopole, de nombreuses solutions légales existent, permettant de réduire l’assiette fiscale d’une entreprise, comme celle des particuliers, en utilisant des structures juridiques basées dans des États pratiquant une imposition faible ou inexistante. On appelle cela l’optimisation fiscale.

Même si l’optimisation fiscale permet de sauver des capitaux, le plus simple consiste à voter par ses pieds : en partant ! Ainsi, les jeunes auront tendance à privilégier les zones économiquement attractives ou réputées « business friendly », comme l’Angleterre, et les retraités préféreront les pays au climat plus chaud comme le Portugal, Malte ou les îles Canaries.

2. Expatriation fiscale

 Portugal

Fiscalité :

Le Portugal, cherchant à se remettre de la crise qu’il a subi de plein fouet, offre des avantages non négligeables. Il veut donc accueillir les exilés issus de l’enfer fiscal français en octroyant une imposition à 0 % pendant 10 ans renouvelables pour les retraités.

Immobilier :

L’immobilier est également très attractif dans ce pays. Vous pouvez sans problème trouver un appartement neuf et très confortable de 3 pièces face à la mer pour 119 000 euros. Le prix moyen du mètre carré est de 1 741 euros, soit l’un des plus faibles de l’Union Européenne.

Coût de la vie :

Les denrées sont bien moins chères qu’en France et leur qualité est supérieure grâce au climat. Seul hic, le fromage et le vin français y sont un peu plus chers, mais les producteurs locaux sont plus que corrects.

Trajet France/Portugal :

Beaucoup de personnes ont également peur de s’éloigner de leur famille ou amis, mais les destinations telles que le Portugal sont de 1 à 2 heures maximum en avion pour un billet aux alentours de 200 euros aller/retour. Ce pays est également souvent desservi par les petits aéroports provinciaux tels que Nice ou Nantes.

Quelques précisions :

Pour bénéficier de ce statut fiscal attractif, tout d’abord, il faut être non-résident du Portugal depuis au moins 5 ans. Ensuite, le fisc local vous demandera soit de résider 183 jours sur place au minimum, soit d’avoir votre résidence fiscale au Portugal.

Les fonctionnaires étrangers ne peuvent pas profiter de ce programme puisque l’État prélève à la source.

Le fisc portugais a aussi mis en place un plafonnement à 20 % de l’IR pendant 10 ans (+3,5 % de surtaxe) pour attirer les actifs à haute valeur ajoutée (architectes, médecins, dentistes, ingénieurs, etc) .

 

Malte

Fiscalité :

Malte ne fait pas de cadeau spécifique aux expatriés. Cependant, la fiscalité est attractive sur beaucoup de points. L’impôt sur le revenu est une flat tax de 35 %. À côté de cela, le coût de la vie compense cet impôt.

Immobilier :

« Vous trouvez à Malte des villas de luxe à 1 millions d’euros mais aussi des petits appartements à partir de 50 000 euros, des duplex de standing de 100 m2 avec vue sur mer à 100 000 euros et des maisonnettes de 2 étages avec jardin ou toit-terrasse à 300 000 euros», déclare Astrid T, spécialiste de l’immobilier à Malte.

Tout est dit, l’immobilier ici défie toute concurrence en Union européenne : bon marché, beau, un éventail de choix très large. Les prix sont attractifs, même en bord de mer.

Le prix moyen du mètre carré est de 2 748euros.

Coût de la vie :

Les denrées ne sont pas chères à Malte, le tabac non plus et l’alcool encore moins. Le choix de fromage risque d’être plus limité qu’en France, mais bon, il y a des compensations…

Trajet France/Malte :

Le prix approximatif est de 200 euros aller/retour. Il faut compter environ 2 h 30 de trajet depuis Paris.

Quelques précisions :

À Malte, on parle anglais et aussi maltais. Les personnes sont de mentalité anglo-saxonne, donc très souples. Les locations sont bien plus simples qu’en France puisque la loi est moins contraignante. La constitution maltaise consacre le travail et l’entrepreneuriat.

Conclusion sur l’expatriation fiscale

Malheureusement, certaines personnes sont bloquées en France à cause de leur activité et ne veulent/peuvent pas la délocaliser face aux tracas juridiques ou à la méconnaissance de la législation du pays d’accueil souhaité. Il existe pourtant une solution très simple pour ces personnes, qui passe par le portage salarial.

img contrepoints084 expatriation fiscaleL’exil fiscal est donc une bonne option pour les entrepreneurs ou les retraités. Il faut cependant bien choisir sa juridiction en fonction de ses moyens et sa nationalité.

Les problèmes liés au déménagement peuvent également ralentir voire stopper la décision de s’exiler. Pour tous ces problèmes il existe des solutions. Dans de nombreux pays, la location de logements meublés est la norme et pour 50€ par mois vous pouvez louer un garde meuble de près de 30m².

Des destinations plus exotiques peuvent également convenir pour l’expatriation fiscale, l’imposition peut être tout aussi intéressante et le soleil au rendez-vous. Cependant hors de l’Union Européenne, des conditions spécifiques s’appliquent pour une installation dans le pays hôte.

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  • La 1er confiscation, c’est les 20% de tout ce quel’on achète, la TVA.

    On travail, on gagne de l’argent, on payent des impôts, puis quand on achète quelque chose on repayent 20%.

    En France c’est la double-triple-quadruple confiscation, sans compter la pyramide de ponzi sur les retraites, tout l’argent qui est preleve pour les retraites chaque mois, vous ne le reverrez jamais, les machines remplacent le travail humain, et ne payent pas de cotisations.

    Tout travail effectue en france est une perte d’argent et de temps.

    A m’expatriant a Hong kong, 0% de TVA, 16% d’impôts max, pas de taxe télé et autres confiscations française, au bout de 7 ans de résidence hongkongaise, la possibilité d’avoir un passeport hongkongais et vive la liberté, adieu l’ enfer fiscal français, adieu le communisme français.

    • hk, vous êtes en colère mais comme tous les expatriés, vous ne quittez pas la France pour des raisons fiscales. Vous quittez la France juste parce que vos tripes vous emmènent ailleurs.
      Seuls ceux qui sont ‘pharaoniquement’ riches peuvent être tentés par une optimisation par l’exil fiscal. Cela dit, je vous rejoins hk : ne plus donner de TVA à la France ni se laisser dépouiller est un plaisir qu’il ne faut pas bouder.

      • L’optimisation fiscale n’est pas réservée aux très riches, je suis ingénieur et j’en use.
        Coût total: 3000€, ca fonctionne bien.

      • Je suis partis de France, car j’étais gérant d’un commerce en France, et chaque mois, le comptable m’appelais vers le 19 pour me dire de faire un chèque de xxx francs pour la TVA, alors que moi, je ne prenais aucuns salaire. L’état me prenais tout l’argent que je gagnais.

        Sur BFM hier ou avant hier, on entendais des patrons de grande surface dire qu’ils margeaient sur l’alimentaire a 1,5%. Quel est l’intermédiaire qui est la a tous les étages et touche le pactole ? : l’état avec la TVA a 5,5% ou 20% sur tout ce que l’on achètent.

        J’ai découvert Hong kong en 1995 et fais des dizaines de voyages, avant de prendre ma décision de quitter la France, de laisser 20 ans de cotisation derrière moi.

        Quel choc, moi qui croyait faire des affaires en achetant uniquement pendant les soldes a carrefour en France, sans solde, hk était 3 fois moins chers sur les vêtements !.

        En 1995, une cravate en soie, valait 7 francs français a HK, il fallait 21 francs français pour la nettoyer chez le pressing en France, plus chère pour la nettoyer que pour l’acheter, c’est a ce moment la, que j’ai pris la décision de tout faire pour quitter l’enfer fiscal, et de vivre a HK.

        A Hong kong, il y a la vrai concurrence, si j’achète des sacs de luxe en France et monte un magasin pour les revendre a HK, j’ai le droit, même si j’ai pas la licence de la marque, tant que les sacs sont génuines, en France ces sacs serons considérés comme contre-façon, alors qu’ils sont vrais. Et ceci est valable pour n’importe quoi, une vrai concurrence existe.

        • Si les gens sortaient un peu de leur pays ils pourraient comparer mais beaucoup ne le font pas.

        • « on entendais des patrons de grande surface dire qu’ils margeaient sur l’alimentaire a 1,5% »

          C’est vrai sur certains type de produits à forte notoriété genre le gros pot de nutella de 780g,825 g.;parc ontre sur le pot de 200g vous etes à 10 mini..ou bien encore le nesquik en 1kg, le coca cola, la heineken 12x25cl
          ce qu’oubli de dire ce patron de grande surface c’est qu’il achète sa marchandise à sa centrale d’achat qui elle négocie directement avec les fournisseurs , prend sa marge,empoche les gratuités, le référencement etc…
          Pour bosser dans le hard discount actuellement dans mon enseigne la marge moyenne épicerie est autour de 15%, et autour de 28% sur le F&l
          Avecl’augmentation de TVA en fin d’année on a bouffé 3 points de marge nous sommes passés de 18% à 15%
          Serge Papin patron de systeme U , le 2 janvier dernier avait dit que sur des fournisseurs tel que Ferrero ,coca cola..il n’y avait pas de marge de manoeuvre car tout le monde vend quasiment à prix coutant..reste donc les autres produits , d’autres fournisseurs souvent des PME que l on va donc pressurer et sur lesquels on va faire une grosse marge sur le prix de revente…en clair il appelait à cesser la guerre sur les prix.;car cela confortait les grosses marques leaders et handicapait les PME « fournisseurs » qui à cause de marges élevées voyaient leurs ventes freinées.

            • Jean philippe Girard rejoint le point de vue de Serge Papin, par contre lechypre faudrait qu il détaille ses chiffres et ses methodes de calcul, comme il le dit il y a des secteurs ou vous avez de la marge et d’autres pas( ex marge négative en boucherie mais belle marge en sauricesserie)..
              Prenez le mois de Decembre, beaucoup d’enseigne font des 1 acheté =1offert sur du champagne par exemple ce qui va vous plomber la marge théorique
              Lechypre parle de marges négatives sur la viande, chez moi la viande en LS c est 30% de marge avec fournisseur en direct( contre 17-18% si j’achète en centrale), avec une démarque à 3%..nous avons un boucher traditionnel qui lui marge à 40%…
              Sinon il est vrai que les marges ont beaucoup baissé dans la GD et cela met beaucoup de magasins en sérieuse difficultés..dans le groupe ou je bosse certains magasins affichent des baisses de -20 à -30% de chiffre d’affaire depuis le début de l’année..
              Bref la reprise dans la GD on ne la voit pas pointer le bout de son nez..

      • C’est une idée reçue largement répandue par le gouvernement. En vérité, la majorité des exilés fiscaux sont de la classe moyenne, et souvent de la classe moyenne basse. A savoir principalement des retraités dont les pensions ne sont pas suffisantes pour leur permettre d’avoir un niveau de vie décent en France (ce qui à leur âge est d’autant plus important). Alors ils partent au Portugal ou au Maroc pour avoir de quoi vivre.

        • En effet, c’est une idée fausse qui a la vie dure !

          Mais ceux qui ne peuvent pas se permettre de payer des taxes et de vivre avec un niveau de vie français ne sont, par définition, pas les plus aisés…

    • Autant la TVA est la pire des taxes en France, autant elle impacte relativement peu les prix du consommateur, du moins directement.

      Ce n’est pas parce que l’on vous montre un prix HT et un prix TTC que vous payez des taxes « en plus ». En fait, vous payeriez la même chose sans TVA. Ce sont les entreprises auxquelles vous achetez qui se font prelever la TVA. D’ailleurs, la TVA n’est qu’un moyen semi-subtil pour transformer toutes les entreprises françaises en collecteurs d’impots, sans que l’état ne les déclare fonctionnaires.

      • Bien sur que si, le consommateur paie la TVA. Si on supprime la TVA, les entreprises vont augmenter leur marges a court terme, les prix ne baisseront pas immediatement du montant entier de la TVA, mais avec des marges plus grosses, la concurrence augmentera et les prix finiront par baisser. La TVA, comme TOUS les impots, est payee par le consommateur.

        • La TVA est un impot partagé entre l’entreprise qui diminue sa marge et le consommateur qui voit augmenter son prix d’achat.

          Mais la TVA n’est pas un problème. C’est un impot assez juste. C’est presque une sorte de flat tax en fin de compte, plus t’as d’argent, plus tu consommes, plus tu paieras de TVA, mais sans excéder pour autant 20%. Le problème aujourd’hui de la TVA, c’est pas tellement son taux, c’est surtout le fait qu’elle se greffe sur une imposition et une taxation par ailleurs outrancière. Pour moi l’ennemi, c’est vraiment les impots et les taxes hors TVA, dont les trois quart sont injustifiés. Après certains secteurs nécessitent malgré tout un taux de TVA révisé.

          • Ce qui est bien avec la TVA, c’est que c’est une Flat Tax ne nécessitant aucun fichage des contribuables. Si on supprime tous les impôts hors-TVA, on peut virer la grande majorité des fonctionnaires du trésor public, et surtout effacer toutes les bases de données, détruire toutes les archives portant sur les particuliers.

          • Un impôt peut il être juste s’il est mal utilisé ? Je pense que le %age n’a rien à voir avec la justification.
            Ceci dit, je suis pour la flat tax…

      • C’est totalement faux de dire que sans la TVA les prix seraient les mêmes, la TVA est certes apprécié des technocrates mais elle reste un impôt payé par le consommateur final

  • Merci pour cet article, très intéressant

  • Ah enfin un article intéressant !

    Juste après le délire sur la « diversité bisous »… ça fait du bien.

    Du sérieux, pas du frivole, pas de la névrose.

    Outre HK, on peut citer Singapour…. la suisse asiatique. Le ticket d’entrée est élevé.

    Mais pourquoi pas des solutions alternatives ?

    Ainsi pour les retraités… la Thaïlande. Ils ont un visa spécial retraité (conditions de ressources).
    La TVA ? 7 %.

    Côté business, il y a un programme BOI pour les capitaux étrangers. S’applique même à des petites boites informatiques. Assure un visa et un permis de travail. Certes l’impôt sur le revenu est assez élevé, mais il y a des moyens pour optimiser, pour faire rentrer dans la boucle des sociétés basées à HK, etc.

    Il y a de nombreux autres exemples.

    Une chose est sûre : l’herbe est plus verte ailleurs. Et l’ailleurs, c’est grand.

    Enfin dernier mot : en vous expatriant, en plus de vous sauver vous-même…. vous avez deux autres sources de plaisir :
    -vous aidez paradoxalement ceux qui restent (la baisse de la rapine fiscale entraînant fatalement un démantèlement de l’état)

    -et vous rendez coup pour coup, vous vous vengez, en déflatant -de force- la mafia pseudo publique qui vous volé, humilié pendant des années.

    Il ne faut pas bouder ce genre de plaisirs.

    • Oui la Thailande est une belle option aussi. C est un peu plus loin, il ne faut pas avoir peur des voyages, mais le cout de la vie est incomparable.

    • la Thaïlande. Ils ont un visa spécial retraité (conditions de ressources).
      La TVA ? 7 %.
      la TVA va passer à 9% au mois de septembre 2014, après 2 ans de retard sur le plan initial
      En Thailande, comme en Asie du Sud-est il y a la théorie et la pratique pour les visas
      on peut rester la bas avec un visa touriste pendant des années..faut juste sortir un peu de temps en temps la malaisie est aussi très accueillante( et propose le visa (malaysia my second home), tout comme le cambodge ou un business s’achète à la frontière..on se fout que vous fassiez du business ou pas..on vous demande juste de payer le prix correspondant tous les mois vous pouvez y rester des années…(cela vous offre l’avantage de pouvoir faire refaire votre passeport à l’ambassade de Phnom penh..)
      Autre solution prenez rendez vous dans un consulat thailandais, et apporter un extrait de votre compte bancaire..il ne sera pas rare que l on vous offre un visa d’1 an voir plus sans autre contrepartie
      Notez que pour le retirement visa c est 800 000 baths qu il vous placer dans une banque Thaie et une partie est bloquée.
      Sinon le pays est superbe, la bouffe succulente,les gens adorables si vous prenez la peine d’apprendre un peu leur langue.

  • La courbe de Laffer n’est probablement pas une belle courbe en cloche à peu près symétrique comme vous la montrez
    On sait juste qu’elle part de zéro et arrive à zéro en passant par un ou plusieurs maxima locaux.
    Elle ressemble plutôt à un plateau ondulé (cf peak oil), une vague sinusoïde d’amplitude variable, avec de beaux gains marginaux (au début), puis des effets de seuil ou des chutes dramatiques (à la fin) en fonction d’une grande quantité de facteurs.

    • Je vois mal sur quoi se baser pour dessiner une « bonne » courbe de Laffer. Il faudrait qu’un pays s’amuse à faire l’expérience sur chaque %

    • Bah, ce n’est qu’une courbe afin de se représenter la chose.

      Je dirais qu’il n’y a pas une courbe de Laffer, mais des courbes de Laffer, qui changent selon les conditions, la productivité et bien d’autres facteurs, comme la culture…

      Un pays plus productif pourra avoir des taux plus élevés car une forte production supporte mieux ceux-ci. Et puis un peuple plus obéissant, un État plus légitime peut avoir des taux plus élevés aussi.

      A l’époque de Keynes, on disait que 35%, c’était le maximum supportable.
      Et les paysans de l’ancien régime ne payaient que 18 jours de travail par an.

  • En France il n’y a pas besoin de gagner plus d’un million d’euro par an pour se voir taxer à 75%.

    Entre le net, le brut + charges et taxes patronales + TVA sur ce qu’il reste + les diverses taxes comme la taxe foncière et de propriété etc … On arrive largement à 75% même pour un smicard. Je veux dire ce qu’il lui reste en tout et pour tout juste pour lui.

    Si Bercy avait fait le choix de ne créer qu’un seul impôt réunissant toute les charges, taxes et impôts les français réaliseraient véritablement l’ogre qu’ils nourrissent. Mais bon ils ont opté les taxes du style taxe Chirac : insignifiant au début puis l’augmenter petit à petit (discrètement).

    • Le style francais est surtout le style foutoir. Moins le CGI est intelligibles, moins les gens peuvent se plaindre. Comment se plaindre d’une chose qu’on ne saisit pas ?

  • Malte est un pays bien plus avantageux que ce que vous indiquez.

    1) Quand vous y avez votre résidence fiscal mais que vous n’êtes pas maltais (« non domiciled » : ce terme anglais est un faux-ami), vous ne payez d’impôt que sur l’argent que vous faites venir à Malte. Si vous ne l’y faites pas venir, vous ne payez pas d’impôt dessus.

    2) Par ailleurs, à Malte l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur les dividendes sont fusionnés : le total fait 35%. Si vous touchez des dividendes d’une entreprise française, en raison du traité de double imposition il n’y a pas de retenues à la source en France, et comme ces dividendes ont déjà été imposées via l’impôt sur les sociétés en France au taux de 33,34%, vous ne payez à Malte que la différence, soit 1,66%… sauf que vous bénéficiez d’un avoir fiscal (je n’entre pas dans les détails) et vous ne payez au final que 1/7e de ces 1,77%. En conclusion : vous ne payez pas d’impôt sur les dividendes (0,24% pour être précis).

    3) Si vous êtes propriétaire d’une marque et touchez des redevances de marque ou touchez des droits d’auteurs, vous n’avez aucune imposition à Malte, le prélèvement libératoire en France (si l’origine de ces sommes est française) sera de 10% pour les droits de marque et de 0% pour les droits d’auteur.

    4) Si vous créez une entreprise à Malte et que vous n’êtes pas maltais, vous payez un impôt sur les sociétés de 35%… qui vous est redonné en avoir fiscal à 6/7e : le taux de l’IS + de l’IR sur les dividendes est donc de 1/7e de 35%, soit 5%. C’est tout. Par ailleurs, on peut noter que le salaire moyen y est de 1200€ / mois, les charges patronales y sont de 10% du salaire (plafonnées à… 152€/mois) et les charges salariales de 10% également.

    5) Non seulement Malte est business friendly, mais comme vous l’indiquez, tout le monde y parle anglais, Malte appartient à l’Europe et à la zone euro, il y a 300 jours de soleil par an, le climat y est très clément (Malte se situe au niveau de Tunis, mais en moins chaud l’été car c’est une ile), elle a l’eau de mer la poins polluée d’Europe (vous pouvez vous baigner en plein centre ville de La Vallette) le patrimoine historique y est très riche, les gens sont très accueillants, l’Etat y est limité et bien géré (beaucoup de gens confondent Malte et Chypre, qui n’ont rien à voir : l’économie maltaise et les banques maltaises sont très saines).

    6) Pour bénéficier du statut de résident fiscale maltais, il n’est pas requis d’y passer plus de six mois : votre foyer de vie ne doit pas être en France, c’est-à-dire que vous en devez pas y avoir de résidence –si vous avez une résidence secondaire, vous aurez à justifier que ce n’est pas votre résidence principale et là on entrera dans des vérifications de temps passé– et votre famille (conjoint) ne doit pas résider en France.

    Je me suis installé à Malte l’année dernière, je m’acquitte des impôts sur mes revenus français que je dois (je l’ai toujours fait : je n’ai jamais fraudé le fisc). Je n’ai plus la déprime de l’entrepreneur en France : vous n’entendrez aucun entrepreneur à Malte se plaindre de la politique gouvernementale ! On doit bosser et on est récompensé ou non en fonction de ses efforts : c’est une situation très nouvelle et stimulante.

    Je reviendrai peut-être m’installer en France si j’ai le mal du pays : je suis parti parce que je n’en pouvais plus du contexte français et l’exit tax m’empêchait de partir aux Etats-Unis ou au Brésil. En Europe, Malte m’offrait un bon compromis (zone euro, soleil, mer, anglais, liaisons aériennes) et la politique fiscale y est attractive (en fait, bien plus que ce que j’imaginais en venant). Mais l’imposition n’est qu’un élément du contexte et ne peut pas être la motivation principale pour partir. Rien ne changera profondément en France pour les entrepreneurs (trop de dette et d’Etat pour baisser significativement les charges ; trop de politiques issus de la fonction publique ; une culture trop hostile au marché) : soit on accepte de vivre et de se développer dans un environnement hostile, soit il faut revenir une fois retraité…

    • C’est plus l’aspect retraite qui est abordé rapidement. Les aspects entrepreneuriaux seront abordés précisément dans d’autres articles futurs.

      Mais vous avez tout à fait raison sur Malte.

    • Salut Julien,
      Travaillant depuis mon domicile pour une entreprise française, je souhaite me délocaliser, et je songeais à Malte… Pourrait-on entrer en contact ? chris à chris-hartwig point com pour m’écrire, ça serait vraiment sympa ! Merci !

    • Question à Julien: s’agissant de Malte, j’observe que l’imposition fiscale qui visent les revenus d’un retraite français est bien lourde voire supérieure à celle de la France.( en considérant le barème qui figure dans l’article). S’agissant de conserver une résidence ( secondaire)en France , je pense que l’on doit payer plein pot dans le pays de Molière, non ? Quel est votre point de vue ? Merci pour votre éclairage .

  • Comme.beaucoup d’entre nous je pense sérieusement à m’expatrier carence ai marre que l’on me prenne pour une vache à lait

  • 0 IR, 0 charges et 0 TVA, ça existe aussi. Avec la sécurité et un environnement 100% favorable au travail.

    • Nauru peut être… Mais faut avoir envie d’y vivre !
      Malte si tu te débrouilles bien, tu peux ne quasiment pas payer d’impots si ce n’est la TVA. Et c’est le seul pays où est inscrit dans la constitution « on doit tout faire pour encourager le business »…
      Cela nous change bien de la France…

  • Excellent j’ai beaucoup aimé objectif et concis très bon article

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